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885.The Gentlemen.

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Mickey (Matthew McConaughey), baron de la marijuana depuis de nombreuses années à Londres, fort de ses multiples implantations, songe à se retirer du métier et à vivre sereinement avec sa femme, la belle Rosalind (Michelle Dockery). En un mot, il s’est embourgeoisé et son mode de vie ne lui correspond plus. Alors qu’il converse avec un potentiel repreneur, Matthew (Jeremy Strong), son affaire suscite la convoitise de Lord George (Tom Wu), un autre truand, qui lui envoie son bras droit, « Oeil Sec » (Henry Golding), pour converser avec lui. Cependant, Mickey n’est pas interessé par l’offre de ce dernier, et entend gérer ses affaires comme il le veut. Mais rien ne se passe comme prévu : surveillé par le journaliste Fletcher (Hugh Grant), prêt à tout pour le faire chanter, il doit faire face à un braquage de l’un des entrepôts par un groupe de jeunes boxeur au service du Coach (Colin Farrel), bien qu’il soupçonne qu’Oeil Sec et son ami Phuc d’être derrière tout cela. Menacé, il décide alors de faire appel au service de Raymond (Charlie Hunnam), pour l’aider.

Après le succès de Aladdin, le cinéaste Guy Ritchie est de retour pour un film de gangster de haute volée, dans la lignée directe de Snatch : tu braques ou tu raques et de Arnaques, crimes et botanique. Le long-métrage oscille donc entre action, humour et scènes de dialogues bien ficelées.  Ritchie recourt à une mise en abyme étonnante -un film dans un film-, et ce dès le début de l’histoire, où le personnage joué par Hugh Grant, Fletcher, débarque dans la maison de Raymond avec un scénario de long-métrage et va lui faire la lecture de ce dernier. Les scènes défilent, certaines sont réécrites, dans une version plus créative, afin de jouer avec le spectateur pour mieux le surprendre. Fletcher, sous ses allures de maître chanteur, n’est finalement rien d’autre que l’allégorie de Ritchie lui-même : le cinéaste qui crée un film. Forcément, la narration est décousue et l’histoire n’est pas aussi linéaire qu’elle ne semble le paraître : une idée débouche ainsi sur un faisceau d’idée, emportant le spectateur dans un récit touffu et complexe, où chaque détail compte, à la manière d’un récit policier.

Le titre film, the Gentlemen, illustre le dilemme dans lequel sont pris des bandits qui se sont enrichis : attirés par la haute société et le fait de se stabiliser quelque part, ils doivent gérer leur business et faire face à d’autres coqs. Ils se verraient bien Gentlemen, hommes fréquentables, mais ils ne le sont pas vraiment. Tout le monde souhaite devenir le lion, le roi, qu’il s’agisse du petit truand notoire, du tueur professionnel, du baron de la drogue ou du roi de l’information. Aussi, il n’y a ni ami, ni ennemi. Un futur film culte (notre note : 8,5/10).


884.Sans un bruit 2 : bande-annonce.

Trois ans après le succès de Sans un bruit au cinéma, John Krasinski remet le couvert avec une suite très attendue. Les survivants de la famille Habbott vont devoir faire face à d’autres menaces tandis qu’ils quittent leur domicile en ruine pour s’aventurer vers d’autres horizons. Sur leur route, ils vont s’abriter chez un homme étrange, incarné par Cillian Murphy.

Cette suite apportera quelques précisions sur l’arrivée de ses extra-terrestres sensibles au son, à travers plusieurs flash-back, permettant à Krasinski de revenir dans le rôle du père de famille. Sortie le 18 mars prochain.

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883.Le Magicien d’Oz.

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Sorti en 1939, Le Magicien d’Oz semble avoir traversé les âges tant il est l’un des films les plus vu au monde. Adaptation du roman pour enfant éponyme de L.Frank Baum, il ne s’agissait pourtant pas de la première transposition au cinéma des récits du monde d’Oz : en effet, la plus ancienne version date de 1908 et est signée Baum lui-même !

L’histoire est celle de la jeune Dorothée (Judy Garland alors que Shirley Temple avait été un temps envisagé), orpheline vivant chez son oncle et sa tante au Kansas, qui se retrouve emportée avec sa maison par une tornade dans le merveilleux pays d’Oz. Croisant sur sa route un épouvantail sans cervelle (Ray Bolger), un homme en fer blanc sans cœur et un lion peureux (Bert Lahr, dans un costume pesant plus de 40 kg), elle se met en quête de la Cité d’Émeraude où vit le magicien d’Oz (Frank Morgan), seul être capable de la ramener chez elle. Mais elle devra prendre garde à l’effroyable sorcière de l’Ouest (Margaret Hamilton), prête à venger sa soeur qui a été écrasée par la maison de Dorothée…

Lorsque le cinéaste Victor Fleming (Autant en emporte le vent) est engagé, les Studios de la Metro Goldwin Mayer tentent depuis 5 ans de concrétiser le film. Le gros problème réside dans le scénario, qui doit être transposé sans perdre l’esprit du récit. En effet, les Studios souhaitent faire du Magicien d’Oz une comédie musicale. Si 14 scénaristes seront engagés, se succédant l’un et l’autre, apportant chacun sa touche personnelle à l’histoire, seul 3 d’entre-eux verront finalement leur nom apparaître lors du générique de fin du long-métrage…

Si des différences notables subsistent entre le livre et le film, le long-métrage parvient néanmoins à retranscrire l’univers magique imaginé par Baum. Il s’agit avant tout d’un conte de fée. Il est également possible d’y voir une allégorie économique de la dépression ayant touché les agriculteurs aux USA entre 1883 et 1897 concernant le système monétaire de l’étalon-or. Il était pourtant nécessaire à cette époque d’imprimer davantage de monnaie, mais cela ne se faisait pas car la quantité d’or n’augmentait pas non plus. Le bimétallisme, usage de l’argent en plus de l’or, mettra fin au conflit.

Le magicien d’Oz n’est pas le Dieu qu’il semble incarner. Il n’est qu’un être humain, et il n’a pas de solutions magiques pour aider Dorothée à rentrer chez elle, ou le lion à faire preuve de courage. Il leur cependant un substitut, leur permettant de comprendre que la solution doit venir d’eux-même : par exemple, l’épouvantail sans cervelle reçoit un diplôme qui atteste de son intelligence de par l’expérience qu’il a vécu. L’homme en fer blanc sans cœur fait preuve de bonté et de sentiments, et le lion montre tout le courage dont il peut face à la sorcière.

La route de Dorothée jusqu’au palais du Magicien peut également être vue comme l’allégorie du chemin de la vie : c’est-à-dire une route semée d’embûches jusqu’au moment où l’on parvient à devenir celui que l’on doit être. L’homme en fer blanc, à titre d’exemple, est rouillé de partout et se plaint de ne pas avoir de cœur. En suivant Dorothée, il espère que le Magicien lui en fournira un. La jeune fille elle-même souhaite retourner au Kansas, alors que pourtant elle n’éprouvait que de l’ennui à rester là-bas, n’en pouvant plus de son immobilisme. Être loin de chez soi fait parfois perdre ses repères et permet de cerner ce qui est réellement important.

Comédie musicale oblige, la chanson Over the Rainbow est la première à être entendue dans le film. Le texte fut écrit en une seule nuit, directement pour son interprète, Judy Garland. Il s’agit d’un hymne incarnant l’espoir de s’évader de la dureté du monde, afin d’atteindre un paradis derrière un arc-en-ciel. Un monde imaginaire ? Aujourd’hui encore, le titre reste mondialement connu et a fait l’objet de plusieurs reprises. Et dire que les producteurs étaient loin d’être convaincu de la chanson…

Vous l’aurez compris, le Magicien d’Oz est un film intemporel, à plusieurs niveaux de lecture et magique : ainsi, démarrant en noir et blanc, le long-métrage se colore lorsque Dorothée parvient au pays d’Oz (notre note : 8/10).


882. Amazing Stories renaît de ses cendres.

Ce lundi 17 février 2020, la plateforme de vidéo Apple + a dévoilé les premières images de sa nouvelle série télé : Amazing Stories. Il s’agit d’une anthologie d’histoire fantastiques, chaque épisode racontant une intrigue différente. Adaptation d’une série de magazines de nouvelles, le show avait déjà connu une première adaptation sur NBC entre 1985 et 1987, grâce à Steven Spielberg. Prévu pour durer deux saisons, les 45 épisodes avaient été réalisés par de grands noms comme Joe DanteMartin ScorseseRobert ZemeckisClint Easwood ou encore Spielberg himself. De grands acteurs tels que Danny DeVitoMark HamillKevin Costner, Kiefer Sutherland, Harvey KeitelPatrick SwayzeKathy Baker ou encore Christopher Lloyd. La série avait séduite mais n’avait jamais pu connaître de troisième saison, faute d’audience face à la concurrence que représentait Arabesque ou Le Cosby Show. Son coût était également trop onéreux, la production d’un épisode d’une demi-heure revenant à 1 million de dollars.

Mais plus de trente ans plus tard, la série renaît de ses cendres le 6 mars prochain, le temps de 10 épisodes, diffusé en deux fois. Spielberg retrouve sa casquette de producteur, mais il n’est cette fois-ci plus seul, puisque notamment Adam Horowitz, le créateur de Once Upon A Time sera de la partie. La bande-annonce semble renouer avec l’atmosphère mythique de cette série estampillée Amblin. Soit le retour de la fabrique de rêve…

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881.Stranger Things saison 4 : les premières images.

Alors que la saison 3 a été diffusé l’été 2019, les nouveaux épisodes de la série télévisées à succès se dévoilent peu-à-peu. On sait grâce aux premières images qu’une partie de l’intrigue aura lieue en Russie. Dans ce trailer, les créateurs du Show confirme ce que tout les fans espéraient : Hopper est en vie ! David Harbour, son interprète est donc bel et bien de retour, plus bourru que jamais !

Pour rappel, à la fin de la saison 3, tout le groupe d’Hawkins se séparait, Joyce décidant de quitter la ville avec ses fils et Elf. Y aura-t-il des retrouvailles dans la future salve d’épisodes (9 d’après les récentes informations) ? À suivre…

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880.L’entreprise sociale.

Avant l’entrée en vigueur du Code des sociétés et des associations (ci-après CSA)/ Wetboek Vennotschappen en verenigingen (WVV), toutes les sociétés qui avaient la personnalité juridique (art.2, §2 C.Soc.) pouvaient être reconnues comme des sociétés à finalité sociale (ci-après SFS) si 2 conditions cumulatives étaient respectées :

  1. Ne pas être vouées à l’enrichissement de leurs associés
  2. Mettre certaines mentions dans leurs statuts (art. 661, al.1, 1°-9°)

Il leur suffisait ensuite d’ajouter la mention « à finalité sociale » à la forme juridique choisie (art. 662 C.Soc.) tant pour les extraits publiés au Moniteur belge (Belgisch Staatsblad) (art.68 et 69 C.Soc.) que sur les actes et factures (art. 78, 2° C.Soc.).

Cependant, la société restait régie par les règles de droit applicables à sa forme juridique, même si elle était qualifiée de SFS. Par exemple, une société anonyme à finalité sociale devait respecter le livre 6 du Code des Sociétés relatif aux sociétés anonymes.

Avec le CSA,  parce que le législateur a constaté que 85 % des SFS était des sociétés coopératives, uniquement la société coopérative pourra avoir une finalité sociale[1]. On parlera désormais d’entreprise sociale et plus de société à finalité sociale.

De plus, pour avoir cette reconnaissance, il faudra passer par une procédure d’agrément (erkenning), qui sera à demander au Ministre de l’Économie (Minister bevoegd Economie), via un formulaire disponible sur le site web du SPF économie (livre 8 du CSA). Cela est prévu pour contrôler les sociétés coopératives et voir si elles remplissent toujours les conditions de l’agrément[2]. Si ce n’est pas le cas, l’agrément pourra être retiré par le Ministre de l’Économie.

Cette procédure d’agrément est la preuve que la société est agréée en tant qu’entreprise sociale. Un arrêté ministériel portant agrément de la société dès sa publication au Moniteur Belge est rendu. Une procédure d’agrément est également prévue pour les entreprises agricoles.

Trois cas sont à envisager pour l’agrément :

  1. La SC agréée (erkende CV)= société coopérative agréée (erkende coöperative venootschap) (art. 8 : 4 CSA). Il s’agit de la société coopérative qui a pour but principal de procurer à ses actionnaires un avantage économique ou social, pour la satisfaction de leurs besoins professionnels ou privés. Elle peut prévoir que le patrimoine restant lors de la liquidation après apurement du passif et remboursement de l’apport versé par les actionnaires et non encore remboursé est affecté à des activités économiques ou sociales qu’elle entend promouvoir ( art. 8 : 4, al.3 CSA).
  2. La SC agréée comme ES  (CV erkend als SO)= société coopérative agréée comme entreprise sociale (art. 8 : 5, §1 CSA). Il s’agit de la société coopérative qui remplit 8 critères, qui doivent être mentionnés dans ses statuts (art.6 A.R. du 28 juin 2019) : »
    1. Générer un impact sociétal positif pour l’homme, l’environnement ou la société ;
    2. Ne pas avoir d’avantage patrimonial distribués à ses actionnaires excédant le taux d’intérêt légal fixé par le Roi[3] ;
    3. Donner au patrimoine restant après apurement du passif et remboursement de l’apport versé par les actionnaires et non encore remboursé une affectation correspondant à son objet comme entreprise sociale agréée. Cela se fait lors de la liquidation de la société ;
    4. Une description de l’objet de la société dans ses statuts, qui doit être de générer un impact sociétal positif pour l’homme, l’environnement ou la société ;
    5. Si un actionnaire démissionne, il se voit restituer au maximum la valeur nominale de son apport réel ;
    6. Le mandat d’administrateur est gratuit sauf si l’assemblée générale des actionnaires souhaite qu’il soit rémunéré (par un montant limité ou des jetons de présences ;
    7. Lors du vote à l’assemblée générale, un actionnaire ne peut pas voter et représenter 10 % des voies à lui tout seul ;
    8. Le dividende que les actionnaires reçoivent est établi uniquement quand le montant que la société garde pour les projets utiles à la réalisation de son objet est connu. »

Les 3 premières conditions (a, b et c) sont reprises à l’article 8 : 5, §1 du CSA.

          3. La SCES agréée (erkende CVSO)= société coopérative agréée comme une société coopérative et comme une société coopérative agréée comme entreprise sociale ( art. 8 : 5, §2 CSA).             Elle doit donc respecter les 8 conditions de l’art.6 A.R. du 28 juin 2019 mais également les conditions de l’article 1 de l’A.R. du 8 janvier 1962[4] :

« 1° l’affiliation d’associés doit être volontaire et la société ne peut refuser l’affiliation d’associés ou prononcer leur exclusion que si les intéressés ne remplissent pas ou cessent de remplir les conditions générales d’admission prévues dans les statuts ou s’ils commettent des actes contraires aux intérêts de la société;

   2° les parts du capital social, même si elles sont de valeur différente, confèrent, par catégories de valeurs, les mêmes droits et obligations, sous réserve de ce qui est dit au 3° ci-après en ce qui concerne le droit de vote aux assemblées générales;

   3° tous les associés ont une voix égale en toutes matières aux assemblées générales, quel que soit le nombre de parts dont ils disposent;

   4° les administrateurs et les commissaires sont nommés par l’assemblée générale;

   5° le dividende octroyé aux associés sur les parts du capital social ne peut dépasser 6 pour cent de la valeur nominale des parts sociales après retenue du précompte mobilier;

   6° le but principal de la société est de procurer aux associés un avantage économique ou social, dans la satisfaction de leurs besoins professionnels ou privés;

   7° le mandat des administrateurs et des associés chargés du contrôle est gratuit;

   8° une partie des ressources annuelles est consacrée à l’information et à la formation de ses membres, actuels et potentiels, ou du grand public »

 

On constate que l’art. 1 A.R. du 8 janvier 1962 a des critères communs avec l’art.6 de l’A.R. du 28 juin 2019. Mais il y a aussi de nouveaux critères[5].

 

Cependant, l’art. 1, 6° ne s’applique pas ici. En effet l’article 8 : 5, §2 du CSA stipule  dans la définition de la SCES agréée que c’est « une société coopérative dont le but principal ne consiste pas à procurer à ses actionnaires un avantage économique ou social […] ».

Il est possible pour une SCES agréée de perdre son agrément d’ES ou son agrément de coopérative. Si elle en perd un des deux, elle conserve l’autre si elle en remplit les conditions (art. 13 A.R. du 28 juin 2019).

Un arrêté ministériel a été publié au Moniteur Belge et reprend la liste de toutes les sociétés présumées comme étant agréée comme entreprise sociale, en son annexe 1[6]

À noter que l’art. 2 de l’A.R. du 28 juin 2019[7] stipule que toutes les sociétés à finalité sociale existantes à l’entrée en vigueur du CSA (dès le 1e mai 2019) sont présumées agréées comme entreprise sociale. Mais la présomption peut être renversée dans 5 cas :

  1. Si la société a demandé un agrément comme entreprise sociale et l’a obtenue ;
  2. Si la société notifie au Ministre de l’Emploi qu’elle veut renoncer à la présomption d’entreprise à finalité sociale ;
  3. Si après le 01/01/2024[8], la société remplit les conditions de l’agrément et l’obtient ;
  4. Si après le 01/01/2024, la société ne remplit pas les conditions de l’agrément ;
  5. Si la société n’est pas une société coopérative et ne l’est pas devenue après le 01/01/2024.

Une ASBL peut devenir une SC agréée, une SC agréée comme ES ou une SCES agréée à condition que son assemblée générale ait rendu une décision positive pour le faire (art. 9 : 12, 8° CSA).

 

 

 

 

 


[1] Le Ministre de la justice, « La parole donnée compte », disponible sur www.ufenm.be, consulté le 19 novembre 2019.

[2] Le Ministre de la justice, « La parole donnée compte », disponible sur www.ufenm.be, consulté le 19 novembre 2019.

[3] 6 % aujourd’hui (art. 1, 5° A.R. du 8 janvier 1962).

[4] 8 JANVIER 1962. – Arrêté royal fixant les conditions d’[agrément] des groupements [...] de sociétés coopératives et des sociétés coopératives (publication et entrée en vigueur : 19 janvier 1962).

[5] A.F., Partner, M., Verheyden, “Deux arrêtés royaux du 28 juin 2019 concrétisent le cadre réglementaire du nouvel agrément comme entreprise sociale ou société agricole, introduit par le Code des Sociétés et Associations », disponible sur www.eubelius.com, consulté le 17 novembre 2019.

[6]  27 AOUT 2019. – Arrêté ministériel établissant les listes des sociétés qui sont présumées agréées comme entreprise sociale ou agricole (publié le 4 septembre 2019).

[7]  28 JUIN 2019. – Arrêté royal portant exécution de l’article 42, § 4, de la loi du 23 mars 2019 introduisant le Code des sociétés et des associations et portant des dispositions diverses concernant la présomption d’<agrément> comme entreprise agricole et comme entreprise sociale (publié le 11 juillet 2019).

[8] Date limite pour les sociétés existantes avant l’entrée en vigueur du CSA pour modifier leurs statuts.


879.Le voyage du Docteur Dolittle.

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Après avoir tiré sa révérence dans le dernier opus d’Avengers (sauf surprise), l’acteur Robert Downey Jr est de retour au cinéma sous les traits du Docteur Dolittle, un médecin capable de parler aux animaux. Dans cette comédie fantastique survoltée, après le décès tragique de son épouse, le célèbre docteur n’est plus que l’ombre de lui-même et s’est juré de ne plus soigner d’êtres humains. Cependant, l’arrivée de la fille de la Reine d’Angleterre va changer la donne : sa mère est aux portes de la mort et a besoin d’un traitement de toute urgence. Dolittle va découvrir que seul un fruit poussant sur un arbre d’une île inconnue pourra guérir le monarque. Un produit que sa défunte épouse cherchait avant de disparaître. Accompagné d’une princesse, d’un jeune garçon espiègle et de sa troupe d’animaux, Dolittle entame un voyage jusqu’aux confins du monde…

Fantasque, Robert Downey Junior ajoute un nouveau personnage haut en couleur dans sa filmographie : celui de ce médecin extravagant, qui communique avec les animaux en imitant leur cri -l’acteur se révèle extrêmement doué pour pousser le son de l’éléphant ou du singe- et qui va devoir mener une sorte de voyage initiatique lui permettant d’être en paix avec lui-même. Le comédien a des allures de Jack Sparrow et du Willie Wonka de Charlie et la chocolatrie tant il semble parfois détaché de tout ce qui l’entoure. Les animaux l’accompagnent tout au long de son périple, formant une joyeuse ménagerie : il y a le singe terrifié Chee-Chee (Rami Malek), l’ours polaire Yoshi (John Cena) passant son temps à se disputer avec Plimpton l’autruche (Kumail Nanjiani), le canard Dab-Dab (Octavia Spencer) qui fait preuve d’autorité, Jip le vieux chien sage (Tom Holland), et bien sur Polynesia le perroquet (Emma Thompson) qui est aussi la narratrice du film.

Mis en scène par Stephen Gaghan SyrianaGold), cette nouvelle adaptation des aventures du Docteur Dolittle, tiré des romans de Hugh Loftin, s’éloigne des 2 films mettant en scène Eddie Murphy dans les années 1990, pour se rapprocher davantage de l’esprit de la série. Le film baigne dans une atmosphère colorée et loufoque, avec ce personnage très différent du commun des mortels que n’aurait pas renié Tim Burton. Sentiment d’autant plus exacerbé par la présence de Danny Elfman a la baguette, apportant un côté presque magique à ce récit où l’on croise tantôt des pirates (excellent Antonio Banderas en père vengeur), tantôt des dragons. Et le message semble universel : tous différents, mais pourtant tous semblables (notre note : 8/10).


878.Servant : série étrange sous la direction de M. Night Shyamalan himself.

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La jeune Leanne a été engagée par Dorothy (Lauren Ambrose, vue dans X-Files) et Sean Turner (Tobby Kebell, vu dans Black Mirror) pour prendre soin de leur bébé Jericho. Cependant, il ne s’agit pas d’un vrai enfant, mais d’un poupon, c’est-à-dire d’une poupée hyperréaliste utilisée à des fins thérapeutiques. En effet, le véritable bébé a été victime de la mort subite du nourrisson, et pour aider Dorothy à faire son deuil, le poupon a remplacé l’être perdu. Cependant, Dorothy l’identifie comme son véritable fils, et croit que ce dernier n’est jamais mort. Pour Sean, la situation est difficile mais il accepte de jouer le jeu pour sa femme. Aussi, lorsqu’elle décide de reprendre son travail de journaliste, elle fait appel à une nounou. Leanne se révèle étrange et mystérieuse : elle ne s’étonne pas de la présence du poupon, mais agis naturellement comme s’il s’agissait d’un véritable bébé, y compris lorsque Dorothy est absente, ce qui ne manque pas d’étonner Sean, qui travaille comme chef cuisinier à son domicile. Rapidement, la méfiance s’installe entre Sean et cette jeune femme. D’autant qu’elle ne semble pas être là par hasard…

Après avoir réalisé Glass, dernier volet de la trilogie initiée par Incassable et SpilM. Night Shyamalan se retrouve à la direction d’un série du réseau Apple+ dans laquelle se mêle à la fois fantastique, angoisse et drame. Le mystique n’est jamais loin dans ce mythe de Lazare étrange et hypnotique. Les plans métaphoriques du cinéaste sont visibles, l’homme jouant avec les reflets pour filmer son récit (un plan à travers un rétroviseur dès le premier épisode) ainsi que les plongées (vue du dessus). La musique est grinçante, comme pour annoncer le malaise que l’on va vivre dans ce huis-clos où le mal n’est pas forcément là où l’attendait. Rupert Grint, en contre-emploi dans le rôle du frère alcoolique de Dorothy livre une prestation étonnante, loin du personnage de Ron Weasley.

Entre la mère qui s’est perdue et se montre totalement déconnectée, le mari qui affronte la réalité et refuse de voir s’écrouler son épouse et la jeune femme d’ouvrage qui fuit un passé mystérieux, tous se voilent la face sur ce qu’ils sont et ce qu’ils font. Ils sont en quête d’une nouvelle identité, cherchant à taire la vérité à tout prix. Et ensemble, ils se font du bien, mais aussi du mal, à des degrés divers.

Nous entraînant sur de multiples pistes pour mieux les brouiller et en établir des nouvelles, Servant est une série délicieusement horrifique, jouant sur les faux semblants et emmenant son téléspectateurs au frontière du réel. Si le final de la première saison apporte quelques réponses, la saison 2 devrait nous en apprendre davantage… (notre note : 8/10).


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