A crazy world



844.Extrêmement fort et incroyablement près.

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Le 11 septembre 2001 est une date qui aura à jamais marqué les États-Unis. Meurtri, le peuple américain garde encore aujourd’hui des séquelles de ce jour funeste où bon nombre de familles se sont brisées. Dans Extrêmement fort et incroyablement près, le cinéaste Stephen Daldry raconte la difficile reconstruction de l’une d’elle.

Oscar Shell (Thomas Horn) a perdu son père, Thomas (Tom Hanks), lors des attentats du 11 septembre. Celui-ci était dans l’une des deux tours du World Trade Center ce jour là. Désemparé, le petit garçon se replie sur lui-même et ignore totalement sa mère, Linda (Sandra Bullock). Son père était son mentor et son meilleur ami. Il savait que son fils avait des difficultés à communiquer avec les autres personnes et lui organisait des jeux de pistes qui l’obligeait à aborder des inconnus dans la rue. Un jour, découvrant une mystérieuse clé dans un vase, Oscar voit là l’occasion de tenter une dernière énigme et va tenter de retrouver ce qu’elle peut bien ouvrir. Seul indice : cette clé était placé dans une enveloppe, destinée à « Black ». Avec l’aide du locataire de sa grand-mère (Max von Sidow), un homme qui a renoncer à s’exprimer, Oscar va tenter de percer le secret de cette clé…

Rarement un film n’aura pu connaître autant de puissance émotionnelle. Extrêmement fort et incroyablement près, malgré qu’il fut un échec critique et commercial à sa sortie, demeure un long-métrage impressionnant lors de son visionnage, car l’on en ressort pas indemne. Cette lente reconstruction de soi est un parcours difficile, et on perçoit à quel point le système américain n’aide pas forcément (tout comme le système belge) ceux qui ont perdu des proches lors de catastrophes.

Et on se plait à suivre le parcours totalement halluciné de ce petit gamin de 11 ans à l’imagination débordante, et à l’intelligence fulgurante. Son voyage l’amènera à croiser bons nombres de personnes, avec qui il nouera des liens très forts ou qu’il fera fuir à toutes jambes. La thérapie d’Oscar sera son échappatoire et la compréhension ultime qu’il y a toujours à attendre quelque chose de la vie. Le locataire, cet homme étrange l’accompagnant le long de son périple, répondant par OUI ou NON en lui montrant la paume de sa main gauche ou droite où son inscrit ces mots, se révélera important, et au fond de lui, Oscar comprendra vite sa véritable identité…

Les longs monologues d’Oskar ont exaspéré les critiques de cinéma, qui auraient voulu davantage de retenue, trouvant le personnage insupportable. Pourtant, et c’est là qu’ils se sont trompé, Oskar est à proprement parler un être différent, qui voit le monde comme une jungle hostile. Il subit son existence et la seule chose qui le réconfortait, l’apaisait, son père, n’est plus. De plus ses rapports avec sa mère sont hostiles. La femme passe ses journées dans son lit à se morfondre et ne peut pas venir en aide à son fils. Mais d’un autre côté, Oskar pourrait être plus aimable avec elle, et l’aider, au lieu de la malmener en rappelant sa nette préférence pour son paternel. Vous l’aurez compris, le film ausculte les relations parent-enfant, le tout dans un joli mélo où il est question de reconstruction, de deuil et de bonheur (notre note : 8/10).


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