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Liste des articles dans la catégorie cinéma & télévision.

547.Star Wars : épisode VIII s’intitulera…

C’est officiel ! Le titre et le logo du prochain film de la franchise Star Wars, attendu pour décembre 2017, ont été dévoilé ! Suite directe du « Réveil de la force », ce nouvel opus s’intitulera donc :  le dernier jedi.Depuis cette annonce, les fans de la saga spécule toutes sortes de théories toutes plus folles les unes que les autres.Le logo est également différent…exit les lettres jaunes et place à des lettres rouges ! Peut-être est-ce là une manifestation que le côté obscur occupera une place très importante dans ce film, voir que les méchants triompheront ?

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(source : http://www.starwars.com/news/the-official-title-for-star-wars-episode-viii-revealed )


545.Kill Bill-volume 1.

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   En 2003, le génial réalisateur Quentin Tarantino mettait fin à 6 ans de silence en sortant son dyptique Kill Bill.Hommage aux films d’arts martiaux, histoire de vengeance et ode au japon des samouraïs, ces 1 films devrait entrer dans légende du cinéma.Mettant en scène Uma Thurman, sa compagne de l’époque, et servi par un casting 3 étoiles, il ressortait des oubliettes David Carradine, acteur emblématique de la série Kung Fu (où il jouait « Petit Scarabée »).

   Mais qu’en est-t-il de l’histoire ? On suit les aventures d’une femme dont on ignore le nom mais que l’on prénommera « la Mariée », se réveillant après 4 ans de coma, suite à la tuerie qui a eu lieue le jour de son mariage et coûté la vie à son mari, son bébé (elle était enceinte), et ses amis, causée par un dénommé Bill, chef de la confrérie des Vipères assassines, une bande de 4 tueurs à gages professionnel, dont elle avait jadis fait partie.Ivre de rage, la Mariée n’aura qu’une seule idée en tête : se venger.Désirant avoir l’arme appropriée pour cette entreprise, elle se rendra au Japon, demandant à Hattori Hanzõ, de lui forger un katana.Ensuite, elle dressera sa liste des 5 morts: O-Ren Ishii (Lucy Liu), Vernita Green (Vivica A.Fox), Budd (Michael Madsen), Elle Driver (Darryl Hannah) et Bill.

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   Le premier film s’intéresse à sa confrontation avec O-Ren Ishii et Vernita Green.O-Ren est la reine de la pègre au Japon.Orpheline suite au meurtre de ses parents, la jeune dame s’est rapidement vengée avant de devenir une tueuse professionnelle, travaillant avec Bill et la confrérie des Vipères Assassines.Protégée par une « armée » de 88 fous et de sa fidèle Gogo Yubari, O-Ren domine la pègre japonaise et est difficile à éliminer.Pourtant, la Mariée, anciennement appelée Black Mamba, va les affronter…Vernita, quand à elle, est une mère au foyer qui s’est retirée depuis longtemps de la confrérie et mène une vie paisible dans une petite banlieue, avec son mari, un docteur, et leur petite fille de 4 ans.Le combat sera également très brutal…

   Ce qui est impressionnant, avec Kill Bill, c’est la détermination du personnage principal, dont l’identité réelle n’est pas connue (son nom véritable n’est révélé que dans le second opus).Lorsqu’elle sort du coma, la belle est à l’hôpital, face à un infirmier peu catholique et ne sachant plus marcher…il faut voir l’incroyable détermination dont elle va user pour se sortir de ce mauvais pas.Tout de jaune vêtue (hommage à Bruce Lee, lors du film Le jeu de la mort) ,La Mariée se montre insensible, acharnée et d’une vigueur sans faille au cours du film…elle fait littéralement corps avec son katana, véritable objet de culte et d’une beauté renversante.Son arme fend l’air et pulvérise ses ennemis, sur une véritable symphonie musicale.

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(Bruce Lee, dans Le jeu de la mort).

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   Les origines du scénario semblent remonter à Pulp Fiction (le 2e film de Tarantino) et serait en fait l’idée de Uma Thurman.Le film est au carrefours de différents genres : film de sabre japonais (chambara), animé (il y a une belle séquence dévoilant les origines d’O-Rei, digne d’un manga), gore (le sang gicle à flot), western (les personnages s’affrontent dans des duels dignes des films de Sergio Leone, les décors de l’ouest américain…davantage dans le second film),  et kung-fu (Tarantino a beaucoup du regarder les films de Bruce Lee…).Le film semble aussi s’inspirer de Lady Snowblood  (où une fille voit ses parents assassiné et ne cherche qu’à se venger).

  La musique du film est très importante : les thèmes dont quelques un sont d’Ennio Moriccone et de R.Z.A., apportent au long-métrage une force et une aura épique nous emmenant au sommet des cieux.Du Twisted Nerve siffloté par Elle Driver au merveilleux et très doux The Lonely Shepherd, en passant par le puissant Battle of honour and humanity, les bande-originale de Kill Bill est une tuerie ! Il y a un thème pour chacun des personnages et un air particulier que l’on entend à chaque fois que la Mariée recroise un de ses bourreaux (une musique qui évoque une alarme d’incendie).

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   La Confrérie des Vipères Assassines compte 5 membres : 4 d’entre eux ont un nom de code évoquant un serpent et le dernier, Bill, est surnommé « charmeur de serpent », étant donné qu’il en est le chef, et que c’est un être qui parvient toujours à ses fins et à rallier ceux qui peuvent l’y emmener à sa cause .Chacun est une véritable machine à tuer, expert en combat et cruel.Le visage de Bill n’est d’ailleurs pas dévoilé dans ce premier film.On ne voit que ces mains.

   Vivrant hommage au kung-fu et aux arts martiaux, ce premier film insiste beaucoup sur les katana, ces longs sabres dont se servaient les samouraïs japonais lors de leurs combats.Mieux, il les glorifie.Armes majestueuses, la lame brillante et polie une fois en dehors de son fourreau, le film semble leurs conférer un statut presque sacré.Ils sont créé spour être ceux de celui qui va s’en servir.Il y a un lien presque fusionnel.

   L’esthétique globale du film est remarquable : un soin immense a été apportée tant aux costumes des personnages qu’au décors naturels (en témoigne le petit jardin enneigé où la Mariée affronte O-Ren à la fin du film).Le long-métrage est divisé en chapitrages (ce qui une caractéristique propre à chaque film de Tarantino), permettant de s’y retrouver dans l’histoire, et d’avancer comme si l’on était dans un roman.Le premier film est composé de  :

Chapitre 1 : 2

Chapitre 2 : La mariée était en sang.

Chapitre 3 : Les origines d’O-Rei

Chapitre 4 : L’homme d’Okinawa

Chapitre 5 : Bataille rangée à la villa bleue

   Kill Bill multiplie les références et les hommages à d’autres films et série télévisée (il faut dire que Tarantino est un véritable cinéphile) : le Frelon vert, les films de James Bond (le fait qu’on ne voit que la main du méchant Bill), Pulsion,…

   La femme, de façon globale chez Tarantino est une véritable force de la nature.Elle mène la danse, elle dirige (en témoigne le Jackie Brown  de Tarantino).Dans Kill Bill, la Mariée, O-Ren ou encore Elle Driver sont de véritables machines de guerre, dominant  tout ceux qui se mettent sur leur route…elle n’ont d’ailleurs pas peur des hommes et les affrontent sans sourcillier.Le fait que le nom de la Mariée ne soit pas révélé dans ce premier film pourrait s’expliquer par le fait qu’ici, l’héroïne est surtout perçue comme une machine à tuer, sans état d’âme, et qui n’aurait plus d’identité propre…comme si elle était noyée par le poid de la vengeance…

   Certes, pour les plus rigides d’entre nous, Kill Bill pourra paraître comme une sorte d’ovni, film dont les ressorts scénaristiques des combats semblent surréaliste et où l’impression que Uma Thurman vole par moment n’est jamais loin, où le sang jaillit comme un torrent à en friser l’exagération, mais c’est pourtant cela qui apporte au film un côté décalé.Véritable chef-d’oeuvre, cette première partie captive de bout en bout, avec un vieux proverbe klingon en guise d’introduction (qui illustre le film Star Trek 2 : la colère de Khan) :) (notre avis : 10/10).


542.Blade Runner 2049/ Alien Covenant : bande-annonces de 2 films de science-fiction très attendu.

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Près de 35 ans après le premier film, Blade Runner a enfin droit à une suite ! Celle-ci est réalisée par Denis Villeneuve, le réalisateur du récent Premier contact.Harrison Ford, toujours en forme, reprend donc du service, en tant que tueur de réplicants (robots à forme humaine au point qu’on ne sache pas différencier l’homme de la machine) qui ne respectent pas la loi.Mais avant de tuer, il faut être sur…c’est là que les Blade Runner, sorte de policiers, doivent mener l’enquête.Dans ce nouveau film, Rick Deckard (Harrison Ford) est aux abonnés absent depuis 30 ans…un blade runner du nom de K, enquêtant, va être amené à croiser sa route…

Si Ridley Scott n’est pas aux manettes de ce nouvel opus c’est qu’il a préféré se consacrer à un tout autre film, Alien Covenant, la suite de son très mystérieux et opressant Prometheus et préfigurant le film Alien-le 8e passager(1979), premier volet d’une saga qu’il a lui-même inauguré.D’ailleurs, en exclusivité, voici sa bande-annonce :

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539.Miss Peregrine et les enfants particuliers : le retour au Tim Burton originaire.

   Adapté de la trilogie de roman pour enfants de l’écrivain Ransom Riggs (lauréat du prix de l’Imaginaire 2015), Miss Peregrine et les enfants particuliers est le nouveau film de Tim Burton, 2 ans après le très sérieux Big Eyes.Retour aux origines pour Burton, qui laisse, comme à ses débuts éclater toutes sa féerie autour d’une flopée de personnages originaux et marginaux.L’homme se permet même un caméo le temps de quelques secondes, dans une scène d’anthologie, parodiant les squelettes se mouvant de Jason et les Argonautes, qu’il appréciait dans sa jeunesse.Retour réussi, en somme.

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   L’histoire peut se résumer comme ceci : À la mort de son grand-père, Abraham Portman (Terence Stamp), retrouvé les yeux arrachés dans son jardin, le jeune Jacob (Asa Butterfield), 16 ans, est perturbé par cet événement.Durant toute son enfance, le vieil homme n’a eu de cesse de lui raconter des histoires de monstres et d’enfants dotés de dons extraordinaires : un garçon invisible, une vie aussi légère qu’une plume, un garçon capable d’insuffler de la vie à ce qu’il souhaite…Avec les années et la moquerie de son entourage, Jacob s’est mis à penser comme son père : que se ne sont que des histoires, sans fondement, et que les enfants avaient de particulier d’être des juifs et que les monstres étaient les nazis. Recevant quelques mois plus tard un cadeau posthume de son grand-père le jour de ses 18 ans, il découvre une carte postale le conduisant à une mystérieuse dame du nom de Miss Peregrine et qui garde une sorte de pensionnat au Pays-de-Galle.Convainquant son père, ornithologue, de s’y rendre, il parvient à trouver le pensionnat…mais il ne reste que des ruines.Un vieillard lui apprend que le bâtiment à été bombardé par les allemands pendant la guerre et que tout ses pensionnaires sont morts lors de cet événement tragique.Mais alors qu’il traîne sur les lieux, Jacob se rend compte qu’il n’est pas seul…une flopée d’enfant l’invite à les rejoindre…en 1949 ! Entrant dans une boucle temporelle, Jacob se retrouve au temps où la bâtisse était encore intacte et habitée par Miss Peregrine, une ombrune, sorte de magicienne protégeant des enfants « particuliers », aux dons extraordinaires, en créant des boucles temporelles afin d’y rester à l’abris.Car une menace rôde dans leur petite tranquillité : des creux, anciens particuliers qui suite à une expérience qui a mal tournée ont été damné et transformé en monstres…leur rêve étant de retrouver forme humaine, ce qui est possible à condition de se nourrir des yeux d’enfants particuliers.Mené par Mr Barron (Samuel L.Jackson), qualifié d’Estre lorsqu’il retrouve sa forme humaine, ils n’ont de cesse que de traquer les ombrunes et leur petite communauté dans chaque boucle temporelle.Ses creux, lorsqu’ils n’ont pas l’apparence humaine, sont invisibles…mais Jacob a un don, faisant de lui un enfant particulier : comme son grand-père, il peut les voir…

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   Fantaisie visuelle, Miss Peregrine et les enfants particuliers oscille entre du fantastique pur et humour (les moments comiques ne manquent pas).Tim Burton a certes pris quelques libertés par rapport à série de romans originaires, mais cela est au bénéfice du plaisir du spectateur ! Ses enfants particuliers sont de véritables personnages burtoniens : seul, incompris et isolé smais avec un grain de folie qui les rend très attachant.Tous ont un passé très sombre et tragique (un peu comme Edwards  dans Edwards aux mains d’argent, vivant reclus et oublié de tous depuis la mort de son créateur, qui l’a laissé inachevé, ou Bruce Wayne, milliardaire dépressif depuis l’assassinat de ses parents et habitant seul dans son gigantesque manoir dans Batman) et pourtant, ils accomplissent des choses exceptionnelles, grâce à leurs dons.Le fait qu’ils revivent la même journée en boucle évoque parfois le film Un jour sans fin, mais surtout le fait de vivre isolé du monde, comme coupé de celui-ci…car il est trop hostile pour des êtres comme eux (on pense toujours aussi à Edwards aux mains d’argent mais également à Alice au pays des merveilles, où Alice se réfugie au pays des merveilles avant de se décider à accepter ou décliner la demande en mariage de son prétendant).Miss Peregrine (joué par Eva Green), bien qu’ayant le titre du film à son nom, n’est pas le personnage le plus développé.Elle est assez lisse et terne comme protagoniste et se montre même un peu psychorigide, sans trop dévoiler ses émotions (peut-être est-ce parce qu’elle est une anglaise ?)..néanmoins, on avait rarement vu quelqu’un tirer aussi bien à l’arbalète.Pour Tim Burton est les sa « Scary Poppins ».Les autres enfants sont également fascinants et offrent quelques moments très drôles (la petite fille qui a une bouche derrière la tête et se nourrit de se côté et qui est gêné devant Jacob, à table, ou encore le garçon qui à un projecteur dans la tête, évoquant par là le cinéma des frères Lumières ou de Méliès.Le grand méchant du film, l’odieux Barron, à l’apparence terrifiante, est également un grand comique, se moquant des enfants et rend le film moins effrayant, ce qui est assez paradoxal mais à l’avantage de Burton.

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   Personnage central du film, Jacob est en quête de sa propre identité…il n’a jamais réussi à s’intégrer dans le monde « réel », un peu comme si il venait d’une autre époque.Et pour cause : lui-même est un enfant particulier ! Sa place devrait être avec les autres enfants.Mais il se fait hésitant : d’abord charmé à cette idée, il repense à sa famille, et déçoit la belle Emma Bloom.Car entre les 2 personnages se tissent une romance…mais un fossé les sépare : leur monde et leur entourage (un peu comme dans Edwards aux mains d’argent).Emma avait connu le grand père de Jacob, Abraham, et des sentiments étaient nés entre eux…mais l’homme avait préféré vivre sa vie, brisant le coeur au passage à la jeune fille.Pourtant, ici, Jacob va faire le choix du coeur et non de la raison !

   Et puis, voir un film de Tim Burton c’est forcément mettre de côté les nombreuses incohérences de scénarios et forcément cesser d’être rationnel pendant toute la vision du long-métrage.C’est entrer dans un monde enchanteur et envoûtant, en compagnie de « ses petits monstres ».Bref, c’est quelque part garder une âme d’enfant qui permet de s’émerveiller et de croire que l’impossible est possible.

notre note : 9/10.

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538.Premier contact : bande-annonce.

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Denis Villeneuve, le réalisateur de Prisonners, est de retour en cette année 2016 (en attendant son Blade Runner 2049, l’an prochain) et s’essaye pour la première fois à la science-fiction : Premier contact suit une équipe scientifique qui se décide à faire appel à une interprète, le docteur Louise Banks afin de décrypter un message d’origine extra-terrestre.Si peu à peu, des vaisseaux extra-terrestres font leur apparition, le motif de leu venue est toujours inconnu : la paix ou la guerre ? Et tandis que l’humanité s’apprête à affronter une potentielle menace, la dame décide de rentrer dans l’un des vaisseaux…

La science-fiction a le vent en poupe pour le moment comme en témoigne la déferlante de films qui vont bientôt débarquer sur nos écrans (The space between us, Rogue One, Valerian et la cité des milles planètes,…).Il faut dire que les limites de l’imaginaire sont infinies et que ce type de film évoque aussi parfois une problématique d’actualité ou d’imaginer ce qui pourrait se passer si certaines choses, insoupçonnées jusqu’alors se mettaient à surgir et à bouleverser notre quotidien tranquille…d’autant que les thématiques ne manquent pas : danger de la robotique (I robotTerminator), voyage temporel (La machine à explorer le temps,…), humanité en péril (Soleil vert,…), extra-terrestres (Alien, E.T.,…) ou encore expériences génétiques (the Island,…).

Bref, le catalogue est foisonnant.


537.Ladyhawke, la femme de la nuit.

   Sorti en 1985, Ladyhawke, la femme de la nuit, est un film de Richard Donner (à qui l’on doit entre-autre les Goonies, La malédictionSuperman  et la saga L’arme fatale), qui montre que les années 80 ont été un florilèges de « bons films », qui ont marqué la jeunesse et et édifier une certaines fascination pour cette époque ayant abouti à l’émergence d’une culture geek .Sont notamment sorti à cette époque : Retour Vers le futur, Star Wars (épisodes V et VI), Les aventuriers de l’arche perdue, Aliens, Terminator, Les Gremlins, E.T., Blade Runner, Shining, Full Metal Jacket, La mouche, SOS fantômes, La chose, Qui veut la peau de Roger Rabbit ?,  Les Goonies, Beetlejuice, Les Griffes de la nuit, Predator, Willow, Scarface, Elephant man et Le cercle des poétes disparus.

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   Mais à cette époque, il y a également eu Ladyhawke, racontant la tragique histoire d’un couple, Étienne de Navarre et la belle Isabeau d’Anjou (Michelle Pfeiffer), fou amoureux l’un de l’autre et que l’évêque d’Aquilla a séparé, par jalousie, aimant la dame également.Réalisant un pacte avec le diable, il  lança une terrible malédiction qui condamna le couple à ne plus jamais à se revoir : le jour, Isabeau devient un faucon, et le soir Étienne se transforme en loup.Rien ne peut désormais leur permettre de se revoir, même si chacun connait la condition de l’autre et tente de veiller sur l’autre.Étienne souhaite alors tuer l’évêque, pensant que cela mettrait fin à la terrible malédiction.Mais l’homme s’est enclavé dans son donjon, rendant l’accès à quiconque impossible.

   Toutefois, un jour, Étienne de Navarre (Rutger Hauer), sauve un jeune garçon, Philippe Gaston (Matthew Broderick), qui est parvenu à s’introduire dans le donjon et à en sortir, afin de voler de la nourriture.Il souhaite que ce dernier lui indique le chemin pour s’y rendre et d’échapper à la garde de l’évêque.Gaston, Etienne et son faucon, entament alors le voyage.Mais très vite, Gaston s’interroge : pourquoi Etienne disparaît-il chaque soir ? Et qui est cette jeune dame, à la beauté éblouissante qu’il ne croise que pendant la nuit ? 

   Après avoir apprit la vérité, Philippe est en proie à une situation catastrophique : Attaqué par les sbires d’Aquilla, le faucon (Isabeau) est touché par une flèche et risque de mourir.Ivre de douleur, Etienne le conduit jusque Imperius, le moine qui a commis un jour la bêtise de dire à Aquilla qu’Étienne et Isabeau s’aimaient mutuellement.Voulant se racheter, ce dernier leur annonce que dans 3 jours, une éclipse aura lieu.Et qu’à ce moment très précis, tout les 2 seront, en même temps, sous le forme humaine.Si pendant ce très court instant, le couple se présente devant l’évêque, la malédiction sera levée.Les amoureux n’hésitent pas et décident de mettre à bien ce plan. Y parviendront-ils ?

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   Cette fantaisie médiévale a tout du conte de fée, si ce n’est que la situation initiale n’est pas montrée : les amants sont déjà séparés.De nombreuses péripéties jalonnent leurs aventures et la situation finale permet de retrouver un juste équilibre des choses.

   Dans le couple, Etienne se montre un personnage dur mais tendre.Un amoureux passionné de sa belle, qui irait jusqu’à donné sa propre vie pour elle.Un grand guerrier (valeureux au combat) mais déchiré et usé par sa situation.Isabeau est fidèle, mais plus romantique, plus agréable, plus sympathique .Mais elle pense sans cesse à l’homme de sa vie.Tout deux constituent des âme-sœurs, deux parties séparées d’un même objet, qui s’imbriquerait l’un dans l’autre et pour qui le tout vaudrait plus que la somme des deux parties.Quelque part, Philippe, seul personnage comique dans cette histoire tragique, fait le lien entre les 2 amants maudits : il les côtoient, lui le jour et elle la nuit, et sert d’intermède entre les 2 pour montrer qu’ils s’aiment toujours et qu’ils ne doivent pas abandonner.Bien sur, Philippe exagère toujours, racontant les choses en rajoutant des détails qui n’y étaient pas, brodant des paroles qu’ils n’ont pas nécessairement prononcé…c’est une espèce de bûche ravivant le feu en train de s’éteindre, afin de lui permettre de brûler à nouveau.

   Film très plaisant à voir, Ladyhawke, se laisse regarder avec un certains plaisir, car il est rare de voir un couple qui ne dispute jamais de nos jour et qui illustre aussi bien ce qu’est la passion amoureuse.Les personnages portent le film et le triangle central est attachant.La musique, signée Andrew Powell, illustre d’ailleurs bien ce propos (notre note : 7,6/10).

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536.Rogue One : a Star Wars story (bande-annonce finale).

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   Rogue One : A Star Wars Story est ce que l’on pourrait appeler un film dérivé à la célèbre franchise éponyme.Situé chronologiquement entre les épisodes III et IV (séparé de 19 ans de batailles intergalactiques), il raconte l’histoire du vol des plans de l’Étoile Noire, arme capable de détruire tout une planète en quelques secondes.L’escadron Rogue One, de l’alliance rebelle, est chargé de cette mission périlleuse.L’un de ses membres, Jyn Erso n’est autre que la fille de Gaden Erso, scientifique enlevé par l’Empire qui le force à imaginer pour eux et à concrétiser l’Étoile Noire.

   Sans conteste l’un des films les plus attendus en cette fin d’année (il sort le 14 décembre 2016), Rogue One promet son lot de belle surprise après Le Réveil de la force, sorti en 2015, poursuivant ainsi la reprise de la saga Star Wars sous l’empire Disney.Réalisé par Gareth Edwards (connu pour ses 2 Monsters et son très récent -et oubliable- Godzilla).Les Studios sont attendus au tournant, d’autant qu’ils ne  sont pas sur de récidiver l’exploit au Box-office du précédent volet de la saga (plus de 2 milliards de recettes mondiales)…même si les ingrédients semblent réunis.Des gentils (qui ne sont pas des jedis…malgré une évocation de la force, comme le montre la bande-annonce), des méchants qui veulent anéantir la galaxie (dont l’énigmatique Orson Krennic, qui supervise les travaux de l’Étoile Noire) et le retour d’un très grand méchant, figure emblématique de la saga : Dark Vador.

   Reste à savoir si le film sera à la hauteur des espérances des fans, des « puristes » de la première génération (1977-1983) à ceux aimant la prélogie (1999-2005)…car malgré son succès, le réveil de la force, bien qu’étant doté d’une histoire bien calibrée, le retour des héros « originaux », des références à la saga et de belles trouvailles, n’a pas fait que des heureux.Des gens, très critiques et peu tendres, ont été déçu…pourtant le spectacle est toujours au rendez-vous.


535.Transcendance : histoire d’une intelligence artificielle supérieure.

   Le film Transcendance, sorti en 2014 et réalisé par Wally Pfister aborde une thématique intéressante et d’actualité : les progrès de la technologie.Jusqu’où peut-on aller avec elle ? Et surtout, est-ce que cela peut être dangereux pour l’humanité ? Sommes-nous dominé par des intelligences artificielles, bien supérieure à nous ?

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   Dans le film, le docteur Will Caster (Johnny Deep ) est un pionnier dans le développement technologique : il souhaite créer un ordinateur d’un genre nouveau, doté d’une transcendance, c’est-à-dire dépassant les limites de l’intelligible, qui est au-delà des apparences…une sorte de créateur, d’architecte invisible œuvrant sur toute chose : un Dieu en somme.Mais son projet n’est pas apprécié de tous et un groupe de hacker souhaite mettre à mal ses projets de recherches.Il finissent même par le condamner à la mort, suite à l’injection d’une balle radioactive dans son organisme…Will est aux portes de la mort.Sa femme, Evelyn (Rebecca Hall) décide de concrétiser ses recherches, et implante la conscience de son mari dans un ordinateur quantique…physiquement, Will décède à ce moment.Mais ensuite, il apparaît à l’intérieur de l’ordinateur, cherchant à croître et à ce développer.Cette intelligence supérieure se connecte aux satellites mondiaux et réalise toutes sortes d’opérations.Construisant une ville, il développe une technologie incroyablement évoluée…plus rien ne l’arrête : il soigne des gens (et leur implémente une puce pour les « diriger »), s’occupe de son entreprise et de sa femme, plante des arbres et accélère leur croissance…Mais il est en perpétuelle expansion, dépassant toutes les limites et finissant par être comme un Dieu régnant sur toutes choses.Peu-à-peu Evelyn prend conscience que ce produit, fruit de sa création, n’est plus son mari…mais le parfum de ses propres aspirations.D’autres êtres humains entament un combat contre lui.Elle doit alors commettre l’irréparable : implanter un virus dans la machine, afin que tout rendre dans l’ordre.

    Transcendance est une histoire qui pose question : est-ce que l’on peut implanter l’esprit d’une personne dans une machine, de façon à la rendre vivante et lui offrir la seule faculté lui manquant à ce jour, c’est-à-dire la créativité ? Dans ce film, on voit que cette transcendance est acquise pour Will lorsqu’il se met à se développer par soi-même, à toujours être plus fort et à progresser d’avantage sans aucune aide quelconque…cette conception renvoie à une vision transhumaniste des choses (évoquant leur transhumanisme technologique).Pour information, les transhumanistes sont qui prône l’usage des sciences et des hautes technologies afin d’améliorer la condition physique et psychique des individus (d’ailleurs, dans le long-métrage, Will se met à soigner toutes les maladies.Dans la vie réelle, on développe notamment des prothèses de plus en plus perfectionnées).Mais en même temps, la transcendance illustre le fait que l’on est plus tout à fait humain, qu’on a dépassé une certaine frontière de façon à être autre chose qu’une personne…à être au-delà de soi.Ainsi, Will n’a plus rien d’un humain, et les sentiments d’Evelyn à son égard s’évapore tandis que le temps s’écoule…

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   D’un tout autre point de vue, Transcendance aborde aussi la question du deuil.Evelyn est incapable d’accepter que son mari ne disparaisse…on pourrait penser que cela est un pur acte d’amour, mais il n’en est rien.Bien entendu, elle a des sentiments pour son mari, mais ce qui l’affecte le plus, c’est que si il meurt, toute son oeuvre disparaîtra avec lui…c’est lui le génie, l’homme de l’avenir en qui elle croyait pour concrétiser ses aspirations personnelles, très altruiste certes (améliorer le monde, guérir les maladies, prendre soin de l’environnement), mais que lui n’ambitionnait pas particulièrement…en l’implantant dans la machine, Evelyn continue l’oeuvre de sa vie à elle.

   Lorsque les meurtriers de Will (RIFT, sorte de terroriste qui sont contre l’usage des hautes technologies dans le monde)  reviennent à l’assaut afin de tuer « la machine », ils se font tous démolir les uns après les autres : les armes sont inégales…l’homme n’a aucune chance face à la machine, qui même à terre se relève toujours, se reconstruisant pièce par pièce.

   En somme, Transcendance est un film interpellant et très intéressant sur la réflexion qu’il permet d’avoir de l’humain, de la machine, et du contrôle des choses par une machine.La mouture du récit peut paraître classique (l’homme contre la machine, avec la guerre qui peut en résulter) et pourtant c’est la première fois que le sujet est traité avec autant de réalisme.L’unité entre l’homme et la machine, du au développement des technologie est clairement en train de se réaliser dans notre société actuelle…  (notre note : 8,4/10).


534.Pirates des caraïbes 5 : première bande-annonce intrigante.

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   Attendu pour le 24 mai 2017, le 5e volet des aventures du célèbre pirate Jack Sparrow (intitulé « La vengeance de Salazar« ) se dévoile peu à peu avec cette première bande-annonce très brève, mais présentant les nouveaux personnages.Le capitaine Salazar (Javier Bardem) est un pirate fantôme (son personnage a l’air effrayant), avec son équipage de morts-vivants qui ne veut qu’une seule chose : retrouver Jack Sparrow, afin de se venger des méfaits que ce dernier aurait commis sur sa personne.Dans la vidéo, l’horrible pirate s’adresse au jeune Henry Turner, qui n’est autre que…le fils de Will Turner (Orlando Bloom) ! Ce dernier devrait d’ailleurs être dans le film.Vu l’âge du garçon, du temps à passé depuis les dernières aventures de Jack Sparrow…qui n’apparaît malheureusement pas dans la bande-annonce.Il devrait également y avoir une scientifique dans la partie, du nom de Carina, fille du pirate Barbossa (Geoffrey Rush).Ce film serait donc une sorte de retour aux origines (les pirates fantômes étaient au centre de l’épisode I) mais avec quelques nouveautés.


531.The Stanford prison experiment : chronologie d’une expérience abominable.

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   Étude initiée par le professeur Zimbardo en 1971, l’expérience qu’il a menée à l’Université de Stanford  avait pour objet de voir les effets que pouvait avoir sur les êtres humains, l’emprisonnement carcéral.En reconstituant une « prison » dans les couloirs de sa faculté, il demanda, contre rémunération, à des étudiants volontaires, de jouer le rôle de gardien ou de prisonnier pendant 2 semaines.Et ce, pour l’avancée de la science ! Sauf que, la nature humaine est une variable bien indépendante…et qu’à force de jouer les gardiens, cela peut monter à la tête.L’expérience de Stanford fut une horreur pour ceux qui l’on vécue, et fut interrompue au bout de 6 jours à peine.Pour le professeur Zimbardo, chacun peut être tortionnaire ou une bonne personne…en fonction des circonstances.

   En 2015, un film reconstituant les événements est sorti…Intitulé The prison Stanford experiment, et signé Kyle Patrick Alvarez, le long-métrage interpelle : jusqu’où sommes-nous capable d’aller, lorsque l’on est en position de force ? Les étudiants choisi comme gardiens, avaient l’air de mouton avant l’expérience, et ne voulaient pas être gardien.Et pourtant, ils sont devenus de véritables monstres, très « doués » et faisant preuve de créativité dans leur entreprise.La souffrance infligée aux prisonniers, essentiellement psychologique, les consume peu à peu…l’enfermement carcéral peut avoir des effets néfastes sur l’être humain…elle le diminue, l’efface, et il en ressort un être assujetti au système.

   Dans le film, les prisonniers adoptent des attitudes divergentes : si Daniel Culp (le prisonnier 8612, incarné par Ezra Miller) se rebelle contre les gardiens et ne se plie pas à l’autorité, d’autres se plie au système (et paradoxalement, les gardiens vont aller plus loin avec eux, pour voir si il n’ y a pas un moment où ils vont se rebelle).Certains sont effrayés, d’autres consternés…après tout, ils n’ont rien fait et sont justes des étudiants qui participent à une expérience…qui est paradoxalement inhumaine.Mais personne ne conteste l’attitude des gardiens, et pas même entre gardiens…

   Ce qui est encore plus troublant, c’est le comportement des scientifiques qui mène l’expérience, qui la regarde à travers leur écran de télévision en direct, car celle-ci est filmée, et qui, tout en étant épouvantés, ne réagissent pas et laisse les choses se faire…Zimbardo (joué par Billy Crudup) pense avant tout à son avancée scientifique (même si celle-ci est mineure et au fond nous fait prendre conscience que ce qui est pourri sur cette terre, c’est l’être humain…) et en devient inhumain (malgré le fait qu’il autorisera plusieurs prisonniers à quitter la prison avant les 6 jours de l’expérience, après l’avoir supplié, terrorisés et en larmes).La décision de stopper l’expérience sera probablement le pas le plus difficile pour lui à prendre…il faudra vraiment attendre une situation très critique pour les prisonniers, malmenés par les gardiens (l’un d’eux, Christopher, incarné par Michael Anganaro, est le pire de la bande, et terrorise les détenus…sans même les frapper).

   L’expérience montre que les gens obéissent lorsqu’ils sont en présence d’une institution qu’ils considèrent comme légitime à leur yeux (des scientifiques, les gardiens de la prison)…ses résultats sont similaires à celle de l’expérience de Milgram sur la soumission à l’autorité.Bien entendu, les conditions dans lesquelles ont été menée l’expérience sont contraires à la dignité humaine et à toutes les règles éthiques que l’humanité a inventé depuis la création du monde.Il en ressort toutefois un film qui interpelle (notre avis : 7,8/10).

B


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