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873.Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile ou retour sur l’histoire de Ted Bundy.

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Ted (Zac Efron), étudiant en droit, est en couple avec Liz (Lilly Collins), secrétaire médicale. Très amoureux d’elle, c’est un fiancé attentionné, et un bon père pour la fille de Liz. Cependant, tout bascule le jour où un portrait-robot d’un potentiel tueur en série est réalisé par la police : l’homme ressemble comme deux gouttes d’eau à Ted. Il aurait été aperçu près d’un lac à Washington, en train de demander à deux jeunes femmes de l’aider à accrocher un voilier sur sa voiture, une Volkswagen Coccinelle.  Ces personnes se seraient ensuite volatilisées. Ted est arrêté, et on l’accuse de nombreux chef d’inculpations : meurtres avec violences, tentatives de meurtres, kidnapping, … Si Ted clame son innocence, estimant être victime d’une erreur judiciaire, Liz est désemparée : elle croit en l’innocence de son mari, mais l’amoncellement de preuves contre lui la pousse à devoir admettre que le seul homme qu’elle ait jamais aimé soit un être abominable…

Personnage trouble et tristement célèbre aux États-Unis, Ted Bundy (1946- 1989) a marqué l’opinion publique par le fait qu’il s’agissait d’un homme bien sous tous rapport, pouvant réussir dans la vie (il faisait des études de droit et était un élève brillant), avec une famille et des amis, là où l’image du tueur en série était celle d’un dégénéré solitaire dont l’état pouvait être constaté. Élevé par ses grands-parents, dont l’influence d’un grand-père violent et autoritaire se fit sans doute ressentir, Ted ne connut jamais son père et fut qualifié de « bâtard » à de nombreuses reprises. Par la suite, ses proches et amis témoignent d’un personnage solitaire qui avaient quelques comportements pour le moins troublants (il lui arrivait de regarder des femmes se déshabiller en se baladant dans son quartier, épiant à n’importe quelle fenêtre).

Néanmoins, il est difficile d’imaginer que cet homme ait pu tuer au moins 30 femmes, de ce qu’on lui connait, bien que le chiffre exact pourrait tourner autour de 100, et avec une telle violence et une telle barbarie : le film ne montre jamais les atrocités en questions, se contentant de les évoquer au Tribunal, lorsque le Procureur (Jim Parsons) explique les faits ou de montrer des séquences télévisées d’époques, afin de montrer comment il était perçu par les médias. Pourtant, à l’audition de ceux-ci, on prend conscience des enjeux : si Ted est vraiment coupable de tous ces actes, il est impossible de remettre en liberté un psychopathe comme lui, d’autant qu’il s’est déjà évadé deux fois. Un être qui tue sans raison, mutilant et abusant ses victimes est une abomination.

Pour sa femme, Elisabeth, dont le film retrace également le parcours, tout cela est difficile à croire : pourtant, si au début elle lui fait confiance, par la suite, le doute s’installe. Ted l’aime, cela elle n’en doute pas, mais certaines événements vécus avec lui vont lui apparaître sous un jour nouveau, de même que les lacunes dans son récit devant la Cour et les pièces confidentielles du dossier révélées au grand jour : elle ne saura qu’à la toute fin la vérité, de la bouche du principal intéressé.

Le verdict sera sans appel : coupable, Ted sera condamné à la peine capitale, dans l’État de Floride. Sa mort, sur la chaise électrique, surviendra 10 ans plus tard, le 24 janvier 1989. 

Mis en scène par Joe Berlinger, cette évocation de la vie de Ted Bundy constitue un film réussi, parfois glaçant tant on se prend à douter de la culpabilité d’un homme que l’on ne connait finalement pas. Le long-métrage, sorti 30 ans après la mort du criminel, fait ressentir un étrange malaise tant on se dit qu’il est impensable qu’un homme aussi bien sous tous rapport puisse être un monstre sanguinaire, sans aucun état d’âme. On est étonné de la fascination que les gens ont pu ressentir face à ce play-boy qui a tenu à se défendre lui-même à son procès, après avoir épuisé tous les avocats imaginables, livrant là une prestation virant au grand spectacle. Un être qui fascine et répugne à la fois. Zac Efron, loin des films à l’humour potache qui ont fait sa réputation, trouve ici un rôle nettement plus conséquent. (notre note : 7,8/10).


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