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910. Tales from the Loop : de la science-fiction moderne et intello.

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Avec Tales from the Loop, Amazon Prime Video frappe très fort : une série de science-fiction aux moyens importants, mais dont l’aspect d’anticipation est surtout un prétexte pour parler de problématiques humaines et émotionnelles (tel que le temps qui passe, le rôle des parents, …) à l’issue souvent empreinte de fatalité. Une destinée implacable.

En à peine 8 épisodes, la série, adaptée d’un livre d’art de Simon Stalenhag, est à la fois étrange et poétique, et donne matière à réfléchir sur notre humanité. Le Loop est un centre de recherche dirigé par un savant de renom, Russ (Jonathan Pryce), où l’impossible devient possible. À partir de ce postulat de départ gravite un certain nombre de personnages, que l’on retrouvera dans chaque épisode de la série, chacun voyant son histoire développée au fur-et-à-mesure.

Le rythme mis en place est lent, les histoires prenant leur temps d’être racontée. Assurant la production, Matt Reeves a su compter sur de bons cinéastes pour mettre en boîte les histoires de sa série.

Guide des épisodes (et clés pour comprendre la série)

Le premier épisode concerne une petite fille prénommée Loretta. Sa mère, Alma, travaille pour le Loop et est omnibulée par ses recherches, n’ayant aucun temps à lui concentrer. D’ailleurs, elle ne tient pas à ce que Loretta l’appelle maman. Un jour, à la suite d’une expérience qui tourne mal, Alma meurt, et Loretta se retrouve dans un monde parallèle, un univers futur où elle croisera la version adulte d’elle-même. La rencontre sera étonnante pour la grande Loretta (Rebecca Hall), mère de famille de deux enfants, travaillant au Loop. Elle comprendra que toute sa vie elle a eu tort de se consacrer à essayer en vain de retrouver sa mère disparue en négligeant sa famille. On reproduit souvent les erreurs de ses parents, mais l’on peut également choisir de ne pas le faire… à condition de s’en rendre compte.

Le deuxième épisode se concentre sur Jacob, le fils de Loretta. Jeune homme discret amoureux de dessin, il n’aspire pas, comme le souhaiterai ses parents, à travailler au Loop, pour son grand-père. De plus, il est amoureux de la belle May, qu’il dessine secrètement sans jamais oser l’aborder. Son meilleur ami, Danny, est un jeune homme sûr de lui, sportif et qui a du succès avec les filles. Un jour, tous deux découvrent une machine étonnante : celle-ci permet de changer de corps. Ainsi, Danny devient Jacob et Jacob Danny. Il est possible de redevenir normal en rentrant à nouveau dans la machine. Durant une journée, chacun devient l’autre et découvre ses secrets les plus intimes. Danny parvient à conclure avec May. Le lendemain, Jacob souhaite reprendre son corps mais Danny n’y tient pas trop. En effet, il rêve de travailler au Loop mais ses résultats scolaires l’handicapent. Avec le corps de Jacob il a une chance. Désemparé, ce dernier remonte seul dans la machine…mais troque son corps avec un robot. Pire, la machine est détruite. S rendant compte de sa bêtise, Danny comprend qu’il a volé la vie de Jacob, mais trop tard.

Le troisième épisode est centré sur May, la petite amie de Jacob. Celle-ci va faire la connaissance de Ethan, un jeune homme dont elle va tomber amoureuse. Une idylle dont elle va profiter, durant toute la période où elle va arrêter le temps et toutes choses vivantes. Cette fille, dont la plus grande peur est de rester seule, va réaliser que parfois les choses ont de l’importance et comptent pour les personnes car elles ne durent pas. Le désir est souvent dû au fait qu’on est en manque de quelque chose.

Dans le quatrième épisode, Russ sait qu’il lui reste peu de temps à vivre : cependant, il va tenter de préparer son petit-fils, Cole, très attaché à lui, à ce départ imminent. L’enfant aura également un aperçu de son futur, et de ce qui lui reste à accomplir.

Abordant la thématique du pardon et de la perte d’un proche, le cinquième épisode suit le quotidien de la famille de Danny. Tristes, ceux-ci voient le fils dans un état végétatif dans le coma à l’hôpital. Persuadé également que leur fille est en danger, Ed, le père décide d’acheter un robot gigantesque qu’il pourra contrôler à distance. Mais cela se révèle dangereux et il comprendra rapidement qu’il ne peut pas tout gérer. Pour un homme à tout faire, charger de réparer toutes choses, il lui est impossible de raccommoder son fils : ce chemin de croix l’amènera à l’acceptation.

Dans le sixième épisode, le vigile du Loop, Gaddis, va se retrouver dans un monde parallèle où un double de lui-même est en couple avec l’homme de ses rêves. À tel point qu’il se met à l’envier et à tenter de séduire le mari de son ami. Cependant, l’image que l’on a de quelqu’un n’est pas forcément réelle : l’autre est à travers nous, mais pas forcément tel qu’on l’avait imaginé. Les fantasmes restent des fantasmes. Cela ne sert à rien de forcer le destin.

Avant dernier récit, le septième épisode raconte l’enfance de Georges, le père de Cole et Jacob, et également fils de Russ. Entraîné par des mauvaises fréquentations, il va se retrouver perdu sur une île déserte, et faire la connaissance de la première création de son père, un robot. Trop mécanique et pas assez humain, Russ l’a caché dans la forêt afin que personne ne lui fasse du mal. Tout ce qui est différent de nous est exclu et fait peur. Pourtant, il suffit de tendre la main à l’autre pour l’accepter.

Conclusion atypique, le dernier épisode (réalisé par Jodie Foster) questionne le temps qui passe, à la vitesse d’un battement d’aile d’un papillon : Cole part à la recherche de Jacob, après que Danny lui ait révélé ne pas être son véritable frère et ne pas vouloir jouer à faire semblant de faire comme ci. Il sera victime d’une boucle spatio-temporelle qui aura pour effet de le ramener à la fois à son point de départ, mais dans un futur plus lointain, où les choses ne seront plus jamais les mêmes. Seul restent les photos, sortent de clichés figés de souvenirs… (notre note : 10/10).


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