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863.Terminator : Dark Fate.

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Sixième film de la franchise, Terminator : Dark Fate proposait un postulat accrocheur : Reprendre l’histoire de la saga à partir de la fin du deuxième film -plus gros succès d’entre tous- et faire l’impasse sur toutes les suites et films dérivés réalisés jusqu’alors. Exit Terminator 3, Renaissance et Genisys. Comment réussir ce tour de force ?  En convoquant l’un des personnages principaux de l’histoire : Sarah Connor. Linda Hamilton, 63 ans au compteur, allait ainsi rendosser le rôle ayant contribué à sa célébrité, 28 ans après ses dernières aventures. Sortir l’actrice de sa semi-retraite n’a rien eu d’évident, tant celle-ci a hésiter avant de rempiler.

Si James Cameron, trop occupé à préparer les suites d’Avatar, a confié les rênes de ce film à Tim Miller (Deadpool), il s’est quand même assuré que l’histoire tiendrait cette fois-ci bien la route. Même si tout n’est pas parfait, ce Dark Fate tient néanmoins la route et propose une résurrection prometteuse à une saga dont on croyait avoir fait définitivement le tour. Tout n’est pas neuf, mais les atouts de ce long-métrage consistent justement à proposer un nouveau départ, avant une potentielle suite qui elle sera définitivement originale.

Dans Dark Fate, le jugement dernier n’a jamais eu lieu. Sarah et le T-800 étaient parvenu à l’empêcher, évitant ainsi la mort de 3 milliards de personnes sur Terre. Cependant, comme si le futur n’avait pas fini de nous surprendre, une nouvelle intelligence artificielle baptisée Légion et employée dans le domaine militaire a pris le contrôle, semant le chaos. Une résistance s’est mise en place, et a mis à mal le système Légion qui a décidé d’envoyer un Terminator, Rev-9 (Gabriel Luna) pour éliminer la jeune Dani Ramos (Natalia Reyes) dans le passé, car celle-ci a un rôle important à jouer dans le futur. De son côté, la résistance envoie la super soldat Grace (Mackenzie Davis), être humain augmentée pour la protéger. Ils seront rejoints dans leur combat par deux figures du passé : Sarah Connor et le T-800 (Arnold Schwarzenegger).

Marquant le retour de Sarah Connor, ce 3e opus (ou 6e) permet enfin a une actrice sexagénaire d’obtenir un rôle de femme forte, badass. Car dès son arrivée, la dame, désormais les cheveux gris, envoie du lourd pour venir à bour du Rev-9. Véritable machine à tuer, elle voue sa vie à une quête difficile : tuer tous les Terminator envoyé sur Terre. Aigrie, la femme ne s’est tout simplement pas remise de la perte de son fils John : en effet, Skynet avait envoyé plusieurs Terminator le tuer, ce dont elle n’était pas au courant. Un jour, alors qu’ils étaient en vacances à la plage, l’un d’eux est arrivé et a ouvert le feu. Alors que le jugement dernier n’avait pas eu lieu et qu’aucune menace ne planait plus à l’horizon, un Terminator venait pourtant d’accomplir sa mission. Dans Dark Fate, Sarah est au centre de l’intrigue : Premier nom au casting, elle apporte beaucoup au film, tant sur le plan de l’humour grâce à des répliques cinglantes et percutantes, que sur le plan de l’action, où elle fait preuve de beaucoup de courage…à moins qu’il ne s’agisse de folie, tant elle n’a plus grand chose à perdre.

Pilier de la saga, Arnold Schwarzenegger réincarne à nouveau le T-800 qui l’a rendu mondialement célèbre : mais cette fois-ci, son entrée en scène est quelque peu différente. Désormais appelé Carl, il vit une vie d’honnête citoyen au Texas, rangé avec une famille et un fils à élever. Il est pourtant le Terminator qui a tué John Connor, mais qui a pris conscience de son erreur et a décidé de se racheter une conduite. Si Sarah est folle de rage en le voyant et tente de le tuer, il sera pourtant un allié de poids face au Rev-9.

Car la menace du film est un Terminator en métal liquide, capable de dissocier sa structure de robot de son corps mouvant : il est ainsi un ennemi difficile, sinon impossible à détruire, et va se montrer très habile pour affronter le petit groupe. Le Rev-9 n’est pas aussi hermétique que ces prédécesseurs : il peut simuler des émotions, et comme le T-1000 en son temps, piéger autrui.

 

Même s’il devient trop vieux pour le rôle, Schwarzie s’amuse comme un enfant et offre quelques moments de fan-services savoureux (la scène où il met ses lunettes).  Le vieillissement de son personnage n’est cependant pas expliqué, mais cet aspect pourrait découler du fait qu’il s’agit d’une machine très âgée. Il semble que cette fois-ci, sauf retournement inattendu, il en ait définitivement terminé avec le personnage.

Il est évident que le choix de tuer John Connor dans l’intrigue peut prêter à controverse (surtout dès la première scène du film !), surtout si c’est dans le but de le remplacer par une autre héroïne. Cela peut s’expliquer à cause des déboires de son interprète originel, Edward Furlong, ou encore par le fait qu’il était déjà le héros de Terminator 3. Mais cette dynamique de l’élu qui change de tête permet de rebattre les cartes, et de montrer que même si une personne meurt et que tout le monde l’oublie, une autre personne peut reprendre les choses en main.

James Cameron a expliqué avoir écrit les grandes lignes d’une trilogie, dont le premier volet est Dark Fate. Espérons pour lui, qu’à l’instar de son récent Alita : Battle Angel, le succès soit au rendez-vous. Car même s’il n’a pas l’aura des deux premiers volets de la saga, Dark Fate constitue un film prometteur, chargée de problématiques actuelles (on y parle du remplacement des travailleurs par les robots, de la société hyper connectée ou encore de l’humanité augmentée) et le début d’un nouveau départ. Sa vision du futur y est très pessimiste, à une époque où on souligne avant tout les bienfaits de l’intelligence artificielle et de la robotique, visant essentiellement à une collaboration humain-machine. Même si, il faut l’avouer, aucune garantie n’est prise pour ne pas avoir une soumission de l’homme à la machine. Le grand remplacement n’est donc pas à exclure. Les effets visuels sont réussis et les scènes n’ont jamais été aussi époustouflantes (notre note : 7,5/10).


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