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901.Le Star Wars abandonné de Colin Trevorrow.

Avant que J.J.Abrams ne réalise l’épisode IX de la saga Star Wars, un autre cinéaste était promu à cette tâche, pour être finalement évincé par LucasFilm suite à des divergences de point de vue  : il s’agissait de Colin Trevorrow (Jurassic WorldLe livre d’Henry). Ce dernier était d’ailleurs très loin dans le projet car il avait déjà écrit un scénario (avec Derek Conolly) et demandé la réalisation de nombreux concepts-arts. Si tout était sensé rester secret, il n’en est rien car ceux-ci ont fuités sur Internet. Trevorrow l’a d’ailleurs lui-même confirmé à l’occasion d’un tweet. 

Dès lors, même si cela ne verra jamais le jour et que seule la vision de J.J. Abrams compte, que racontait ce scénario d’origine, oublié suite au décès de Carrie Fisher ?

Le titre d’épisode aurait été « Duel of the Fates« , sorte d’hommage appuyé au titre phare de la bande-son de Star Wars : épisode I : la menace fantôme.

L’intrigue aurait du reprendre également peu de temps après la fin de l’épisode VIII. Désormais Suprême Leader, Ben tente de conquérir la galaxie.Le jeune homme est totalement sous l’emprise du côté obscur. La Résistance, de son côté, ne s’est pas remise de ses pertes et est sur le point de disparaître. Toute communication lui est impossible…

Rey, armée d’un sabre laser bleu à double lames  (réalisé à partir de son bâton) part avec Finn et Poe  pour une mission cruciale : elle va utiliser la Force pour s’emparer d’un vaisseau Destroyer de l’ancien Empire, et échapper de peu à leurs ennemis parmi lesquels se trouvent les Chevaliers de Ren et le Capitaine Phasma.

Ben serait ensuite parti sur Mustafar, dans le temple de Vador pour trouver une balise Sith. Hanté par le fantôme de Luke, le jeune homme est désemparé. Pire, en son absence, Hux, désormais Chancelier, dirige les troupes. Ben découvre alors un message holographique de feu l’Empereur Palpatine (qui aurait fait une petite apparition dans le film) invitant Vador, au cas où Luke le tuerait, à conduire son fils sur Remnicore, afin de rencontrer celui qui l’a formé : Tor Valum. Le message explose alors, blessant Ben au visage, ce qui choque Leia, car il n’était pas sensé l’entendre.

La Résistance, soucieuse d’appeler du renfort, découvre grâce à Rey l’existence d’une balise sur Coruscant permettant d’émettre un signal puissant et indétectable pour le Premier Ordre. Ben soigne ses blessures au visage en le réparant grâce à des morceaux d’armure fondus.Leia donne elle-même un message (dans une scène faisant écho à l’épisode IV, Leia fournissant le message à R2-D2, remplacé ici par BB-8), en demandant de l’aide dans toute la galaxie.

Soucieuse de terminer sa formation, Rey s’entraîne jour et nuit, avec le fantôme de Luke sur Koralev. La jeune femme n’est pas certaine d’être celle qui parviendra à ramener la paix et à besoin d’être encouragée. Ben, qui est parvenu à trouver Tor Valum, sorte d’alien gigantesque et très ancien (inspiré du bestiaire de H.P.Lovecraft), le convainc de devenir son maître après un combat. Au  cours de leurs séances d’exercices, Valum lui enseigne comment vaincre la mort en aspirant l’énergie des autres, ce que Ben essaie sur un arbre.  Il lui propose une épreuve importante : un duel contre Dark Vador lui-même. Mais Ben perd le duel.

La Résistance envoie deux équipes pour trouver la balise : Si l’équipe de Rey accomplit sa mission de chercher des troupes et que la jeune Jedi affronte -avec succès- les Chevaliers de Ren en duel, l’équipe de Finn, chargée d’activer la balise, est faite prisonnière du Premier Ordre qui coupe le signal émis. En effet, Coruscant est gardée d’une main de maître par les ennemis. Néanmoins, grâce à des anciens stormtroopers passés chez la Résistance, ils se libèrent.

Rey gagne Mortis et affronte Ben en duel. Ce dernier lui révèle alors avoir tué ses parents sur ordre de Snoke. Lors du combat, il prend le dessus sur Rey et la rend aveugle. Les spectres de Luke, Yoda et Obi-Wan apparaissent pour faire recouvrer, mais en vain, la raison à Ben. Rey, se relevant, finit par emporter le duel mais le script ne détaille pas la manière.

La bataille de Coruscant bat son plein : le message de Leia est envoyé et les alliés arrivent et la bataille est gagnée par la Résistance. Au cours de celle-ci Rey affronte un Rancor, Chewbacca pilote un X-Wing et R2-D2 est blessé. Hux, chancelier, se suicide, tel un samourai.

Apaisée, Rey décide de former une nouvelle génération de Jedi. Elle se rapproche également de Poe Dameron, qui deviendra son époux. Quant à Poe, il se forme désormais un couple avec Rose.

On constate donc que l’épisode IX de Trevorrow aurait constitué un film plus sombre que l’Ascension de Skywalker et plus en lien avec l’épisode VIII, mais aurait-il été meilleur pour autant ? Reste le dommage de n’avoir pas tourné réellement une scène dans l’espace, comme Trevorrow en rêvait…


900. Petit Best of des articles 801 à 899.

Alors que cette saison 8, inaugurée le 18 septembre dernier  bat son plein, et qu’il s’agira vraisemblablement de la dernière du blog, nous en profitons pour vous proposer un petit florilèges des meilleurs articles publiés entre le numéro 801 (25 juin 2019) et le numéro 899 (26 avril 2020).

Courage durant cette période difficile du confinement,

Le créateur.

TOP 10 : 

  1. Homecoming, la série événement de Sam Esmail
  2. Analyse du film « Star Wars : épisode IX : l’ascension de Skywalker »
  3. Shining : 40 ans après, le film fascine encore
  4. Que deviennent nos données en ligne après notre décès ?
  5. Servant : série angoissante
  6. Les Banlieusards : Joe Dante et ses voisins
  7. Dead Zone : Stephen King vu par David Cronenberg
  8. Donnie Darko
  9. Retour vers le futur : saga intemporelle
  10. Il était une fois le logo de DreamWorks Studios

899. Breakfast Club.

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Ils sont 5 : l’un est catalogué surdoué, l’autre athlète, l’autre détraquée, l’un délinquant et la dernière fille à papa. Puisqu’ils ont fauté, ils vont devoir être en retenue le temps d’une journée. Le principal, monsieur Vernon, leur a donné un devoir : écrire une rédaction dont le sujet est de déterminer qui ils pensent être. De prime abord, aucun d’eux ne se connaît et personne n’a envie d’être là. Cependant, ils vont discuter longuement, dévoilant leurs secrets les plus intimes et vont nouer des liens très forts.

Le pape du teen movie

En 1985, lors Breakfast Club (le club du petit déjeuner) débarquait sur les écrans, le nom de John Hughes commençait à être connu. Ce modeste scénariste signa les histoires de films familiaux tels que Bonjour les vacances et Mister Mom et obtint le succès dès son premier film, un teen movie qui allait marquer les esprits : Seize bougies pour Sam. Il allait, à partir de ce dernier long-métrage, devenir un spécialiste de la comédie pour adolescents, en livrant ses plus grands classiques : Une créature de rêveBreakfast Club et La folle journée de Ferris Bueller.  Plus tard, il écrira les scénario de Maman, j’ai râté l’avion  et ses suites.

Le club des 5

Concentrant son action sur une seule journée, au sein d’une salle de retenue, Breakfast Club suit les péripéties d’une bande de jeunes pas si méchant que ça. En réalité, à la lumière des paroles de David Bowie qui ouvrent le film, chacun d’eux est déterminé par l’image que les autres lui ont donné. Ainsi, la pression sociale et le milieu duquel ils proviennent ont déterminés leur identité. Par exemple, John (Judd Nelson, très drôle dans le rôle), le «  »délinquant », passe son temps à ne pas respecter les règles et à provoquer les autres. Il est en réalité maltraité par son père, tant verbalement que physiquement et éprouve beaucoup de colère. Autre cas, Claire (Molly Ringwald), la « fille à papa » arrogante et gâtée à outrance, souffre de ses parents, dont la relation est catastrophique et qui se serve d’elle pour se faire souffrir l’un l’autre.

Malgré le fait que John Hughes ait écrit le scénario en deux jours, il ne s’agit pas d’un film d’adolescents qui ne pensent qu’à se tripoter et à devenir les rois et reine du lycée : il y a bien entendu un côté léger et propice à la déconnade (les scènes de danses ou les petites bêtises adolescentes) mais les personnages sont ici très élaborés et vont essentiellement avoir de longues discussions. Et les mots feront figures de thérapie, de catharsis. Alors qu’ils viennent de milieux différents et sont appréciés différemment au lycée, chacun d’entre eux à en commun le fait que la pression familiale leur pèse comme un héritage trop lourd à porter et qu’ils préféreraient oublier. Pour l’heure, ils reproduisent ce que leur parent accompli, ou correspondent au modèle qu’ils attendent d’eux : ainsi, Andrew (Emilio Estevez), l’ »athlète », champion de lutte et gamin adulée par ses pairs, tente d’assouvir les exigences de son père autoritaire et d’être le plus fort. Afin de l’impressionner, il s’en est pris à un garçon plus faible…mais il éprouve des remords. Brian (Anthony Michael Hall), le « surdoué », est catalogué comme ringard et brille par ses résultats scolaires : lorsqu’il échoue à une interrogation, la tristesse l’envahit et il tente de se suicider, mais échoue. 

À l’écoute des autres

Au fur-et-à-mesure du récit, les différents personnages vont évoluer, vers un mieux-être et s’émanciper de l’étiquette qu’on leur a collée. Brian, éclatant en sanglot, se demande s’ils se reparleront encore au terme de cette journée, où ils les considèrent tous comme ses amis. Il faut dire que Claire et Andrew sont très populaire et ne souhaiteraient pas avoir l’air ridicule devant leurs amis. Les lycées ne sont au fond qu’un microcosme illustrant parfaitement le fait que l’on a tendance à rejeter la moindre différence et à glorifier ceux qui sont les plus beaux et les plus forts.

Pourtant quelque chose va changer : Les problèmes et la société ne sont pas une fin en soi. On peut être à la fois, un athlète, un surdoué, une détraquée, une fille à papa et un délinquant. Les personnages, en avouant leur secrets, hontes et désillusion comprennent que rien n’est absolu. La morale est simple et universelle : la place que l’on a et que l’on occupe n’est pas figée.

Pour les anecdotes, le tournage du film avait comme caractéristiques que de nombreuses scènes ont été tournées sans la moindre coupure, Hughes préférant laisser parler ses acteurs dans un soucis de réalisme. Même si le succès du film fut modeste, il a aujourd’hui acquis les galons de « film culte ». Inoubliable (notre note : 9/10).


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