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930.Once Upon A Time… In Hollywood.

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Il était une fois…

Dans Once Upon A Time…in Hollywood, 9e film du génial Quentin Tarantino, c’est à un véritable hommage au 7e art, dont le cinéaste est un fan absolu auquel on assiste. À travers l’histoire de l’acteur déclinant Rick Dalton (Leonardo DiCaprio), et de sa doublure Clif Booth (Brad Pitt), incarnant le vieil Hollywood, le réalisateur dépeint les débuts du Nouvel Hollywood, n’obéissant plus aux mêmes règles de bienséances qui régissaient le cinéma jusqu’alors et voyant l’arrivée d’une nouvelle génération de réalisateurs qui aborderont des thématiques jamais traitées auparavant dans leurs créations.

Il en profite pour convier les plus grandes stars de l’époque, qu’il ressuscite (Steve McQueen sous les traits d’un étonnant Damian Lewis, et Bruce Lee en tête) et se faire plaisir en insérant des clips et des bandes-annonces dans son long-métrage, revisitant des classiques (La Grande évasion) ou ses propres films.

En 1969…

Situant son récit en 1969, Tarantino choisit cette année charnière parce qu’elle est celle d’un basculement à cause d’un événement qui a plongé Hollywood dans une nouvelle ère : l’assassinat de l’actrice Sharon Tate, femme de Roman Polanski, à qui la belle Margot Robbie prête ses traits, par les membres de la secte du gourou Charles Manson. Survenu le 9 août, il marquera la fin d’une ère d’insouciance et de légèreté. Sharon, dans le film, est un personnage incarné avec beaucoup de légèreté, dont les mouvements inspirent toute sorte de chorégraphie à Tarantino, qui comme à son habitude a concocté une bande-originale issus de grands classiques de l’époque : Time for Livin’ de The AssociationThe Letter de Joe Cocker ou encore The House that Jack Built de Aretha Franklin. Tate est une star, une quasi-légende. Passée en coup de vent.

Une uchonie à Hollywood

Les faits racontés dans le film ne sont pas forcément ceux qui sont réellement survenus dans le monde réel : fin scénariste, Tarantino réécrit l’histoire, multipliant les intrigues et les personnages, un peu à la manière de cette uchronie qu’est son Inglorious Basterds. Il signe certainement ici son oeuvre la plus personnelle, ne cherchant pas toujours à raconter une histoire fixe mais bien à faire une synthèse de tout son cinéma et de ses multiples influences. À commencer par ce titre : Once Upon A Time… In Hollywood. Littéralement, Il était une fois à Hollywood. À la fois un hommage à Sergio Leone (et sa trilogie « il était une fois… » et aussi la signification que toute l’histoire est une création, une fiction.

L’homme convoque la plupart de ses habitués (Kurt RusselBruce DernMichael Madsen), et également des petits nouveaux offrant une affiche impressionnante : Al PacinoDakota FanningEmile HirschDamian Lewis ou encore Luke Perry Il exacerbe aussi ici son fétichisme pour les pieds, filmant cette partie du corps à de nombreux moments, en profitant pour mettre des sandales à la plupart de ses personnages ou faire d’eux des adeptes du barefoot.

Dans la peau de Rick Dalton, acteur décimé, ombre du succès qui fut le sien auparavant, DiCaprio est phénoménal. Il donne tout ce qu’il peut pour travailler, dévoilant une palette de jeu impressionnante dans les délires du cinéaste. Dalton, ex-star de Bounty Law, série western où il campait le rôle d’un méchant, mais qui ne parvint pas à rebondir après l’arrêt de la série. Dans l’ombre de Steve McQueen, dont la carrière à décollé grâce à un seul rôle que Dalton convoitait également, l’acteur peine à redorer son blason. Rien ne le comble totalemen, et il ressent un manque profond et important : Rick pense avoir échoué dans sa carrière.Il repense à autrefois, empreint d’une mélancolie constante, et continue de penser que « c’était mieux avant ». 

Cependant, l’autre grande star du film, c’est le personnage de Brad Pitt, désormais lauréat d’un oscar grâce à cela : la doublure de Dalton, Cliff Booth, qui ne lui ressemble absolument pas du tout. Booth c’est un peu l’homme à tout-faire de Dalton, chauffeur et confident. Leur destin sont liés de manière définitive. Sa fidélité est totale. L’homme se dévoue totalement à la star, exécutant le moindre de ses caprices, et incarne également une sorte de cool attitude, de par la nonchalance avec laquelle il vit les événements et son courage démentiel. Il verra également le danger que la Maison Manson incarne, en se rendant jusque dans leur repère. La fin du film, à la fois digne des meilleurs western de Leone lorgne même vers le film d’horreur, et le célèbre slasher, dans un jeu de massacre que n’aurait pas renié Wes Craven lui-même (note : 9,5/10).


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