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830.Rogue One : A Star Wars Story.

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Premier film dérivé de la saga Star WarsRogue One : A Star Wars Story se situe chronologiquement entre les épisodes III et IV, soit durant l’intermède de 19 ans où l’Empire règne en maître. Il s’agit du deuxième film Star Wars des Studios Disney, après le rachat de la licence et de Lucasfilm en 2012. Il est assez difficile de s’éloigner du canon principal, et le compléter en inventant de nouvelles histoires est compliqué. Le but a donc été de concevoir une histoire indépendante, présentant de nouveaux personnages, mais s’intégrant à l’ensemble.

Les origines de Rogue One

À l’origine, l’idée de réaliser ce film vint à John Knoll, superviseur des effets spéciaux de renom (un oscar pour Pirate des Caraïbes : le secret du coffre maudit) qui avait travaillé sur la prélogie Star Wars. Celui-ci avait toujours été intrigué par le texte d’entrée de l’épisode IV, qui affirmait que les plans de l’Étoile de la mort avaient été dérobés par des rebelles. Aussi, un jour, il rentra dans le bureau de la présidente de Lucasfilm, Kathleen Kennedy, et lui proposa un petit script avec ses premières idées.

Le film raconte donc le destin de Jyn Erso (Felicity Jones), fille de Galen Erso, un scientifique prisonnier de l’Empire et chargé de la construction de l’Étoile de la mort. Séparé de ce dernier très jeune et élevée par le vétéran de la guerre des clones Saw Gerrera (Forest Whitaker) jusqu’à ce qu’il l’abandonne, elle a du apprendre à se débrouiller seule et n’est rattachée à aucune cause. Ni l’alliance rebelle, ni l’Empire. Cependant, lorsque Galen transmet un message secret à Saw, qui vit reclus dans une véritable forteresse, l’Alliance rebelle demande à Jyn de lui parler afin d’être informé du contenu du message. Dans ce dernier, Galen tente de se repentir d’avoir créé une machine capable d’anéantir des planètes et espère se racheter en avouant avoir caché une faille indétectable dans le réacteur. Il révèle également que les plans de l’Étoile de la mort, qui permettront à l’Alliance rebelle de détruire cette arme de guerre sont cachés sur la planète Scarif, où sont stockés toutes les archives de l’Empire. Cependant, un bouclier infranchissable bloque l’accès à la planète. Malgré le refus de l’Alliance rebelle, Jyn embarque à bord de l’escadron Rogue One, mené par le capitaine Cassian Endor (Diego Luna) et son équipage pour voler les plans de l’Étoile de la mort.

Les héros

Héroïne du long-métrage, Jyn Erso est un femme au caractère fort. Elle ne se bat que pour elle-même au début du film, n’ayant plus aucune conviction pour quoi que se soit. Cependant, elle est convaincue que son père est innocent, le considérant comme un pion de l’Empire, et la perspective de le revoir sera un moteur pour elle dans sa mission.

Le capitaine Cassian Andor -qui aura bientôt droit à sa propre série télévisée- va superviser l’escadron Rogue One et mener à bien la mission qui lui sera demandé. C’est un homme calme, qui garde toujours son sang froid, et qui va se lier d’amitié avec Jyn. Chargé d’éliminé Galen, il finira par renoncer à ce geste, comprenant que ce dernier n’est pas le bourreau responsable de la création de l’Étoile de la mort.

Personnage humoristique du film, K2SO est un ancien robot impérial qui a été reprogrammé pour servir l’Alliance rebelle. Utilisant le sarcasme à de nombreuses reprises, il sera un allié fidèle pour Jyn et ses amis.

Même si le film ne comprend pas de Jedi, Chirrut Imwe, le moine aveugle, ancien gardien des Whills -ceux qui se chargeaient de conserver les cristaux Kyber, essence même des sabres lasers-, croit en la Force et l’utilise pour voir. Celle-ci lui permet de se battre et de prendre les bonnes décisions. Cependant, son ami le guerrier Baze Maldus, veille sur lui et le protège…Ce qui crée un quiproquo lorsque Imwe se bat quant à savoir si c’est réellement lui qui vient à bout de ses adversaires ou si c’est son garde du corps qui les tuent à coup de blaster…

Bien entendu, Rogue One offre également le grand retour du plus grand méchant de l’histoire du cinéma : Dark Vador. Et même si il n’apparaît que le temps de deux petites scènes, le seigneur noir des Sith montre toute l’étendue de ses pouvoirs et de sa toute puissance. Toujours doublé en VO par le vétéran James Earl Jones, il faut le voir tuer tout les soldats de l’Alliance rebelle grâce à la Force dans une séquence quasi-épique…

L’autre antagoniste de l’histoire est Orson Krennic (Ben Menelsohn, habitué aux rôle de méchants), le directeur de la sécurité de l’Empire. Personnage narcissique, il espère bien prendre du galon et faire le plus possible parler de lui. Responsable de la mort de Jyn, il n’hésite pas à exécuter tout contrevenant. Il aimerait qu’on lui attribue la paternité de l’Étoile de la Mort, s’attirant les foudres de Tarkin.

Autour du film

C’est Gareth Edwards qui fut choisi pour mettre en scène ce film. Cinéaste accompli (Monsters), il a tout de suite envisagé le long-métrage comme un film de guerre, sans Jedi. Cependant, le tournage ne se serait pas passé sans encombre puisque les dirigeants de Lucasfilm et Disney n’auraient pas apprécié la première mouture du film et aurait obligé Edwards a en retourné environ 40 % de son contenu, moyennant des réécritures de scénario par Christophe McQuarrie.

Le nom « Rogue One » provient de Star Wars-épisode IV, où lors de la bataille de Yavin, un nouvel escadron de soldat est formé : Rogue. Le One est en l’honneur de son chef, soit le leader. Mais c’est également une séparation : l’un des éléments d’un groupe s’en va seul faire front.

Dès le début, John Williams, compositeur historique de la saga Star Wars, refuse de signer la musique des films dérivés, préférant se focaliser sur le canon principal (les épisodes I à IX). Après avoir été choisi, Alexandre Desplat (La forme de l’eau) se désiste et Michael Giacchino  (Là-haut) le remplace. Celui-ci réinterprète quelques airs bien connus de Williams, leitmotiv conducteur de la saga, mais en signe également de nouveaux.

L’une des grandes surprise du film est bien entendu le retour de l’acteur Peter Cushing dans le rôle du Grand Moff Tarkin. Et pour cause : le comédien est décédé en 1994 ! L’astuce est que l’acteur Guy Henry a joué le rôle dans Rogue One, et que le visage de Cushing, recréé en 3D, lui a été greffé sur son propre faciès. Cette technique de performance capture offre un résultat assez bluffant, et a également été utilisé pour l’apparition de la jeune princesse Leia en fin de film.

Très réaliste, ce Star Wars dénote avec ses prédécesseurs par sa mise en scène et ses combats en corps-à-corps : c’est un film de guerre, et de nombreux combats ont lieu (dans la jungle de Scariff, sorte de « Viet Nam »). Les bombes exploses et les échanges de tirs sont nombreux. Le sens du sacrifice est à son comble dans cette mission suicide, visiblement inspirée de films comme Il faut sauver le soldat Ryan. De plus, les batailles se poursuivent dans l’espace et les X-wings volent comme des fusées, et de ces balets aériens se dégage une certaine fantaisie. Il faut voir les vaisseaux de l’Empire, immense Destroyer, être dévié de leur trajectoire et se fracasser l’un contre l’autre.

Tout comme Solo, autre spin-off qui sorti en 2018, Rogue One est un grand film de science-fiction. C’est un film de commande mais impressionne par son style, son intrigue, ses multiples rebondissements et sa fin crépusculaire. On y parle de sacrifice, d’honneur, mais également de vengeance (Jyn a vu sa mère mourir sous ses yeux, tuée au nom de l’Empire). George Lucas, créateur de la saga, a adoré le film…alors qu’il n’a pas du tout été impliqué dans celui-ci (notre note : 8,5/10).


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