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875.Titan.

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Lorsque Rick (Sam Worthington), un soldat d’élite, accepte de devenir l’un des cobayes pour une mission qui aura pour but de modifier son ADN afin qu’il puisse survivre sur une autre planète, il ne s’attendait pas à un changement aussi drastique sur sa personne. Son évolution est complexe, et les effets secondaires nombreux. Pour survivre, il devra évoluer. D’autant que le professeur Collingwood (Tom Wilkinson), prototype du savant fou, ne lui a pas tout dit.

Disparu des écrans après avoir été révélé par Avatar et Le choc des Titans, Sam Worthington est cette fois-ci la vedette de ce Titan, un film de science-fiction de série B. Un récit dont le postulat s’appuie sur le fait que tôt ou tard, la Terre risque d’être inhabitable. Il faudra donc regarder là où l’herbe est plus verte…l’hypothèse la plus probable est que nous devrons vivre sur une autre planète. Mais comment s’adapter à un monde dans lequel on n’est pas fait pour vivre ?

Ainsi, le film joue avec la piste de la génétique et de ses prouesses pour nous proposer une version améliorée de nous-même, capable de respirer dans un environnement où l’oxygène est quasi absente. Rick devient cependant une sorte de monstre, dont l’apparence ne lui permet plus d’être considéré comme un être humain.

Malgré une fin plutôt attendue et quelques revirements qui poussent le héros à fuir (le parallèle avec Frankenstein est assez évident), Titan  offre une réflexion pour le moins déconcertante sur l’évolution et sur ce qu’il faut parfois faire pour survivre : Darwin avait tout prédit (notre note : 6/10).


874.Star Wars : épisode VII : le réveil de la Force.

Star-Wars-The-Force-Awakens-Affiche

À l’origine

En 2012, lorsque les Studios Disney font l’acquisition de Lucasfilm et de ses sociétés filiales (ILM, LucasArts, …) pour la modeste somme de 4 milliards de dollars environ, ils ont en réalité une idée derrière la tête : faire renaître la saga Star Wars de ses cendres au cinéma, par la réalisation de nouveaux films. À ce moment-là, Star Wars c’est bien entendu la série animée Clone Wars, mais c’est surtout les nombreux comics et livres qui contribuent à faire vivre le riche univers.

Kathleen Kennedy nouvelle présidente, une suite à Le retour du Jedi est annoncée. Rappelant le vétéran Lawrence Kasdan, mythique scénariste de L’Empire contre-attaque et de Le retour du Jedi, l’intrigue, tenue secrète, semblait prometteuse. Pour épauler ce dernier, Michael Arndt, qui avait brillamment écrit Toy Story 3  et le réalisateur annoncé de ce futur épisode VII : J.J. Abrams. Pour les fans, il s’agissait de donner une suite à la trilogie originale, celle qui avait plus à toute une génération de spectateurs et lancé le phénomène Star Wars.

Le tournage du long-métrage débute à Abou Dhabi en avril 2014, et le casting est progressivement révélé : les stars de la première heures (Mark Hamill, Harrison Ford, Carrie Fisher, Peter Mayhew et Anthony Daniels) font leur grand retour, reprenant leurs personnages iconiques, après plus de 30 ans d’absence. De nouveaux acteurs, dont les rôles ne sont pas divulgués sont annoncés : Daisy Ridley, John Boyega, Adam Driver et Oscar Isaac. Les choses ne se passent pas sans encombre, puisqu’en juin 2014, Harrison Ford est victime d’un accident : une porte du vaisseau le Faucon Millénium s’abat sur sa cheville, ce qui interrompt le tournage. D’autant que J.J. Abrams se blesse au dos en voulant l’aider. Les choses reprennent ensuite, et le film est fin prêt pour sa sortie en décembre 2015.

L’intrigue

L’histoire imaginée par Abrams, Kasdan et Arndt est à la fois un hommage et une relecture du film Un nouvel espoir. Le mariage entre une jeune pilleuse d’épaves en quête de ses origines, d’un stormtrooper repenti, d’un pilote sans peur et d’un rejeton voulant désespérément ressembler à son grand-père étaient les ingrédients de ce nouveau long-métrage.

30 ans se sont donc écoulés depuis la chute de l’Empire. Une nouvelle République a vu le jour, mais le côté obscur, toujours vivace, a réussi à se frayer un chemin, et à voir naître le Premier Ordre des cendres de l’Empire. Menée par le mystérieux Suprême Leader Snoke (Andy Serkis), son serviteur dévoué Kylo Ren (Adam Driver) et son armée de stormtrooper, celui-ci sème le chaos dans la galaxie. La résistance, bon pied bon œil, lui tient-tête, menée par la Générale Leia Organa (Carrie Fisher).

Cependant, Luke Skywalker a disparu. Après avoir formé une génération de nouveaux jedi, il a connu un terrible revers lorsque l’un de ses apprentis s’est rebellé contre-lui. Parti à la recherche du premier temple Jedi, le Maître s’est volatilisé.  Leia, souhaitant retrouver son frère et lui demander de rejoindre la résistance envoie son meilleur pilote, Poe Dameron (Oscar Isaac) sur la planète Jakku. Là-bas l’y attend un allié : il s’agit de Lor San Tekka, un prêtre de l’Église de la Force qui sait où est caché Luke. L’information étant secrète, elle est sur un fichier numérique qui contient une carte. Tandis que Kylo Ren, l’apprenti de Snoke arrive précipitamment sur Jakku, Poe n’a pas le choix : il va devoir confier la carte à son robot BB-8, et lui demander de se cacher dans le désert de Jakku. Capturé par le Maître des Chevaliers de Ren, le pilote subit de multiples tortures et avoue où il a caché la carte.

Pendant ce temps, BB-8 tombe sur Rey, orpheline chasseuse d’épave sur Jakku, qui tente de survivre tant bien que mal. Le petit robot lui explique les raisons de sa présence sur ce territoire aride et la jeune femme accepte de l’aider. Sur le vaisseau de Kylo, un stormtrooper dont il s’agit de la première mission décide de se rebeller : il ne veut pas tuer. Aussi il décide de s’enfuir et de se battre pour une cause plus noble que le Premier Ordre : celui que l’on baptisera Finn (John Boyega) libère Poe et s’enfuit avec ce dernier…sur Jakku. Mais poursuivi et touchés par des vaisseaux du Premier Ordre, ils s’écrasent dans le désert de la planète, et seul Finn survit. C’est là que sa route croise celle de Rey et de BB-8. Finn se fait passer pour un membre de la Résistance et gagne ainsi la confiance des deux personnages. Mais leur présence ne passe pas inaperçue et ils doivent quitter Jakku. Les 3 héros embarquent dans une vieille épave : le Faucon Millenium. Ils partent ainsi vers d’autres horizons, mais se retrouve attiré magnétiquement vers un cargo plus grand, qui les happe tout entier.

Avec surprise, il découvre qu’il s’agit du vaisseau de Han Solo (Harrison Ford) et de son acolyte Chewbacca (Peter Mayhew). Redevenu contrebandier, il est empourpré dans de nombreux litiges avec les pires racailles de l’univers. Il a abandonné la résistance, est séparé de Leia, mais accepte pourtant de les accompagner dans leur quête. Leur premier arrêt sera la planète Takodana, où vit Maz Kanata, une amie de Han qui pourra les aider à trouver la Résistance.

Si Finn décide alors de se défiler, ne se sentant pas à la hauteur, Rey tombe sur un trésor inestimable que conservait Maz : le sabre de Anakin Skywalker, celui-là même que Luke perdait en affrontant son père sur Bespin. À son contact, la jeune femme a des visions du passé, et épouvanté, s’enfuit dans la forêt.

Non loin de là, Kylo Ren sait que son père, Han Solo, est revenu dans la course. Snoke le met en garde, sentant une grande confusion en lui, de ne pas basculer vers le côté lumineux de la Force. Mais qui sait réellement ce qui se passe dans la tête de Ben Solo (Adam Driver) ?

Sur Takodana, le Premier ordre attaque le château de Maz Kanata, et tandis que la Résistance sauve in extremis Han et ses compagnons, le pire se produit : Rey est capturée par Kylo Ren et emmenée à bord de son vaisseau, persuadé qu’elle a mémorisé la carte contenue dans BB-8. Leia demande alors à Han d’aller la chercher et de ramener leur fils à la maison.

Torturée par Kylo Ren qui essaye de rentrer dans sa tête en usant de la Force, Rey découvre avec stupeur qu’elle est capable de lui résister : elle possède la également la Force, et va le battre à son propre jeux. Épouvanté, Ben Solo quitte la pièce et s’en va prévenir Snoke. Mais il sent que son père est à présent non loin de lui…

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Entre hommage, quasi-remake et nouveauté

Très attendus par les fans -aucun Star Wars n’était sorti depuis près de 10 ans-, Le réveil de la Force a rencontré un succès mondial planétaire gigantesque, rapportant plus de 2 milliards au Box-office, talonnant de près un certain Titanic. Des générations de téléspectateurs se sont ainsi déplacés en masse pour voir la suite des aventures de Luke et ses amis.

Cependant, si beaucoup ont aimés, il y en a un certain nombre qui n’a pas apprécié le film. Tout d’abord, l’intrigue a surpris, dès ses premières lignes : Luke Skywalker a disparu. On ne le verra ainsi qu’à la toute fin du long-métrage, lui qui fut le héros de la trilogie précédente. Les fans attendaient de voir ses aventures à lui et ses amis, ce qui expliquait l’engouement pour le film, et se retrouvaient avec de nouveaux personnages, qu’ils ne connaissaient pas encore. Pire, les nouveaux arrivants se révélaient n’être pas à la hauteur de l’héritage attendus et Rey, la jeune orpheline se découvrant dotée de la Force, décriée car les fans estimaient qu’ils ne comprenaient pas comment elle pouvait être aussi forte, et capable de manier un sabre laser là où elle n’avait suivi aucun enseignement. Encore pire, si Han Solo est présent de façon considérable, Leia est reléguée à quelques apparitions, C-3PO à de la figuration, R2D2 est oublié, et Luke se contente d’un simple « caméo ».

Ensuite, les fans ont constaté avec effroi les similitudes avec l’épisode IV de la saga, soit le film originel. En effet, il est question d’un droïde dans lequel sont cachés des plans qui permettront de sauver la galaxie ; de jeunes inconnus croisant la route de ce robot ; d’un jedi parti en exil après une défaite cuisante ; d’une planète -Starkiller- capable de détruire d’autres planètes ; d’un suprême Leader qui a tout d’un Empereur en puissance ; d’un apprenti qui a basculé, … l’impression que rien n’a changé pour les personnages iconiques de la trilogie originale était présente : Han et Chewie sillonnent toujours ensemble l’univers et vivent de combinent foireuses, Leia gère la résistance, Luke s’est exilé pour un petit échec alors que c’est lui qui a ramené son père du bon côté de la Force.

Enfin, le fait que le contexte politique de la saga est relégué en arrière-plan sans raison aucune, le film évoquant l’existence d’une Nouvelle République…réduite en cendre par la base Starkiller en cours de l’histoire…

Cependant, loin de ne pas tenir compte de ces critiques, c’est aller vite en besogne que de considérer Le réveil de la Force comme un mauvais film. C’est même tout le contraire : il reprend les germes de l’épisode IV, pour en fournir une relecture novatrice et témoignant de son respect pour celui-ci. Les clins d’œils sont nombreux, pas seulement sur le plan de la trame : on y voit Chewbacca jouer à son jeux virtuel à bord du Faucon, un repaire de brigand digne de la Cantina sur la planète Takodana , Rey qui grimpe comme Obi-Wan sur les murs de la base  Starkiller, le masque calciné de Dark Vador…

Le contexte politique n’est pas détaillé outre mesure de la mention de la Nouvelle République, mais pour mieux prendre distance de la prélogie (épisodes I à III), dont l’un des enjeux était la chute de la République et la naissance d’un système dictatorial. Le réveil de la Force est plus proche de la trilogie originale (épisodes IV à VI), dont les rouages de l’Empire ne sont pas analysés outre-mesure.

Il est surtout question d’héritage et d’identité dans Le réveil de la Force. Le titre fait bien entendu référence au fait que Rey découvre, en cours de film, qu’elle est sensible à la Force. Quelque chose en elle se réveille lorsque Ben Solo tente de lire dans son esprit. Elle le bat à son propre jeu, ce qui épouvante ce dernier qui ne comprend pas ce qu’il est en train de vivre.

Si l’on s’intéresse à Rey, on constate à quel point la jeune fille est en manque de repaire : abandonnée par ses parents sur Jakku, elle ne sait rien d’eux mais espère toujours qu’ils viendront la chercher un jour. Raison pour laquelle elle ne peut se résoudre à quitter sa planète. Et même lorsqu’elle accepte d’aider BB-8 et qu’elle le remet à Han Solo, elle refuse le poste que celui-ci lui propose, estimant qu’elle est partie depuis trop longtemps de chez elle. Personnage d’une grande bonté, quelque peu innocente, Rey rappelle à bien des égards Luke Skywalker, le jeune orphelin de Tatooine. Ils se battent pour ce qu’ils estiment être juste et font preuve de beaucoup de ténacité pour ne pas céder au côté obscur.

En Han Solo, elle verra un père de substitution, ayant en commun avec lui la passion du Faucon Millénium et de la mécanique. Sentiment étrange pour le spectateur, lorsque chacun termine les phrases de l’autre, que Rey est la fille de Han Solo. Même si cela n’est pas possible, on se dit à ce moment que Rey a enfin retrouvé une famille.

Tuer le père

Là où Rey voit Han Solo comme un père, Ben Solo le voit comme une menace. Erreur d’un passé dont il faut tirer définitivement un trait pour s’affranchir et aller de l’avant. Adepte du côté obscur, Ben voue un culte à son grand-père, Dark Vador, dont il possède le casque calciné, vénérant cette vieille relique d’un temps passé.

Le jeune homme est ambitieux, rebelle et capricieux. Même s’il joue les Seigneur Sith, il n’est encore qu’un enfant. Il n’y a pas longtemps qu’il a basculé, en quête d’un pouvoir absolu, souhaitant dominer tous ceux qui ont un jour cru en lui. Ses réactions sont démesurées, et lorsqu’il n’obtient pas ce qu’il veut, il s’énerve : mais cela est presque risible. Le contraste entre le sérieux du personnage de Kylo Ren dont le casque est terrifiant et le moment où Ben enlève son casque pour dévoiler son visage a d’ailleurs fait sourire les spectateurs, qui ne s’attendaient pas du tout à cela.

Si Kylo tue son père, il prouvera à Snoke qu’il peut lui faire confiance, et qu’il est le digne descendant de Dark Vador. Et lorsque Han se présente devant son fils, sur le pont de la base Starkiller, il va en réalité lui faciliter la tâche, même si l’on perçoit un moment d’hésitation chez le jeune homme avant de transpercer son père de son sabre laser rouge.

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L’héritage

Les héros de la postologie Star Wars doivent reprendre les rênes d’un passé dont le poids est immense : Ben Solo tente de devenir le nouveau Dark Vador, servant une sorte de copie de feu l’Empereur Palpatine, tandis que Rey essaye d’accepter le sabre d’Anakin Skywalker, sachant que de devenir le nouvel espoir de la Résistance impliquera une destinée qu’elle n’attendait pas.

Leur confrontation, à la fin du long métrage, dans les forêts enneigées de la base Starkiller, était inévitable, tant leur motivations et aspirations sont antagonistes. Le fait que Rey prenne le dessus sur Ben ne surprend guère, tant il est fonceur et impulsif, là où elle se révèle intelligente et calme.

Pourtant, ils ne sont encore que des enfants, des êtres qu’on a forcé à devenir adulte rapidement, mais qui ne savent pas encore tout.

Les figures du passé sont là pour les accompagner dans leur voyage, et comme tout bon Star Wars, un héros majeur fait son saut de l’ange : ici, il s’agit de Han Solo, héros mythique qui disparaît simplement sans un bruit…

Ces personnages iconiques (Luke, Han, Leia, Chewbacca, …) sont devenus des légendes dans la galaxie, et tout le monde connaît leur histoire. Pourtant, vient le moment où le mythe s’éteint et où il est temps d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire…même Han hésite à revenir dans la course, sentant qu’il n’est plus dans le coup. Alors il réécrit le chapitre original, redevant contrebandier, faisant table rase du passé et faisant la seule chose pour laquelle il a toujours été le meilleur. Il retrouve Leia, redevenue aussi Générale de la Résistance, abandonnant ainsi son titre de princesse pour se battre contre le côté obscur. Le couple mythique se reforme l’espace d’une seule scène, dont les répliques sont plutôt orientées vers l’humour, même si ils finissent par s’enlacer tendrement. Mais tout deux ont cependant quelque peu changer, et pas seulement physiquement : Leia est plus sage et calme, tandis que Han se montre marqué par les événements.

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À la toute dernière scène du long-métrage, tandis que retentissent les notes quasi-magiques de la partition de John Williams, Rey retrouve Luke -la dernière légende-, sur l’île d’Ahch-To, et lui tend le sabre d’Anakin, poids d’un héritage familial, lui demandant de venir en aide à la Résistance. Et puis, le générique de fin survient…

J.J. Abrams, chargé de concilier 3 générations de fans aux pulsions contradictoires, tente de relancer une franchise dont le retour était très attendu : le résultat est à la hauteur des espérances. Visuellement, filmé en IMAX, le film est très beau et recourt à de nombreux effets spéciaux à l’ancienne, évitant de noyer le tout dans un océan de numérique. Le combat dans la neige, rappelant quelque peu les films japonais est très réussi. Scénaristiquement, Star Wars avait encore de beaux jours devant lui, même si certains auraient souhaité quelque chose de plus audacieux…(notre note : 8/10).

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873.Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile ou retour sur l’histoire de Ted Bundy.

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Ted (Zac Efron), étudiant en droit, est en couple avec Liz (Lilly Collins), secrétaire médicale. Très amoureux d’elle, c’est un fiancé attentionné, et un bon père pour la fille de Liz. Cependant, tout bascule le jour où un portrait-robot d’un potentiel tueur en série est réalisé par la police : l’homme ressemble comme deux gouttes d’eau à Ted. Il aurait été aperçu près d’un lac à Washington, en train de demander à deux jeunes femmes de l’aider à accrocher un voilier sur sa voiture, une Volkswagen Coccinelle.  Ces personnes se seraient ensuite volatilisées. Ted est arrêté, et on l’accuse de nombreux chef d’inculpations : meurtres avec violences, tentatives de meurtres, kidnapping, … Si Ted clame son innocence, estimant être victime d’une erreur judiciaire, Liz est désemparée : elle croit en l’innocence de son mari, mais l’amoncellement de preuves contre lui la pousse à devoir admettre que le seul homme qu’elle ait jamais aimé soit un être abominable…

Personnage trouble et tristement célèbre aux États-Unis, Ted Bundy (1946- 1989) a marqué l’opinion publique par le fait qu’il s’agissait d’un homme bien sous tous rapport, pouvant réussir dans la vie (il faisait des études de droit et était un élève brillant), avec une famille et des amis, là où l’image du tueur en série était celle d’un dégénéré solitaire dont l’état pouvait être constaté. Élevé par ses grands-parents, dont l’influence d’un grand-père violent et autoritaire se fit sans doute ressentir, Ted ne connut jamais son père et fut qualifié de « bâtard » à de nombreuses reprises. Par la suite, ses proches et amis témoignent d’un personnage solitaire qui avaient quelques comportements pour le moins troublants (il lui arrivait de regarder des femmes se déshabiller en se baladant dans son quartier, épiant à n’importe quelle fenêtre).

Néanmoins, il est difficile d’imaginer que cet homme ait pu tuer au moins 30 femmes, de ce qu’on lui connait, bien que le chiffre exact pourrait tourner autour de 100, et avec une telle violence et une telle barbarie : le film ne montre jamais les atrocités en questions, se contentant de les évoquer au Tribunal, lorsque le Procureur (Jim Parsons) explique les faits ou de montrer des séquences télévisées d’époques, afin de montrer comment il était perçu par les médias. Pourtant, à l’audition de ceux-ci, on prend conscience des enjeux : si Ted est vraiment coupable de tous ces actes, il est impossible de remettre en liberté un psychopathe comme lui, d’autant qu’il s’est déjà évadé deux fois. Un être qui tue sans raison, mutilant et abusant ses victimes est une abomination.

Pour sa femme, Elisabeth, dont le film retrace également le parcours, tout cela est difficile à croire : pourtant, si au début elle lui fait confiance, par la suite, le doute s’installe. Ted l’aime, cela elle n’en doute pas, mais certaines événements vécus avec lui vont lui apparaître sous un jour nouveau, de même que les lacunes dans son récit devant la Cour et les pièces confidentielles du dossier révélées au grand jour : elle ne saura qu’à la toute fin la vérité, de la bouche du principal intéressé.

Le verdict sera sans appel : coupable, Ted sera condamné à la peine capitale, dans l’État de Floride. Sa mort, sur la chaise électrique, surviendra 10 ans plus tard, le 24 janvier 1989. 

Mis en scène par Joe Berlinger, cette évocation de la vie de Ted Bundy constitue un film réussi, parfois glaçant tant on se prend à douter de la culpabilité d’un homme que l’on ne connait finalement pas. Le long-métrage, sorti 30 ans après la mort du criminel, fait ressentir un étrange malaise tant on se dit qu’il est impensable qu’un homme aussi bien sous tous rapport puisse être un monstre sanguinaire, sans aucun état d’âme. On est étonné de la fascination que les gens ont pu ressentir face à ce play-boy qui a tenu à se défendre lui-même à son procès, après avoir épuisé tous les avocats imaginables, livrant là une prestation virant au grand spectacle. Un être qui fascine et répugne à la fois. Zac Efron, loin des films à l’humour potache qui ont fait sa réputation, trouve ici un rôle nettement plus conséquent. (notre note : 7,8/10).


872.Madame Doubtfire : 26 ans après.

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Impossible d’oublier l’immense Robin Williams, gamin éternel dans un corps d’adulte, faisant le pitre à tout vent avec une tendresse juvénile. En 1993, avec Madame Doubtfire, l’acteur incarnait un père de famille en proie à un divorce compliqué, ne pouvant plus voir ses 3 enfants. Afin de pallier à cet inconvénient, l’homme décidait d’utiliser d’un subterfuge pour le moins important : se déguiser en nounou, et se faire embaucher par son ex-femme Miranda (Sally Fields), qui cherchait une gouvernante pour s’occuper des enfants pendant qu’elle travaillait.

À nouveau, Williams compose un personnage unique et inoubliable. Il y a un côté presque magique derrière cette dame imposante, dotée d’une cinglante répartie et d’une infinie bonté. Et là, le père de famille qui a négligé ses proches devient une fée du logis, et prend conscience de ses erreurs passées. Daniel, le doubleur de dessin-animé raté, vivant au crochet de sa pauvre épouse, s’occupe enfin de ses enfants, qu’il chérissait pourtant plus que tout au monde et leur laissait faire de nombreuses bêtises.

Le film, signé Chris Columbus (Maman, j’ai raté l’avion), est une comédie mondialement connue, ayant acquis le rang de classique. Les pitreries de Williams sont toujours aussi drôles, en témoigne cette scène complètement surréaliste, où son personnage, Daniel, déguisé en Madame Doubtfire, doit dîner dans un restaurant avec sa femme, son nouveau compagnon et ses 3 enfants, et se changer dans les toilettes, redevenant Daniel, pour un entretien d’embauche dans le même restaurant…et cela à plusieurs reprises, afin que personne ne s’étonne de son absence !

Alors que le projet d’une suite est définitivement enterré, on se surprend tout de même à se demander ce qu’aurait donné le retour de cette nounou distinguée, respectant des règles de bienséance et de politesse. Williams manque définitivement au cinéma… (notre note : 8/10).


871.Slimane et Vitaa-Avant toi.

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870.Une ultime vidéo pour Star Wars-épisode IX.

Alors que Star Wars-épisode IX : l’Ascension de Skywalker sort en salle mercredi prochain, le film s’offre une ultime vidéo qui fera frémir les fans les plus accros : en effet, nous pouvons voir Kylo Ren rentrer dans ce qui semble être un ancien temple des Siths, le sabre à la main, et rencontrer l’Empereur en personne.

Palpatine sera donc l’antagoniste de cet épisode, et devrait avoir un rôle très important à jouer dans le film. Chose étrange que semble révéler la séquence, depuis le début, l’Empereur est dans l’ombre et a tenté de faire basculer Ben Solo vers le côté obscur : à travers Dark Vador, son grand-père, en faisant parler le Seigneur noir des Siths dans sa tête, et à travers Snoke, qui n’était qu’un pion, une poupée de chiffon dont il contrôlait l’esprit.

Cette fois, pas de doute, la bataille finale aura bien lieu.

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