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827.La Quatrième Dimension : le film.

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Série télévisée emblématique, La Quatrième Dimension a fait les beaux jours de la télévision entre 1959 et 1964. Cette anthologie était composée d’histoires uniques dont la particularité était d’être située dans une autre Dimension, permettant d’inclure un élément fantastique. Le leitmotiv les liant était la présence d’un narrateur, qui  introduisait et concluait chaque épisode. Celui-ci était par ailleurs le créateur et scénariste principal de la série, Rod Serling. Chaque épisode marquait par sa chute inattendue, dont le but était de surprendre le spectateur, voir de le choquer.

En 1983, sous l’impulsion de Steven Spielberg, qui avait toujours été un grand admirateur de la série, un film vit le jour. Composé de sketchs dont chacun racontait une histoire, le long-métrage n’eut pas le succès escompté et fut longtemps oublié.  Pourtant, les 4 chapitres le composant constituent un bel hommage à la série télévisée de Serling. Ceux-ci sont en effet des remakes d’épisodes emblématiques. Joe Dante, impliqué dans le projet, aurait souhaité l’écriture de nouvelles histoires, mais le pari semblant risqué, son idée fut abandonnée.

Néanmoins convaincue par le film, la chaîne CBS relança la série télévisée, dès 1984, sous le nom de La cinquième Dimension. Le titre français « La Quatrième Dimension » est du à une erreur de traduction, le titre original ayant toujours été The Twilight Zone.

Décidant de faire une oeuvre collective, Spielberg confia la réalisation des différentes parties du film à ses amis, prenant un segment pour lui-même également : John Landis (Les Blues Brothers) fut chargé du prologue et du premier épisode, Joe Dante (Gremlins) du troisième épisode et George Miller (Mad Max) du 4e et ultime épisode.

Débutant le film, Landis eut la charge de réaliser la séquence d’ouverture : plutôt que d’engager un nouveau narrateur (Serling étant mort en 1975, il était impensable de le remplacer), il décida de mettre en scène un sketch où deux acteurs bien connu du grand public -Dan Aykroyd et Albert Brooks- jouent à faire peur, jusqu’à un final pour le moins effrayant…Une voix off, celle de l’acteur Burgess Meredith, s’occuperait de la narration. Ce dernier avait joué dans 3 épisodes de la série La Quatrième Dimension.

Suivant cette introduction, la première histoire s’ouvre dans un bar, où Bill (Vic Morrow), un homme raciste, va se retrouver projeter dans divers lieux où il sera persécutés : juif pendant la seconde guerre mondiale, afro-américain victime du KKK ou encore asiatique dans les bombardements de la guerre du Viet Nam. En adaptant La grandeur du pardon, Landis tenait là une histoire captivante et interpellante. Malheureusement, le tournage ne se passa pas comme prévu puisque Vic Morrow et deux enfants perdirent la vie, à cause d’un accident d’hélicoptère (lui-même du aux explosions occasionnées par les effets visuels). Dans l’histoire, ils tentent de s’enfuir, poursuivi par un hélicoptère de l’armée américaine…Cependant, dans la réalité, l’appareil chuta, décapitant Morrow et écrasant les fillettes. Ce drame entacha le film, et un procès s’ensuivi pour Landis, poursuivi pour homicide involontaire. Il fut acquitté par la suite.

Faisant suite, le deuxième chapitre est le remake de Jeux d’enfants et est l’oeuvre de Spielberg, sur un scénario de Richard Matheson. Il s’agit de personnes âgées dans un home qui retombent en enfance après la visite d’un étrange monsieur (Scatman Crothers, inoubliable  Dick Halloran dans Shining). On retrouve là le thème de prédilection du cinéaste : l’enfance. Une époque marquée par l’innocence, l’absence de soucis et par le sentiment que la magie existe. L’importance de garder cette âme d’enfance semble ainsi transcender tout le récit.

La troisième histoire est celle de Joe Dante, inspirée de C’est une belle vie. Dans celle-ci, un petit garçon de 6 ans terrorise ses parents et son entourage car il doté de pouvoirs magiques. Il peut faire disparaître les gens à sa guise, voir les transformer. Tout le monde tente donc d’être le plus gentil avec lui, afin de ne pas l’irriter. Cependant, ses parents finissent par le mettre en colère et atterrissent dans un cartoon de dessin-animé…l’occasion pour Joe Dante de faire éclater toute sa fantaisie. Novateur, il décide de modifier la conclusion de l’histoire original, offrant une fin plus positive. Habitué du cinéaste, Dick Miller incarne ici un barman. Les Simpsons parodieront plus tard cet épisode, le temps d’un Spécial Halloween.

Enfin, la quatrième et dernière histoire est celle de George Miller, et est la réactualisation de Cauchemars à 2000 pieds qui constitue probablement l’épisode le plus connu des 156 que compte La Quatrième Dimension. Dans ce huis-clos, tout se passe dans un avion. Assis côté hublot, Valentin (John Lithgow) va être pris d’une crise de panique démentiel après avoir cru voir une étrange petite créature (un gremlins !!!) sur l’aile, en train de détruire le moteur. A-t-il raison de s’inquiéter ou n’est-ce que le fruit de son imagination ? Lithgow, habitué des personnages troubles, livre une prestation hallucinante, n’hésitant pas à avoir ses yeux exorbités…

Même si la qualité des histoires est assez inégale, l’ensemble du film semble plutôt réussi. On a la conviction que le film a été fait par des passionnés de la série télévisée, qui l’avait réellement apprécié, et qui ont voulu la faire partager (notre note : 7,5/10).


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