A crazy world


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Liste des articles dans la catégorie cinéma & télévision.

775.Dumbo version Tim Burton.

Remettre au goût du jour un classique de l’animation dans un film en prise de vues réelles n’est pas chose évidente, et le risque de faire une copie conforme de l’original n’est jamais loin. Pourtant, 9 ans après avoir redonné vie à Alice au pays des merveilles, le cinéaste américain Tim Burton délivre cette fois-ci sa version live de Dumbo. Bébé éléphanteau, Dumbo naît dans un cirque itinérant, et est rapidement séparé de sa mère. Élevé par Holt Farrier (Colin Farrell), ancien artiste d’un numéro de cavalerie, et ses deux enfants, l’animal fait l’objet de nombreuses moqueries en raison de ses grandes oreilles. Cependant, lorsque le propriétaire du cirque, Monsieur Medici (Danny DeVito) découvre qu’il est capable de voler grâce à celles-ci, Dumbo devient la star de bien des numéros. Cela fini par parvenir aux oreilles de V.A. Vandermere, le propriétaire de Dreamland, la fabrique de rêve, qui voit en lui le moyen de gagner plus d’argent…

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Dumbo, personnage burtonien

Créé par l’écrivaine Helen Aberson en 1939, Dumbo est un bébé éléphanteau qui est né avec de très grandes oreilles. Celles-ci sont d’ailleurs très inconfortables et lui valent de nombreuses moqueries. On comprend d’emblée ce qui a plus à Burton, dans ce petit personnage aux yeux bleu étincelants : il est différent et marginalisé à cause de cela. On pense à des personnages du cinéaste comme Ed WoodEdward ou encore  De plus, il va se retrouver séparé de sa figure parentale (comme Batman, le PingouinIchabod Crane ou Alice), ce qui va à la fois le troubler sur le plan émotionnel, et aussi le pousser à voler pour la retrouver.

Ensuite, cette différence, il va l’exploiter et devenir la coqueluche du monde, qui souhaite voir le « monstre de foire » qu’il est. Un peu à la manière du Edward de Edward aux mains d’argents, on va accourir afin de constater ses facultés extraordinaires. Et pourtant, on continuera de marquer cette différence, ne serait-ce que par son nom. Sa mère est madame Jumbo, et lui est Dumbo…parce qu’il a l’air « idiot » avec ces grandes oboles, et qu’en anglais cela se dit « Dumb ». Bien entendu, Dumbo est un bébé, et a tout à apprendre du monde et de la vie qui l’entoure. Il va devoir se forger une carapace afin d’accepter d’être prisonnier, d’abord d’un cirque, et ensuite d’un immense parc d’attraction.

Dumbo sera entouré de beaucoup d’amour, de la part de sa mère, tout d’abord, qui n’aura de cesse que de le protéger, ne serait-ce que de moqueries. Mais également des deux enfants de Holt. Ayant perdu leur mère suite à une longue maladie, ils seront plus à même de comprendre la détresse du petit éléphanteau. Ils lui donneront la force de voler, grâce à une plume, objet « magique ».

L’histoire de Dumbo est touchante : comme le chanteur Vianney l’a bien compris,  il s’agit d’une métaphore. L’éléphanteau vole au-dessus de tout, survolant ses problèmes et le monde, dans une sorte de ballet aérien où il se montre quelque peu gauche. Pourtant, à la fin, il se décide à redescendre et à sauver sa maman (avec l’aide de ses amis), et devient prêt à faire face au monde. La dernière scène le montre d’ailleurs devant sa mère (et non cachée derrière elle), prêt à rejoindre d’autres éléphants, dans sa terre natale, en Asie.

Mention spéciale aux effets visuels : en effet, aucun animal n’est réel (sauf le petit singe). Dumbo lui-même est entièrement réalisé en images de synthèses. Il a conservé ce caractère attachant qu’il avait dans l’animé original, tout en adoptant des caractères plus réalistes propres à un éléphanteau. Afin d’aider les acteurs, qui devaient jouer devant un personnage qui n’existaient pas, une maquette se rapprochant de Dumbo a été réalisée.

Burton a également repris des éléments du dessin-animé original, comme la destruction du chapiteau par la mère de Dumbo, la souris Timothée qui fait un petit caméo, ou la scène du bain. Celle des bulles d’éléphants roses, est une revisite du moment ou Dumbo a des hallucinations dans le film de 1941.

Le cirque

Burton, par rapport au dessin-animé original de 1941, a prit quelques libertés, ajoutant de nombreux personnages humains à son récit, et racontant l’histoire de l’éléphanteau de leur point de vue. La première partie du film se déroule dans le cirque Medici Brothers. Nous sommes après la première guerre mondiale, et la faillite n’est pas loin. Max Medici, le directeur, est un petit homme qui voit l’arrivée de Dumbo comme du pain béni. Son cirque est la chose la plus importante pour lui, et il le dirige avec beaucoup de passion. Après Big Fish, où en 2003 DeVito incarnait un directeur de cirque véreux mais au cœur tendre, l’acteur retrouve Burton et réincarne le même genre de rôle, apportant à nouveau une touche d’humour bienvenue.

Le cirque est un lieu où de nombreuses personnes marginalisées peuvent briller :  la femme sirène, le charmeur de serpent, l’homme fort, … il y a un parfum de magie dans un cirque, lieu où tous se joue sur une petite scène sur laquelle le public est parfois invité à monter. Tous les artistes ont un véritable esprit d’équipe et s’entraide pour les numéros. Sur la route constamment, ils forment une sorte de famille, de laquelle on ne peut pas partir. Holt lui-même semble rêver d’une autre vie, y compris pour ses enfants, mais se montre résigné. Manchot suite à la première guerre mondiale, l’homme est cantonné au dressage des éléphants. Le temps où il faisait un numéro de rodéo prodigieux n’est plus…

Pastiche de Disneyland

L’arrivée de Vandemere (excellent Michael Keaton, qui retrouve Burton, 28 ans après Batman-le défi ) est remarquée, avec sa muse, la trapéziste française Colette Marchand (Eva Green, muse burtonienne). Medici est conquis et fini par signer un contrat par lequel il lui remet Dumbo, mais où tout son cirque est engagé. Lui-même est nommé vice-président de la société de Vandemere, bien qu’il n’ait en réalité aucun pouvoir, et avec sa troupe ils emménage dans Dreamland.

Usine à rêves, avec son cortège d’artistes, ses symphonies assourdissantes, son château féerique et ses multiples attractions, Dreamland a le mérite de faire croire que tout est possible. Vandemere annonce lui même la couleur, en affirmant que rien n’est impossible. Allégorie de l’industrie Disney, sorte de Las Vegas, la société de ce bureaucrate montre ce qu’elle a de mieux (richesse, couleur et opulence), mais aussi ce qu’elle comprend de pire. Car tout n’est qu’un mirage…nous sommes dans la surenchère totale, et les émotions réelles n’ont pas leur place. Vandemere, sorte de critique de Walt Disney, est un homme effroyable, qui ne cherche qu’à s’enrichir, n’hésitant pas une seule seconde à licencier des gens, les rabaisser, et à s’entourer de muses qui ne font que figure de potiche pour lui.

Le chapiteau qu’il monte pour Dumbo est au comble de cette démesure : il fait appel aux meilleurs artistes, et n’hésite pas à  les mettre en danger (en enlevant le filet de sécurité de Colette, par exemple). Tout cela pour en mettre pleins la vue, et faire salle comble. D’ailleurs, Burton finit par incendier cet univers de couleurs extravagantes et de paillettes, faisant comprendre à ses personnages qu’une juste cause vaut mieux que pas de cause du tout.

En presque deux heures, Dumbo convie son spectateur a une fantaisie visuelle touchante, bercée par la musique de l’incroyable et inoxydable Danny Elfman. Arcade Fire a également repris le Baby Mine, berceuse de Dumbo, pour l’occasion. Un film extraordinaire plein de poésie (notre note : 8,5/10).


774.Star Wars-épisode IX : le titre et la bande-annonce dévoilés !

The Rise of Skywalker, c’est-à-dire « l’Ascension de Skywalwer », sera le titre officiel du prochain épisode de la saga Star Wars. Attendu pour le 18 décembre prochain, ce film mettra définitivement fin au cycle des 9 épisodes, la quatrième trilogie se concentrant sur une tout autre histoire que celle de la dynastie Skywalker.

Dévoilé ce 13 avril 2019, la bande-annonce de cet ultime opus contient quelques surprises de tailles. Si Rey semble s’imposer en digne héritière des Jedi (elle a notamment reconstruit le sabre laser de Luke, comme le montre la vidéo), Kylo Renn continue de se battre contre celle-ci. À priori, le Capitaine Phasma est morte dans l’épisode VIII. La première surprise dévoilée est le retour de Lando Calrissian, sous les traits de Billy Dee Williams, 36 ans après Le retour du Jedi. Toujours vêtu avec beaucoup de classe, il semble que l’homme pilotera à nouveau le Faucon Millenium, originellement à lui. Deuxième surprise, celle de revoir Carrie Fisher, alias la princesse Leia. Sa présence dans le film se fera grâce à des scènes inédites de Le Réveil de la Force et de Les derniers Jedi.l’actrice étant décédée en décembre 2016. Troisième surprise, plutôt attendue : c’est Mark Hamill, alias Luke Skywalker, qui narre la bande-annonce, et termine par une phrase assez inattendue « Personne ne disparaît vraiment« . On peut donc imaginer que le célèbre Jedi viendra à nouveau faire parler de lui, en spectre ou…en chair et en os ! La quatrième surprise est celle de ce plan ou Rey et ses amis font face aux vestiges d’un vaisseau qui semble être celui de…l’Étoile de la Mort ! Planète capable de détruire d’autres planètes, elle devrait avoir un rôle à jouer dans la suite du récit. 

Il reste cependant une cinquième et dernière surprise, et de taille…celle d’un rire diabolique à la fin de la bande-annonce, signe du retour d’un personnage que l’on croyait depuis longtemps disparus. L’Empereur, alias Dark Sidious, toujours incarné par Ian McDiarmid, sera bel et bien dans le film.

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773.Us.

Pour son deuxième film en tant que réalisateur, Jordan Peele concocte une nouvelle incursion dans le cinéma d’horreur, après l’étourdissant succès de Get Out. Dans Us, il raconte l’histoire d’une famille en proie avec leurs doubles maléfiques. Gabe (Winston Duke) et Adelaïde Wilson (Lupita Nyong’o) décident de partir à la mer, à Santa Cruz, avec leur deux enfants, Zora et Jason, dans une maison de vacances. Le soir de leur arrivée, ils constatent avec effroi que 4 personnes sont dans l’allée devant chez eux et semblent armés. Gabe leur demande d’abord de partir, les menaçant ensuite, mais ceux-ci ne quittent pas les lieux. Prenant peur, Gabe décide de prévenir la police, mais il  est déjà trop tard, car les intrus se sont introduit chez lui. Paniquée, la famille se réfugient au salon et constate que ces personnes sont des Doppelgänger, des sosies d’eux-mêmes. La famille comprend rapidement qu’ils ne sont pas là pour rigoler. Bienvenue dans un nouvel épisode de La Quatrième dimension.

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Double.

Le thème du double maléfique est un leitmotiv qui a déjà été traité au cinéma, en témoigne notamment Black Swann ou Docteur Jekyll et Mister Hyde. À chaque fois, il révèle ce qu’il y a de plus sombre chez une personne, une sorte de face cachée insoupçonnée où elle est capable du pire. On pense aussi à cet épisode des Simpsons, où Bart rencontre son frère caché, Hugo. Dans Us, qui signifie « nous » en français, cependant, il prend une tournure différente, puisque les doubles tentent d’éliminer ceux qui leur ressemblent comme deux-goutte d’eau, fatigué d’être toujours dans l’ombre. Copie conforme physique des Wilson, les 4 êtres, baptisés les Reliés, se révèlent assez différents sur le plan du caractère, déformation de l’original. Celui d’Adélaïde, le seul capable de parler, semble ressentir une sorte de rancœur qu’il ne se cache pas de déclamer, de sa voix écorchée. Gabe est devenu une sorte de machine à tuer, Zora une psychopathe rapide utilisant des ciseaux comme armes, et Jason un enfant défiguré qui se prend pour un chien (et baptisé Plutot).

L’histoire du film est en partie liée à un traumatisme d’Adélaïde, qui enfant, a croisé son double dans le palais des glaces. Telle une Alice aux pays des merveilles, la petite fille s’est perdue dans le terrier du lapin. De très mauvaise augure, ce présage aura un impact considérable sur la suite de sa vie, ayant, à juste titre, peur d’être rattrapée par cette double. D’être rattrapée par un passé qu’elle préférerait oubliée. Le double d’ Adelaïde emprunte au mythe du KA égyptien, qui n’existe pas vraiment mais partage et ressent ce que son homologue bien vivant vit. Sauf qu’ici, cet alter-égo se matérialise réellement. Il va, tout au long du récit, tenter de faire subir les pires atrocités à la « vraie » Adélaïde. Cela peut s’analyser comme une métaphore du dénis dans lequel on vit lorsque l’on tente d’oublier ses propres actes. D’ailleurs, ce palais des glaces et ses nombreux miroirs n’est jamais qu’une confrontation avec son propre double. Tout au long du film, les héros vont constamment fuir leur double, comme si ils n’étaient pas de taille à lutter contre lui, avant de se décider à l’affronter.

La scène finale, où Red, le double Adelaïde, qui n’a jamais pu danser, refait la chorégraphie de Casse-noisette, pressée d’en finir avec son homologue réel en la transperçant à l’aide d’une père de ciseau pointue. D’ailleurs, que sont les 2 boucles de cet objet, sinon l’expression d’une dualité qui se rencontre en un point unique ? Ce double qui nous suit depuis toujours semble n’être qu’un prolongement de nous-même, une ombre que l’on déforme avec la lumière.

Peele entend cependant donné une origine à ces monstres, à travers le fait qu’ils sont une création du gouvernement américain. Une expérience de clonage qui a mal tourné, et dont le but était de mieux contrôler les citoyens. C’est assez logique, si on pense qu’un double n’est jamais qu’une face de notre personnalité. Ils vivent en enfer, dans un lieu on l’on ne peut faire que descendre. Nos mouvements, ils les reproduisent, mais ne les comprennent pas…ils sont en fait contrôlé, par nous-même !

Autres Thèmes abordés.

Us est plus qu’un simple film d’horreur. À la manière de Get Out, il entend dénoncer un message fort. Il évoque en fait la peur de l’étranger, de cet autre qui n’est pas le bienvenu à cause de sa différence. Critique de la société américaine (après tout, Us ne serait-il pas non plus l’acronyme de U.S.A. ?), il fait l’apologie de la lutte des classes.

Le long-métrage s’interroge sur le fait qu’on laisse la plupart de nos problèmes derrière nous, en faisant semblant de ne pas s’y intéressé, mais qui finissent, tôt ou tard, par nous revenir en pleine face. Mais aussi sur la façon dont on passe notre temps à considérer que nos maux sont causés par les autres, qu’ils proviennent de l’extérieur. Alors que nous en avons une grande part de responsabilité. Dans le palais des glaces, il est amusant qu’Adélaïde, alors enfant, ne se rend pas compte tout de suite, en se regardant dans les miroirs, que l’un des reflets n’est pas ce qu’il semble être, mais existe bel et bien.

Dans le film, à de nombreuses reprise le verset 11 :11 de la Bible est cité, ou écrit. Il s’agit d’un passage du Livre de Jeremie, dans l’Ancien Testament, qui dit que « C’est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : Voici que je fais venir sur eux un malheur auquel ils ne pourront échapper. Ils crieront vers moi, et je ne les écouterai pas. ». Il semble que cet annonce soit celle d’une punition, destinée à ceux qui ont fait une faute. Les Reliés, de manière quasi-prophétique, se mettent à assassiner tout les « vivants », n’ayant aucun scrupules et ne pouvant pas être arrêté. Le film lorgne alors vers le slasher movie. Serais-ce la main vengeresse du tout-puissant ? Plutôt un juste retour des choses, entre les Reliés, peuple d’en bas illustrant les pauvres vivant dans les égouts (ou dans les rames de métro abandonnées), contre les riches du monde d’en haut, qui ne se sont jamais penché pour constater la misère de la condition humaine. Les Reliés sont tous vêtus de la même tenue, une tunique rouge et des sandales, et ne possèdent aucun biens matériels. À noter que, de manière assez anecdotique, le chiffre 11 évoque à nouveau la figure du double avec ces deux chiffres un qui se suivent.

Les lapins sont également très présent tout au long du film, que ce soit à travers une peluche dans la chambre à coucher, ou écrit en vietnamien sur le t-shirt de Zora. La scène d’ouverture, dévoilant de nombreuses cages avec des lapins dedans est une métaphore du fait que nous sommes prisonniers de nous-même. 4 lapins sont bien entendu de couleur noires, pour la famille Wilson. En cours du film, les cages sont ouvertes et les lapins gambadent, signe que les reliés se sont libérés…

Les doubles forment peu-à-peu une chaîne humaine gigantesque, où chacun tient la main de l’autre, en affirmant qu’ils ont tous leur place aux USA, dans un système où le président Trump a construit un mur pour empêcher les mexicains de rentrer sur le territoire… il s’agit en fait d’une allégorie à la Hand Across America, événement caritatif qui souhaitait relier tous les habitants entre eux. Les contributions étaient cependant très souvent symboliques et tous les Américains ne l’ont pas fait. L’Amérique n’a pas changé, elle a empirée et personne n’est unis…la famille Tyler, amis blancs des Wilson, est sensé représenter, de façon caricaturale, l’américain moyen. Ils sont quelque peu racistes, se sentant supérieurs aux afro-américains, superficiels et avec peu de jugeotes. Et pourtant, en bonne société de consommation, les Wilson essayent de leur ressembler. Nous sommes soumis aux diktat de notre sociétés, obligés de suivre ces codes, sous peine d’être exclus.

Visuel décadent et humour

Jordan Peele a tenu a apporté un grand soin à l’image du film, que ce soit sur les gros plans sur les visages complètement tétanisés -bouches ouvertes en prime- de ces acteurs ou à travers les zoom arrières entrepris afin de montrer des scènes d’ensemble. L’histoire a lieu en été, et faire un film d’horreur en grande partie dans le jour sous un soleil de plomb n’est pas aussi évidant qu’il n’y parait, les décors de nuit permettant de créer le mystère et d’amener du suspens, car on ne sait jamais ce qui peut surgir de l’ombre. Pourtant, Peele parvient à créer une atmosphère dérangeante et malsaine. Fin cinéphile, il a truffé son oeuvre de quelques clins-d’œil à quelques longs-métrages tel que ShiningLes Griffes de la nuitLes dents de la mer, Maman j’ai râté l’avionLes Oiseaux ou encore Alien-le 8e passager. Il y a aussi quelques easter eggs, notamment un t-shirt à l’effigie du Thriller de Michael Jackson, et un lien évident avec Image dans un miroir, épisode culte de la Quatrième dimension.

L’humour est omniprésent (un peu trop peut-être), Peele détonant quelque peu avec le propos sérieux de son récit. Que se soit l’assistant virtuel qui n’aide pas l’être humain trop matérialiste, ou le père de famille froussard qui laisse sa femme combattre les méchants, les moments ne manquent pas.

Us n’est pas aussi effrayant que Get Out. Il surprend (surtout par son twist final) et offre quelques sursauts, mais il ne fait pas réellement peur. Le thème phare du film, c’est bien entendu la chanson I got 5 on it, de Luniz, qui aura droit à sa version horrifique. Grand succès, il a déjà rapporté près de 10 fois sa mise de départ ! (notre note : 7,8/10).


772. Une première bande-annonce pour Le Roi Lion !

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Le Roi Lion, après un premier trailer qui dévoilait finalement très peu de choses, s’offre aujourd’hui une première bande-annonce qui reprend quelques moments clés du dessin-animé original. Le visuel avec les animaux semble époustouflant -que ce soit les lions ou les hyènes-, la technologie des effets numériques semblant accomplir des merveilles. Simba, son père Mufasa, l’oncle Scar, Zazu et Nala se dévoilent dans toute leur splendeur. Timon et Pumba apparaissent à la toute fin de la vidéo. Pour sur, le résultat devrait être à la hauteur des espérances, même si l’intrigue ne demeure plus un secret pour personne.


771.Un acteur protéiforme : Doug Jones.

Son nom ne vous dit peut-être rien, mais Doug Jones est un acteur qui a joué de nombreux rôles au cinéma ! On l’a en effet vu dans plus de 150 films ! Né en 1960, ce comédien est passé maître dans l’art du déguisement. Dans chacun de ces films, il incarne ainsi des personnages fort en couleurs, des monstres venus d’ailleurs, ou des méchants aux faciès effrayants. Ainsi, on ne voit jamais réellement son visage, puisque ses rôles sont le plus souvent dans des costumes très lourds et inconfortable, et qu’il est toujours maquillé. Sa grande silhouette filiforme (1, 92 m pr 70 kilos à peine) et sa souplesse époustouflante ont toujours été pour lui des atouts afin de se glisser dans la peau de créatures fantastiques. 

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Ses interprétations les plus connues sont celles de l’homme amphibien dans La Forme de l’eau (2017), de Abe Sapien dans Hellboy et sa suite (2004 et 2008), ou encore du surfeur d’argent dans Les 4 fantastiques et le surfeur d’argent (2007). L’homme est l’un des acteurs fétiches du cinéaste Guillermo Del Toro, avec qui il a tourné 6 fois (La forme de l’eau -en faune, chaussé sur des échasses afin d’atteindre les 2, 20 m-, Mimic, Le labyrinthe de PanCrimson Peak et les deux Hellboy). Mais c’est également une star du film d’horreur, incarnant les pires monstres possibles : The Bye Bye ManLégion (en glacier sanguinaire), Ouija, ou encore Doom.

À la télévision, Doug Jones s’est illustré en prêtant ses traits au Gentlemen, un méchant de Buffy contre les vampires. Mais également dans Star Trek : Discovery ou encore The Strain de… Guillermo Del Toro.

 

Malgré sa petite notoriété connue des mordus du cinéma, lorsqu’il se balade dans la rue, Doug Jones n’est pas reconnu et n’est, de ce fait, jamais dérangé. Pourtant, dans La Forme de l’eau, il a livré une prestation incroyable. Incarnant un homme amphibien qui a été élevé au rang de dieu,  l’acteur n’avait pas un seul mot à prononcer pour pouvoir faire passer tout l’amour l’unissant à la petite Elisa. Pour Del Toro, qui l’a dirigé, même lorsqu’il est maquillé et grimé, Doug Jones interprète ses personnages, les vit réellement, ne se contentant pas du minimum. Non seulement, dans La Forme de l’eau il est crédible, mais en plus il se révèle bouleversant. Dommage que l’académie des Oscars ne l’ait jamais ne serai-ce que nominé…


770.Green Book : sur les routes du sud.

Voir Peter Farrelly réaliser un film sans son frère Bobby, cela était déjà surprenant. Mais le voir s’éloigner des comédies potaches qui ont fait sa renommée (Mary à tout prixDeux en un, ou Dumb et Dumber) afin de s’essayer dans un genre radicalement différent, voilà qui l’était tout autant. Ainsi, Green Book raconte l’histoire d’un voyage vers le sud des États-Unis, à bord d’une Cadillac DeVille étincelante.

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Mais pas n’importe lequel : celui d’un virtuose de la musique, jouant du piano comme on se brosse les dents, le Docteur Donald Shirley (Mahershala Ali, oscarisé à nouveau). Afro-américain dans une époque où les lois ségrégationnistes Jim Crow étaient en vigueur dans le Sud des États-Unis, l’homme a décidé de faire une tournée là-bas, dans un endroit où, même si on veut bien l’écouter, il n’est pas le bienvenu. Afin que le voyage se passe sans encombre, il a décidé de faire appel à Tony Vallelonga (Viggo Mortensen, 20 kilos en plus sur la balance suite à un régime  très riche), dit Tony Lip, ancien videur d’une boîte de nuit. Ce dernier devra conduire Shirley à tout ses concerts à temps, sous peine de ne pas être payé. Pendant 2 mois, de novembre au nouvel an, ils seront sur les routes. Ainsi commence une formidable aventure dans l’Amérique de 1962.

America, nous voilà !

Farrelly, en racontant l’histoire du Docteur Shirley (qui a fait une thèse en musicologie) et de Tony Lip fait un film très fort de réflexion : le racisme auquel il confronte ses personnages est distillé par touche successives. L’humour est là pour faire passer la pilule, et est mis au service du récit.Le docteur Shirley va jouer de la musique classique chez des riches blancs qui le paie une fortune, mais qui ne sont pas prêt à partager leur toilettes avec lui, le voir dîner avec eux ou encore le voir loger dans leur hôtel. D’ailleurs, le Green book n’est rien d’autres qu’un petit manuel indiquant les points de repos où les personnes de couleurs peuvent séjourner dans le Sud. Entre humiliations, moqueries, et homophobie, le Docteur Shirley va se retrouver malmener de toutes parts. Même la police finira par l’emprisonner alors qu’il n’a rien à se reprocher. Pour changer le cœur des gens il faut parfois se battre.

Dans le film, tout semble opposer le Docteur Shirley et Tony : le premier est un homme délicat et raffiné, précieux et quelque peu prétentieux. Il fait attention à son allure, à avoir une locution parfaite et à ce qu’il mange. Vivant dans un palace où il s’assoit sur un trône, l’homme se sent seul et soulage son désespoir dans la boisson. Même son frère, la seule famille qu’il a encore, ne lui adresse plus la parole. Alors que les afro-américains de l’époque chantait et jouait de la « musique de noirs », le docteur Shirley, avait décidé quand à lui d’interpréter de la « musique de blancs ». Tout ce qui était associé à la culture afro-américain n’avait pas de considération pour lui, car ce qu’il souhaitait, c’était de faire comme les américains blancs, et ne plus être rejeté. Mais ce faisant, le docteur Shirley n’avait ni sa place chez ces derniers, ni chez les afro-américains.

À l’inverse, Tony est un Italien fier de l’être, qui vit avec sa femme, ses deux garçons et leur grande famille. Grossier, mangeant comme pour quatre et sans aucune manière, il ne roule pas sur l’or et a du mal à joindre les deux bouts. Il gagne honnêtement sa vie et n’a jamais céder à la tentation. À plusieurs reprises, il sauvera la vie du docteur Shirley. Ne comprenant d’abord par la démarche de ce dernier, il tente de lui faire comprendre qu’il ne doit pas renier sa culture, et lui fait découvrir des chanteurs afro-américains (tels que Aretha Franklin !). Lorsque Tony s’arrête dans un petit restaurant au Kentucky, il achète du poulet frit, et tente d’en faire manger à Shirley. Mais ce dernier refuse avant d’accepter devant les insistances de son chauffeur. Le musicien finira même par trouver cela bon. Tony dira même, devant les refus de Shirley à apprécier la culture afro-américaine, qu’il est « plus noir que lui ».

Lors de leur rencontre, Shirley a du mal avec les manières de Tony et sa grossièreté. Mais peu-à-peu, il prend conscience que ça n’est pas un mauvais bougre, et qu’il a besoin de lui pour sa tournée. Une amitié naîtra entre les deux hommes, qui auront de longues conversations sur la route. Le docteur Shirley tentera de rectifier les erreurs de langage de Tony et l’aidera à écrire les lettres destinée à sa femme. À l’inverse, Tony aidera Shirley à faire la paix avec lui-même et sa culture. La scène où il va jouer dans un pub afro-américain est très belle.

Le temps de la différence

L’Amérique de 1962 est encore ségrégationniste, et le sera jusque 1964 (abolies par le Civil Rights Acts). Les mentalités étaient très conservatrices, et peu enclin à accepter les différences. Les lois Jim Crow établissaient une égalité de droit entre tous les citoyens, mais pourtant distinguait l’appartenance raciale et imposait une ségrégation légale dans tous les lieux publics. Le « Negro Motorist Green Book », publié chaque année, permettait aux voyageurs noirs d’éviter d’être malmenés et d’aller dans les endroits où on les acceptaient. Il a été créé par un facteur afro-américain, Victor H.Green, qui était soucieux du bien-être de ses pairs. Certains étaient battus, torturés, ou encore tués. Et cela n’était pas tolérable. Voir le docteur Shirley, être le patron d’un homme blanc qui devait lui obéir et avec qui un terrain d’entente était possible, était un geste d’ouverture puissant et une belle émotion des mentalités.

Road-movie bourré de moments très drôles (Mortensen est très fort dans le rôle) comme la scène de la pierre « volé » par Tony, inversion de Miss Daisy et son chauffeur, film carte-postale à la bande-son très jazzy, Green Book est une critique acerbe et pourtant pleine d’espoir d’une Amérique discriminatoire. Qu’importe la véracité des faits, où les multiples contestations faites par la famille de Shirley sur l’histoire, le film est magistral et touche droit au coeur.

L’oscar -bien mérité- du meilleur film 2019 ! (notre note : 9/10).


769.Il était une fois une chanson…Mad World.

Titre phare du groupe Tears for FearsMad World est un chanson sortie en 1982. Il s’agit là pourtant de leur troisième single, mais de leur premier succès. Écouté de par le monde, cette ritournelle va subjugué l’Afrique du Sud, où elle se classera n°2 au hit-parade. Les paroles, écrites par Roland Orzabal, membre de Tears for Fears, et chantées par Curt Smith, le bassiste, évoquent le vide de l’existence, celui que l’on peut ressentir dans ce monde que l’on ne comprend pas toujours, et où beaucoup d’entre nous tournent en rond. Le texte fait également référence aux théories d’Arthur Janov, psychologue qui avait acquis la conviction que lorsque l’on songe, même en cas de mauvais rêves, c’est thérapeutique, puisque cela calme les frictions que l’on ressent.

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Ensuite, cet air enjoué très pop-rock, fut repris, entre autre par Gary Jules et Michael Andrews, à l’occasion du film Donnie Darko, en 2001. Devenant n°1 au hit-parade, la chanson est redécouverte, et fait mieux que sa mouture originale. Plus douce et plus mélancolique, l’interprétation semble plus en raccord avec les paroles. La chanteuse Jasmine Thompson, livrera également, une cover très intéressante, presque cristalline.

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767.Room, où le monde à travers une lucarne.

Jack (Jacob Tremblay), 5 ans vit avec sa mère Joy (Brie Larson, avant Captain Marvel) dans une seule pièce. Il n’est jamais sorti de chez lui, et n’a jamais vu le monde extérieur. Le logement, comprenant quelques meubles, une télévision et un simple lit est bien rudimentaire. Joy et son fils sont en réalité prisonnier d’un effroyable psychopathe, « Vilain Nick », qui avait kidnappé la jeune femme alors qu’elle revenait de l’école. Celle-ci s’est faite duper, et s’est retrouvé au fond d’une camionnette sans rien pouvoir comprendre. Tombé enceinte de son ravisseur au cours d’une relation forcée, elle ne revit plus jamais le monde extérieur, se contentant d’une simple lucarne lui apportant un peu de la lumière du jour. Mais aujourd’hui, 7 ans après sa disparition, Joy décide enfin de dévoiler la vérité à son fils, qu’elle a tenter de préserver jusque là, et va mettre au point un plan afin de pouvoir s’enfuir avec lui…

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Le monde à travers une lucarne

Dans Room, sorti en 2015, Lenny Abrahamson (The Little Stranger) raconte l’histoire de deux destins brisés : celui de Joy, 24 ans, qui a été enlevé à la sortie de l’école, et de son fils, qui n’a jamais eu de contact avec quelqu’un d’autre que sa mère. Et pourtant, malgré la gravité du sujet, le film parvient à rester extrêmement positif. Brie Larson, oscarisée pour le rôle, livre une composition brillante. Jack, malgré la misère de sa condition, est heureux dans cette « room » (qui est en fait une prison !), entouré par sa mère qui lui donne toute l’affection dont il a besoin. Ses amis sont des objets inanimés, qu’il a nommé, afin qu’ils soient personnifiés : madame lucarne, madame télé,…les  choses prennent ainsi un sens.

De façon très surprenante, Joy est parvenue à préserver son fils du « Vilain Nick », son ravisseur. À chaque fois que ce dernier vient la voir, son fils est caché dans l’armoire. Il ne doit pas poser les yeux sur ce dernier. Force est de constater que cela semble fonctionner, puisque Nick croit que Jack est en fait…une fille !

Chaque Dimanche, Joy est en droit de demander quelque chose à Nick, un objet utile pour elle. En général, elle sollicite toujours un présent pour son fils, qui croit qu’il s’agit là du « cadeau du dimanche ». Pour les 5 ans de ce dernier, Joy entreprend de dire à son fils toute la vérité, et que ce qu’il voit à travers la télévision, tout les paysages et personnes, existent bel et bien. Au début, le petit garçon a du mal à accepter cette réalité, même si il est suffisamment malin pour comprendre que la situation dans laquelle ils vivent tous les deux a quelque chose de malsain.

Retour à la réalité

Room est un long-métrage qui s’inspire d’un fait divers effroyable : celui de Josef Fritzl, autrichien qui emprisonna sa propre fille, Elisabeth, durant plus de 20 ans. L’homme la viola, lui faisant subir de nombreuses blessures, et de cette relation incestueuse naquirent 7 enfants, tous prisonniers et n’étant jamais sorti de la demeure de leur père. Fritzl aurait également réussi à faire croire à la mère d’Elisabeth que leur fille avait rejoint une secte, pour expliquer sa disparition, alors qu’elle se trouvait sous leur propre toit. Mais d’autres histoires, tout aussi horribles, ont pu l’inspirer (Natacha Kampusch par exemple) : chaque jours de nombreuses personnes disparaissent, sans laisser de trace. Room est un hymne à l’espoir, pour ses dernières, et s’intéresse aussi à ce qu’elles vivent lorsque « l’horreur s’arrête » et qu’il est temps de revenir à la réalité. 

Le film peut être divisé en 2 parties : la première se déroule dans « la pièce » et suit le quotidien de Joy et de Jack, jusqu’au moment où elle parvient à faire évader se dernier, dans une scène de grand stress. Le plan est brillant et très risqué. Aussi, afin d’encourager son fils, Joy lui raconte l’histoire du Comte de Monte-Christo, de Dumas. La seconde prend racine lorsque Jack parvient à indiquer à la police où est l’abri de jardin dans lequel il a vécu toute sa vie avec sa mère et que la police arrête « Vilain Nick ». 

Le premier regard de Jack dans le monde extérieur est très éprouvant pour lui : dans un état quasi-hypnotique, le gamin ne sait plus bouger, et regarde ce qui se trouve en face de lui, mes ses yeux semblent trop petits pour englober l’immensité du monde qui l’entoure.

 

Joy, libérée, décide alors de retourner vivre chez ses parents, malgré le fait que son médecin pense qu’elle et son fils devraient être suivi par des psychologues à cause de ce qu’ils ont vécu. Son père et sa mère arrive alors, et les retrouvailles sont très forte en émotions, les deux parents ayant cru que leur fille était morte. Joy apprend qu’ils se sont séparés, leur couple brisé sans doute par cette terrible histoire, que sa mère a refait sa vie avec un autre homme, tandis que son père est parti vivre très loin. Ce dernier, heureux du retour de Joy, ne parvient cependant pas poser, ne serait-ce qu’un regard vers son petit-fils. Pensant qu’il est fruit d’un viol, et le fils du ravisseur de sa fille, l’homme n’arrive pas à faire la part des choses devant cet enfant innocent qui ne comprend pas une telle réaction.

Adaptation

Jack a d’abord du mal à communiquer avec son entourage, la seule personne avec qui il a vécu étant sa maman. Mais après un temps d’adaptation, il se fait à notre monde et se surprend à aimer celui-ci. Il joue aux Legos, part se promener avec sa grand-mère et son compagnon (qui est vraiment un brave type), fait connaissance avec le petit chien de cette dernière, et parvient même à se faire des amis. L’amour de sa mère l’a préserver du cauchemar qu’ils ont vécu et il n’en gardera aucunes séquelles.

Mais pour Joy, c’est très différent. Sans doute aurait-elle du être heureuse de sortir de tous ce qui lui est arrivé, et ce fut le cas au début. Mais ensuite, l’après-coup fut difficile à encaisser. Tout d’abord, revoir sa chambre dans l’état dans lequel elle l’avait laissée, 7 ans plus tôt, fut un choc : c’est comme si elle renouait avec son passé, redécouvrant ses aspirations perdues et ses souvenirs oubliés. Ensuite, les journalistes qui la harcèlent, campant nuit et jour devant sa maison, espérant obtenir une interview où elle racontera son calvaire : aspirant à la tranquillité, Joy se voit dérangé. Enfin, cédant à ceux-ci, et acceptant de se livrer, Joy reçoit une claque dans la figure lorsque la journaliste lui demande pourquoi elle n’a pas demandé à son ravisseur de donner Jack à un orphelinat, et l’a garder, égoïstement pour elle seule durant toute ses années. Ce genre de propos est blessant pour une mère, n’aide pas à sa reconstruction, et Joy tente alors de se suicider, se sentant responsable.

Fort heureusement, elle n’y parvient pas. Néanmoins, elle décide de suivre une thérapie afin d’aller mieux. Son fils, pour l’encourager, décide de couper ses longs cheveux (pour la première fois de sa vie) et d’en faire cadeau à sa mère. Selon lui, c’est la source de sa force, faisant un parallèle au mythe biblique de Samson et Dalila. En recevant ce présent, en regardant le geste de son fils, Joy décide de se battre et finit par s’en sortir. Avec son fils, elle décide ensuite de tout essayer, de goûter à tout ce que la vie peut lui offrir, et il y a beaucoup à voir dans se monde…. (notre note : 9,3/10).


766.Bird Box.

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Notre monde a connu une terrible catastrophe. D’horribles créatures ont poussés les êtres humains qui ont croisés leur regards à se donner la mort. La seule chance de survivre est de garder les yeux bandé quoi qu’il arrive. C’est dans cet environnement hostile que Malorie Hayes (Sandra Bullock) tente de survivre avec ses deux enfants.

Avec Birdbox (la cage aux oiseaux en français) Susanne Bier (Serena) délivre un petit thriller horrifique de bonne facture, racontant son histoire sur une double temporalité : le présent, où Malorie descend une rivière pour rejoindre un potentiel camps de survivants, en compagnie de ses deux enfants, et le passé, où l’on découvre comment elle a fait face à la fin du monde. Le suspense est bien présent, dans cette histoire de comportement interdit (qui lorgne quelque peu sur le magnifique Sans un bruit). Comment fait-on, après tout, pour ne plus rien regarder ? Ne plus contempler la lumière du jour et la nature ? Être privé d’un sens aussi important oblige à en développer d’autres…

Tout au long du film, on comprend la détresse de Malorie, qui a tant perdu (à commencer par sa sœur) dans cette histoire. Elle a décidé de ne plus éprouver le moindre attachement, la moindre émotion. Elle n’a même pas donné de prénom aux deux enfants, se contentant de « garçon » et « fille ».

Les créatures, que l’on ne verra cependant pas (excepté sur des dessins…) poussent les gens au suicide. Sorte de mal invisibles, elles sont capables d’imiter les voix de n’importe qui, et semblent se déplacer avec le vent. Si on les regarde, c’est comme la gorgone Méduse, on en meurt. La thématique rappelle celle du film Phénomènes, mais dans une histoire dont le thème central semble être la lutte pour la survie. D’autant que tous les êtres humains ne sont pas atteint de cet étrange mal : les fous en sont immunisés, et semblent vouloir forcer les gens à regarder la mort en face. Un peu comme des adorateurs d’un culte à une divinité diabolique. Cela pourrait s’inspirer des histoires de Lovecraft et de son célèbre mythe de Cthulhu. Les scènes sont parfois choquantes et les morts s’enchaînent. Une petite polémique avait d’ailleurs émergée autour du film : celle d’utiliser les images d’une véritable catastrophe ferroviaire. Heureusement, il n’en est rien, les séquences en question ayant été retirées (notre note : 7/10).


765.Stranger Things : la bande-annonce de la saison 3 !

Attendue pour le 4 juillet prochain, la saison 3 de Stranger Things se dévoile le temps d’une bande-annonce annonçant quelques changements. Nous sommes désormais l’été 1985, et tout les personnages semblent avoir bien grandis. Elf -désormais Jane- et Mike sortent ensemble, et Lucas et Maxine également. Le temps où l’on se retrouvait pour jouer ensemble à des jeux de rôles semble être révolu. De nouvelles préoccupations les occupe, celles de l’adolescence au grand dam de Dustin, en retrait par rapport à tout cela.

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Si le « monde à l’envers » était sensé avoir été fermé par Jane à la fin de la saison 2, il semble cependant que le portail soit toujours ouvert et qu’une nouvelle créature, bien plus monstrueuse que le Démogorgon et le Flagelleur Mental. Billy, le frère de Max sera en bien mauvaise posture, confronté à de biens sombres desseins…deviendra-t-il lui-même la créature -qui possède un visage- que l’on aperçoit dans la bande-annonce ? Les rats semblent également jouer un grand rôle pour cette saison 3…

L’humour semble être à nouveau au rendez-vous, entre une blague en début de la bande-annonce qui tourne mal, Steve qui s’amuse toujours avec Dustin,… 2 lieux semblent avoir une importance capitale : un centre commercial et une fête foraine. La bande-annonce commence tout en douceur avant de nous catapulter comme si l’on était à bord d’un grand huit.

Hopper (David Harbour) et Joyce (Winona Ryder) pourraient-ils se rapprocher enfin au cours de cette saison 3 ? Comment évoluera la relation entre Jonathan et Nancy ? De quels films se sont inspirés les créateurs pour écrire le scénario ? Après tout, en 1985, sont sorti Retour vers le futurBreakfast Club, Les Goonies, Mad Max 3, Cocoon, Explorer ou encore Brazil. On à hâte de le découvrir, le temps d’une salve de 8 épisodes, à s’enfiler à la chaîne, le temps d’une soirée…


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