A crazy world



826.The Postman : néo-western futuriste.

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En 2013, dans un monde post-apocalyptique,  après une troisième guerre mondiale marquée par l’utilisation de l’arme nucléaire, la société s’est effondrée. Un homme, le général Bethléem, s’est auto-proclamée dirigeant et recrute de villages en villages les hommes qui viendront agrandir son armée. Semant la terreur, il instaure un régime dictatorial, où il pille les ressources des communautés et n’hésite pas à tuer tout contrevenants. Cependant, un homme dont on ne connaîtra jamais le nom véritable (Kevin Costner), ancien comédien, enrôlé de force, va s’évader et se rebeller contre la tyrannie de Bethléem (Will Patton). Surnommé le Facteur, il va distribuer du courrier, de communauté en communauté, afin de permettre au personnes de communiquer entre elle.  Sauf que tout cela va se produire par hasard, afin qu’il soit nourrit et logé dans les villages qu’il visite. Devenu héros malgré lui, l’homme va apporter de l’espoir, en inventant des fabulations, comme celles d’un nouveau gouvernement, celui des « États-Unis Restaurés d’Amériques » et de son président. Peu-à-peu, une résistance passive se met en place, le service postal se rétablissant dans l’Oregon. D’autres facteurs émergent, et de nombreux courriers sont écrits et échangés.

Adaptant le roman éponyme de science-fiction de David Brin, Kevin Costner réalisait en 1997, une dystopie d’une société détruite et dont l’état de nature avait fini par se faire avaler par la passion conquérante de l’homme . Faisant écho à la guerre de Sécession, le film oppose deux camps : ceux qui sont unionistes et rêve d’un État fédéral -mené par le Facteur-, et ceux qui ne le sont pas  -Bethléem-. Le patritisme de Costner donne lieu à des scènes quasi-épique : celle où il saisit une lettre en plein vol, lors d’un course à cheval, par exemple.

Échec critique et commercial, The Postman est le film qui a fait de l’ombre à la carrière de Costner, pourtant acteur phare de Danse avec les loups, Un monde parfait ou encore Les incorruptibles. C’est assez dommageable, car le propos semble totalement d’actualité aujourd’hui, et qu’il mériterait d’être réhabilité. Sur les 3 heures qu’il dure, ce qui n’évite pas quelques longueurs, The Postman délivre un message d’espoir aux nations opprimées, où les lois démocratiques ont été remplacées par 8 règles réhabilitant la peine de mort. Si le Facteur vise à protéger les citoyens du monde, Bethléem tue les plus faible, et ne connait pas la pitié. Pourtant, le Facteur est un homme pessimiste, qui ne croit plus en quoi que ce soit et hésite à abandonner sa lutte à plusieurs reprises, tandis que Bethléem est convaincu de la véracité des règles qu’il a lui-même édictée. Dans cet environnement hostile qu’est l’Ouest américain, ce western post-apocalyptique tente de montrer que nous avons les clés en main pour changer des choses inacceptables. Que le monde tel qu’on le connaît mériterait d’être plus juste et plus pacifique. Par exemple, la scène où les guerriers jettent leurs armes par terre, en signe d’acceptation, est très équivoque (notre note : 7,8/10).


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