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888. A rainy day in New York.

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Gatsby (Timothée Chalamet), un riche étudiant, sort avec Ashleigh (Elle Fanning), étudiante en  journalisme, depuis environ une année. Celle-ci doit réaliser une interview pour son journal d’un grand réalisateur, Roland Pollard, qu’elle apprécie énormément. Comme l’interview doit avoir lieu à New York et qu’elle durera environ une heure, Gatsby décide d’y aller avec sa copine afin de passer un week-end romantique. Il souhaite également éviter d’aller au dîner que sa mère organise avec les gens de son club, ne se retrouvant pas chez ce genre d’individus. Cependant, rien ne va se dérouler comme le jeune homme l’aurait espéré…

Annoncé en 2018, A rainy day in New York a bien failli ne jamais sortir. En effet, son réalisateur, Woody Allen, a été privé de sortie, la société Amazon ayant décidé de ne pas distribuer son film dans les salles obscures, suite aux accusations dont le cinéaste a fait face au cours du mouvement « #Me too ». Cependant, la donne a changée en 2019, le film trouvant enfin preneur. 

Ce jour de pluie à New York est en effet un récit plein d’illusion et de désillusions : Gatsby – Allen, scénariste, lorgnant du côté de chez Fitzgerald-, est un personnage anticonformiste. C’est un jeune homme qui parle beaucoup, calme et cultivé. Il aime la pluie et la mélancolie. Gatsby aime faire plaisir à ses dames, c’est un romantique : as du poker, il a réussi à gagner une somme confortable qui lui permettra de réserver une chambre pour lui et sa copine, dans un hôtel avec vue sur Central Park.

Ashleigh est une fille extravertie, qui aime beaucoup Gatsby. Elle adore également le soleil. Mais lorsque Roland Pollard lui propose d’assister à une projection privée de son dernier film, elle saute sur l’occasion, découvrant le monde du cinéma (et croisant du beau monde, dont son acteur préféré, Francisco Vega, sous les traits de Diego Luna), laissant le pauvre Gatsby sur la touche. Elle va céder à toutes ses tentations, pensant au fait que les choses ne se présentent qu’une seule fois.

Alors Gatsby erre seul et esseulé dans les rues de cette mégapole qu’est New York. Et il croise un ami à lui, tournant un film dans le cadre de ces études : il lui propose de participer à une scène, où il doit embrasser une jeune fille. Acceptant, Gatsby se rend rapidement compte qu’il l’a connait : c’est Shannon (Selena Gomez), la sœur d’une de ses anciennes petites copines. Même si elle n’a pas toujours été facile quand elle était plus jeune, Gatsby doit bien reconnaître qu’elle est devenue très belle et peine à la reconnaître.

Il est beaucoup question de dilemmes moraux dans ce dernier cru de Woody Allen, les personnages cachant leur véritable nature : Tout d’abord, Ashleigh est confrontée à la tentation à 3 reprises, de la part de 3 hommes différents, qui s’offre à elle mais qu’elle contient…avant de céder. Pourtant, elle est avec Gatsby et aime ce dernier, mais n’est pas contre un écart de conduite. Ensuite, Gatsby finit par aller à contre-cœur au dîner de sa mère qu’il souhaitait à tout prix éviter, engageant une escort-girl afin de jouer sa petite amie qu’il doit présenter. Le fait d’être accompagnée, même par une copine en carton lui permet de sauver les apparences, les bonnes convenances étant nécessaire dans ce genre de milieu. Enfin, le fait que Gatsby sorte avec Asleigh, une fille de banquiers avec qui il n’a rien en commun et qui n’est pas toujours emballée par les excès de romantismes dont le jeune homme peut faire preuve, alors que Shannon le trouve sensationnel, était jalouse de sa propre sœur  quand il sortait avec lui et serait prête à le suivre dans n’importe quelle aventure. Entre la belle blonde gauche et la brune fougueuse, son cœur balance…

Gatsby -l’une des projections de Allen- va parcourir New York pour mieux comprendre qui il est réellement et que son attrait pour les choses simples et la beauté de celle-ci n’a rien d’anodin…

Mais ce film est avant tout une comédie romantique, semblables à celles qui étaient réalisées dans les années 1950-1960, située dans la belle ville de New York que la caméra de Allen ballade du Metropolitan Museum à l’horloge de musique au zoo de Central Park en passant par les célèbres taxis jaunes. Et c’est très agréable (notre note : 9/10).


887. Escapade à New York.

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Rien ne va plus pour Nancy (Goldie Hawn) et Henry Clarck (Steve Martin) : leurs enfants partis, le couple se rend compte pour la première fois de leur vie qu’ils ne sont désormais plus que deux. Nancy a toujours tout fait pour ses enfants et s’ennuie dans la maison. Aussi, elle se décide à reprendre les choses en mains et à vivre de grandes choses avec son mari. Cependant, celui-ci a des ambitions plus modestes et n’a pas envie de vivre de folles aventures. Il préfère rester en Ohio et n’a plus vraiment d’ambitions. Pire, Henry vient d’apprendre qu’il a perdu son emploi. La cinquantaine sonnée, il ne sait pas comment il pourra retrouver un nouveau job. Aussi, il ment à sa femme lorsqu’un entretient se présente pour lui et lui annonce faire un voyage d’affaire à New-York. Nancy, bien décidée à redonner un coup de romantisme à son couple, l’accompagne. Les 24 heures suivantes seront certainement les plus mouvementées de toute leur vie…

Remake d’un film de Arthur Hiller sorti en 1970, Escapade à New-York  est sorti en 1999. Sam Weisman concoctait avec ce long-métrage une comédie très burlesque permettant de faire rejouer à nouveau Goldie Hawn et Steve Martin à l’écran ensemble, 7 ans après Fais comme chez toi ! L’alchimie entre les deux comédiens est très visible dans le film, ce qui donne beaucoup de plaisir au spectateur. L’histoire fonctionne comme une locomotive : tout va à deux cents à l’heure, dans un ville magnifique, mais semblable à une jungle : le couple va cumuler la malchance, allant de perdre ses valises, à se faire voler par un voleur qu’ils prendront pour le compositeur Andrew Lloyd Weber, ou encore à devoir s’enfuir d’un hôtel en escaladant la façade. Les péripéties et rebondissements s’enchaîne à un rythme effréné, ainsi que les nombreux gags (souvent très drôles). Goldie Hawn, comme à son habitude, est très douée pour les comédies (Un couple à la merLa bidasse, …) : enjouée, pétillante, romantique et très énergique, la jolie blonde au rire reconnaissable entre mille est au sommet de son art. Martin, démarrant toujours en retenue, explose toujours au quart de tour et exprime tout son génie comique. John Cleese, en maître d’hôtel distingué (et fan de Donna Summer) est la cerise sur le gâteau.

Méconnu et malmené par les critiques à sa sortie, Escapade à New-York constitue un film drôle et tendre sur la vie conjugale et le fait de continuer à croire en la vie. Les situations présentées sont originales, offrant un ton décalé à l’ensemble du récit. De plus, le film permet de découvrir davantage la ville de New-York, et ses nombreux clichés (notre note : 8/10).


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