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Liste des articles dans la catégorie cinéma & télévision.

553.Les animaux fantastiques : fable magique pleine de surprises !

     J.K.Rowling est de retour aux affaires de sorcellerie : elle remet le couvert en étendant l’univers d’Harry Potter grâce à une histoire dont elle a signé le scénario, et qui devrait connaître de multiples suites !

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      En 1926, à New York, le sorcier Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne), une valise pleines d’animaux magique à la main et sa baguette dans l’autre, est distrait et perd son niffleur, petite créature avide d’argent et dérobant tout ce qui peut avoir de la valeur…l’homme est obligé de poursuivre la bête et le récupère dans le coffre d’une banque ! Mais Jacob (Dan Fogler), un Moldu (non-sorcier) avec une valise à la main pour une demande de crédit (il souhaite ouvrir une pâtisserie), le remarque et n’en croit pas ses yeux…de plus, Porpentina Goldstein (Katherine Waterson), ex-Auror, est au trousse de Norbert, et l’emmène au MACUSA, sorte d’organe de justice pour la magie aux USA, car il a commis énormément d’infractions, en risquant de révéler le monde des sorciers à un non-Mage (ou Moldu).Devant oublieter Jacob, Nobert échoue, recevant un coup à la figure et voyant le premier s’enfuir, une valise à la main…sauf qu’il s’agit de la valise de Dragonneau, et non de Jacob !!! Dragonneau est emmené par Porpentina, devant ses supérieurs au MACUSA, mais personne ne la croit lorsqu’elle accuse Norbert d’élever de façon clandestine des animaux étant donné qu’elle n’a pas la bonne valise…de son côté, Jacob ouvre la valise et laisse s’échapper plusieurs des créatures qu’elle contient. Dragonneau finit par le retrouver et l’emmène avec lui à la recherche de ses animaux…ce qui se révélera être une tâche à la fois périlleuse, complexe et pleine émotions.Jacob rencontre également la soeur de Porpentina, la délicieuse Queenie (Alison Sudol)  capable de lire dans les pensées des personnes, et des sentiments se nouent entre eux.

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     Dans cette histoire qui a tout d’un vaudeville, David Yates (déjà aux manettes des 4 derniers volets de Harry Potter) livre une incursion dynamique et pétillante dans le monde des sorciers.Les animaux du film se révèlent être d’une grande beauté (et dire que tout cela est réalisé en numérique est incroyable, même si les acteurs ont tout de même, dans un soucis de réalisme pu jouer avec des marionnettes).Fascinant et dangereux à la fois, il y a même une certaine grâce à les voir se mouvoir. Chacun d’eux possède des capacités étonnantes.On peut ainsi citer, par exemple, l’oiseau-tonnerre, sorte de phénix gigantesque et doré,  le démonzémerveille, créature d’apparence minuscule capable de se transformer en véritable rapace prédateur, ou encore la démiguise, sorte de singe argenté, capable de se rendre invisible.Mais la coqueluche du film, c’est définitivement le Picket, le petit botruc toujours attaché à Nobert, semblable à une minuscule plante à pattes vertes.

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     Et pourtant, derrière les réjouissances de cette histoire en apparence amusante  et colorée (les costumes  le prouvent), se cache pourtant une trame beaucoup plus sombre (vers laquelle on bascule durant la deuxième moitié du film) : en effet, à cette époque, est recherché le sorcier Gellert Grindelwald ! Le même que celui mentionné dans Harry Potter et les reliques de la mort, ancien ami de Dumbledore, dont il est en partie responsable de la mort de la soeur de ce dernier.Terrible mage noir, son personnage a en réalité, dans cette histoire, une importance capitale…Par ailleurs, d’étranges événements se produisent : des Moldus se font assassiner, par une sorte de force invisible, qui tel un ouragan détruit tout sur son passage et menace de mettre en péril le secret de l’existence du monde des sorciers.Percival Graves (Colin Farell) mène l’enquête sur ces faits, mais il semble en réalité jouer un double jeu et recherche un jeune enfant qui pourrait être un sorcier, dans un orphelinat…

 Initialement, Les animaux fantastiques, c’est un livre de 2001, écrit par J.K. Rowling, pour une oeuvre de charité.Il s’agit d’une sorte de bestiaire, parlant des créatures magiques. Un manuel destiné aux élèves de Poudlard.C’est donc, une bel et bien une nouvelle oeuvre que Rowling a concocté pour le film.

   Avec cette nouvelle histoire, même les non-habitués de l’univers d’Harry Potter auront l’occasion de découvrir une oeuvre nouvelle, dont il ne faut pas être habitués aux codes de la série mère pour comprendre.Quand au fan éternel, il sera plus que servi : à la fois original et avec quelques clins d’œils à l’univers d’Harry Potter, Les animaux fantastiques se regarde avec des yeux emplis de magie et de joie intense.Une pure merveille, de bout en bout ! (notre note : 8,5/10).

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551.Manchester by the Sea.

 

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  Joe Chandler (Kyle Chandler) est mort d’une crise cardiaque.Son frère, Lee (Casey Affleck, lauréat d’un oscar, pour le rôle), exilé dans une ville lointaine, retourne alors dans sa ville natale, Manchester-sur-Mer, afin de s’occuper de l’enterrement.Il apprend également que Joe l’a choisi pour être le tuteur légal de son fils Patrick (Lucas Hedges).Lee pourrait reprendre l’affaire de bateau familial, entreprise florissante, mais quelque chose l’en empêche…le souvenir d’un événement traumatisant qui l’a anéanti, plusieurs années auparavant, le conduisant dans une sorte d’état semi-passif, comme détaché des événements, incapable d’exprimer la moindre émotion.S’occupant de Patrick durant quelques temps, Lee n’aspire qu’à une seule chose : revenir à sa petite vie calme et monotone…pourtant, durant ses quelques mois, sa vie va prendre une autre direction…

   Drame léger et pourtant tout en puissance, Manchester by the sea dépeint le parcours d’un homme triste et seul, en proie à ses démons.Un homme qui n’a plus vraiment de but dans la vie, avachi dans un quotidien terne et répétitif…mais un homme qui boit et qui devient violent quand il est soûl, croyant que les gens se moquent de lui.Lee a fui sa vie passée, car trop de souvenirs la lui rappelait, et s’est exilé…loin des siens et à enfoui en lui une part de son existence.

   Sa relation avec son neveu est assez en accord avec le personnage : il veille sur lui, mais ne parvient pas totalement à le soutenir où à se considérer comme son père.La première chose que Joe fait est d’essayer de lui trouver une autre famille, et ce, afin d’échapper à son rôle de père de substitution.

   Lee est devenu incapable de pleurer, il a vécu l’impensable des années auparavant, et il ne s’en est jamais relevé.La mort de son frère ne l’affecte pas tant que ça, il se contente de régler la paperasse administrative et d’annoncer la nouvelle à Patrick, mais toujours de manière détachée et dans un calme presque religieux.Il refuse néanmoins que la mère biologique de Parick, alcoolique dépressive, en assume la garde…d’ailleurs cette dernière y renoncera.

   Et puis, vient la rencontre qu’il voulait absolument éviter : celle avec son ex-femme, Randi (Michelle Williams), qui lui annonce être enceinte.Et là, c’est la déchirure…tout les souvenirs remontent à la surface, et Lee libère une part de son chagrin.Elle souhaite reprendre contact avec lui, mais il en est incapable…les souvenirs le hante et il ne s’en défait pas…Il souhaite rentrer chez lui, mais Patrick aimerait rester : c’est un jeune homme heureux, jouant au hockey, fréquentant 2 jeunes femmes, jouant avec ses amis dans leur groupe de rock,…sa vie est là.

   Au final, l’histoire étant cyclique, Lee rentre chez lui, laissant la garde de Patrick à des amis de la famille, permettant au jeune garçon de pouvoir rester.Mais pour héros, rien n’a changé…même si il a du se confronter à son passé, et s’occuper de son neveu un moment de son existence…

La mer est importante dans le récit, illustrant cet inconnu où l’on ne peut pas voir plus loin que la ligne d’horizon, sorte de trait qui délimite notre champs de vision.Elle est calme tout au long du film, et illustre bien la taille de la souffrance de Lee…incommensurable et sans limites, mais en même temps, contenue et enfouie…

notre note : 8/10.

un film de Kenneth Lonergan.

 

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(ne pas lire les lignes qui suivent afin de ne pas dévoiler des contenus de l’intrigue)

 

 

 Manchester by the Sea est un film très triste, dépeignant le parcours d’un homme torturé et marqué à vie…se sentant responsable de quelque chose d’impensable…il est entrecoupé de flash-back, et tel un puzzle, les pièces s’assemblent une à une…Lee buvait toujours un peu trop, et un soir, trouvant qu’il ne faisait pas assez chaud, à remis des bûches dans le feu, sans s’assurer qu’il avait bien remis la protection sur le chauffage…mais une fois sorti acheté de la bière, il n’a pu constater avec horreur que sa maison avait brûlé, ses 3 enfants étant décédés…et sa femme sauvée mais hurlant de tristesse…le couple ne survivra pas à cette épreuve, Lee sera perçu comme un « assassin » pour les gens de la ville, et finira par « s’exiler »…devenant une sorte d’ombre à lui-même, sans personne pour l’accompagner sur ce long chemin qu’on appelle la vie. Et lorsqu’il rentre dans sa ville natale, il n’est en fait qu’un étranger pour lui-même, les gens le percevant toujours comme une personne du coin, mais lui, ne faisant rien pour faciliter sa réintégration…et ayant ce besoin de s’isoler.Lee est définitivement un homme brisé.


547.Star Wars : épisode VIII s’intitulera…

C’est officiel ! Le titre et le logo du prochain film de la franchise Star Wars, attendu pour décembre 2017, ont été dévoilé ! Suite directe du « Réveil de la force », ce nouvel opus s’intitulera donc :  le dernier jedi.Depuis cette annonce, les fans de la saga spécule toutes sortes de théories toutes plus folles les unes que les autres.Le logo est également différent…exit les lettres jaunes et place à des lettres rouges ! Peut-être est-ce là une manifestation que le côté obscur occupera une place très importante dans ce film, voir que les méchants triompheront ?

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(source : http://www.starwars.com/news/the-official-title-for-star-wars-episode-viii-revealed )


545.Kill Bill-volume 1.

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   En 2003, le génial réalisateur Quentin Tarantino mettait fin à 6 ans de silence en sortant son dyptique Kill Bill.Hommage aux films d’arts martiaux, histoire de vengeance et ode au japon des samouraïs, ces 1 films devrait entrer dans légende du cinéma.Mettant en scène Uma Thurman, sa compagne de l’époque, et servi par un casting 3 étoiles, il ressortait des oubliettes David Carradine, acteur emblématique de la série Kung Fu (où il jouait « Petit Scarabée »).

   Mais qu’en est-t-il de l’histoire ? On suit les aventures d’une femme dont on ignore le nom mais que l’on prénommera « la Mariée », se réveillant après 4 ans de coma, suite à la tuerie qui a eu lieue le jour de son mariage et coûté la vie à son mari, son bébé (elle était enceinte), et ses amis, causée par un dénommé Bill, chef de la confrérie des Vipères assassines, une bande de 4 tueurs à gages professionnel, dont elle avait jadis fait partie.Ivre de rage, la Mariée n’aura qu’une seule idée en tête : se venger.Désirant avoir l’arme appropriée pour cette entreprise, elle se rendra au Japon, demandant à Hattori Hanzõ, de lui forger un katana.Ensuite, elle dressera sa liste des 5 morts: O-Ren Ishii (Lucy Liu), Vernita Green (Vivica A.Fox), Budd (Michael Madsen), Elle Driver (Darryl Hannah) et Bill.

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   Le premier film s’intéresse à sa confrontation avec O-Ren Ishii et Vernita Green.O-Ren est la reine de la pègre au Japon.Orpheline suite au meurtre de ses parents, la jeune dame s’est rapidement vengée avant de devenir une tueuse professionnelle, travaillant avec Bill et la confrérie des Vipères Assassines.Protégée par une « armée » de 88 fous et de sa fidèle Gogo Yubari, O-Ren domine la pègre japonaise et est difficile à éliminer.Pourtant, la Mariée, anciennement appelée Black Mamba, va les affronter…Vernita, quand à elle, est une mère au foyer qui s’est retirée depuis longtemps de la confrérie et mène une vie paisible dans une petite banlieue, avec son mari, un docteur, et leur petite fille de 4 ans.Le combat sera également très brutal…

   Ce qui est impressionnant, avec Kill Bill, c’est la détermination du personnage principal, dont l’identité réelle n’est pas connue (son nom véritable n’est révélé que dans le second opus).Lorsqu’elle sort du coma, la belle est à l’hôpital, face à un infirmier peu catholique et ne sachant plus marcher…il faut voir l’incroyable détermination dont elle va user pour se sortir de ce mauvais pas.La Mariée se montre insensible, acharnée et d’une vigueur sans faille au cours du film…elle fait littéralement corps avec son katana, véritable objet de culte et d’une beauté renversante.Son arme fend l’air et pulvérise ses ennemis, sur une véritable symphonie musicale.

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   Les origines du scénario semblent remonter à Pulp Fiction (le 2e film de Tarantino) et serait en fait l’idée de Uma Thurman.Le film est au carrefours de différents genres : film de sabre japonais (chambara), animé (il y a une belle séquence dévoilant les origines d’O-Rei, digne d’un manga), gore (le sang gicle à flot), western (les personnages s’affrontent dans des duels dignes des films de Sergio Leone, les décors de l’ouest américain…davantage dans le second film),  et kung-fu (Tarantino a beaucoup du regarder les films de Bruce Lee…).Le film semble aussi s’inspirer de Lady Snowblood  (où une fille voit ses parents assassiné et ne cherche qu’à se venger).

  La musique du film est très importante : les thèmes dont quelques un sont d’Ennio Moriccone et de R.Z.A., apportent au long-métrage une force et une aura épique nous emmenant au sommet des cieux.Du Twisted Nerve siffloté par Elle Driver au merveilleux et très doux The Lonely Shepherd, en passant par le puissant Battle of honour and humanity, les bande-originale de Kill Bill est une tuerie ! Il y a un thème pour chacun des personnages et un air particulier que l’on entend à chaque fois que la Mariée recroise un de ses bourreaux (une musique qui évoque une alarme d’incendie).

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   La Confrérie des Vipères Assassines compte 5 membres : 4 d’entre eux ont un nom de code évoquant un serpent et le dernier, Bill, est surnommé « charmeur de serpent », étant donné qu’il en est le chef, et que c’est un être qui parvient toujours à ses fins et à rallier ceux qui peuvent l’y emmener à sa cause .Chacun est une véritable machine à tuer, expert en combat et cruel.Le visage de Bill n’est d’ailleurs pas dévoilé dans ce premier film.On ne voit que ces mains.

   Vivrant hommage au kung-fu et aux arts martiaux, ce premier film insiste beaucoup sur les katana, ces longs sabres dont se servaient les samouraïs japonais lors de leurs combats.Mieux, il les glorifie.Armes majestueuses, la lame brillante et polie une fois en dehors de son fourreau, le film semble leurs conférer un statut presque sacré.Ils sont créé spour être ceux de celui qui va s’en servir.Il y a un lien presque fusionnel.

   L’esthétique globale du film est remarquable : un soin immense a été apportée tant aux costumes des personnages qu’au décors naturels (en témoigne le petit jardin enneigé où la Mariée affronte O-Ren à la fin du film).Le long-métrage est divisé en chapitrages (ce qui une caractéristique propre à chaque film de Tarantino), permettant de s’y retrouver dans l’histoire, et d’avancer comme si l’on était dans un roman.Le premier film est composé de  :

Chapitre 1 : 2

Chapitre 2 : La mariée était en sang.

Chapitre 3 : Les origines d’O-Rei

Chapitre 4 : L’homme d’Okinawa

Chapitre 5 : Bataille rangée à la villa bleue

   Kill Bill multiplie les références et les hommages à d’autres films et série télévisée (il faut dire que Tarantino est un véritable cinéphile) : le Frelon vert, les films de James Bond (le fait qu’on ne voit que la main du méchant Bill), Pulsion,…

   La femme, de façon globale chez Tarantino est une véritable force de la nature.Elle mène la danse, elle dirige (en témoigne le Jackie Brown  de Tarantino).Dans Kill Bill, la Mariée, O-Ren ou encore Elle Driver sont de véritables machines de guerre, dominant  tout ceux qui se mettent sur leur route…elle n’ont d’ailleurs pas peur des hommes et les affrontent sans sourcillier.Le fait que le nom de la Mariée ne soit pas révélé dans ce premier film pourrait s’expliquer par le fait qu’ici, l’héroïne est surtout perçue comme une machine à tuer, sans état d’âme, et qui n’aurait plus d’identité propre…comme si elle était noyée par le poid de la vengeance…

   Certes, pour les plus rigides d’entre nous, Kill Bill pourra paraître comme une sorte d’ovni, film dont les ressorts scénaristiques des combats semblent surréaliste et où l’impression que Uma Thurman vole par moment n’est jamais loin, où le sang jaillit comme un torrent à en friser l’exagération, mais c’est pourtant cela qui apporte au film un côté décalé.Véritable chef-d’oeuvre, cette première partie captive de bout en bout, avec un vieux proverbe klingon en guise d’introduction :) (notre avis : 10/10).


542.Blade Runner 2049/ Alien Covenant : bande-annonces de 2 films de science-fiction très attendu.

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Près de 35 ans après le premier film, Blade Runner a enfin droit à une suite ! Celle-ci est réalisée par Denis Villeneuve, le réalisateur du récent Premier contact.Harrison Ford, toujours en forme, reprend donc du service, en tant que tueur de réplicants (robots à forme humaine au point qu’on ne sache pas différencier l’homme de la machine) qui ne respectent pas la loi.Mais avant de tuer, il faut être sur…c’est là que les Blade Runner, sorte de policiers, doivent mener l’enquête.Dans ce nouveau film, Rick Deckard (Harrison Ford) est aux abonnés absent depuis 30 ans…un blade runner du nom de K, enquêtant, va être amené à croiser sa route…

Si Ridley Scott n’est pas aux manettes de ce nouvel opus c’est qu’il a préféré se consacrer à un tout autre film, Alien Covenant, la suite de son très mystérieux et opressant Prometheus et préfigurant le film Alien-le 8e passager(1979), premier volet d’une saga qu’il a lui-même inauguré.D’ailleurs, en exclusivité, voici sa bande-annonce :

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539.Miss Peregrine et les enfants particuliers : le retour au Tim Burton originaire.

   Adapté de la trilogie de roman pour enfants de l’écrivain Ransom Riggs (lauréat du prix de l’Imaginaire 2015), Miss Peregrine et les enfants particuliers est le nouveau film de Tim Burton, 2 ans après le très sérieux Big Eyes.Retour aux origines pour Burton, qui laisse, comme à ses débuts éclater toutes sa féerie autour d’une flopée de personnages originaux et marginaux.L’homme se permet même un caméo le temps de quelques secondes, dans une scène d’anthologie, parodiant les squelettes se mouvant de Jason et les Argonautes, qu’il appréciait dans sa jeunesse.Retour réussi, en somme.

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   L’histoire peut se résumer comme ceci : À la mort de son grand-père, Abraham Portman (Terence Stamp), retrouvé les yeux arrachés dans son jardin, le jeune Jacob (Asa Butterfield), 16 ans, est perturbé par cet événement.Durant toute son enfance, le vieil homme n’a eu de cesse de lui raconter des histoires de monstres et d’enfants dotés de dons extraordinaires : un garçon invisible, une vie aussi légère qu’une plume, un garçon capable d’insuffler de la vie à ce qu’il souhaite…Avec les années et la moquerie de son entourage, Jacob s’est mis à penser comme son père : que se ne sont que des histoires, sans fondement, et que les enfants avaient de particulier d’être des juifs et que les monstres étaient les nazis. Recevant quelques mois plus tard un cadeau posthume de son grand-père le jour de ses 18 ans, il découvre une carte postale le conduisant à une mystérieuse dame du nom de Miss Peregrine et qui garde une sorte de pensionnat au Pays-de-Galle.Convainquant son père, ornithologue, de s’y rendre, il parvient à trouver le pensionnat…mais il ne reste que des ruines.Un vieillard lui apprend que le bâtiment à été bombardé par les allemands pendant la guerre et que tout ses pensionnaires sont morts lors de cet événement tragique.Mais alors qu’il traîne sur les lieux, Jacob se rend compte qu’il n’est pas seul…une flopée d’enfant l’invite à les rejoindre…en 1949 ! Entrant dans une boucle temporelle, Jacob se retrouve au temps où la bâtisse était encore intacte et habitée par Miss Peregrine, une ombrune, sorte de magicienne protégeant des enfants « particuliers », aux dons extraordinaires, en créant des boucles temporelles afin d’y rester à l’abris.Car une menace rôde dans leur petite tranquillité : des creux, anciens particuliers qui suite à une expérience qui a mal tournée ont été damné et transformé en monstres…leur rêve étant de retrouver forme humaine, ce qui est possible à condition de se nourrir des yeux d’enfants particuliers.Mené par Mr Barron (Samuel L.Jackson), qualifié d’Estre lorsqu’il retrouve sa forme humaine, ils n’ont de cesse que de traquer les ombrunes et leur petite communauté dans chaque boucle temporelle.Ses creux, lorsqu’ils n’ont pas l’apparence humaine, sont invisibles…mais Jacob a un don, faisant de lui un enfant particulier : comme son grand-père, il peut les voir…

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   Fantaisie visuelle, Miss Peregrine et les enfants particuliers oscille entre du fantastique pur et humour (les moments comiques ne manquent pas).Tim Burton a certes pris quelques libertés par rapport à série de romans originaires, mais cela est au bénéfice du plaisir du spectateur ! Ses enfants particuliers sont de véritables personnages burtoniens : seul, incompris et isolé smais avec un grain de folie qui les rend très attachant.Tous ont un passé très sombre et tragique (un peu comme Edwards  dans Edwards aux mains d’argent, vivant reclus et oublié de tous depuis la mort de son créateur, qui l’a laissé inachevé, ou Bruce Wayne, milliardaire dépressif depuis l’assassinat de ses parents et habitant seul dans son gigantesque manoir dans Batman) et pourtant, ils accomplissent des choses exceptionnelles, grâce à leurs dons.Le fait qu’ils revivent la même journée en boucle évoque parfois le film Un jour sans fin, mais surtout le fait de vivre isolé du monde, comme coupé de celui-ci…car il est trop hostile pour des êtres comme eux (on pense toujours aussi à Edwards aux mains d’argent mais également à Alice au pays des merveilles, où Alice se réfugie au pays des merveilles avant de se décider à accepter ou décliner la demande en mariage de son prétendant).Miss Peregrine (joué par Eva Green), bien qu’ayant le titre du film à son nom, n’est pas le personnage le plus développé.Elle est assez lisse et terne comme protagoniste et se montre même un peu psychorigide, sans trop dévoiler ses émotions (peut-être est-ce parce qu’elle est une anglaise ?)..néanmoins, on avait rarement vu quelqu’un tirer aussi bien à l’arbalète.Pour Tim Burton est les sa « Scary Poppins ».Les autres enfants sont également fascinants et offrent quelques moments très drôles (la petite fille qui a une bouche derrière la tête et se nourrit de se côté et qui est gêné devant Jacob, à table, ou encore le garçon qui à un projecteur dans la tête, évoquant par là le cinéma des frères Lumières ou de Méliès.Le grand méchant du film, l’odieux Barron, à l’apparence terrifiante, est également un grand comique, se moquant des enfants et rend le film moins effrayant, ce qui est assez paradoxal mais à l’avantage de Burton.

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   Personnage central du film, Jacob est en quête de sa propre identité…il n’a jamais réussi à s’intégrer dans le monde « réel », un peu comme si il venait d’une autre époque.Et pour cause : lui-même est un enfant particulier ! Sa place devrait être avec les autres enfants.Mais il se fait hésitant : d’abord charmé à cette idée, il repense à sa famille, et déçoit la belle Emma Bloom.Car entre les 2 personnages se tissent une romance…mais un fossé les sépare : leur monde et leur entourage (un peu comme dans Edwards aux mains d’argent).Emma avait connu le grand père de Jacob, Abraham, et des sentiments étaient nés entre eux…mais l’homme avait préféré vivre sa vie, brisant le coeur au passage à la jeune fille.Pourtant, ici, Jacob va faire le choix du coeur et non de la raison !

   Et puis, voir un film de Tim Burton c’est forcément mettre de côté les nombreuses incohérences de scénarios et forcément cesser d’être rationnel pendant toute la vision du long-métrage.C’est entrer dans un monde enchanteur et envoûtant, en compagnie de « ses petits monstres ».Bref, c’est quelque part garder une âme d’enfant qui permet de s’émerveiller et de croire que l’impossible est possible.

notre note : 9/10.

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538.Premier contact : bande-annonce.

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Denis Villeneuve, le réalisateur de Prisonners, est de retour en cette année 2016 (en attendant son Blade Runner 2049, l’an prochain) et s’essaye pour la première fois à la science-fiction : Premier contact suit une équipe scientifique qui se décide à faire appel à une interprète, le docteur Louise Banks afin de décrypter un message d’origine extra-terrestre.Si peu à peu, des vaisseaux extra-terrestres font leur apparition, le motif de leu venue est toujours inconnu : la paix ou la guerre ? Et tandis que l’humanité s’apprête à affronter une potentielle menace, la dame décide de rentrer dans l’un des vaisseaux…

La science-fiction a le vent en poupe pour le moment comme en témoigne la déferlante de films qui vont bientôt débarquer sur nos écrans (The space between us, Rogue One, Valerian et la cité des milles planètes,…).Il faut dire que les limites de l’imaginaire sont infinies et que ce type de film évoque aussi parfois une problématique d’actualité ou d’imaginer ce qui pourrait se passer si certaines choses, insoupçonnées jusqu’alors se mettaient à surgir et à bouleverser notre quotidien tranquille…d’autant que les thématiques ne manquent pas : danger de la robotique (I robotTerminator), voyage temporel (La machine à explorer le temps,…), humanité en péril (Soleil vert,…), extra-terrestres (Alien, E.T.,…) ou encore expériences génétiques (the Island,…).

Bref, le catalogue est foisonnant.


537.Ladyhawke, la femme de la nuit.

   Sorti en 1985, Ladyhawke, la femme de la nuit, est un film de Richard Donner (à qui l’on doit entre-autre les Goonies, La malédictionSuperman  et la saga L’arme fatale), qui montre que les années 80 ont été un florilèges de « bons films », qui ont marqué la jeunesse et et édifier une certaines fascination pour cette époque ayant abouti à l’émergence d’une culture geek .Sont notamment sorti à cette époque : Retour Vers le futur, Star Wars (épisodes V et VI), Les aventuriers de l’arche perdue, Aliens, Terminator, Les Gremlins, E.T., Blade Runner, Shining, Full Metal Jacket, La mouche, SOS fantômes, La chose, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?,  Les Goonies, Beetlejuice, Les Griffes de la nuit, Predator, Willow, Scarface, Elephant man et Le cercle des poétes disparus.

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   Mais à cette époque, il y a également eu Ladyhawke, racontant la tragique histoire d’un couple, Étienne de Navarre et la belle Isabeau d’Anjou (Michelle Pfeiffer), fou amoureux l’un de l’autre et que l’évêque d’Aquilla a séparé, par jalousie, aimant la dame également.Réalisant un pacte avec le diable, il  lança une terrible malédiction qui condamna le couple à ne plus jamais à se revoir : le jour, Isabeau devient un faucon, et le soir Étienne se transforme en loup.Rien ne peut désormais leur permettre de se revoir, même si chacun connait la condition de l’autre et tente de veiller sur l’autre.Étienne souhaite alors tuer l’évêque, pensant que cela mettrait fin à la terrible malédiction.Mais l’homme s’est enclavé dans son donjon, rendant l’accès à quiconque impossible.

   Toutefois, un jour, Étienne de Navarre (Rutger Hauer), sauve un jeune garçon, Philippe Gaston (Matthew Broderick), qui est parvenu à s’introduire dans le donjon et à en sortir, afin de voler de la nourriture.Il souhaite que ce dernier lui indique le chemin pour s’y rendre et d’échapper à la garde de l’évêque.Gaston, Etienne et son faucon, entament alors le voyage.Mais très vite, Gaston s’interroge : pourquoi Etienne disparaît-il chaque soir ? Et qui est cette jeune dame, à la beauté éblouissante qu’il ne croise que pendant la nuit ? 

   Après avoir apprit la vérité, Philippe est en proie à une situation catastrophique : Attaqué par les sbires d’Aquilla, le faucon (Isabeau) est touché par une flèche et risque de mourir.Ivre de douleur, Etienne le conduit jusque Imperius, le moine qui a commis un jour la bêtise de dire à Aquilla qu’Étienne et Isabeau s’aimaient mutuellement.Voulant se racheter, ce dernier leur annonce que dans 3 jours, une éclipse aura lieu.Et qu’à ce moment très précis, tout les 2 seront, en même temps, sous le forme humaine.Si pendant ce très court instant, le couple se présente devant l’évêque, la malédiction sera levée.Les amoureux n’hésitent pas et décident de mettre à bien ce plan. Y parviendront-ils ?

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   Cette fantaisie médiévale a tout du conte de fée, si ce n’est que la situation initiale n’est pas montrée : les amants sont déjà séparés.De nombreuses péripéties jalonnent leurs aventures et la situation finale permet de retrouver un juste équilibre des choses.

   Dans le couple, Etienne se montre un personnage dur mais tendre.Un amoureux passionné de sa belle, qui irait jusqu’à donné sa propre vie pour elle.Un grand guerrier (valeureux au combat) mais déchiré et usé par sa situation.Isabeau est fidèle, mais plus romantique, plus agréable, plus sympathique .Mais elle pense sans cesse à l’homme de sa vie.Tout deux constituent des âme-sœurs, deux parties séparées d’un même objet, qui s’imbriquerait l’un dans l’autre et pour qui le tout vaudrait plus que la somme des deux parties.Quelque part, Philippe, seul personnage comique dans cette histoire tragique, fait le lien entre les 2 amants maudits : il les côtoient, lui le jour et elle la nuit, et sert d’intermède entre les 2 pour montrer qu’ils s’aiment toujours et qu’ils ne doivent pas abandonner.Bien sur, Philippe exagère toujours, racontant les choses en rajoutant des détails qui n’y étaient pas, brodant des paroles qu’ils n’ont pas nécessairement prononcé…c’est une espèce de bûche ravivant le feu en train de s’éteindre, afin de lui permettre de brûler à nouveau.

   Film très plaisant à voir, Ladyhawke, se laisse regarder avec un certains plaisir, car il est rare de voir un couple qui ne dispute jamais de nos jour et qui illustre aussi bien ce qu’est la passion amoureuse.Les personnages portent le film et le triangle central est attachant.La musique, signée Andrew Powell, illustre d’ailleurs bien ce propos (notre note : 7,6/10).

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536.Rogue One : a Star Wars story (bande-annonce finale).

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   Rogue One : A Star Wars Story est ce que l’on pourrait appeler un film dérivé à la célèbre franchise éponyme.Situé chronologiquement entre les épisodes III et IV (séparé de 19 ans de batailles intergalactiques), il raconte l’histoire du vol des plans de l’Étoile Noire, arme capable de détruire tout une planète en quelques secondes.L’escadron Rogue One, de l’alliance rebelle, est chargé de cette mission périlleuse.L’un de ses membres, Jyn Erso n’est autre que la fille de Gaden Erso, scientifique enlevé par l’Empire qui le force à imaginer pour eux et à concrétiser l’Étoile Noire.

   Sans conteste l’un des films les plus attendus en cette fin d’année (il sort le 14 décembre 2016), Rogue One promet son lot de belle surprise après Le Réveil de la force, sorti en 2015, poursuivant ainsi la reprise de la saga Star Wars sous l’empire Disney.Réalisé par Gareth Edwards (connu pour ses 2 Monsters et son très récent -et oubliable- Godzilla).Les Studios sont attendus au tournant, d’autant qu’ils ne  sont pas sur de récidiver l’exploit au Box-office du précédent volet de la saga (plus de 2 milliards de recettes mondiales)…même si les ingrédients semblent réunis.Des gentils (qui ne sont pas des jedis…malgré une évocation de la force, comme le montre la bande-annonce), des méchants qui veulent anéantir la galaxie (dont l’énigmatique Orson Krennic, qui supervise les travaux de l’Étoile Noire) et le retour d’un très grand méchant, figure emblématique de la saga : Dark Vador.

   Reste à savoir si le film sera à la hauteur des espérances des fans, des « puristes » de la première génération (1977-1983) à ceux aimant la prélogie (1999-2005)…car malgré son succès, le réveil de la force, bien qu’étant doté d’une histoire bien calibrée, le retour des héros « originaux », des références à la saga et de belles trouvailles, n’a pas fait que des heureux.Des gens, très critiques et peu tendres, ont été déçu…pourtant le spectacle est toujours au rendez-vous.


535.Transcendance : histoire d’une intelligence artificielle supérieure.

   Le film Transcendance, sorti en 2014 et réalisé par Wally Pfister aborde une thématique intéressante et d’actualité : les progrès de la technologie.Jusqu’où peut-on aller avec elle ? Et surtout, est-ce que cela peut être dangereux pour l’humanité ? Sommes-nous dominé par des intelligences artificielles, bien supérieure à nous ?

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   Dans le film, le docteur Will Caster (Johnny Deep ) est un pionnier dans le développement technologique : il souhaite créer un ordinateur d’un genre nouveau, doté d’une transcendance, c’est-à-dire dépassant les limites de l’intelligible, qui est au-delà des apparences…une sorte de créateur, d’architecte invisible œuvrant sur toute chose : un Dieu en somme.Mais son projet n’est pas apprécié de tous et un groupe de hacker souhaite mettre à mal ses projets de recherches.Il finissent même par le condamner à la mort, suite à l’injection d’une balle radioactive dans son organisme…Will est aux portes de la mort.Sa femme, Evelyn (Rebecca Hall) décide de concrétiser ses recherches, et implante la conscience de son mari dans un ordinateur quantique…physiquement, Will décède à ce moment.Mais ensuite, il apparaît à l’intérieur de l’ordinateur, cherchant à croître et à ce développer.Cette intelligence supérieure se connecte aux satellites mondiaux et réalise toutes sortes d’opérations.Construisant une ville, il développe une technologie incroyablement évoluée…plus rien ne l’arrête : il soigne des gens (et leur implémente une puce pour les « diriger »), s’occupe de son entreprise et de sa femme, plante des arbres et accélère leur croissance…Mais il est en perpétuelle expansion, dépassant toutes les limites et finissant par être comme un Dieu régnant sur toutes choses.Peu-à-peu Evelyn prend conscience que ce produit, fruit de sa création, n’est plus son mari…mais le parfum de ses propres aspirations.D’autres êtres humains entament un combat contre lui.Elle doit alors commettre l’irréparable : implanter un virus dans la machine, afin que tout rendre dans l’ordre.

    Transcendance est une histoire qui pose question : est-ce que l’on peut implanter l’esprit d’une personne dans une machine, de façon à la rendre vivante et lui offrir la seule faculté lui manquant à ce jour, c’est-à-dire la créativité ? Dans ce film, on voit que cette transcendance est acquise pour Will lorsqu’il se met à se développer par soi-même, à toujours être plus fort et à progresser d’avantage sans aucune aide quelconque…cette conception renvoie à une vision transhumaniste des choses (évoquant leur transhumanisme technologique).Pour information, les transhumanistes sont qui prône l’usage des sciences et des hautes technologies afin d’améliorer la condition physique et psychique des individus (d’ailleurs, dans le long-métrage, Will se met à soigner toutes les maladies.Dans la vie réelle, on développe notamment des prothèses de plus en plus perfectionnées).Mais en même temps, la transcendance illustre le fait que l’on est plus tout à fait humain, qu’on a dépassé une certaine frontière de façon à être autre chose qu’une personne…à être au-delà de soi.Ainsi, Will n’a plus rien d’un humain, et les sentiments d’Evelyn à son égard s’évapore tandis que le temps s’écoule…

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   D’un tout autre point de vue, Transcendance aborde aussi la question du deuil.Evelyn est incapable d’accepter que son mari ne disparaisse…on pourrait penser que cela est un pur acte d’amour, mais il n’en est rien.Bien entendu, elle a des sentiments pour son mari, mais ce qui l’affecte le plus, c’est que si il meurt, toute son oeuvre disparaîtra avec lui…c’est lui le génie, l’homme de l’avenir en qui elle croyait pour concrétiser ses aspirations personnelles, très altruiste certes (améliorer le monde, guérir les maladies, prendre soin de l’environnement), mais que lui n’ambitionnait pas particulièrement…en l’implantant dans la machine, Evelyn continue l’oeuvre de sa vie à elle.

   Lorsque les meurtriers de Will (RIFT, sorte de terroriste qui sont contre l’usage des hautes technologies dans le monde)  reviennent à l’assaut afin de tuer « la machine », ils se font tous démolir les uns après les autres : les armes sont inégales…l’homme n’a aucune chance face à la machine, qui même à terre se relève toujours, se reconstruisant pièce par pièce.

   En somme, Transcendance est un film interpellant et très intéressant sur la réflexion qu’il permet d’avoir de l’humain, de la machine, et du contrôle des choses par une machine.La mouture du récit peut paraître classique (l’homme contre la machine, avec la guerre qui peut en résulter) et pourtant c’est la première fois que le sujet est traité avec autant de réalisme.L’unité entre l’homme et la machine, du au développement des technologie est clairement en train de se réaliser dans notre société actuelle…  (notre note : 8,4/10).


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