A crazy world


  • Accueil
  • > Archives pour novembre 2019

869.Les Trolls 2 : bande-annonce.

Image de prévisualisation YouTube

Les premières images de la suite du film d’animation Les Trolls ont été dévoilées et le moins que l’on puisse dire est que cela ne manque pas de couleurs : Toujours aussi chantant, la bande de la princesse Poppy va devoir partir en tournée afin de défendre leur style musical très pop. En effet, il existe d’autres camps de trolls, et chacun chantent et dansent différemment. À voir dès avril 2020.


868.Ca va, ça vient- Slimane et Vitaa.

Image de prévisualisation YouTube

Extrait de l’album Versus.


867.Ben is back.

Image de prévisualisation YouTube

Lorsque son fils Ben (Lucas Hedges) revient chez Holly (Julia Roberts), sa mère, la veille de Noël, pour 24 heures, celle-ci est au comble de la joie : il semble aller un peu mieux, et n’a plus consommé de drogues depuis plusieurs mois. Sa thérapie dans le centre de désintoxication semble fonctionner. Cependant, si la femme accepte cette arrivée inattendue, elle doit néanmoins surveiller le jeune homme pour éviter qu’il ne fasse des bêtises. D’autant que cette journée ne va pas se passer comme il se devrait : le passé va sans cesse rattraper Ben, et Holly va découvrir des choses qu’elle n’aurait pas imaginée…

Avec Ben is back -Ben est de retour, littéralement- Peter Hedges, scénariste de Gilbert Grape, concocte un drame familial très fort, où il donne le premier rôle à son propre fils. Lucas Hedges ne voulait à l’origine pas figurer au casting, en raison de ses liens familiaux, mais devant l’insistance de Julia Roberts, il a fini par accepter. Si toute l’intrigue s’étale sur une seule journée, force est de constater qu’il se passe une pléiade d’événements. Le cocon familial est à la fois ébranlé et content : Heureux de revoir ce gamin comme au beau vieux temps, avant d’avoir dû supporter des horreurs dû à la drogue, et effrayé, car la confiance n’est plus. Ben renoue avec sa sœur Yvy (Kathryn Newton), pourtant méfiante, et ses deux demi-frères et sœurs, et est de nouveau accepté par son beau-père Neal.

Mais cependant, tout semble le ramener vers une descente aux enfers : qu’il s’agisse de la fille dont il est responsable de la mort, de cette jeune femme qu’il croise à la réunion des alcooliques anonymes et qui lui donne un peu de drogue en cachette, ou encore de ceux à qui il doit encore de l’argent et qui ne l’ont pas oublié.

Entraînée dans cette histoire difficile, Holly va devoir se montrer très forte pour accompagner son fils. Si les révélations vont tomber, et que celle-ci va déchanter, elle va tout faire pour ne jamais laisser seul Ben. Et lorsqu’il finit par disparaître, pour de sombre dessein, elle va tout mettre en oeuvre pour le retrouver. C’est que l’aube approche, et qu’il faut faire vite. Impressionnante de bout en bout, Julia Robert incarne à nouveau un personnage comme elle seule en a le secret. On l’avait déjà vue très maternelle dans Wonder. Ici, c’est pour une mère-courage dont la vie s’était apaisée depuis que son fils se soignait et qui doit replonger avec lui lorsqu’il rechute : car c’est un fait, toute une famille peut être impactée lorsque l’un de ses membres est dépendants. Et lorsque celui-ci va mal, eux aussi souffre également (notre film : 8/10).


866.Mon beau-père et moi.

     Greg (Ben Stiller), infirmier, sort avec Pam (Teri Polo), une jeune institutrice, depuis plusieurs mois. Il tente par tous les moyens de demander en mariage la jeune femme. Cependant, celle-ci apprend que sa sœur va se marier avec Bob, un docteur. Ils sont donc invités à séjourner chez les parents de Pam, Jack (Robert De Niro) et Dina Byrnes (Blythe Danner), afin de préparer l’événement. Pour Greg, cela va être l’occasion de faire connaissance avec son futur beau-père et de tenter de faire une première bonne impression. Cependant, le week-end va très mal se passer, Greg enchaînant les catastrophes…

     Succès surprise en 2000, Mon beau-père et moi inaugurait le premier chapitre d’une trilogie dont les épisodes suivants établiraient l’histoire d’une famille et ces différents quiproquos. Il s’agissait d’un remake d’une comédie de 1992 de Greg GliennaJay Roach, le réalisateur -à l’origine, Spielberg avait été envisagé-, mettait en scène une comédie survoltée, comprenant de nombreux gags. Ben Stiller, en beau-fils qui veut bien faire mais qui ne cause que des catastrophes, se révélait incroyablement drôle. Robert de Niro, en père de famille autoritaire et psychorigide menant la vie dure à son futur gendre, composait l’un de ses plus beaux rôles. Il suffit de repenser à la scène où il teste Stiller avec le détecteur de mensonges, ou lorsqu’il est persuadé que ce dernier est accro à la cocaïne.

     Le thème de la famille et de l’accueil d’un nouveau membre avec ses différences (ici, Greg est juif, alors que les Byrnes sont catholiques) sont abordés tout au long du long-métrage, qui donne les bases pour établir une confiance mutuelle entre chacun. Les croyances et les valeurs du patriarche volent en éclat, tel un conservatisme fort qui doit se montrer plus tolérant. Ainsi, l’irascible Jack va devoir comprendre que le bien qu’il désire pour sa fille est en réalité celui qu’elle souhaite obtenir de son propre chef (notre note : 8/10).


865.Ex Machina.

Image de prévisualisation YouTube

Lorsque Caleb (Domhnall Gleeson), informaticien employé d’une grande entreprise est ravi lorsqu’il apprend qu’il est l’heureux gagnant d’une tombola : le jeune homme est en effet invité à séjourner durant une semaine chez son patron, Nathan (Oscar Isaac), en montagne. Ce dernier va lui montrer le projet très secret sur lequel il travaille :  une intelligence artificielle baptisée Ava (Alicia Vikander).  Caleb va devoir faire connaissance avec cet androïde, et lui faire passer le test de Turing, visant à déterminer si oui ou non cette entité d’un genre nouveau a une conscience. Peut-être ne fait-t-elle au fond qu’imiter les comportements humains, c’est-à-dire ce pour quoi elle a été programmée. Chaque jour, le jeune programmeur va discuter avec elle, et peu-à-peu il va se mettre à douter et même à éprouver des sentiments très fort pour celle qui n’est en fin de compte qu’une machine. À moins qu’elle soit plus que ça ?

Scénariste de talent (on lui doit La plage ou encore Never Let Me Go), Alex Garland passe ici devant la caméra pour la première fois. Ex Machina est un film de science-fiction, mais tente également de nous questionner sur la nature profonde de l’être humain. Au fond, quelle est notre essence ? Qu’est-ce qui nous caractérise, et en même temps nous différencie des autres êtres vivants (biologiques ou mécaniques) ? Dans le film, Ava se révèle être capable d’émotions, et il est difficile de savoir si celles-ci sont réelles ou simulées : chacune de ses entrevues avec Caleb et riche en apprentissage. Elle a l’apparence d’une femme, même si son corps révèle sa condition de robot. Mais pourtant, lorsqu’elle ouvre la bouche, dessine, se met à donner son ressenti, le doute s’installe : et si, l’IA avait une conscience ?

Il faut avouer que Ava va nous intriguer durant tout le long-métrage : si chacune de ses discussions est filmée et suivie assidûment par Nathan, elle va provoquer des apartés avec Caleb en créant des pannes de courants. Là, elle révélera à ce dernier qu’il doit se méfier de son patron, car tous ceux qui ont collaborés jusque-là à la création de l’androïde auraient été tués. De son côté, Nathan a une attitude trouble : il observe tout mais ne dit rien, si ce n’est que Ava teste Nathan, et que celui-ci se laisse aller à aimer l’androïde. C’est un homme qui s’est fait tout seul : autodidacte, il a tout du génie. Avec ses allures de Kubrick, il est le metteur en scène, celui qui surveille et contrôle tout.  C’est le docteur Frankenstein, un être fier de son travail, et qui ne se pose aucune question sur le plan moral. Il traite la jeune Kyoko, servante, comme un objet, n’ayant aucun respect envers elle.

Ex Machina doit son titre à l’expression « Deux Ex Machina« , signifiant que face à une catastrophe, un élément va permettre de tout arranger et de sauver les héros. Ici, tout nous pousse à croire que Ava est cet élément, et que c’est elle qui va décider de la fin du récit. Avec ses héros aux noms bibliques, cette fable nous questionne sur l’IA et l’humanité. Et si, au fond, l’IA finissait un jour par devenir un équivalent de l’homme, voir même par le surpasser ? Ava, même si elle nous en fait douter, est une machine. Ses circuits sont bien visibles, et pourtant, lorsqu’elle s’habille, elle semble bien plus réelle qu’il n’y parait. Elle semble être une femme. Et là, le malaise est palpable : c’est la vallée de l’étrange, un étrange concept qui fait que l’on ressent de la peur lorsqu’un robot ressemble trop à un être humain.

Ex Machina c’est aussi l’histoire d’un homme, Nathan, qui joue à se prendre pour un Dieu, et qui crée la première femme : Ava (Ève). Le titre du film suggère néanmoins que le Dieu finit par se brûler les ailes et que seul subsiste sa création. Car Nathan sait qu’il y a un risque de ne pas contrôler son IA et que son oeuvre lui échappe complètement, sonnant le glas de l’humanité.

Mais en même temps, Garland nous concocte un thriller bien ficelé, où l’on comprend que des choses étranges se produisent : Nathan, le gentil patron, semble un homme autoritaire et prêt à tout pour arriver à ces fins. Il pourrait être un manipulateur qui sait ce qu’il veut et qui élimine tous ceux qui lui sont venus en aide. Ou peut-être est-ce Ava le problème ? Peut-être que celle-ci rêve de liberté et tente de monter Caleb contre Nathan pour qu’il la fasse sortir ? À moins que tout cela ne soit programmés à l’avance par Nathan, qui tire les ficelles dans l’ombre. Les contours même de la relation entre Ava et Caleb sont ainsi même difficile à cerner.

À un autre niveau de lecture, Ava est le symbole de la femme. Et sa vision tant dans l’esprit de Caleb que de Nathan ne prête pas à sourire : si le premier rêve d’amour et de bonheur avec elle, le second la voit comme son esclave à qui il peut assouvir tant ses tâches quotidiennes que ses pulsions sexuelles. Et si, au fond, aucune de ces possibilités ne correspondaient à Ava ? Et durant tout le long-métrage, on se met à douter et à spéculer, dans ce huis-clos étonnant. (notre note : 8,5/10).


Jean-Michel, jour après jour. |
Emmawatsonning |
Videopassion07 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | la vie est belle !
| Freddyvsjason
| Ilmiocinema