A crazy world



849.FILM CULTE : New York 1997.

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Film de science-fiction sorti en 1981, New York 1997 est signé John Carpenter. Il prend racine dans un univers sombre et dangereux. En effet, en raison du taux de criminalité très élevé -près de 400 %-, l’île de Manhattan, arrondissement de la ville de New-York, a été transformé en une prison  à ciel ouvert rassemblant les plus grands bandits. C’est dans ce cadre apocalyptique que l’avion Air Force One du président des États-Unis (Donald Pleasance) va être détourné par des terroristes : celui-ci va parvenir à s’éjecter de l’engin, mais va atterrir sur l’île de Manhattan, au cœur de la prison, et se retrouver nez-à-nez avec ses occupants qui vont le capturer. Désemparé,  le chef de la sécurité, Bob Hauk (Lee Van Cleef), décide de s’offrir l’aide de Snake Plissken (Kurt Russel), ex-soldat décoré devenu criminel pour aller délivrer le président. Il devra être rapide et efficace : en effet, il a 24 heures. En cas d’échec, des explosifs placé dans son corps se déclencheront et il mourra. En cas de réussite de l’opération, Snake sera gracié.

Dystopie, New york 1997 présente la célèbre ville comme une jungle hostile peuplé d’individus dangereux et où les explosions de mines sont légions. Un lieu où la loi du talion règne en maître, malgré le fait qu’une vie avec une certaine monotonie semble s’être installé. Écœuré par le scandale du Watergate et par l’État en général, John Carpenter dépeint un univers délabré où les politiciens sont corrompus. Un lieux où l’on met tout ceux dont on ne veut plus : en effet, il ne semble pas qu’y avoir des criminels dans cet endroit. Il y a aussi des sans-abris ou encore des prostituées. Le réalisme de la ville est surtout du à la construction d’incroyables maquettes. Dans cet enfer, il envoie l’homme réputé être le plus dangereux au monde : Snake.

Dans ce film, l’acteur Kurt Russel retrouve le cinéaste Carpenter qui l’avait dirigé dans un téléfilm consacré à Elvis Presley en 1979. Il incarne ici le rôle d’un personnage autrefois héroïque, qui fut le plus jeune soldat décoré par le président des USA, mais qui devient un truand suite à la perte de son oeil gauche lors d’une opération qui a mal tournée. Snake -baptisé de la sorte en raison d’un tatouage de cobra sur l’abdomen- est une légende, et tout les bandits ont entendu parlé de lui. Ils lui vouent d’ailleurs une certaine admiration, même si ils le pensaient morts. Surhomme, Snake parvient à bout des pires criminels et ne semble pas ressentir la peur. Il ne ressent aucune sympathie pour personne, et ne prêche que pour sa cause. Cela n’est pas cette pauvre femme, abusée, et devant qui il passe sans broncher qui dira le contraire. Russel incarne avec une classe presque naturel ce personnage iconique, solitaire et bougon. L’hommage aux western de Leone est appuyé, et la présence de Van Cleef en est un autre indice.

Cependant, et même si il nous semblait que Snake était un être sans moral, la fin du film, dans un joli twist, démontre tout le contraire. Anti-système, il déjoue toute les attentes et montre le temps d’une scène l’étendue de ses propres valeurs.

Tourné avec un très petit budget, cette série B a marqué les esprits et passionne encore aujourd’hui les cinéphiles les plus avertis. Il présente également Ernest Borgnine et Harry Dean Stanton dans des seconds rôles de choix. Alors qu’aujourd’hui un remake est évoqué, pourquoi ne pas revoir l’original ? (notre note : 8/10).


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