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832.La Quatrième dimension : édition 2019 (première partie, épisodes 1 à 4)

Rangée aux fonds des placards depuis des lustres, la série télévisée La Quatrième Dimension est ressuscitée sous l’impulsion de Jordan Peele, nouveau maître de l’horreur depuis Get Out et Us. Cette première salve de 10 épisodes reprend les grands codes de la série mère (156 épisodes entre 1959 et 1964) : une histoire par épisode, des genres différents mais avec un élément perturbateur fantastique, un générique mystérieux (dont le thème est toujours identique), une chute inattendue -le twist final- et un narrateur. Apparaissant à chaque début et à chaque fin d’épisode, celui-ci est incarné par Peele lui-même, s’attribuant le rôle que Rod Serling, créateur historique de La Quatrième Dimension s’attribuait.

Le résultat est à la hauteur des espérances, la série ayant d’ailleurs été reconduite pour une seconde saison. Le premier épisode, « The Comedian » (« le comédien » en français), suit les péripéties de Samir (Kumail Nanjiani, vu dans The Big Sick), comédien de Stand-up raté se produisant dans un bar et qui se verrait bien devenir une star. Cela tombe bien car après avoir croisé une ancienne star du once-man show, JC Wheeler (Tracy Morgan), il suit son conseil de faire des sketchs traitant de sujets personnels. Cela marche à merveille : il parle de son neveu, de ses collègues,…le public est hilare. Mais tout ce dont Samir évoque dans ses sketchs finit par disparaître réellement et ne jamais avoir existé, seul Samir s’en souvenant… La notoriété a souvent un coup et on l’apprend souvent à ses dépens. Mieux vaut rester soi-même plutôt que de se censurer.

Ensuite, le deuxième épisode est le remake du cultissime « Cauchemar à 20 000 pieds » où un homme, prenant l’avion, était terrorisé après avoir vu à travers son hublot un gremlins en train de grignoter le moteur près de l’hélice. Le réactualisant, la menace vient ici d’un postcast sur un lecteur audio qui annonce le crash imminent de l’avion. La paranoïa et la peur seront assurément au rendez-vous. L’Amérique, après le 11 septembre, est toujours marquée.

Dans  »Replay« , Nina Harisson, une mère de famille afro-américaine, doit accompagner son fils Dorian à l’Université Tennyson où il doit entamer son master en cinéma. Cependant, un policier raciste et malveillant ne va pas leur faciliter la vie, les poursuivant et les accusant de choses qu’ils n’ont pas commise. Nina est équipée d’une caméra qu’elle tient de feu son père et va découvrir l’étonnant pouvoir de celle-ci : revenir en arrière dans le temps. Elle tentera l’expérience à de nombreuses reprise, afin d’échapper au policier et de conduire son fils à l’université. Mais à chaque fois, Nina échoue. Parviendra-t-elle à se débarrasser de cet effroyable personnage ?

Traiter de racisme n’est jamais chose facile : pourtant cette épisode, en décrivant le cauchemar que vivent parfois les afro-américains face aux policiers « blancs » qui les interpellent et les arrêtent sans raison, le fait de manière subtile. Les images sont parfois choquantes, les drames arrivant régulièrement (lorsque l’agent de police tue Dorian, avant que Nina retourne en arrière afin de le ressusciter) mais le message est très clair. Le pouvoir ne doit jamais être donné à ceux qui le détournerait de sa finalité. Et il faut arrêter de fermer les yeux sur ce qui se passe. Il faut le dire clairement, et se dresser contre les abus de l’autorité.

Enfin, épisode de Noël oblige, « Le visiteur » lorgne du côté de la science-fiction. Dans la petite ville d’Alaska, la fête bat son comble dans le bureau du chérif Lane Pendleton (Greg Kinnear, en contre-emploi). Celui-ci, comme tout les Noël, va décider de gracier un prisonnier de la prison et lui rendre sa liberté, l’invitant à rester à la réception afin « d’amuser » ses invités : sauf que cette fois-ci, il s’agit d’un étrange prisonnier en costume (Steven Yeun), d’apparence sympathique, mais qui va causer bien des maux. D’autant que celui-ci n’a jamais fait l’objet d’une quelconque arrestation mais semble avoir atterri dans sa cellule comme par magie…Difficile ici de comprendre le sens de l’épisode, mais l’on peut avancer qu’il traite du fait que l’on sait pertinemment ce que l’on a mais l’on ne sait pas ce que l’on pourrait avoir. On peut remplacer un régime politique parce que l’on n’en est pas satisfait, mais cela peut aggraver la situation, car on peut se retrouver avec un despote. La nature réelle des choses est souvent éloignée de ce qu’elle semble être…


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