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883.Le Magicien d’Oz.

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Sorti en 1939, Le Magicien d’Oz semble avoir traversé les âges tant il est l’un des films les plus vu au monde. Adaptation du roman pour enfant éponyme de L.Frank Baum, il ne s’agissait pourtant pas de la première transposition au cinéma des récits du monde d’Oz : en effet, la plus ancienne version date de 1908 et est signée Baum lui-même !

L’histoire est celle de la jeune Dorothée (Judy Garland alors que Shirley Temple avait été un temps envisagé), orpheline vivant chez son oncle et sa tante au Kansas, qui se retrouve emportée avec sa maison par une tornade dans le merveilleux pays d’Oz. Croisant sur sa route un épouvantail sans cervelle (Ray Bolger), un homme en fer blanc sans cœur et un lion peureux (Bert Lahr, dans un costume pesant plus de 40 kg), elle se met en quête de la Cité d’Émeraude où vit le magicien d’Oz (Frank Morgan), seul être capable de la ramener chez elle. Mais elle devra prendre garde à l’effroyable sorcière de l’Ouest (Margaret Hamilton), prête à venger sa soeur qui a été écrasée par la maison de Dorothée…

Lorsque le cinéaste Victor Fleming (Autant en emporte le vent) est engagé, les Studios de la Metro Goldwin Mayer tentent depuis 5 ans de concrétiser le film. Le gros problème réside dans le scénario, qui doit être transposé sans perdre l’esprit du récit. En effet, les Studios souhaitent faire du Magicien d’Oz une comédie musicale. Si 14 scénaristes seront engagés, se succédant l’un et l’autre, apportant chacun sa touche personnelle à l’histoire, seul 3 d’entre-eux verront finalement leur nom apparaître lors du générique de fin du long-métrage…

Si des différences notables subsistent entre le livre et le film, le long-métrage parvient néanmoins à retranscrire l’univers magique imaginé par Baum. Il s’agit avant tout d’un conte de fée. Il est également possible d’y voir une allégorie économique de la dépression ayant touché les agriculteurs aux USA entre 1883 et 1897 concernant le système monétaire de l’étalon-or. Il était pourtant nécessaire à cette époque d’imprimer davantage de monnaie, mais cela ne se faisait pas car la quantité d’or n’augmentait pas non plus. Le bimétallisme, usage de l’argent en plus de l’or, mettra fin au conflit.

Le magicien d’Oz n’est pas le Dieu qu’il semble incarner. Il n’est qu’un être humain, et il n’a pas de solutions magiques pour aider Dorothée à rentrer chez elle, ou le lion à faire preuve de courage. Il leur cependant un substitut, leur permettant de comprendre que la solution doit venir d’eux-même : par exemple, l’épouvantail sans cervelle reçoit un diplôme qui atteste de son intelligence de par l’expérience qu’il a vécu. L’homme en fer blanc sans cœur fait preuve de bonté et de sentiments, et le lion montre tout le courage dont il peut face à la sorcière.

La route de Dorothée jusqu’au palais du Magicien peut également être vue comme l’allégorie du chemin de la vie : c’est-à-dire une route semée d’embûches jusqu’au moment où l’on parvient à devenir celui que l’on doit être. L’homme en fer blanc, à titre d’exemple, est rouillé de partout et se plaint de ne pas avoir de cœur. En suivant Dorothée, il espère que le Magicien lui en fournira un. La jeune fille elle-même souhaite retourner au Kansas, alors que pourtant elle n’éprouvait que de l’ennui à rester là-bas, n’en pouvant plus de son immobilisme. Être loin de chez soi fait parfois perdre ses repères et permet de cerner ce qui est réellement important.

Comédie musicale oblige, la chanson Over the Rainbow est la première à être entendue dans le film. Le texte fut écrit en une seule nuit, directement pour son interprète, Judy Garland. Il s’agit d’un hymne incarnant l’espoir de s’évader de la dureté du monde, afin d’atteindre un paradis derrière un arc-en-ciel. Un monde imaginaire ? Aujourd’hui encore, le titre reste mondialement connu et a fait l’objet de plusieurs reprises. Et dire que les producteurs étaient loin d’être convaincu de la chanson…

Vous l’aurez compris, le Magicien d’Oz est un film intemporel, à plusieurs niveaux de lecture et magique : ainsi, démarrant en noir et blanc, le long-métrage se colore lorsque Dorothée parvient au pays d’Oz (notre note : 8/10).


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