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893.Homecoming : l’Amérique édentée de l’Oncle Sam (Esmail).

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Créateur de Mr Robot, le génial Sam Esmail décidait, en 2018, de proposer une autre série télévisée : Homecoming. Dans un format plus court (26 minutes par épisode), et le temps d’une salve (il y en aura finalement une seconde), il concevait là une série à la narration décousue et comprenant de nombreux mystères…

En effet, la trame du récit suivait, Heidi Bergman (Julia Roberts, toujours intense), assistante sociale reconvertie psychologue, chargée de suivre d’ancien soldats de la guerre en Irak, dans le cadre d’une thérapie au centre de revalidation Homecoming. Le but était de soigner les séquelles psychologiques de ces vétérans en vue de leur permettre de réintégrer la vie civile de manière harmonieuse. Au cours de ses séances, Heidi va se lier d’amitié avec l’un de ces soldats, le jeune Walter. En 2018, soit quatre ans plus tard, Thomas Carrasco, enquêteur au Ministère de la Défense découvre qu’une plainte a été déposée par Walter : Il se décide à y donner suite. L’agent découvre qu’il n’y a pas la moindre trace du centre Homecoming. Intrigué, il va à la rencontre de Heidi : celle-ci est désormais serveuse, et comble de surprise, n’a pas le moindre souvenir de son travail à cette époque de sa vie.  A-t-elle tout oublié ou ment-t-elle ? Est-ce que quelque chose s’est mal passée ? Tout porte à croire que oui…

Derrière Homecoming, centre d’apaisement censé faire la jonction entre la guerre et le retour à la vie normale, il y a une vérité cachée. Le lieu n’est pas exactement ce qu’il semble être et l’Amérique pas aussi clean qu’elle souhaiterait le montrer. Heidi a oublié ce qu’elle a vécu, de ses conversations avec Walter au harcèlement quotidien qu’elle subissait de son ancien employeur, Colin Belfast (Bobby Cannavale). Il en résulte que la série est un gigantesque puzzle dont les pièces ne sont livrées qu’au compte-goutte avant de livrer un secret aux sombres desseins. Théorie du complot, secrets bien gardés, souvenirs confus, paranoïa,… la série puisse ses inspirations tant chez David Lynch que Alfred Hitchcock , même si elle évoque également l’autre bébé d’Esmail : Mr Robot. Tout au long des dix épisodes de la série, le spectateur va découvrir les souvenirs de Heidi, et comprendre la vérité. Les actions des uns ont des conséquences sur les autres, et chacun agit sur la vie d’autrui. On peut à la fois reconstruire une personne, voir la détruire totalement.

Astucieux, Esmail filme son récit avec des va-et-vient incessant entre le passé et le présent, permettant de voir la différence entre les deux époques par le fait que pour le présent, la taille de l’écran est diminuée de moitié. Comme pour illustrer le fait que l’héroïne n’est plus vraiment elle-même, car une partie de son identité s’est envolée…Comme à son habitude, chez Esmail rien n’est laissé au hasard, et chaque élément est exploité, même si ce n’est pas immédiatement. On reste donc pantois face à une série aussi captivante (notre note : 9/10).


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