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829.Maman j’ai raté l’avion (et sa suite).

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Alors que les studios Disney travaillent sur un remake de Maman j’ai raté l’avion, retour sur le film original de Chris Columbus.  Le cinéaste John Hughes, au cours du tournage de Oncle Buck, eu l’idée de l’histoire en tournant une scène où le tout jeune Macauley Culkin regarde à travers le trou de la serrure de sa maison et prend peur à la vue d’inconnus devant chez lui.  À cet époque, Chris Columbus est sensé réaliser le deuxième volet de la série de films Bonjour les vacances mais à cause d’un conflit avec l’interprète principal, Chevy Chase, il abandonne. Il demande à son ami Hughes de lui envoyer un autre scénario : ce sera celui de Maman j’ai raté l’avion. Séduit immédiatement par l’idée, Columbus tourne le film, qui sort en 1990 et sera un véritable carton à sa sortie, récoltant plus de 400 millions de dollars de recettes.

L’histoire, très originale, suit les tribulations de la famille McCallister, qui doit partir passer la fête de Noël à Paris. Malheureusement, une fois à bord de l’avion, la mère de famille, Kate (Catherine O’Hara) a le sentiment d’avoir oublié quelque chose chez elle et ne parvient donc pas à rester tranquille. Le père tente de la rassurer mais rien n’y fais. Elle finit alors, dans une crise de panique terrible, par se rendre compte que le plus jeune de ses enfants, Kevin (Macauley Culkin) est resté à la maison. Pour elle c’est un choc, et elle décide de remuer ciel et terre pour rentrer à la maison. Malheureusement, tous les vols sont complets. De son côté, Kevin croit que sa famille a disparu car il s’est disputé avec celle-ci la veille du départ, affirmant à sa mère qu’il préférait vivre tout seul. Heureux, il fait tout ce que ses parents lui avaient toujours interdit. Cependant, deux bandits notoires, Harry (inoubliable Joe Pesci) et Marvin (Daniel Stern), rôdent dans les environs, bien décidé à cambrioler la maison des McCallister qu’ils croient vide. Kevin, prenant connaissance de cela, décide de protéger son domicile…

Comédie familiale, Maman j’ai raté l’avion est le film qui propulsa le jeune Macaulay Culkin (10 ans à l’époque) au rang de star, lui permettant de tourner Richard au pays des livres magiques, Richie Rich, My Girl et Maman, j’ai encore raté l’avion et je suis perdu dans New-York. Il incarne ici un petit garçon incroyablement malin, mais qui se révèle légèrement impulsif : lorsque son grand-frère Buzz l’ennuie, il se met -à raison- dans tout ses états et finit par être désigné comme le parfait coupable. De caractère bien trempé, il refuse de s’excuser (après tout il n’a rien fait), et s’embrouille avec toute sa famille. Espiègle, il s’amuse comme un petit fou seul, oublié par chacun : on peut le voir feuilleter des magazines pornos d’un air dégoûté, voler l’argent de son frère, mettre la musique à fond et manger jusqu’à exploser.

Les circonstances par lesquelles le petit Kevin est oublié résultent d’une séries de circonstances hasardeuses par lesquelles la confusion a fait que sa sœur, chargée de compter les enfants, a cru le compter (alors qu’il s’agissait du fils des voisins. Ajouter à cela la panne de réveil, et la séquence passée en mode accéléré sur une musique endiablée de John Williams, qui s’en suit où chacun doit se laver, s’habiller et faire ses bagages. Sa mère, après s’être rendu compte qu’elle l’a oublié, s’en veut terriblement, se qualifiant de « mère indigne », dans une scène tordante.

À chaque fois que Kevin prend peur, il crie. Il hurle très fort et s’enfuit à toute jambe loin de ce qui l’a effrayé. Le gag le plus fort demeure lorsqu’il met ses mains sur ses joues mimant le tableau Le cri. Pourtant, à chaque fois, le petit garçon se décide à affronter sa peur, affirmant qu’il n’est pas un trouillard. Qu’il s’agisse de la chaudière qui s’ouvre en grondant, où du vieux voisin que tout le monde prend pour un meurtrier, Kevin se ressaisit toujours et se montre courageux. Avec Marley (Roberts Blossom), le voisin aux allures de psychopathe, il finit même par lui parler et l’aider en lui conseillant de saisir son courage à deux mains et de parler à son fils.

Les bandits qui veulent cambrioler la maison de Kevin se surnomment les Casseurs Flotteurs -car ils inondent les demeures qu’ils visitent-. Kevin va cependant croiser leur route. Dans un premier temps, il va se contenter de montrer qu’il y a quelqu’un dans la maison, ayant recours à divers subterfuges ingénieux (la lumière, des mannequins animés par ses soins dansant une chorégraphie endiablée). Ensuite, lorsque ceux-ci se rendent compte que seul un mioche garde la maison et n’hésiteront pas à rentrer, Kevin va imaginer une série de pièges qui vont leur compliquer la tâche. Ainsi, par exemple, Marvin va tomber dans les escaliers, pleins de glace après que Kevin ait déversé tout un seau d’eau sur les marches, ou Harry va se voir brûler le crâne après qu’un chalumeau relié à la poignée de porte se soit activé…les séquences où ces deux voleurs un peu idiot tombent, sont brûlés, ou se font très mal sont extrêmement drôle. C’est tout droit tiré d’un cartoon de dessin-animé. De plus, ils se relèvent toujours, n’hésitant pas à surjouer les scènes en affichant une mine renfrognée ou un air KO. À noter que la scène où Marvin voit une tarentule se balader sur son visage à été tourné sans trucage, mais en une seule prise…

Joe Pesci, habitué aux rôles de bandit, se révèle très convainquant dans la peau du cerveau de son gang. Durant tout le tournage, afin de réellement paraître plus effrayant aux yeux de Culkin, il lui a fait croire qu’il ne l’aimait pas, ne lui adressant jamais la parole.

Le gag où Kevin fait fuir tantôt les livreurs de pizza, tantôt les bandits avec une séquence d’un film noir où un personnage tue tout le monde à la mitraillette est un autre moment fort du film. Malin, Kevin s’arrange pour mettre en pause l’image et donner l’apparence d’un dialogue avec son interlocuteur qui ne se rend jamais compte de la supercherie. À noter que le film n’existe pas réellement, puisqu’il s’agit seulement d’une parodie d’un autre film : Les Anges aux figures sales.

Macauley Culkin fut conseillé  immédiatement pour le rôle de Kevin par Hughes, car il avait déjà de l’expérience en tournant chez ce dernier pour Oncle Buck. Pourtant, Columbus hésita longuement, auditionnant de nombreux comédiens, avant de le choisir. Culkin se révèle ici extraordinaire. Il est à la fois drôle et touchant. Chacune de ses scènes est géniale, tant celle où il se pavane devant le miroir comme un adulte et se brûle avec l’après rasage, ou celle où il chute lors de l’effondrement  de l’étagère de son frère, qu’il tente d’escalader comme une échelle. Pourtant, il adopte des comportement digne d’un petit sociopathe en devenir…mais de manière innocente. À noter également la présence du sympathique John Candy, acteur fétiche de Hughes et qui incarne ici un musicien fan de polka (notre note : 9/10).

Deux ans après le premier opus, une suite vit le jour. Intitulée Maman j’ai encore raté l’avion et je suis perdu dans New-York, elle présente de nombreuses similitudes avec son prédécesseur. Ce quasi-remake se déroule un an plus tard : alors que toute la famille est à l’aéroport pour passer les vacances de Noël en Floride, Kevin perd de vue sa famille et suit un homme qui n’est pas son père. Dans l’avion, il s’assoit où il y a place. À l’atterrissage, le petit garçon découvre qu’il est à New-York !!! Le hasard ayant voulu qu’il ait prit le sac de son père avec l’argent, il s’installe au Plaza (croisant son propriétaire, Donald Trump), un hôtel de luxe, en faisant croire que son père est avec lui. Mais son stratagème finit par être rapidement découvert…d’autant que Marvin et Harry se sont évadés de prison et que leurs chemins respectifs vont bientôt se recroiser. Kevin va tout faire pour les empêcher de voler un magasin de jouet…

Tout ce qui a fait le succès du premier opus se retrouve dans cette suite : Kevin se retrouvant seul, sa mère faisant tout pour le retrouver, la scène des pièges, … Il y a également une sans-abris qui s’occupe de pigeon, et dont le destin rappelle celle du vieux voisin dans le premier film. À nouveau, Kevin va se montrer courageux et l’aider à aller mieux, dans une discours très philosophique sur l’amour et la famille (notre note : 8/10).

Juste pour le fun, certains spectateurs auraient aperçu lors de la scène où Kate tente d’acheter un billet d’avion pour rentrer chercher son fils, dans le premier film, Elvis Presley. Celui-ci, pourtant mort en 1977, ferait la file pour s’acheter un billet d’avion…


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