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915.La Plateforme : intense réflexion sur notre société et sur nous-même.

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Avec la Plateforme (El Hoyo), film espagnol de Galder Gaztelu-Urrutia, Netflix offre un film à la fois dérangeant, choquant et pourtant plein de réalisme. Il raconte l’histoire de Goreng, un homme qui va aller de son plein gré dans une sorte de tour-prison, afin de réfléchir et d’arrêter de fumer. Cependant, il ne sait pas que cet endroit a plusieurs caractéristiques :

Tout d’abord, on ne choisit pas l’étage dans lequel on va se retrouver. C’est aléatoire, et cela change tout les mois. On a également un compagnon de cellule, assigné à titre définitif. Ensuite, la nourriture est distribuée une fois par jour, livrée sur une plateforme flottante qui commence sa route à l’étage 0, pour ensuite descendre, niveau par niveau, jusqu’à terminer sa route au dernier niveau. On peut manger tout ce qu’il y a dessus, mais uniquement le temps où la plateforme reste à son étage : lorsqu’elle redescend, il faut arrêter de manger et ne surtout rien emporter. Enfin, en fonction de l’étage où l’on se situe dans le Trou, la quantité de nourriture qui arrive n’est pas la même. Ceux qui sont plus bas n’ont que peu, voire pas du tout de nourriture.

Dans ce film, ce que dépeint le réalisateur, c’est la logique d’un système vertical implacable auquel personne ne peut échapper. On ne choisit pas où l’on naît, d’ailleurs aucun prisonnier n’a décidé de l’étage où il se trouve. Goreng, se retrouve ainsi au 48e étage, au cours de son premier mois. Bien sûr, difficile là de ne pas voir le système capitaliste où les plus riches sont tout en haut et disposent de tout en abondance, là où les pauvres sont tout en bas et ne récoltent que les miettes (quand il y en a). Être dans le système semble malgré tout un luxe, en témoigne l’entretient que Goreng est obligé de passer au début du film.

Chaque prisonnier est ainsi coincé dans sa cellule, et tout les jours, difficile pour lui d’ignorer sa position dans l’échelle de la société. Il rêve de gravir les échelons, mais ceux d’en haut n’ont pas du tout envie de l’aider, se méfiant de lui, tandis que lui-même méprise ceux d’en bas, voir pourrait leur faire du tort. Les comportements humains tendent à vouloir conserver ce qu’il leur revient, de part une sorte de « magie divine », lorsqu’il se retrouve menacé.

La place que l’on a, forcément aléatoire, car dépendant d’énormément de facteur (ici surtout le hasard), provoque des comportements divers chez les prisonniers : ainsi, le premier voisin de Goreng tente de le manger, morceaux par morceaux, afin de survivre. Et lorsqu’on a faim, on est prêt à tout pour survivre : Goreng devra également se livrer à des actes de cannibalismes.

Pourtant Goreng aspire à un partage équitable de la nourriture : le principe est que si tout le monde mange une portion normale de nourriture, il devrait y avoir assez de vivre pour tous. Cependant, cette quête est difficile à mettre en place. Fan de Don Quichotte, livre qu’il a emporté avec lui, l’homme épouse tant physiquement que moralement les traits du chevalier : il est idéaliste, et cette quête du bien absolu est vaine quand l’on sait à quel point le système ne peut pas être changer. Ces valeurs de socialisme ne pourrait pas prévaloir face à la diversité des modes de pensées existants.

Avec Imoughari, la deuxième voisine de cellule, il va entreprendre de partager les ressources en tentant de faire entendre aux voisins du-dessous qu’il faut manger uniquement la portion qu’ils lui ont préparés. Imoughari tente de faire preuve d’altruisme, mais se brûlera les ailes. Actrice du système, car c’est elle qui a envoyé tous les prisonniers dans le trou, la femme constate avec effroi que ces « valeurs » sont noyée dans un système qu’elle ne maîtrise pas alors qu’elle a contribué à sa création.

Avec Baharat, son troisième compagnon de cellule, Goreng va descendre sur la plateforme et tenter d’empêcher les niveaux supérieurs de s’approprier la nourriture, pour que les niveaux inférieurs puissent manger. Mais ce faisant, il fait pire que mieux, car il tue de nombreuses personnes et ne les aura pas aidés. Aucun système ne parvient ainsi à faire mieux que son prédécesseur. Finalement, ils décident d’empêcher que les prisonniers mangent une panna cotta afin de renvoyer au niveau 0 un plat qui n’aurait pas été touché : comme un message à ceux qui ignore l’horreur en-dessous d’eux.

Le Trou à travers lequel la plateforme défile est en réalité une gigantesque métaphore de la possibilité d’atteindre les objectifs de vie que l’on s’était fixé. Sauter dedans et mourir serait synonyme d’un échec : pourtant, parfois, c’est la seule option, tant tous nos repères sont ébranlés et où la souffrance nous consume.

Il y a également Miharu, une femme qui voyage sur la plateforme à la recherche de sa fille perdue. En vérité, elle la protège surtout, et lui apporte de la nourriture. Celle-ci est une immigrée, et subit bien des souffrances. Pas une seule fois elle ne prononcera un mot : les immigrés sont invisibles pour le commun des mortels, qui bien qu’au courant de leur présence, ne va pas voir le chemin qu’ils parcourent, d’une terre à l’autre. Cependant, sa fille sera le message que Goreng enverra à l’étage 0, comme pour montrer que l’être le plus pur est peut-être le seul capable de ne pas être corrompu, car il a été suffisamment protégé. Goreng lui-même ne montera pas, préférant mourir à cause des actes de cruautés auxquels il s’est livré tout au long de l’histoire, devant un produit du consumérisme. (notre note : 8/10).


914.Tenet, bande-annonce du prochain film de Christopher Nolan.

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Deux ans après Dunkerque, Christopher Nolan revient pour la troisième fois de sa carrière avec un film de science-fiction : dans Tenet, sous ses allures de futur blockbuster, il est question d’empêcher une troisième guerre mondiale, en changeant l’histoire. Et cela grâce à un mécanisme d’inversion du cours du temps.

Sans en dévoiler davantage, la bande-annonce présente les héros de ce nouveau long-métrage, campé par John David Washington et Robert Pattinson. Ils seront épaulés par le vétéran Michael Caine (qui signe ici sa 8e collaboration avec le cinéaste), et devront vraisemblablement affronter un vilain auquel Kenneth Branagh viendra prêter ses traits.


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