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905.Le cas Richard Jewell.

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Lors des jeux olympiques de 1996 à Atlanta, Richard Jewell, l’un des membres de l’équipe chargée de la sécurité, a remarqué la présence d’un sac à dos près d’un banc. Un coup de téléphone anonyme est reçu par les autorités fédérales, annonçant qu’une bombe explosera. Cependant aucune suite n’est donnée.  Richard, pensant que le sac est suspect, demande à ce qu’il soit ouvert. Et là, c’est l’effroi. Une bombe  est placée à l’intérieur, avec une triple charge. Richard mis tout en oeuvre pour protéger les civils présents à ce moment-là et évacuer au mieux le parc du Centenaire. Grâce à lui, des milliers de personnes ont pu être sauvées, même si d’autres sont malheureusement décédé. Alors qu’il devient un héros local, le FBI se met à chercher le coupable : et comble d’effroi, il devient le suspect numéro 1.

Dans Le cas Richard Jewell, le vétéran Clint Eastwood confirme cette vague de patriotisme américain entamée depuis American Sniper et poursuivie avec Sully et Le 15h17 pour Paris. Ici, il raconte l’histoire vraie d’un homme qui rêvait d’être policier, fier du système américain et qui fut lynché, tant par la presse, que par ceux qu’il admirait. Cet homme rondouillard et sympathique respectait la loi, et fut suspecté pour un motif très hasardeux par le FBI. Dans le film de Eastwood, on assiste à la chute de celui qui fut durant quelque jours un héros national, avant d’être traîné dans la boue suite à une fuite d’information par une journaliste véreuse (Olivia Wilde), qui s’était adonnée à quelques échanges avec l’agent du FBI responsable de l’enquête (John Hamm).

La presse, autrement dit le 4e Pouvoir aux USA, qui peut se targuer d’avoir fait tomber un Président (Nixon), est capable de faire une montagne avec un caillou. Harcelant Richard jour et nuit, campant devant sa maison, lui posant des questions effroyables à chacune de ses sorties, avant qu’il leur livre « la vérité ». Clint filme cela sans pudeur, montrant à quel point il est facile de détruire une personne. Kathy Bates, en mère courage de Richard, montre à quel point il est dur de voir son enfant être traité de la sorte.

Le FBI n’est pas sans reste dans le film : ses méthodes sont inqualifiables dans cette affaire et en violation de tous les droits fondamentaux : la scène où ils demande à Richard de signer un papier où il renonce à exercer ses droits ou celle où il lui demande de répéter la phrase que le tueur a prononcé lors de son appel anonyme et l’enregistre ensuite en sont de bons exemples.

Cependant, Richard, le bouc-émissaire idéal, celui à qui faire porter le chapeau lorsque l’on a pas la moindre piste, ne sera pas aussi stupide que les gens sembleront le penser : il comprendra vite que les forces fédérales ne sont pas de son côté, et fera appel à un avocat et ami, Watson Bryant (Sam Rockwell).

Il en résulte à nouveau, de la part de Clint Eastwood, un récit hautement humaniste sur un personnage méconnu. Il n’était ni riche ni célèbre, et s’est montré idéaliste en croyant à un système corrompu, avant de décider de se battre et de sauver son honneur (notre note : 9/10).


904. En attendant la suite : S.O.S. Fantômes (1984).

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Sorti en 1984, S.O.S. Fantômes est réalisé par Ivan Reitman : Énorme succès, le film a marqué des générations de spectateurs par son humour, par sa musique culte et par ses comédiens. Focus sur une madeleine de Proust :

Cela commence dans la bibliothèque d’une université. Une employée remarque des choses étranges : des bruits bizarres, des livres qui tombent… lorsque soudainement, elle tombe nez-à-nez avec un spectre ! Effrayée, elle s’enfuit en courant. Pendant ce temps, les docteurs Peter Venkman (Bill Murray), Raymond Stantz (Dan Aykroyd) et Egon Spengler (Harold Ramis) sont licenciés car le doyen n’approuve pas leurs recherches en parapsychologie, qu’il trouve absurde. Cependant, le trio décide de monter leur propre patrouille de chasseurs de fantômes : dans une vieille caserne de pompier abandonnées, ils s’installent, recourant au service d’une réceptionniste de caractère (Annie Potts), et embarque à bord d’une Cadillac blanche estampillée « S.O.S. Fantômes ». Rapidement, le groupe se fait un nom et les demandes affluent au point qu’il doivent engager un quatrième laron : Winston (Ernie Hudson). Un jour, une jeune femme, Dana (Sigourney Weaver), débarque dans leur bureau. Celle-ci se dit victime d’un revenant et à besoin de l’aide de la brigade : Cependant, ils sont loin de se douter de ce qui les attend…

Comédie culte des années 1980, S.O.S. Fantômes est surtout connue par son titre phare « Ghostbusters » interprété par Ray Parker Jr. Le single, dont le clip fut réalisé par Ivan Reitman lui-même, sera durant plusieurs semaines en tête du hit-parade au U.S.A., s’écoulant à plus de 1 million d’exemplaires vendus. On le sait moins mais une affaire de plagiat a éclaté autour de la chanson, car celle-ci ressemblait à I want a New Drug du groupe Huey Lewis and the News : même si celle-ci s’est arrangée à l’amiable, il semble que Ivan Reitman avait d’abord utilisé I want a New Drug avant de recourir aux services de Rey Parker Jr.

L’origine du film est à chercher chez Dan Aykroyd, qui rêvait de mettre en scène une histoire de chasseurs de fantômes, œuvrant à la commission, et voyageant dans le temps et l’espace. Pour ce faire, il comptait faire appel à son ami John Belushi, qui avait joué avec lui dans Les Blue Brothers. Cependant, la mort de ce dernier en 1982 l’obligea à revoir ses plans et Bill Murray le remplaça à la seule condition que les studios acceptent de lui financer Le fil du rasoir, ce qui fut accepté. Le tournage fut difficile à gérer, la production bloquant les rues de New York sans autorisation, se servant de la popularité de ses acteurs pour imposer ses exigences.

S.O.S. fantômes est avant tout un moment de franche rigolade entre des comédiens qui visiblement ce sont amusés. Alignant les répliques cultes (tel que on est v’nu, on l’a vu, il l’a eu dans l’cul), le film offre un contraste saisissant entre ses professeurs, censés être des érudits, et leur comportement tout à fait enfantin. Leur jargon est complexe et scientifique, mais leur esprit est toqué. Ils se serrent les coudes autant qu’ils se critiquent. La présence de Rick Moranis, dans le rôle du voisin de palier cabotin de la belle Sigourney Weaver, qu’il tente (sans succès) de séduire, complète le tout.

Les effets visuels, combinant à la fois animations et créatures plus artisanales (en stop-motion) ont bien vieillis : tout le monde se rappelle la scène où le Bibendum Shamallow géant sème la zizanie dans les rues de New-York, des chiens maléfiques poursuivant Moranis près d’un parc, ou de Sigourney Weaver, complètement possédée, lévite au-dessus de son lit. Le film est à proprement parler délirant, et visuellement créatif.

S.O.S. Fantômes connaîtra une suite en 1989, baptisée S.O.S. Fantômes 2 réunissant le casting original. En 2016, un reboot féminin vit le jour, où la plupart des membres des acteurs du premier film firent une apparition. Après des années de pourparlers, un troisième volet a finalement été tourné : baptisé S.O.S. Fantômes : l’héritage, il sortira en 2021 et réunira les stars de la première heure. En attendant la suite, pourquoi ne pas revoir le film original ? (notre note : 8/10).


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