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618.Beetlejuice.

Second film de Tim Burton, Beetlejuice portait déjà en lui toutes les caractéristiques de l’oeuvre du cinéaste : la fantaisie, les bizarreries, un rapport avec la mort bien ancré, la solitude, des trouvailles visuelles, et surtout un humour très particulier. Le film pourrait lui-même être vue comme une comédie horrifique.

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Dans cette histoire délirante, on suit Adam (Alec Baldwin) et Barbara Maitland (Geena Davis), un couple vivant dans une maison gigantesque -trop grande pour 2-, convoitée par de nombreux agents immobiliers. À la suite d’une accident de voiture, le couple décède, découvrant, par la même occasion, qu’il y a une vie après la mort ! Désormais devenu des fantômes, ils se retrouvent coincés, pendant 150 ans, à devoir rester dans leur maison, sans jamais pouvoir en sortir, au risque de se faire avaler par de gigantesques vers des sables. Leur maison est mise en vente et une famille l’achète : Charles Deetz (Jeffrey Jones), qui souhaite se reposer loin de la ville, et sa femme Delia (Catherine O’Hara), une excentrique sculptrice qui va vouloir transformer la maison de fond en comble. Sa fille, Lydia (Winona Ryder), une gothique se sent seule et est sujette à la dépression, ne s’entendant pas avec sa belle-mère. Les Maitland, invisibles à leur yeux, décident d’agir pour les chasser de leur maison…ils sont des fantômes, après tout ! Mais toutes leurs manœuvres se soldent par des échecs…ils se décident alors à faire appel à un bio-exorciste réputé, prénommé Beetlejuice (Michael Keaton), qui apparaît lorsque l’on prononce son nom à 3 reprises et va tenter de donner aux Deetz, la frousse de leur vie…

Tim Burton a toujours eu un rapport particuliers avec la mort…si l’on se rappelle le film, Les Noces funèbres, il décrit le monde des morts comme étant l’antithèse du monde des vivants : un monde joyeux et pleins de vie (ce qui est assez paradoxal), où le héros préfère être et sera accueilli comme un roi. Ce rapport décrit en fait une incompréhension par rapport au monde dans lequel nous vivons, celui de la société formatée avec son bien pensant et son politiquement correct, ne laissant que peu de place aux « bizarreries »…Ici, dans Beetlejuice, le monde des défunts est exploité, comme étant un lieu de transit (pour une période de 150 ans), géré par une déesse prénommé Juno, sorte de bureaucrate avec ses fonctionnaires (qui sont des squelettes animés) s’occupant des défunts qui rencontrent des problèmes (la salle d’attente où chacun prend un ticket dont le numéro est le plus souvent à 9 chiffres…), et où les morts trouveront toutes les choses importantes à savoir pour vivre le mieux possible cette nouvelle vie (encore une fois de façon reclus et isolés du monde des vivants) dans un manuel.

À l’origine, le film devait être un film d’horreur (il a d’ailleurs, pour la petite histoire, reçu le Saturn Awards du meilleur film d’horreur), mais Tim Burton a décidé d’édulcorer la chose, en faisant une comédie horrifique…le ton est délibérément humoristique : que ce soit lorsque Adam et Barbara essaye de faire peur aux Maitland, mais se rendent compte que mettre un drap sur sa tête et hurler semble totalement dépassé, où lorsque lors de la scène du dîner, Lydia, possédée par Beetlejuice, se retrouve à chanter le Banana Boat Song de Henry Belafonte, entraînant avec elle, les invités dans une chorégraphie délirante, où aucun ne contrôle plus son corps,…

Beetlejuice signifie jus de cafard. Ce jeu de mot (que la scène où le personnage éponyme tente de faire deviner son nom à Lydia exploite) colle en effet assez bien au personnage délirant et tout en couleur qu’incarne avec brio Michael Keaton. Vêtu d’un costume blanc rayé (qui rappelle un peu les prisonniers), le personnage est réellement miteux et très négligé (avec de la moisissure sur le corps). Ancien collaborateur de Juno, il a choisi une voie plus obscure, se reconvertissant en bio-exorciste…mais il est en réalité un terrible arnaqueur, toujours en vie et pouvant agir dans le monde réel, n’ayant aucun scrupules à envoyer dans le monde des morts de réels vivants…c’est un peu le « mauvais » dans toute sa splendeur, mais qui n’intervient que sur commande. Preuve peut être que ce monde peut être beau, si l’on ne provoque pas le mal…

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Il est amusant de voir, la réaction des Deetz, lorsqu’ils apprennent que des fantômes vivent chez eux…d’abord incrédule, le dîner où ils se retrouvent possédés leur ouvre les yeux…mais ne les effrayent pas ! La famille souhaite les rencontrer, imaginant tout l’argent qu’il pourrait tirer de leurs « fantômes », en faisant d’eux des phénomènes de foire…mais  Adam et Barbara décide de se faire discret, tandis que Delia cherche à tout prix à leur mettre la main dessus…

Le film comprend une séance de spiritisme un peu spéciale, où Otto, le décorateur d’intérieur de Delia, qui s’est emparé du manuel des morts, se décide à les ramener à la vie…ce qui a pour effet de les matérialiser dans leur réelle forme, celle de corps décharnés, en décomposition, risquant de les faisant disparaître définitivement (preuve qu’on ne peut pas mourir deux fois…), obligeant leur fille à devoir convoquer l’infâme Beetlejuice…

Le personnage de Lydia est « le personnage burtonien » du film, mais dans sa version féminine. La jeune fille, toute vêtue de noire se sent incomprise, inadaptée dans le monde qui est le sien, trouvant sa famille effroyable. Elle sera d’ailleurs la seule a réellement voir, en « chair et en os » Adam et  Barbara, justifiant cela dans le fait qu’elle aussi est « bizarre ». Le monde des morts la fascinera d’ailleurs plus que celui des vivants, et elle verra dans le couple défunt, des parents de substitutions, à qui elle pourra parler et être elle-même, donnant un sens à son existence.

Beetlejuice constitue un film étrange et joyeux, une petite fantaisie à déguster sans modération. Certains effets visuels de grandes ampleurs (la scène avec les vers de sables géant) ont mal vieilli, mais ceux plus modestes (comme la bouche tirette dont Beetlejuice va affubler Barbara) fonctionne encore très bien. Une histoire comme on les aime, délicieusement jouissive, où il ne faut pas être trop cartésien et chercher à tout comprendre (car il n’y a pas de place à la logique dans Beetlejuice…), mais laisser la place à l’imagination (note : 8,3/10).

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617.Stranger Things : saison 2.

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Sortie le 27 octobre dernier, la seconde saison de Stranger Things a fait beaucoup parler d’elle…il faut dire que les Duffers Brothers, créateurs du show télévisé, étaient attendus au tournant, après une première salve très réussie.Alors, la suite est-elle à la hauteur des espérances ?

Autant répondre de suite : la réponse est oui ! La série, en repartant de ce qu’elle avait laissé en suspens lors de la saison 1, se réinvente, en développant sa mythologie, avec toujours des références bien appuyées au cinéma des années 80.D’autant que l’intrigue se déroule en 1984, et que cette année là, dans les salles obscures, sortaient TerminatorIndiana Jones et le temple maudit (2e opus de la saga, plus sombre, tradition de George Lucas oblige, et qui a donné l’idée aux créateurs de Stranger Things de faire une saison où de noirs desseins s’offrent à ses jeunes héros), SOS fantômesGremlins,…

L’histoire reprend là où on l’avait laissée…Dans la petite ville d’Hawkings, tout semble être revenu à la normale, depuis le sacrifice de Elf. Mais Mike a du mal à se remettre de la disparition de cette dernière…il est persuadé qu’elle a peut être survécue et écoute régulièrement son talkie-walkie au cas où elle essayerait de prendre contact avec lui. De leur côté, une gameuse professionnelle, surnommée Mad Max (comme le film éponyme avec Mel Gibson), va faire chavirer le cœur de Dustin et Lucas. Quant à Will, il a ramené un peu du monde à l’envers avec lui…il est désormais une sorte de jonction entre les deux monde, via laquelle une nouvelle créature va en profiter pour s’infiltrer et tenter de semer la terreur. Joyce (toujours incarnée par Winona Ryder), va devoir se montrer très forte, alors que sa vie recommençait à trouver un équilibre, et que sa relation avec Bob (Sean Astin, le « Sam » du Seigneur des Anneaux), surnommé « Bob la Malice »,  lui permettait d’aller de l’avant…

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Les 9 chapitres :

1.Mad Max.

2.Des bonbons ou un sort, espèce de Taré.

3.Le batracien.

4.Will le sage.

5.Dig Dug.

6.L’espion.

7.La soeur perdue.

8.Le flagelleur mental.

9.Le portail.

ATTENTION-ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue !!! (à ne pas lire si vous ne voulez pas savoir ce qu’il va se passer)

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Plus noire que la saison une, cette seconde salve se regarde avec des yeux gourmands et pleins de malice (Binge-watching en perspective !). En effet, Will va se retrouver encore plus malmené que précédemment…le Mind Flayer, « flagelleur mental », une créature effroyable dantesque, tentaculaire, doté de pouvoirs cosmiques et régnant en maître dans le monde à l’envers, va se servir du jeune garçon et rentrer en lui, effaçant son être, afin d’influer sur le monde terrestre et causer d’effroyable ravages. Avec son armée de créatures, les Démochiens (baptisés de la sorte par Dustin), elle va donner du fil à retordre aux personnages…ceux-ci sortent d’oeuf, clairement inspiré par le film Alien-le 8e passager, et l’apparence du Mind Flayer, évoque celle du Xénomorphe. C’est cela, Stranger Things : du recyclé avec des éléments connu, dans une histoire passionnante et pleine de nostalgie…

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Will, sujet à de violentes crises (où il se retrouve constamment entre le monde à l’envers et le monde terrestre, entre 2 rives)  va régulièrement au labo d’Hawkings, où le docteur Owens (Paul Reiser, acteur de Aliens-le retour) tente de l’aider à y faire face. Mais ce dernier cache en réalité, dans l’une des salles du bâtiment, un portail, menant tout droit vers le monde à l’envers, où il mène régulièrement de nouvelles expériences…

La petite bande d’Hawkings est plus que jamais soudée dans cette saison, le groupe va même s’agrandir, avec Maxine, surnommée Mad Max, jeune fille rebelle et rousse (ce qui évoque la Beverly Marsh du roman ça  de Stephen King), que Dustin et Lucas vont tenter de conquérir…mais que Mike rejettera, peut-être plus par colère, après la disparition de Elf…Cette saison verra les personnages évoluer, devenant peu-à-peu des adolescents, devant jeter leurs jouets à la poubelle (Mike aura très dur), signe de la rupture avec l’enfance. Pourtant, le petit groupe s’amusera toujours autant, comme en témoigne le jour de la fête d’Halloween, où la bande des 4 sera grimé comme les héros de SOS fantôme, et où, Lucas ne voit pas pourquoi il devrait être Winston, sous prétexte qu’il est aussi Afro-américain.

Dustin, va recueillir une mignonne petite créature, ayant l’apparence d’un têtard, qu’il va appelé Darth…mais il est loin de se douter qu’il s’agit en réalité de la larve que Will a ramené du monde à l’envers, et qu’il a dégluti, à la fin de la saison 1, la laissant s’enfuir, par les égoûts. En effet, Darth ne va pas tarder à grandir, devenant un monstre semblable au Démogorgon…mais se déplaçant à 4 pattes, comme les chiens (ce qui lui vaudra le surnom de Démochien). Très vite incontrôlable et dangereux, il va leur échapper, et ils devront tout faire pour le retrouver…d’autant qu’il aime la chair fraîche. Pourtant, Dustin est persuadé qu’il a noué une relation très spéciale avec cette créature, et qu’elle peut lui obéir…

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Mais d’ailleurs, où est-elle, Elf ? La bonne nouvelle, c’est qu’elle est en vie ! Et bien sur Terre ! Mais elle ne reverra pas la petite bande avant la fin de la saison, voulant retrouver sa mère, qui est encore en vie, et à qui elle a été arrachée peu après sa naissance ! Elle fera également connaissance avec Kali (référence à la Déesse Kali, de Indiana Jones et le temple maudit)-alias Eight- qu’elle considérera comme sa soeur, ayant été enfermée avec elle, dans le même laboratoire lorsqu’elle était plus petite. Cette dernière possède un don très particulier : celui de faire voir au gens des choses qui n’existent pas, mais qu’ils prendront pour réelle…avec une bande de marginaux, elle se sert de se pouvoir afin de faire du mal à tout ceux qui leur ont fait du tord. Avec les facultés télékinésiques de Elf, ils vont pouvoir retrouvé facilement les pires crapules ayant affectés leur existence et se venger de ceux-ci rapidement. Mais Elf, fondamentalement, n’est pas une meurtrière…même face à un bourreau, elle renoncera à accomplir l’acte fatidique…sentant que sa place n’est pas là, mais à Hawkings, avec Mike.

De son côté, la sœur de Mike, Nancy, s’en veut énormément de la mort de Barbara (personnage dont le look est clairement inspiré de Stef, dans Les Goonies)…elle se rend ainsi, avec son petit ami, Steve, chez les parents de cette dernière (qui espère toujours retrouver leur fille disparue), et passe un peu de temps avec eux, sans leur avouer la vérité. Ce secret va littéralement la consumer, durant cette saison, au point de la faire sombrer dans une dépression lui faisant prendre conscience que sa vie n’est qu’un mirage. Elle va ainsi se séparer de Steve, qu’elle n’aime pas, lui brisant le cœur, car lui éprouve un amour inconsidéré pour elle. Retrouvant Jonathan, le frère de Will, l’équipe va se recomposer (et leur amour caché l’un envers l’autre devenir concret). Elle va tenter de révéler la vérité aux parents de Barbara.Hélas, elle est loin de se douter que leur moindre faits et gestes sont surveillés par le docteur Owens, du labo d’Hawkings, qui va tenter de les convaincre de se taire…mais Nancy a décidé que personne ne l’empêcherait de dévoiler la vérité au grand jour. Mais comment révéler une histoire aussi insensée, paraissant aussi abracadabrantesque ? En la diluant, pardis ! En transformant l’irréel en réel !

Largué, Steve sera en proie à une certaine tristesse, ayant l’impression que tout lui échappe. Même à l’école, où il était le meilleur joueur de l’équipe de basket, il se retrouve évincé par Billy, le frère de Mad Max, nouvelle coqueluche des filles à Hawkings de par son côté rebelle (évoquant le look du personnage du film St Elmo’s fire, où le héros, incarné par Rob Lowe, s’appelait aussi Billy ). Bien malgré lui, il va se retrouver à jouer les baby-sitter de Dustin, Mike et Lucas, les aidant à retrouver et tuer le démochien… Il apportera aussi de précieux conseils à Dustin, afin de l’aider à conquérir des filles…allant même jusqu’à lui révéler les secrets de l’allure de son étonnante chevelure : le spray Farrah Fawcett

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Star des Goonies, Sean Astin est aussi de la partie dans cette saison 2, incarnant Bob, le petit ami de Joyce. Éternel positif, il va calmer la femme, toujours inquiète pour son fils, et détendre l’atmosphère. Will l’appréciera beaucoup, voyant un 2e père en lui, au contraire de Jonathan, qui a du mal à s’attacher. Ce personnage sympathique voudra aller plus loin dans sa relation avec Joyce, rêvant de vivre avec elle loin de la ville…ce qu’elle aura du mal à décider. D’autant que les événements la plongeront dans la paranoïa la plus grande…son fils devenant peu-à-peu méconnaissable, l’instrument d’un démon qui se nourri et grandi en lui…finissant par le posséder (quelques scènes vous feront penser à l’Exorciste), reléguant le vrai Will aux oubliettes. Bob sera un allié pour Joyce, un « vrai gentil », qui va se montrer compréhensif face à ce que vit Joyce, et tenter de l’aider du mieux qu’il peut…et devra faire preuve d’un courage exemplaire. Bob sera une sorte de second « Sam » du Seigneur des Anneaux, le véritable héros, prêt à tout pour sauver Frodon.

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Cette saison se clôt avec un épisode qui n’augure rien de bon lors de la saison 3…mais avec un événement joyeux, le bal de fin d’année. Un moment où chacun va pouvoir se retrouver et danser un slow…même si le petit Dustin va se retrouver seul, les filles le rejetant à cause de son handicap. En effet, atteint de la dysplasie cléidocranienne,  maladie génétique rare touchant le développement des os et des dents…il n’a d’ailleurs pas de vraies dents. Il est donc sujet à de réelles moqueries…chose qui la forcer à s’endurcir et à passer au-dessus d’elle. Mais pour le jour du bal, il s’était arrangé, tentant d’être le plus classe possible…sans succès.C’est sans compter sur Nancy, l’invitant à danser, sous le regard, médusé, des jeunes de son âges n’en revenant pas et regrettant d’avoir refusé de l’accompagner… (notre note : 10/10).

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616.Thor : Ragnarok.

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Le Dieu du tonnerre est du retour ! Dans ce 3e film, Thor (Chris Hemsworth), repart pour Asgard, son royaume, après s’être libéré du démon du feu Surtur . En lui arrachant la couronne qu’il avait dans le crâne, il l’a ainsi empêcher de provoquer le Ragnarok, c’est-à-dire la destruction d’Asgard. Mais quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il rentre chez lui de voir qu’une pièce de théâtre a lieu, mettant en scène la mort de son frère Loki, glorifié et élevé au rang de star, devant un Odin (Anthony Hopkins) avachi et mangeant du raisin…il ne met pas longtemps à comprendre que ce manège est l’oeuvre de Loki, qui a mis en scène sa propre mort, et a profité de l’absence de son frère pour revenir et évincer son père en prenant l’apparence de ce dernier…en effet, il a envoyé Odin…dans un hospice sur Terre ! Mais Thor l’oblige a le conduire là-bas…hélas, la résidence pour personne âgée a été démolie ! Quelle n’est pas leur surprise lorsque le Docteur Strange, qui observait leur faits et gestes, les transporte chez lui et leur annonce que Odin est en exil, en Finlande. Ouvrant une brèche, il les conduit là-bas, où le roi d’Asgard se trouve. Ce dernier leur annonce que son heure a sonnée, mais aussi qu’il a eu un enfant caché, prénommé Hela (Cate Blanchett), qui est également la déesse de la mort, et que cette dernière veut récupérer Asgard et se servir du Bifrost pour asservir tout les royaumes…Celle-ci se présente d’ailleurs devant eux au moment où Odin rend son dernier soupir…Loki ne parvient pas à l’arrêter, et Thor voit son célèbre marteau, se faire briser. Voyant qu’ils ne pourront pas prendre le dessus, Loki panique et demande à Heimdall (Idris Elba), au grand dam de Thor, de les ramener. Mais Hela profite de cette ouverture pour se rendre sur Asgard, et évincer ses 2 frères du faisceau… 

Thor atterri sur Sakaar, sorte de monde entre-les-monde, où tout les déchets sont envoyés. Capturé par la mystérieuse Scrapper 142, il est conduit devant le Grand Maître (Jeff Goldblum), chef régnant en les lieux, et ayant asservi la population en esclavage. Ce dernier lui annonce qu’il est prisonnier et que la seule façon de sortir de cet endroit est de vaincre son « Grand champion », une créature terrible, encore invaincue. Thor accepte de se prêter au jeu, sans se douter une seule seconde de l’identité de ce dernier…Le dieu croise également son frère Loki, qui a obtenu les faveurs du Grand Maître et est désormais son hôte. Pendant ce temps, sur Asgard, Hela doit faire face à l’armée de la cité, qui tente de la faire tomber…prenant le contrôle, elle ressuscite sa légion de soldats, désormais des morts-vivants, et son gigantesque loup Fenrir. Elle a l’intention de passer par le Bifrost pour semer le chaos dans les différents monde…malheureusement pour elle, l’épée ouvrant le portail a disparue, volée par son propriétaire, Heimdall. Elle se lance alors à la recherche de celui-ci…De son côté, Thor se prépare à vivre son ultime combat…

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Réalisé par Taika Waititi, Thor : Ragnarok fait suite aux événements survenus lors de Thor : le monde des ténèbres et Avengers : l’ère Ultron. Par rapport aux deux premiers volet, le film est très différent, rangeant aux oubliettes le ton sérieux et la dimension épique qui caractérisait la franchise. Et cela pour faire place à l’humour et à un côté décalé, lorgnant du côté des Gardiens de la Galaxie. Cela apporte un certain peps à l’histoire, offrant énormément de scènes très drôles et présentant Thor sous un nouveau jour : le dieu du tonnerre n’a jamais aussi bien porté son nom, tête brûlée semblable à une pile de foudre aveuglante et fonçant tel un bourrin sur une armée de mort-vivants, sur l’air de Immigrant Song du groupe Led Zeppelin…chanson propice évoquant les jeux vidéos de la franchise Taken. Mais le super-héros se montre à la fois fin calculateur,  en proie au doute (il a perdu son marteau, ce qu’il considérait être la source de ses pouvoirs) et à la peur (la scène où il ne veut pas que l’on coupe ses cheveux et où il supplie son bourreau, qui n’est autre que Stan Lee, est à mourir de rire).

Sa relation avec son frère Loki est également approfondie…les deux Dieu s’éloignent, se rapprochent, se disputent, se réconcilient et essayent de se tuer. Thor est surpris de le revoir en vie, après avoir porté son deuil et avoir cru devoir accepter sa mort. Il sera encore plus surpris de son degré de fourberie, et de manipulation…Loki est une girouette, capable de trancher le bras de celui qui lui a tendu la main pour le sauver. Tom Hiddleston, son interprète, compose un personnage fort en couleur, et qui veut briller dans l’ombre de son frère (en témoigne la scène où Thor fait un selfie avec des fans, et où son frère le regarde en dodelinant de la tête).

Autre personnage qui entre dans la saga, Scrapper 142 est une ivrogne invétérée au service du Grand Maître. C’est elle qui lui trouve les candidats malheureux qui iront affronter le « grand champion ». Mais la jeune femme a une histoire bien triste…en effet c’est une ancienne Valkyrie, la seule ayant survécu après que Odin les aient envoyées à la mort en leur demander de faire face à Ella…suite à cela, elle a quitté sa patrie, noyant son chagrin dans l’alcool, se jurant de ne plus jamais intervenir dans ces querelles familiales…

Le Grand Maître, incarné par Jeff Goldblum, est le personnage le plus drôle du film : Dictateur, au style raffiné (très à la mode), qui n’aime pas les mots évoquant son régime (tel que esclave), et ayant construit un monde à son image -démentiel, évoquant par le graphisme les vieux jeux vidéos-. Il se montre cruel, voulant que son grand champion gagne à tout prix…Lorsque Thor parvient a en venir à bout, il compte tout de même se délier de son engagement et le garder comme prisonnier.

Le grand champion que Thor doit affronter est l’incroyable Hulk. En intégrant dans l’histoire cet autre personnage Marvel, le réalisateur connecte toutes les histoires, et permet enfin de voir le monstre vert sous un autre jour. Car cette fois-ci, Banner n’a plus le contrôle…c’est uniquement Hulk qui est aux commandes. Impulsif, grogneurs, colérique, Hulk se sent bien sur Sakaar, où il est apprécié et considéré comme une star. Des fêtes ont même lieu pour lui dans la ville, où les gens sont maquillés en vert et déguisé comme lui. Thor va devoir discuter avec ce colosse, tentant de le convaincre qu’il n’apprécie par Banner mais lui uniquement…Hulk se rendra compte qu’ils ont beaucoup en commun, même si il se considère comme un  »feu ardent » et qu’il voit en Thor à peine « une braise« . Il ne veut d’ailleurs pas reconnaître que le Dieu du Tonnerre l’a vaincu dans l’arène.Lorsque Banner réapparaîtra en cours de film, il est intéressant de considérer le contraste avec son alter égo : il déteste Hulk et pense que ses 7 doctorats pourront lui permettre d’arranger toutes les choses.

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La scène où Hulk affronte Thor dans l’arène est à la fois drôle et spectaculaire : drôle car Thor est heureux de voir qu’il connait son adversaire, et que ce dernier est un collègue et ami ! Il l’affiche clairement, croyant fièrement qu’il va mettre fin à ce qui lui semble être une mauvaise blague, et tente de parler au monstre vert…qui n’a aucune envie de l’écouter et souhaite uniquement charger vers lui, prétextant qu’il n’est pas Banner. Spectaculaire, car la violence que ces deux héros vont avoir et la force dont ils vont user est impressionnante (il faut voir les coups de poings que Hulk va asséner au pauvre Thor, alors au sol). 

Cate Blanchett, en incarnant Hela, offre la méchante du film. Sans pitié (Badass, comme on aime les opposants), se débarrassant de ceux qui la trahisse illico, la déesse de la mort est une machine à tuer…mais qui se sent bien seule. Personne ne veut la rejoindre, chose qui la désole. Au contraire, tout le monde souhaite l’empêcher d’accéder au trône, et est prêt à lui barrer la route. Folle de rage, elle en veut à Odin qui l’a enfermée, après qu’elle l’ait aidé à unifier les 9 royaumes liés à Asgard, ayant eu peur de ses ambitions de conquête…Désormais de retour, elle entend bien prendre sa revanche.

En conclusion, Thor : Ragnarok est un excellent film de super-héros, qui apporte un nouveau souffle aux aventures du dieu nordique. Marquant aussi un cap dans l’histoire, puisque la fin d’Asgard aura bel et bien lieu…certes, la recette est toujours la même (des super-héros triomphant, après des scènes aux effets-spéciaux dantesques et nous en mettant pleins la vue, contre des super-vilains), mais la façon d’aborder les choses est différente et originale (notre note : 8,6/10).

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614.Baby Driver.

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Le dernier film de Edgar Wright est une tuerie ! Après Le dernier pub avant la fin du monde, le réalisateur livre, avec Baby Driver un hommage aux films de bolides (avec des moteurs vrombissants) et de gangsters, tout en ayant une dimension musicale importante, rappelant les films où Fred Astaire dansait…mais sur une soundtrack un brin plus moderne…le tout teinté d’humour, comme à son habitude.

Baby (Ansel Elgort) est un jeune homme qui ne parle pas beaucoup…sa vie est rythmée par la musique qu’il écoute (dont le chouette morceau Tequila de The Button Down Brass), coordonnant ainsi le moindre de ses gestes pour être dans le rythme.Ce jeune orphelin s’est retrouvé, suite à un terrible concours de circonstances, à devoir travailler pour un chef de gang répondant au nom de Doc (Kevin Spacey), qui est passé maître dans l’art de planifier des braquages. Lorsque le fait a été commis, les malfrats doivent embarquer dans une voiture conduite par Baby, qui devra les transporter, à toute vitesse, semant les voitures de police, dans un lieu sûr… Remboursant peu-à-peu la dette qu’il doit à Doc, le jeune homme aimerait changer de vie, avoir un tout autre parcours. D’autant que la belle Debora (Lily James), travaillant comme serveuse dans le lunch où il se rend chaque jour lui a tapé dans l’oeil, et que cette dernière semble l’apprécier également…mais les choses ne se passent pas comme il le faudrait, Doc ayant du mal à lâcher son poulain…

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Le gang de Doc contient une belle équipe de hors-la-loi : Monica et Jason, couple semblable aux célèbres Bonnie & Clyde, que rien ne semble capable d’arrêter ; Leon (Jamie Foxx), truand notoire qui répond à ses pulsions et son intérêt personnel avant tout ; et Baby, jeune homme qui ne semble pas être à sa place dans le groupe…chauffeur de braqueurs de banque…Il faut dire que son air de jeune premier bien propret dénote dans cette équipe de gros durs. D’ailleurs Leon a beaucoup de mal à lui faire confiance, le trouvant étrange, à écouter de la musique toujours dans son coin, les yeux cachés derrière sa paire de lunette, sans écouter les instructions de Doc lorsque celui-ci leur présente le plan pour leur prochain vol.

En réalité, Baby (dont ce n’est pas le vrai prénom…ce dernier ne sera révélé qu’à la fin du film) est un mélomane. Il aime la musique : celle-ci le motive dans tout ce qu’il entreprend, et c’est bien simple, tant qu’il n’a pas trouvé la bonne musique au moment de démarrer sa voiture avant de fuir la police lorsque le gang a commis son méfait, il ne démarre pas ! La musique lui a permis d’affronter toutes les horreurs de son existence, à commencer par la mort tragique de sa mère…d’ailleurs depuis cet événement, il a un acouphène, ce qui provoque un sifflement régulier dans son oreille…l’handicapant et lui donnant des difficultés à communiquer…ce bruit, il le masque par la musique. Elle le porte et lui permet d’agir, tout en prenant une certaine distance par rapport au monde qui l’entoure. D’ailleurs, il bouge en rythme (Ansel Elgort est un ancien danseur après tout), par rapport à ce qu’il est en train d’écouter (ce qui donne des scènes vraiment très drôles).Le film comprend ainsi toute la playlist du baladeur du personnage, passant de Harlem Shuffle de Bob & Earl à Debora de T-Rex, ou encore le très puissant Never, Never Gonna Give Ya Up de Barry White.

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Le garçon est aussi un as du bolide, fan de sensations extrêmes, roulant comme un fou…mais avec une grande classe ! Il sait exactement ce qu’il fait, les paysages passant à toute allure derrière le volant. Doc a compris qu’avec lui, la police ne les arrêteraient jamais, car ils leur seraient impossible de les coincer…Le gamin excelle dans un art dans lequel il ne faudrait, en principe, mieux pas briller. Le film, oscille donc, sans temps-mort, entre course-poursuites et action…tout cela s’écoule rapidement, sans que le spectateur ne s’ennuie une seule seconde.

Mais sa rencontre avec Debora va changer la donne…le jeune homme aspirant à revenir sur le droit chemin, rangeant au placard son job de bandit. Leurs principales discussions tourneront autour de la musique, tentant de trouver une chanson correspondant à leur prénom -pour lui ce sera B-A-B-Y de Carla Thomas-. Mais il se rend compte que ce à quoi il rêve lui sera difficile d’accès…Baby hésitera d’ailleurs longuement, partagé, avant de se décider. Et lorsque les choses tourneront mal, il voudra fuir, car désormais le monde entier connaîtra son visage. Pourtant, le danger rôdant autour de Debora tel une épée de Damoclès au dessus de sa tête, l’obligera à retravailler pour Doc, être cupide. 

Baby Driver constitue l’un des films les plus originaux de l’année 2017…le scénario semble avoir été écrit pour la musique et les scènes calibrées et ryhtmée par les notes de celle-ci. Sans nul doute vous aurez envie de (re)découvrir le titre préféré du jeune héros, le très beau Brighton Rock de Queen. Un bel ovni du cinéma (notre avis : 9/10).

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612.The book of Henry.

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Susan Carpenter (Naomi Watts) , serveuse et mère au foyer vit avec ses 2 enfants seule depuis que son mari les a abandonné : Henry (Jaeden Lieberher), 11 ans est hyper intelligent, concevant des inventions avec une créativité démentielle, et  très mâture pour son âge, au point que Susan lui demande de régler les finances de la maison et de gérer bons nombres de problèmes, ou se tourne vers lui lorsqu’elle a besoin d’un conseil. Son autre fils, le petit Peter (Jacob Tremblay), adore Henry, et aimerait beaucoup lui ressembler. En face de chez eux vit Christina (Maddie Ziegler, connue pour être la petite fille qui danse dans les clips de la chanteuse Sia), dont le beau-père, monsieur Sickleman, est un homme dangereux, qui abuse régulièrement d’elle…Henry, qui est amoureux de Christina, se décide d’échafauder un plan pour la sauver, qu’il consigne dans un livre…mais il ne parvient pas à mettre le plan à exécution. Susan découvre alors le livre, et se décide à agir et à…tuer monsieur Sickleman.

Colin Trevorrow, le réalisateur de Jurassic World, livre ici, avec Le livre d’Henry, une histoire rondement bien menée, avec des personnages très attachants  : Susan, la maman qui après son travail se détend en jouant à des jeux vidéos et en s’occupant de ses 2 fils (bien que par moment on ait plutôt l’impression que ce soit Henry qui s’occupe d’elle), et qui a gardé, alors que c’est une adulte, une âme d’enfant. Sa meilleure amie et collègue, Sheila, est alcoolique et se sent seule…les 2 femmes se retrouvent fréquemment et boivent « pour oublier ».Le fils ainé de Susan, Henry, s’occupe de son petit frère, le défend lorsqu’on le martyrise à l’école, lui remonte le morale lorsqu’il ne se sent pas très bien, lui permettant d’être appelé le numéro 1 par sa mère,… Henry est décidément une bonne personne, qui est révolté par les injustices et la violence, souhaitant agir et y répondre, car il n’y a rien de pire pour lui que l’apathie…c’est pour cette raison qu’il voudra tout faire pour délivrer Christina -la fille de son cœur- des griffes de son effroyable beau-père, Glenn (Dean Norris). Cette précocité, de la part d’un enfant, est l’émanation d’une grandeur d’âme encore jamais vue auparavant… il comprend tout mieux que quiconque et sait discerner le bien et le mal, alors que bons nombres d’enfant sont en fait relativement innocent. C’est un peu comme si il était déjà un petit adulte, qui aurait sauter les étapes, sans passer par la case enfance…sa mère hésitera d’ailleurs souvent à l’écouter, lui rappelant, qu’au fond, il n’est qu’un enfant… les grands tracas de la vie ne devrait donc pas le concerner…mais il est dedans depuis que son père les a abandonnés tout les 3. Christina, quand à elle, semble muette, en proie à un silence qui l’empêche d’exprimer ce qu’elle ressent. Ses yeux, d’un bleu profond, en dise pourtant beaucoup plus sur elle, dévoilant la tristesse qui est la sienne, ainsi que l’affection qu’elle ressent pour Henry…elle apprécie Susan, qui est toujours gentille avec elle, l’encourageant dans tout ce qu’elle entreprend.

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Mais il faut tout de même avouer l’inavouable…le film est émaillé d’un drame épouvantable, qui va rendre le récit mélancolique :  Henry souffre de maux de tête depuis quelques temps, sans se douter une seule seconde de la gravité de ceux-ci. En effet, il s’agit d’une tumeur au cerveau…et celle-ci lui sera fatale. Il mettra tout en oeuvre, dans ces derniers moments, sur le lit d’hôpital, pour échafauder son plan, par amour envers celle a qui il n’a jamais pu avouer ses sentiments, Christina. Le courage dont il va faire preuve vis-à-vis de sa maladie est exemplaire…il voudra que le médecin lui avoue la vérité sur son état, lui demandant si une chimiothérapie ou une opération est possible…lorsque ce dernier lui répondra par la négative, lui ôtant tout espoir de vie, il aura besoin de quelques instants pour faire le point seul…cette seule scène, où il est seul, assis sur son lit, le regard pleins d’émotions est très puissante…il va accepter la mort, alors que son frère et sa mère n’y arriveront pas (du moins pas à ce moment là). Il est terrible de noter, que au moment de rendre son dernier soupir, Henry souhaitera voir une dernière fois le ciel, et la lumière,…et puis murmurera qu’il s’avance vers elle, avant de sombrer dans un ultime sommeil.

Dans le fond, The book of Henry parle de la vie, des choses que l’on perd mais que l’on peut aussi gagner. Et surtout du fait qu’il faut parfois agir et corriger une situation injuste, plutôt que de ne rien faire et d’être un simple spectateur… un film intéressant, même si dur à regarder dans sa première partie tant l’histoire est triste (surtout la scène où Henry parle pour la dernière fois à son petit frère, qui est en larme) avant de changer de registre, dans sa 2e partie…(notre note : 7,8/10).

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611.La nouvelle bande-annonce de Star Wars-épisode VIII est spectaculaire !

Dévoilée lundi dernier, la nouvelle bande-annonce de Star Wars-épisode VIII : les derniers Jedi, dont la sortie est attendue pour le 13 décembre prochain, a beaucoup intrigués les fans de la saga, montrant un petit peu les grands enjeux du film…

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Le film, qui pourrait bien être le plus long de la saga en terme de durée selon certaines rumeurs (on parle de 2h30), reprendra là où le Réveil de la Force s’était arrêté. La bande-annonce montre Rey donnant son sabre à Luke, et commençant sa formation…la puissance de son apprentie semble l’impressionner. Le Jedi évoque aussi son passé, sous forme de flashbacks…signifiant ainsi que nous en saurons un peu plus sur comment il en est arrivé à se retrouver en exil.Les Porgs, mini oiseaux, font également leur apparition, au côté de Chewbacca.

Leia semble en mauvaise posture, en proie au doute et à un fils destiné à en finir avec son passé…au point de faire exploser le vaisseau amiral où sa mère se trouve…Son regard d’inquiétude en dit long. Cet épisode, suite au décès de l’actrice Carrie Fisher, sera le dernier où son personnage apparaîtra.

Le Leader Suprême Snoke se dévoile enfin en chair et en os et semble avoir une maîtrise parfaite de la Force…a-t-il un lien quelconque avec les Jedi ? Qui est-t-il ? Et qui lui a infligé ces effroyables cicatrices ?

Rey semble également perdue, partagée dans cet univers où elle n’a pas encore trouvé sa place…la dernière image, où Kylo Ren lui tend sa main, l’invitant à le rejoindre est saisissante : la fera-t-il passer du côté obscur de la Force ? À moins que les 2 plans ne soient même pas situés dans la même scène…

Quoi qu’il en soit, entre batailles intergalactiques avec ballets aériens de vaisseaux, quête initiatique de soi, où simplement la peur de Luke…ce prochain opus semble être prometteur !


610.Spider-Man Homecoming.

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En ressuscitant la franchise Spider-Man (pour la 3e fois !), oubliant l’épouvantable The Amazing Spider-man 2,  les Studios Marvel-Disney ont trouvé le bon filon, insérant les aventures de l’homme-araignée dans l’immense patchwork qu’est l’Univers Marvel avec ses Avengers. John Watts, au poste de réalisateur, concocte un film à la fois drôle et touchant…annonçant de potentielles suites.Pour incarner Peter Parker, c’est le jeune Tom Holland qui a été choisi, et reprend ainsi le rôle après sa furtive apparition dans Captain America : Civil War.

Le film reprend ainsi après Civil War, où le jeune Peter Parker s’imagine déjà devenir un Avengers, sous la houlette de Tony Stark (Iron Man). Ce dernier lui offre d’ailleurs un costume super-équipé avec de nombreuses fonctionnalités. Mais alors que le Spider-Man s’attend à ce voir confier des missions d’envergures, Stark préfère le « préparer » au mieux, le laissant régler de petits problèmes locaux totalement mineur (comme indiquer le chemin à une vieille dame,…), le faisant néanmoins surveiller à distance par son assistant, Happy ((John Favreau).Tout les jours, Parker le bonbarde de SMS, lui racontant ses prouesses en insistant bien sur le fait qu’il est capable de faire beaucoup plus de choses.Exaspéré, Happy ne prend même pas la peine d’y répondre…mais les lit toutefois.

Conciliant sa vie de super-héros et sa vie sociale, Peter, 15 ans, est avant tout un jeune lycéen …aimant en secret la jolie Liz Allen, la fille la plus populaire de son école.Avec son meilleur ami, Ned, il joue encore au Lego, s’amusant à construire l’Étoile de la mort…notre héros a donc encore le temps de grandir.Sa tante May (Marisa Tomei), veuve depuis peu, tente de l’éduquer du mieux qu’elle peut, tant bien que mal,…le voyant fuguer chaque soir pour aller dans des lieux étranges, pour d’obscures raisons- loin de se douter qu’il exécute sa mission de super-héros- l’obligeant à s’inquiéter pour celui qu’elle considère comme son fils.

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Alors qu’il pensait n’avoir que des missions misérables, Peter trouvera un adversaire à sa taille : un personnage d’envergure, ce faisant appelé le Vautour (joué par le génial Michael Keaton). De son vrai nom, Adrian Toomes, celui-ci fabrique des armes, recourant à une technologie avancée, celle des Chitauris, qu’il revend ensuite, où s’en sert pour commettre des braquages…avec son costume, une combinaison ailée, il a tout du charognard près à bondir sur sa proie…

Spider-Man : Homecoming fait le pari de faire revivre un personnage pour lequel tout (ou presque) a déjà été raconté…faisant l’impasse sur la transformation du héros (scène vue et revue ou Peter se fait mordre par une araignée génétiquement modifiée), le long-métrage se concentre directement sur son intrigue, faisant la part belle à l’humour et au gag (on est très loin du Spider-Man sombre et torturé de Sam Raimi). Par exemple, le jeune homme recourt à son téléphone pour se filmer en train d’imiter les autres super-héros des Avengers, se moquant d’eux et réussissant à nous faire rire ! Son amitié avec Ned est aussi l’un des ressort humoristique du film : inséparable, les 2 jeunes ont leur « petit truc », consistant à faire une sorte de salut en se tapant dans la main, chacun ayant la photo de l’autre comme écran sur son téléphone…d’ailleurs Ned saura rapidement la véritable identité de Peter, et en sera fasciné, posant des questions très pointues (et drôles) sur le sujet.

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Michael Keaton, ressuscité depuis son rôle dans Birdman, campe à nouveau un rôle à sa hauteur, jouant le méchant de l’histoire: un personnage qu’il incarne avec brio, sachant le rendre glacial quand il faut, mais qui -il faut bien l’avouer- est très différent des ennemis habituels que l’on a pu voir dans les films de l’homme-araignée : comme opposant, il n’est pas le « fou qui veut anéantir » le monde. C’est un bandit, un petit criminel notoire, mais sans trop se faire remarquer. En fait, sans Spider-Man, personne ne saurait qu’il existe…d’ailleurs, pour un méchant, il se montrera fair-play vis-à-vis de son ennemi, lui donnant même une chance si il le laisse tranquille…chose qui sera impensable pour l’homme-araignée…Les scènes où Adrian revêt le costume du vautour sont très réussies, et le résultat très crédible.Il a réellement l’air d’un oiseau, embrassant l’air avec l’envergure de ses ailes, et ses serres sont acérées…comme prêtes à bondir sur sa proie.

Le costume de Peter, automatisé et répondant au nom de Karen est l’une des grandes trouvailles de l’histoire. C’est un personnage à part entière, écoutant Peter et lui donnant des conseils, et pas uniquement un armada de gadgets (dont le très utile chauffage…permettant d’être sec et réchauffé lorsque l’on a été mouillé).

À noter aussi, la traditionnelle apparition de Stan Lee, qui est assez facile à repérer. La musique est très en adéquation avec l’histoire, donnant un coup de modernité à la franchise, une sorte de peps, d’énergie (notamment avec le très rock Blitzkrieg Bop des Ramones), collant bien avec le personnage principal et sa personnalité. Tom Holland en fait un personnage très à la mode, et définitivement très cool. Ajouter à cela quelques scènes de bravoure (celle du Ferry par exemple) et vous obtenez un très bon cru (notre note : 8,4/10).


608.Misery.

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Écrivain à succès pour sa série de roman Misery, Paul Sheldon ( James Caan) s’en va dans son chalet, après l’écriture de son dernier livre, afin de se reposer un peu, comme à son habitude. Mais un effroyable blizzard va faire quitter sa voiture du sentier, provoquant un terrible accident…inconscient, il est dans un état critique, les jambes fracturées, souffrant de multiples contusions et blessures. À son réveil, il est confortablement installé dans un lit, dans une chambre situé dans une petite maison. Quelqu’un l’a sauvé : elle s’appelle Annie Wilkes (Kathy Bates), et elle dit être sa plus fervente admiratrice, la saga des Misery lui ayant tout simplement changé la vie. Ancienne infirmière, la femme entend bien le soigner et le conduire à l’hôpital lorsque les routes rouvriront. Celle-ci est en train de lire le nouveau livre de Sheldon, celui qu vient tout juste de paraître : l’enfant de Misery. Elle est loin de se douter qu’il s’agit du dernier tome de la saga, puisque son auteur a décidé de tuer le personnage principal à la fin de l’histoire…lorsqu’elle découvre ça, Annie s’emporte et annonce à Paul que personne n’est au courant qu’il est chez elle…les autorités le recherchent et pense qu’il est probablement mort. L’impulsivité d’Annie et sa violence vont faire vivre un effroyable cauchemar à Paul…d’autant que cette dernière va le forcer à ressusciter le personnage de Misery, en l’obligeant à écrire un nouveau tome…

Réalisé par Rob Reiner, qui avait déjà quelques années auparavant livré pour le cinéma une autre adaptation d’une histoire de Stephen King (avec le mémorable Stand by Me), Misery est un thriller angoissant, dans lequel un écrivain doit faire face à une déséquilibrée mentale qui est sa plus grande admiratrice, sachant tout sur la vie de ce dernier, jusque dans les éléments de vie les plus personnels. Cette dernière lui apparaît d’abord comme la bonne providence, un ange tombé du ciel, l’ayant sauvé et soigné avec un très grand professionnalisme…mais peu-à-peu, il s’avère qu’elle n’est pas aussi lisse qu’il n’y paraît…si Annie l’a sauvé de son accident, c’est parce qu’elle l’a vu lorsque c’est arrivé, car elle le suivait dans sa propre voiture. Elle éprouve une sorte de fascination morbide à son égard, dévoilant des sentiments exaltée par rapport à son oeuvre…comparant Misery à une oeuvre divine. La dame tombe ensuite lentement amoureux de Sheldon, s’imaginant même que cela est réciproque…mais son tempérament émotif est aussi émaillé d’une terrible tendance à s’emporter, et à faire du mal à ceux qui sont sur sa route…Paul en fera les frais à plusieurs reprises, des châtiments physiques corporels lui seront ainsi infligés (on pense notamment à cette scène horrible du sabot, rappelant le sort autrefois réservé aux mineurs).

Alors qu’il explore la maison, dans une scène au suspens haletant, Paul sait qu’il n’a que peu de temps avant que Wilkes ne revienne, aussi il doit faire vite tout en étant en chaise roulante. C’est à ce moment-là qu’il découvre le journal d’Annie et la vérité sur celle-ci : ancienne infirmière, la dame a tué de nombreux bébés dans la maternité où elle travaillait, et a été arrêté, jugée et condamnée pour cela. Mais sa vie a aussi été émaillé d’autres tragédie…puiqu’elle a tué son propre père, est sortie meilleure de sa promotion en évinçant l’élève la plus brillante de sa classe, et a été promue infirmière en chef suite à la disparition de la tenante du titre…Mais Sheldon doit faire attention, lorsqu’il regagne ensuite sa chambre à n’avoir pas laissé de trace pouvant faire penser qu’il a quitté sa chambre, pourtant verrouillé…car Annie est très observatrice, cela tourne même au T.O.C. .

La séquestration de Sheldon par Wilkes sera une longue convalescence où l’homme va avoir du mal à se remettre, ayant d’abord besoin de Novril, une drogue pouvant calmer la douleur mais le rendant passif. Arrêtant d’en consommer, l’écrivain se met à les cacher, élaborant une stratégie afin de mettre fin à son chemin de croix.Pourtant, il y a quand même des moments où Annie, reprenant sa lucidité, se montre charmante, ayant de longues conversations avec Sheldon, dévoilant sa solitude, et combien cela lui pèse. Elle lui passe du Liberace, lui présente sa truie (baptisée Misery),…

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La chose la plus cruelle que la dame fait à Paul est de lui demander de brûler le manuscrit qu’il avait écrit après le dernier tome des Misery, Fast Cars, marquant un tournant dans sa bibliographie et s’intéressant aux jeunes de banlieues, car le livre ne lui plaît pas, avec ses gros mots et surtout le fait que cela n’est pas digne de son auteur préféré…en agissant de la sorte, Wilkes demande à Sheldon, de détruire sa propre création, une sorte d’enfant spirituel qu’il a couché sur le papier, après l’avoir porté dans sa tête et que les idées aient germées…mettre le feu à son oeuvre sur un gigantesque barbecue va anéantir Sheldon. Désormais, son esprit sera dicté par Wilkes, lui indiquant la voix à suivre (que Dieu lui-même lui aurait donnée…étrange qu’une femme comme elle soit aussi croyante…) et la nécessité de ramener à la vie Misery, personnage qu’il déteste, mais qui a contribué à sa propre notoriété.

Le film est aussi complété par une enquête policière, menée par l’astucieux shérif de la ville, Buster (Richard Farnsworth), qui va trouver la voiture de Sheldon et se rendre compte que ce dernier n’est peut-être pas mort comme les gens le pense…jusqu’à trouver un infime détail le conduisant directement chez Annie Wilkes.En somme une histoire sans temps mort, bourrée de suspens, riche en émotion, et avec une Kathy Bates, récompensée, pour son rôle par un oscar, cette année-là (notre note : 9/10).

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607.The Big Sick.

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Comédie culturelle, The Big Sick raconte l’histoire de Kumail, indien musulman, voulant devenir humoriste, qui tombe amoureux de la jolie Emily (Zoé Kazan), mais qui n’ose pas le dire à ses parents, qui souhaitent le voir se marier avec une indienne. Ainsi, chaque repas de famille est un prétexte pour lui présenter d’innombrables prétendantes, toutes plus séduisantes les unes que les autres…mais rien n’y fait, Kumail aime Emily. Mais lorsque cette dernière apprend qu’il n’a même pas informé ses parents de son existence, elle prend la mouche, se demandant où leur relation peut bien déboucher, et ils rompent tout deux. Peu de temps après, Emily tombe gravement malade, et est transportée d’urgence à l’hôpital…ses parents habitant à plusieurs heures de là, et devant se rendre à son travail, sa meilleure amie contacte Kumail et lui demande de rester auprès d’elle. Lorsque le jeune homme arrive, la patiente n’est pas très heureuse de le voir…le médecin le prend à part, l’informant de la situation : Emily est très malade, mais souffre d’une pathologie inconnue. Il souhaite la plonger en coma artificiel afin d’éviter que son état se dégrade…car elle risque de mourir si il ne tente rien. Kumail accepte alors de signer les papiers pour qu’elle soit entubée et plongée dans le coma. Il prévient ensuite les parents d’Emily de la situation…ceux-ci arrivent le lendemain matin, très inquiet, et prennent rapidement la situation en main :  Beth (Holly Hunter) et Terry (Ray Romano) forme un couple aimant leur fille, mais qui se dissout peu-à-peu depuis que le mari à trompé sa femme, lors d’un voyage d’affaire (une convention mathématique). Beth se montre austère et froie avec Kumail, dont elle sait tout -car sa fille lui raconte absolument tout- et qu’elle ne pardonne pas d’avoir fait souffrir Emily. Terry, d’abord méfiant, se rend compte assez rapidement que le jeune homme n’est pas un mauvais bougre et les 2 hommes deviennent rapidement amis. Tout ce petit monde va veiller sur Emily, toujours dans le coma, s’inquiétant pour elle, et cet événement désastreux va les rapprocher…

Le film est aussi un hommage au comique de Stand-up, où un humoriste parle de sa vie de tout les jours et des événements qui lui sont arrivés, en s’adressant au public face à lui comme si ce dernier lui était familier, comme si il le prenait en témoin, qu’il était concerné. Ainsi, Kumail essaye de percer dans la profession de comique, tant bien que mal, étant bon lorsqu’il parle de ses mésaventures. Il est parfois un peu trop culturaliste, donnant un cours d’histoire de sa propre culture plutôt que de réaliser un divertissement, qui pourrait détendre son public…Sa famille a du mal à accepter le fait qu’il ait choisi cette voie, et sa mère souhaiterait le voir embrasser une carrière d’avocat.

Sa culture lui impose d’épouser une femme de la même origine ethnique que lui. Mais Kumail n’en a que faire des traditions…il n’est même pas croyant ! Et lorsqu’il est « sensé » prier 5 fois par jour, le jeune homme en profite pour jouer à des jeux vidéos ! Sa mère est très attachée aux rites de son peuple, et ne tolère pas les déviances. Elle lui présente donc, à chaque repas, une nouvelle prétendante, parmi les filles les plus sollicitées, prétextant que c’est le hasard qui fait que toutes ces demoiselles se présentent chez eux…Lorsque Kumail avouera à sa famille l’existence d’Emily, tous le renieront. Sa mère tournera la tête, et ne prononcera plus un mot en sa présence…du moins, c’est ce qu’elle semblera penser. Au fond d’elle-même, elle voudra toujours avoir de ses nouvelles, même si il lui sera désormais impossible de le côtoyer.

La relation entre Kumail et les parents d’Emily sera également intéressante : si de prime abord, le contact ne passera pas, à force de le voir et grâce à son implication dans la vie d’Emily, les nœuds vont se dénouer, apaisant les tensions existantes. Les 3 personnages vont même devenir très proches, partageant des choses très personnelles. La mère d’Emily en viendra même à prendre la défense de Kumail lorsqu’un spectateur se moquera de lui lors de son one-man show, ou à souhaiter qu’il « fasse » partie de leur vie.

Emily, à son réveil du coma, n’aura pas le comportement souhaité par le spectateur : il est toutefois logique qu’elle ne sache pas tout ce que Kumail aura fait pour elle durant son long sommeil…d’autant que cette longue attente elle l’aura vécue comme si quelques instants s’étaient écoulés, sans se rendre compte qu’elle a subie quelque chose de grave…comme si elle était toujours celle qu’elle était avant, sans jamais avoir été dans le coma. Autrement dit, dans sa tête, Kumail ne lui apparaît pas comme étant l’amour de sa vie, mais bien un individu méprisable car il l’a faite souffrir…pourtant, elle éprouve encore des sentiments pour lui. Ils semblaient même ainsi fait l’un pour l’autre. Sera-t-elle prête à le reconnaître ? Bref, un film touchant (notre note : 8/10).


605.Looper.

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En 2074, le voyage dans le temps a été rendu possible.C’est une avancée majeure qu’il ne faut pas utiliser à la légère au vu des conséquences qu’elle peut engendrer…néanmoins, les organisations criminelles qui souhaitent se débarrasser de certains individus y recourent afin d’envoyer leur victime bâillonnée et ligotée dans le passé pour la faire exécuter par un Looper, un tueur à gage professionnel qui vit à cette époque. Ainsi, personne n’est au courant de leur meurtre et il est plus facile de se débarrasser des corps…Ces Looper tuent sans savoir l’identité de leur victime, recevant les ligots attachés à leur dos, sous leurs vêtements. Ils ont l’obligation d’éliminer leur cible…au risque de le payer de leur vie.Cependant, ils doivent tôt ou tard « boucler leur boucle« , c’est-à-dire se tuer eux-même, si leur alter ego du futur leur apparaît…une fois fait, ils arrêtent d’être des tueurs, redevenant de simples civils, ayant le droit d’aspirer à un peu de beau temps, durant quelques années, avant de se voir ramener dans le passé pour se faire descendre par leur double du passé. Le secret des Looper est ainsi jalousement gardé, offrant tout de même aux principaux intéressé une vie d’un niveau plus élevé sur le plan financier.

Joe (Joseph Gordon-Levitt) est l’un d’entre eux. Un jour, alors qu’il doit tuer une personne, il découvre que l’homme qu’on lui envoie n’est pas bâillonné et n’a pas la tête couverte d’un sac en tissus…et qu’il n’est personne d’autre que lui-même, mais avec 30 ans de plus !!! N’hésitant pas une seconde, le jeune Joe tire sur le vieux, mais loupe sa cible. Cette dernière l’assomme et s’enfuit…Mais cet échec n’est pas sans conséquence…traqué par les autres Looper, Joe est désormais une cible à abattre, car il n’a pas remplis correctement sa mission, et que la présence d’un homme d’une autre époque dans son temps peut gravement altérer l’avenir…Jack Abe Mitchell (Jeff Daniels), venus du futur, recrute les Looper et veille à ce qu’ils remplissent bien leurs missions…il compte avec lui de nombreux hommes de mains lui obéissant au doigt et à l’œil…cependant ses directives lui sont dictés d’en haut, par les organisations criminelles du futur.

En 2044, 10 % de la population est atteint d’une mutation génétique leur permettant de développer des facultés de télékinésies, permettant de faire léviter des objets.La plupart ne savent cependant que faire voler une simple pièce de monnaie, ce qui n’en fait pas des individus super puissants.Ils sont appelés les TK.

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Le vieux Joe (Bruce Willis), dans le futur, a connu une vie de grand banditisme après la fin de ses activités de Looper…mais il a également eu une femme et beaucoup de bonheur. Celle-ci, sera abattue par les syndicats du crime, et lui sera attaché, afin d’être envoyé dans le passé pour y être tué…mais le vieux Joe parvient à se libérer et abat ses ravisseurs. Toutefois, il part pour le dans le but de rencontrer le jeune Joe, l’assommer, et le convaincre de fuir les Looper le traquant. Mais le jeune ne l’entend pas de cette oreille, et souhaite l’abattre pour achever sa mission…mais aux yeux des siens, il n’est qu’un traître à cause de son échec…Le vieux Joe est désormais libre dans le passé, traquant celui que l’on nomme dans le futur le Rainmaker, un TK surpuissant à la mâchoire en acier, qui dans l’avenir ferme les boucles temporelles des Looper. Le vieux Joe le considère ainsi comme le responsable de la mort de sa femme. Il a avec lui les coordonnées de 3 habitations où ce dernier devrait ce trouver…ce qui fait en tout 3 personnes à abattre…3 petits garçons…suite à une discussion avec le vieux Joe qui tourne court, le jeune Joe est informé de ces intentions…il se rend alors dans l’une des maisons, une ferme perdue au milieu de vastes étendues de champs.Il a l’intention d’abattre le vieux Joe, afin qu’on ne le traque plus. Dans la demeure séjourne une mère, prénommée Sarah (Emily Blunt), qui vit avec son petit garçon, Cid…ce dernier est en fait celui qui plus tard s’appellera le Rainmaker. Peu à peu, Joe se prend d’affection pour l’enfant…

Pour son troisième film, le réalisateur Rian Johnson ( dont le Star Wars : épisode VIII est attendu en décembre), signe une histoire originale au scénario complexe. Dans ce vaste labyrinthe, il faut être bien concentré afin de ne rien louper et de tout comprendre…d’autant que le spectacle est bel et bien au rendez-vous !

L’histoire est ingénieuse : la mafia du futur, afin de se débarrasser des individus gênants sans bavures et surtout dans le secret le plus total recourt au voyage dans le temps (qui lui-même est illégal !) pour les envoyer dans le passé, où des agents vivant à cette époque se chargent de la sale besogne. Il faut dire que chaque humain a une nano-puce en lui et leur mort peut vite être connue par les autorités, pouvant localiser le corps…Ces Looper sont gracieusement payés pour leur service si ils mènent leur mission à bien…dans le cas contraire, ils sont éliminés. C’est souvent le cas lorsqu’ils doivent se tuer eux-même…certains ne parvenant pas, par conscience morale (c’est difficile de prendre la décision de se « suicider »…), à faire le choix de se débarrasser de leur double du futur…le plus simple consiste alors à les tuer, ainsi leur double de l’avenir n’est sensé ne jamais avoir existé…et la boucle du futur anéantie. La scène où Seth (Paul Dano), un vieux Looper voit ses membres disparaître un-à-un car son alter ego du passé est torturé, jusqu’à s’évaporer, est assez explicite.

Le long-métrage joue avec les boucles temporelles, faisant même comprendre au spectateur que le futur n’est pas joué d’avance, et que les personnes du passé, peuvent le changer pour le réécrire.Au début du film, le Joe du futur arrive dans le passé, assomme le jeune Joe, et lui écrit un message sur son dos, où il mentionne un lieu de rendez-vous afin de lui parler : les 2 hommes se rencontrent un peu plus tard, et le plus vieux finit par convaincre le plus jeune de fuir et de mener sa vie loin du monde des Looper…il part ansi en Chine, avec ses lingots d’or…les années passent, il se retrouve sans le sous à cause de son train de vie excessif, l’obligeant à commettre quelques délits, et le faisant au passage rencontrer l’amour de sa vie….vieux, en 2044, il est capturé, mais se libère, se renvoyant lui-même dans le passé…réchappant (encore) à son double de 2044. L’histoire semble prendre une tournure cyclique…au point de finir à penser que les événements se sont déjà produits et se reproduisent à l’infini (d’où l’hypothèse des boucles multiples), bien que la boucle va se réécrire…puisque chaque action d’un personnage peut être différent de la boucle temporelle d’origine, ouvrant ainsi une nouvelle boucle, où quelque chose à changé…

Les liens qui vont unir le jeune Joe au petit Cid sont très fort, presque comme si le Looper serait le père que l’enfant n’aurait jamais eu, un être qui comprend ce qu’il ressent. Le gamin n’a pas de père et celle qu’il considérait comme sa mère -la soeur de Sarah qui l’a élevé- est morte sous ses yeux…Joe aussi est orphelin…leur passé commun a tout pour les unir.

Entre Sarah et Joe se noue une relation particulière : si dans un premier temps la femme se méfie de l’inconnu et lui interdit d’approcher Sid, elle commence à lui faire confiance peu-à-peu. Entre les 2, il y aura une petite aventure d’un soir, mais qui ne sera pas de l’amour : juste une façon de se soulager mutuellement.

Les rapports entre Sarah et Sid sont par contre ceux d’une famille recomposée : elle tente tout pour reconquérir son coeur, mais le petit ne la considère pas vraiment comme sa mère…néanmoins, il est très attaché à elle. Le film montre ce que sont les liens familiaux, et l’amour qui peut unir les différents membres qui les possèdent. De plus, il est permit de penser que Joe jeune va avoir une bonne influence sur Cid (diminuant ainsi les chances qu’il devienne le rainmaker)…alors que sans cela, il aurait peut être finit par tuer sa propre mère accidentellement, dans un excès de colère, et par devenir…le Rainmaker !

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Sid est un enfant TK au potentiel très élevé, qui a du mal à canaliser son énergie et sa puissance, pouvant s’emporter jusqu’à faire exploser les objets, les dématérialisant et les faisant disparaître. Ce qui, dans une boucle temporelle du futur pourrait faire de lui le Rainmaker serait la mort de Sarah, sa mère, et le manque de repère et d’éducation que cette dernière aurait pu lui inculquer…c’est du moins ce que celle-ci croit. Au début, le jeune Joe est un peu sceptique, voulant même tuer le petit garçon lorsqu’il voit l’étendue de son potentiel…comme si génétiquement, celui-ci représentait une menace. Pourtant, en s’identifiant à lui, il finit par être convaincu par les dires de Sarah…mais au fond, comment être sur qu’il ne deviendra jamais le terrible criminel qu’il était appelé à devenir dans une des boucles temporelles du futur ?

Autre interrogation : si l’on part du postulat que Joe tue Sarah, alors Sid devient le Rainmaker. Mais Joe vient du futur et sa femme est morte à cause du fait que Sid est le Rainmaker…il s’agit donc d’un paradoxe ! Un peu comme dans le film Terminator, où le père du héros John Connor, Kyle Reese, vient du futur, et est ansi plus jeune que son fils !

Joe est un personnage plus complexe qu’il n’y paraît : sa version jeune est, de prime à bord, égoïste, ne pensant qu’à l’argent (n’hésitant pas à dire où Seth se cache afin de ne pas perdre ses lingots), mais peu-à-peu, pense moins à lui et à ces aspirations personnelles, jusqu’à la scène finale, où il fait un choix qui est purement désintéressé…sa version plus âgée parait plus sage et plus mure, s’étant assagi avec les années, mais au final, est prête à commettre des meurtres horribles, tuant de jeunes enfants innocents , pour le confort de sa vie personnelle…pourtant, il s’agit de la même personne, ce qui est d’autant plus paradoxal. Leur but diverge progressivement, et n’est plus commun…le jeune Joe s’écarte du chemin que le vieux avait autrefois prit…

Film complexe et à tiroir aux hypothèses multiples, Looper permet de réfléchir et d’énormément s’interroger. De la science-fiction intelligente, sans nulle doute possible. Il traite de l’importance de l’éducation, permettant à l’enfant de suivre une route correcte, où il ne fera (en principe) pas le mal (notre note : 9/10).

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