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913. Bienvenue à Zombieland en 244 mots.

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Avec Bienvenue à Zombieland, sorti en 2009, Rubein Fleischer réalisait un film de zombies drôle et décalé. Succès surprise, le long-métrage devint rapidement culte, à tel point que le cinéaste remettra le couvert pour une suite, 10 ans plus tard, en 2019.

Dans un mode post-apocalyptique, les êtres humains ont été décimé par une épidémie causée par une mutation du virus de la vache folle. Si le jeune Columbus (Jesse Eisenberg) a survécu, c’est uniquement parce qu’il a respecté des règles strictes qu’il a lui-même rédigé, sans jamais les enfreindre. Alors qu’il erre depuis longtemps, il croise la route d’un baroudeur de l’extrême : le déjanté Tallahassee (Woody Harrelson) ,  machine à tuer dont le but ultime est de trouver des twinkies, une sucrerie dont il raffole. Décidant de faire équipe, ils vont tomber nez-à-nez sur deux filles aussi ingénieuses que manipulatrices : Wichita (Emma Stone) et sa petite sœur Little Rock (Abigail Breslin).

Bienvenue à Zombieland, c’est avant tout un road-trip ingénieux et bourré d’humour : on passe un moment finalement très rapide avec cette bande de joyeux dégénérés (Harrelson et Eisenberg en prime) qui vont voler, voyager et tuer des zombies.Sous ces faux airs de films d’horreur se cache une comédie écervelée avec des situations parfois très cocasses (le caméo jouissif de Bill Murray). Bien sur c’est caricatural, exagéré, parfois irrévérencieux, mais c’est tout de même très réussi. C’est également une jolie réflexion sur la famille, avec les sacrifices que l’on fait parfois pour les siens (notre note : 9/10).


912.La Momie, version Stephen Sommers.

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En offrant un remake à un classique des années 1930 avec Boris Karloff dans le rôle-titre, Stephen Sommers allait connaître le plus grand succès de sa carrière de cinéaste : sorti en 1999, La Momie demeure, à bien des égards, une réussite du cinéma d’aventure.

Dans l’ombre des Universal Monsters

Bien décidé à relancer le Universal Monsters, vaste franchise mettant en scène des monstres dans des long-métrages d’épouvantes (Dracula, Frankenstein, …), le producteur James Jack planche sur un reboot de la Momie dès 1992. Alors que le scénario est confié à Clives Barker, celui-ci écarté est car son histoire est vue comme trop sombre pour être mise en scène. Ce n’est qu’en 1997, alors que le projet est toujours au point mort, que Stephen Sommers contacte Jack et lui propose sa vision du film : un récit d’aventure à la Indiana Jones, avec des effets spéciaux d’envergure, revisitant de façon honorable le film de 1932. La relation entre Imhotep (Arnold Vosloo), prêtre déchu devenu momie, cherchant à tout prix à retrouver son Ankh-Soun-Amoun perdue, est ainsi conservée.

Ainsi, l’histoire suit les péripéties de Rick O’Connel (Brendan Fraser), un aventurier, qui sait précisément où se trouvent les ruines de la cité égyptienne d’Amunaptra, appelée la « Cité des morts ». Condamné à être pendu, il est sauvé in extremis par Evelyn (Rachel Weiz), une bibliothécaire, qui est en possession d’une clé et d’une carte que son frère Jonathan (John Hannah) a dérobée. Une expédition a alors lieu pour trouver la cité perdue et le trésor des pharaons. Cependant, ils ne sont pas seul dans la course, car d’autres chercheurs d’or sont en quête de la cité. Et ils sont loin de se douter que dans les profondeurs d’Amunaptra sommeille la momie d’un prêtre qui a été enterré vivant pour avoir eu une liaison avec une des filles de la cour du Pharaon, et que celui-ci va bientôt se réveiller …

Eldorado

La Momie, c’est avant tout un film d’aventure : tous les ingrédients sont en tout cas réunis. Il y a une quête (trouver une légendaire cité) menée par une équipe de personnages tous différent les uns des autres parmi lesquels figurent un héros courageux et sans peur et une jeune femme intelligente, une dimension propice au voyage (le récit se déroule au Caire, alternant entre la ville et le désert) et un méchant d’envergure qui n’aura de cesse que de vouloir pourchasser ceux qui lui ont dérobé ce qui lui appartient (ici une Momie plus vraie que nature). En témoigne, cette scène dantesque où le visage géant d’Imothep poursuit O’Connel et ses amis qui sont à bord d’un avion dans le désert.

L’intrigue se déroule dans les années 1920, et un soin important à été apportés aux détails pour recréer ses époques : ainsi des voitures aux costumes, le film joue avec cela, et offre un cadre opportun pour la romance entre Evelyn et Rick.  Mais le film comporte plusieurs scènes de flashbacks, racontant le passé d’Imothep.

C’est aussi un savoureux mélange entre comédie et scènes plus gores, que ce soit à travers la première apparition d’Evelyn, qui dès le début renverse toutes les étagères du musée dans lequel elle officie, tel des dominos, en déversant les livres sur le sol ; ou encore à travers la traque que livre Imhotep pour retrouver ceux qui lui ont volés les vases canopes, en leur aspirer leur organes, afin de se régénérer. Certaines scènes sont particulièrement efficaces, tant elles sont effroyables : on pense à celle où les scarabées tueurs avalent tout crus plusieurs personnages, où celle où Imhotep dépouille l’un des explorateurs de ses yeux. Le fait qu’Imhotep ait peur des chats offre également quelques moments assez drôles.

Dans les coulisses

Pour donner vie à la momie, Sommers a recouru à la technique de la capture de mouvement, en faisant appels aux studios ILM, connu pour leurs travail sur Star Wars et Jurassic Park. Ainsi, l’acteur Arnold Vosloo, pour avoir l’apparence d’Imhotep en tant que cadavre décomposé, du porter une combinaison avec des capteurs, pour que les animateurs puissent ensuite retravailler la structure de son corps et modeler totalement son apparence. Les autres acteurs ne savaient donc pas réellement quel serait l’allure de Imhotep… n’ayant pour repère qu’une photo où la créature figurait. Ils durent donc faire preuve de beaucoup d’imagination pour mimer l’horreur sur leur visage lorsqu’il lui faisait face. De même, Fraser, en combattant les momies sbires d’Imhotep, du faire une chorégraphie « dans le vide ».

Brendan Fraser, dans la peau de l’aventurier sérieux et brave, offre une prestation convaincante, lui permettant de sortir des comédies lourdaudes auxquelles il était agglutiné (George de la jungle en tête). La scène où son personnage est pendu durant plusieurs secondes, avant d’être sauvé in extremis, a failli mal tourner, car Fraser a manqué d’oxygène durant plusieurs secondes. Il reprendra par la suite son rôle dans les deux suites de la saga, en 2001 et 2008. Si un quatrième volet avait été un temps évoqué, celui-ci a été définitivement enterré. Et la momie sommeille depuis (notre note : 8/10).


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