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576.Spider-man 2.

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     2 ans après le premier volet, Sam Raimi remettait le couvert, en 2004, pour un nouvel épisode des aventures de l’homme-araignée.Le film reprend quelques temps après la mort de Norman Osborn : Peter Parker ne s’en sort plus financièrement.Ayant pris un petit studio, il peine à trouver l’argent pour payer le loyer et doit cumuler son travail de photographe avec celui de livreur de pizza…tout en étant Spider-man.De plus, il suit des cours à l’université, mais n’arrive plus à être un bon étudiant, arrivant sans arrêt en retard…Sa tante non plus ne s’en sort pas et est contrainte de vendre sa maison…Mary-Jane, de son côté, réalise son rêve de devenir actrice en décrochant le rôle principal d’une pièce de théâtre.Elle a du mal à oublier Parker, mais étant donné que ce dernier ne veut pas sortir avec elle, se réfugie dans les bras de John Jameson, astronaute et fils de J. Jonah Jameson, qu’elle doit bientôt épouser. Afin d’aider Peter pour un devoir, Harry lui présente le docteur Otto Octavius (Alfred Molina), dont les recherches sur la création d’une source d’énergie d’une grande puissance sont fructueuses. Il doit justement en faire une démonstration en public, où il invitera scientifiques et presse.Mais pour manipuler la source, il a l’idée d’utiliser des bras mécaniques, qu’il se greffe sur la colonne vertébrale, doté d’une puce inhibitrice pour que ce soit l’hôte humain qui les contrôle.Mais l’expérience tourne mal,  la boule d’énergie devenant autonome et prenant des proportions gigantesques…Spider-man n’a pas d’autre choix que de mettre un terme à cette catastrophe, Octavius étant au passage électrocuté, détruisant sa puce inhibitrice et tuant sa propre femme accidentellement…à son réveil, il constate que des chirurgiens tentent de lui extraire ses bras mécaniques. Mais à l’aide de ces derniers, il les tue tous, un par un…désemparé, il ne sait que faire…les bras mécaniques, très intelligents, agissent sur son intellectuel, et le pousse à refaire l’expérience…il refait de nouveaux calculs, conscient qu’il avait fait une erreur lors de la tentative précédente.Peter Parker perd de plus en plus confiance en lui et ses pouvoirs disparaissent…il décide alors de jetter son costume de Spider-man à la poubelle et de penser un peu à lui.Il se reprend en main…il tente de reconquérir Mary-Jane, mais pour celle-ci, cela est trop tard, car elle va bientôt se marier…Le nouvel ennemi de l’araignée, que Jameson prénomme le docteur Octopus, cherche du tritium pour pouvoir réaliser à nouveau sa création…Harry Osborn s’engage alors à le lui fournir, à la condition qu’il lui ramène Spider-man vivant…car il veut se venger de l’assassin de son père.

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     En proie au doute, Peter Parker se cherche encore dans ce film : être un super-héros l’empêche de penser à sa vie personnelle et le jeune homme a du renoncer à sa vie affective…cela l’empêche de vivre.Il n’était que Spider-man, l’être derrière le masque étant totalement effacé, telle une ombre. Cette situation étant absolument invivable…tout étant de plus, en train de lui échapper.Il n’a aucun équilibre et finit par craquer, jetant son costume dans une poubelle…où il sera découvert et rapporté à Jameson (qui au passage, jubilera et clamera sa victoire, lui qui calomniait l’homme araignée, et proclamera la suprématie  de la presse, 4e pouvoir au États-Unis). La goutte d’eau qui fait déborder le vase est bien évidemment l’éloignement progressif de Mary-Jane, celle qu’il aime.

     Le docteur Octavius, alias Docteur Octopus, est le nouvel ennemi de Spider-man (historiquement, dans les comics, c’est son premier ennemi, avant le bouffon vert) : c’est un homme que Parker a de nouveau bien connu (comme Norman Osborn) et qui l’appréciait.Mais à cause de l’accident survenu lors de l’échec de son expérience, il est désormais contrôlé par ses 4 bras mécaniques.C’est une sorte de créature de Frankenstein. Visuellement très réussi, les effets spéciaux résident dans la conception de ses membres, tentaculaire et tout en métal, cinglant l’air avec un bruit sourd, s’enfonçant dans les murs, lui permettant de se mouvoir très rapidement et de soulever des objets très lourds (comme lorsqu’il jette des voitures sur Spider-man).Grâce à eux, il est presque indestructible.Pour la petite histoire, il s’agit de véritables bras mécaniques, d’une trentaine de kilos, et mesurant près de 4 mètres chacun.Ils étaient articulés grâce à des techniciens, pièce par pièce (une septantaine par bras).Le film obtint d’ailleurs l’oscar des meilleurs effets visuel en 2005.

     Harry Osborn, désemparé depuis la mort de son père change totalement dans ce film : il est plein de tristesse et de rancœur, décidé à tuer l’homme-araignée (même après que ce dernier lui sauve la vie). Il devient agressif envers Parker, dont il sait que Spider-man lui permet de le photographie, par conséquent le connaît personnellement et qui ne veut pas lui révéler la véritable identité du super-héros.   .

     La scène la plus impressionnante du film est probablement celle où Spider-man doit arrêter, à l’aide de sa seule force et de celle de ses toiles, un train lancé à  pleine vitesse par le docteur Octopus.Il doit mettre toute son énergie dans cette entreprise, tentant de le freiner à mesure qu’il se rapproche du bout des rails, aboutissant dans le vide.Il tisse des toiles sur tout les bâtiments aux alentours, arrachant des murs par la force du moyen de transport.Son costume craque de partout, il se mord les lèvres, il hurle…mais accomplit l’impossible.Pour information, cet acte, pour des étudiants de physique, ayant fait quelques calculs savants, par rapport à la résistance des fils de toiles d’araignée, serait possible !

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     De la même façon que pour le précédent film, plusieurs personnalités font un petit caméo dans Spider-man II : Stan Lee (sauvant une dame des frasques de Octavius, braquant une banque), Bruce Campbell (Star de Evil Dead, acteur fétiche de Raimi, dans le rôle d’un portier au théâtre, empêchant Parker de rentrer voir la pièce de Mary Jane car il a du retard).John Landis joue également un des chirurgiens tentant d’extraire les bras mécaniques d’Octavius, sans succès…

     In fine, avec une histoire bien réfléchie, cette suite reste dans l’esprit du premier film, permettant de découvrir de nouveaux aspects du personnage principal, et qu’il n’est pas que Spider-man : il est aussi Peter Parker. Mais que Spider-man fera toujours partie de sa vie, sans effacer complètement sa personne. (notre note : 8,6/10).


575.Spider-man : quand Sam Raimi donnait vie à l’homme-araignée…

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     En 2002, le cinéaste américain Sam Raimi, mondialement connu pour sa trilogie Evil Dead, décidait d’adapter, pour le grand écran , les aventures de Spider-man. Il y avait eu, auparavant, 2 téléfilms durant les années 1970 (un rebootage de la série télévisée éponyme), mettant en scène le personnage, mais sans grand succès…cette fois-ci, ce sera la bonne : les spectateurs ne trouveront pas grand chose à redire sur le Spider-Man de Raimi…

     L’histoire est celle de Peter Parker (Tobey Maguire), jeune homme timide que personne ne respecte au lycée, vivant avec son oncle Ben et sa tante May (ses parents sont décédés) et secrètement amoureux depuis toujours de la belle Mary-Jane Watson (Kirsten Dunst), sa voisine. Son meilleur (et unique) ami, Harry Osborn (James Franco) est le fils de Norman Osborn (Willem Defoe), riche PDG de la société Oscorp, spécialisé dans les technologies de pointes. Un jour, allant visiter un laboratoire avec sa classe, il est piqué par une araignée génétiquement modifiée qui s’est échappée. Son propre génome s’en retrouve modifié et il se découvre des pouvoirs assez incroyables : plus fort, il sait sauter de très longues distances, grimper aux murs (ses doigts présentent des micro-crochet microscopiques) et de tisser des toiles comme les araignées…Il décide alors de faire quelque chose de ses facultés en remportant un match de catch et sa récompense de 3000 dollars…que l’organisateur refuse à lui donner car il a mis KO trop tôt son adversaire. Un voleur braque ensuite l’organisateur, et Peter le laisse s’enfuir avec l’argent, sans savoir que cet homme sera responsable, quelques instants plus tard, de la mort de son oncle Ben. Après cette tragédie, il retrouve le voleur et, sous le coup de la colère, souhaite le tuer, mais s’y résous…néanmoins, ce dernier meurt accidentellement en vacillant en butant sur un obstacle qu’il n’avait pas vu…Dès lors, il devient Spider-man, l’homme araignée, décidé à traquer tout les bandits de la ville…Il est toutefois prit en grippe par la police, et par J. Jonah Jameson (J.K. Simmons, terrible dans le rôle, sans aucun scrupule…il est impitoyable ! ), directeur du Daily Bugle, journal où Peter officie en temps que photographe de Spider-man, et qui fait de ce dernier une « menace » pour la société.Mais une menace bien plus grande se profile à l’horizon…un homme portant une armure, et totalement cinglé, se faisant appelé le « bouffon vert » sème le chaos autour de lui, à coup de bombes, sur un planeur…

     Avec ce premier volet de ce qui sera une trilogie, Sam Raimi, après la sortie du premier X-Men au cinéma, lance définitivement la mode des adaptations des bandes-dessinées Marvel au cinéma et du film de super-héros (longtemps oubliés, après les années 80 et les 4 Superman). Offrant au passage au créateur de Spider-man, Stan Lee, un caméo (Bruce Campbell, star de Evil Dead, fait aussi une apparition) dans le film (il en fera un dans tous les longs-métrages basé sur une histoire de Marvel), il donne un ton plus dramatique à l’histoire, laissant tombé le côté parfois irrévérencieux des comics. Il développe énormément la personnalité de ses personnages : Peter Parker, sans cesse en proie au doute, et qui ne veut rien tenter avec Mary-Jane, de peur que ses ennemis s’en prennent à elle si ils apprenait son existence.Harry Osborn, qui tente de faire la fierté de son père, sans jamais y arriver, jalousant un peu Peter, que son père considère un peu comme son « fils spirituel », tant ce dernier excelle dans les sciences.Mary-Jane, jeune femme qui ne sait pas encore ce qu’elle va faire de sa vie, rêvant de devenir actrice…sans jamais y parvenir (mais sans jamais laisser tomber ! ), courant d’un homme à l’autre sans savoir ce qu’elle cherche…bien que tout la ramène à Peter Parker…

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     Le méchant du film, le bouffon vert, est très proche de celui de la bande-dessinée : avec un look kitsch et ridicule faisant penser à un jouet, usant de tout les artifices (c’est un maître de supercherie, et pour tromper l’araignée tout est envisageable avec lui, comme lorsqu’il se déguise en vieille dame dans l’immeuble en feu, afin que le super-héros vienne à son secours), l’être est prêt à tout pour coincer Spider-man, qu’il considère comme étant son seul adversaire à sa taille…disposant de tout un armada de bombes en tout genre, il vole, sur son planeur, lâchant ses gadget à tout vent, et ricanant des dégâts provoqués par ses frasques (il possède d’ailleurs un certains sens de l’humour)…en réalité, un homme se cache derrière son masque vert…un homme qui a perdu la raison, et qui ne mesure plus ce qu’il fait…

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     Sadique, le bouffon vert demandera à Spider-man de faire le choix le plus cornélien qui soit : sauver celle qu’il aime, la belle Mary-Jane, ou des enfants en visite scolaire…la scène est spectaculaire, car les 2 tombent en même temps dans le vide…

     Spider-man n’est pas que le super-héros dont les gens raffolent et qui agace la police…il est avant tout un être humain, avec des désirs et des doutes. Cet aspect des choses est bien représenté dans le film, qui ne nous fait jamais oublié l’homme derrière le masque…il n’est pas un symbole (comme dans V for Vendetta), c’est avant tout une personne. D’ailleurs, dans le 2e film, Peter fait le choix, pendant un temps, de ranger son costume au placard…costume qu’il s’est créé lui-même, preuve encore que c’est la personne qui passe avant le héros.

     Il y a toutefois un côté fun au film, lorsque Peter découvre ses pouvoirs et apprend à les contrôler : il réalise toute sorte de prouesse, souvent impressionnante, mais en s’amusant. Le jeune homme ne rejette pas ses pouvoirs, il les adore, les intègre à lui-même.Cela lui permet de s’affranchir de l’adolescent qu’il était et de devenir l’adulte qu’il sera…tel un papillon sortant de sa chrysalide, il prend conscience, comme son oncle lui avait dit, que « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », et que, par conséquent, il convient d’agir de la meilleure façon qui soit, en le mettant au service de l’humanité.Ce qu’il fera.

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     Chez Parker, il y a ce désir de s’effacer, de ne jamais se mettre en avant : il est l’homme « invisible », celui qui ne présente aucun intérêt pour les gens…alors que lorsqu’il est Spider-man, on ne voit que lui, les gens le respecte et le craigne. Les filles le remarquent et sont folles de lui.Sa tante lui reproche d’ailleurs de ne pas assez se dévoiler et de cacher énormément de secrets…Spider-man est précisément cette clé manquante, permettant de lui en lui…

     Voir ou revoir ce Spider-man demeure un plaisir. Le suspens est d’ailleurs souvent au rendez-vous. Cet épisode date de 2002, et fête par conséquent, son 15e anniversaire cette année. Les effets visuels sont toujours réussis (bien qu’ayant un peu vieilli par moment). Le costume va comme un gant à son interprète, et pour la petite histoire, a coûté, près de 100 000 dollars par exemplaire…et comme il est souvent déchiré à cause des combats auxquels l’homme-araignée se livre…le 3e film est l’un des plus cher de l’histoire du cinéma, au regard du nombre de fois où il détruit ! (notre note : 9/10).


574.Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde.

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     Dans ce 3e opus, les temps ont changés : la piraterie en est à son crépuscule…la Compagnie des Indes a décidé d’éliminer tout les forbans, et grâce à Davy Jones, qu’elle contrôle désormais, en ayant son cœur, elle  peut couler tout les navires de pirates. Barbossa, ramené des morts part Tia Dalma, se rend à Singapour avec Elisabeth afin de rencontrer Sao Feng, l’un des 9 pirates membre du Tribunal de la Confrérie des pirates, qu’il a d’ailleurs l’intention de réunir dans son ensemble, afin de lutter contre la Compagnie des Indes. Le seul problème étant que l’un des 9 manque à l’appel : et pour cause, car Jack Sparrow a coulé avec le Pearl, emporté par le terrible kraken. Et ce dernier n’a pas légué sa pièce de Huit avant de mourir…artefact permettant de délivrer la déesse Calypso de son enveloppe charnelle où elle est prisonnière, condamnée par le premier Tribunal de la confrérie, dont Davy Jones était membre. Seule cette dernière saurait, selon Barbossa, reprendre le contrôle des Océans et de détruire la flotte de la Compagnie des Indes. Il faut donc aller chercher le capitaine Jack Sparrow là où il est allé, c’est-à-dire dans l’antre de Davy Jones, par delà le bout du monde….grâce aux cartes de Feng, le petit groupe s’en va, dans l’au-delà…

     Dernier film dirigé par Gore Verbinski, Jusqu’au bout du monde constitue l’opus le plus long de la saga (près de 2h48 !), mais également celui contenant les plus impressionnante batailles entre navire : les canons tirent à tout vent, les combats à l’épée sont omniprésent, la mer se déchaîne et se met à tourbillonner…la tempête n’est pas loin…C’est également la dernière fois que tout le casting original est réunis dans la saga…bons nombres d’intrigues trouvent d’ailleurs leur conclusion au cours de cet épisode.

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     Chow Yun-Fat incarne le capitaine Sao Feng, seigneur des pirates de Singapour. À plusieurs reprises, il hésite sur l’identité du camps qu’il va rejoindre : les pirates ou la Compagnies des Indes…il a d’ailleurs parfois des allures d’agent double, n’oubliant jamais, au passage, de rappeler, qu’il suit avant tout son propre intérêt.C’est un opportuniste.

     La relation entre Will et Elisabeth n’est pas au beau fixe au début de cet épisode : ils s’éloignent l’un de l’autre, lui pensant que sa belle aime Jack Sparrow, et elle croyant qu’il ne l’aime plus, n’ayant en tête que le désir de sauver son père de son destin sur le Hollandais Volant. Leur amour va pourtant renaître, et les 2 vont se retrouver, en se redécouvrant : Will est désormais l’antithèse de lui-même, révélant sa véritable nature, celle d’un pirate ; tandis qu’Elisabeth n’est plus une jeune fille, elle est devenue une femme, capable de se battre et de diriger…elle devient également Seigneur des Pirates au cours de ce film !

     Barbossa, apparu à la toute fin du 2e film, marque son grand retour dans l’aventure : toujours en fin manipulateur, il arrive à tirer avantage de la situation, agissant de façon sournoise. Sa relation avec Sparrow n’a toujours pas changé : rivaux, il faut les voir se disputer pour savoir qui va diriger le Black Pearl, remis à flot…

     Davy Jones, revoit Calypso, dans son enveloppe charnelle, sous les traits de Tia Dalma…l’homme l’aime toujours malgré toute la rancœur qu’il peut ressentir, et souhaite qu’elle l’aide à se libérer de la Compagnie des Indes et qu’elle élimine tout les pirates de la Confrérie…Il n’a plus la même liberté qu’autrefois : il doit obéir au ordre de quelqu’un d’autre, agissant contre son gré.

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     Une personne peut être rapidement considérée comme étant pirate, en fonction des actes qu’elle accomplira…n’importe qui peut le devenir : c’est le cas d’Elisabeth, qui se retrouve, par exemple, à la tête de la confrérie.D’où l’importance de poser de vrai choix…parfois en opposition de la légalité du système étatique établi, mais qui nous paraisse juste. Le pirate rêve de liberté, c’est un peu un résistant au système en place : mais cela n’en fait pas une mauvaise personne.

     Au final, le spectacle est toujours au rendez-vous dans ce film d’aventures où se côtoient pirates, forces surnaturelles, et trahison en tout genre.La musique est toujours bien présente, sous la baguette de Hans Zimmer. Son hymne au pirate, Hoist the Colours est une merveille.À noter, l’apparition de Keith Richards, guitariste des Rollings Stones, qui incarne le père de Jack, et met un point d’honneur à ce que la confrérie respecte le code des pirates…(8,5/10).

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572.Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit.

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  Dans cette suite du premier opus, le mariage de Will et Elisabeth est empêché par l’arrivée de Lord Beckett, dirigeant la Compagnie des Indes avec un mandat d’arrêt pour chacun d’eux ainsi que pour Jack Sparrow. Accusés d’avoir aidé ce dernier, ils sont condamnés à la peine capitale. Turner parvient toutefois à un accord avec Beckett : si il lui remet le compas de Jack, lui et sa dulcinée seront libres. En effet, bien qu’il n’indique pas le nord, le compas de Sparrow indique l’endroit que l’on désire le plus au monde. Ce qui en fait un accessoire utile pour trouver son chemin ou la cachette d’un trésor…pendant ce temps, Jack, à bord de son célèbre Black Pearl, reçoit la visite de Bill Turner, qu’il a d’ailleurs du mal à reconnaître. Ce dernier a le teint verdâtre, est suintant d’eau et a quelques écailles au visage. Bill l’informe de la raison de sa présence : il vient au nom de Davy Jones (Bill Nighy), le capitaine du Hollandais Volant, seigneur des mers, qui a permis à Jack de récupérer le Pearl, il y a 10 ans, en échange d’une vie de servitude à bord de son navire. L’homme lui appose ensuite la marque noire, sorte signe incrusté dans la chair et attirant le léviathan de Jones : le kraken, une pieuvre gigantesque aux innombrables tentacules capable de couler des navires en quelques secondes.Jack se réfugie alors sur la Terre, seul endroit où cette bête ne pourra pas l’arrêter…mais lui et son équipage sont fait prisonnier par les Pelegostos, tribu indigène cannibale. Heureusement, ils sont sauvés par Will Turner, qui lui demande de l’accompagner pour sauver Elisabeth. Comme à son habitude, et dans le seul but de sauver sa peau, Jack le persuade de trouver une clé permettant d’ouvrir un coffre contenant un objet permettant de contrôler Jones et d’échapper ainsi à une vie d’esclavage.Ils se rendent chez Tia Dalma, sorte de sorcière, afin qu’elles les renseignent : celle-ci leur raconte l’histoire de Davy Jones, jeune capitaine fougueux qui tomba un jour amoureux de Calypso, la déesse des mers. Celle-ci lui proposa un marché : si il conduisait les âmes des personnes défuntes à bon port pendant 10 ans, sans fouler une seule fois la terre ferme, elle l’attendrait et il passerait une journée ensemble, cela pour l’éternité…Jones accepta et mena, pendant 10 ans, à bien sa mission.Mais le délai écoulé, il revint et découvrit avec effroi que sa dulcinée ne l’avait pas attendu et avait eu d’autres romances depuis belles lurettes…à ce moment là, l’homme devint fou de tristesse, s’arracha le  coeur afin de ne plus ressentir la douleur et le cacha dans un coffre, gardant la clé en permanence sur lui.N’accompagnant plus âmes dans son antre, son apparence changea : sa tête devint celle d’un poulpe, son corps devint poisseux et tentaculaire,…son équipage connu le même sort que lui.Sparrow envoie alors Will sur le Hollandais Volant où le jeune homme se fait capturer.Sur les « bons conseils » de Jack, il dit à Jones que Sparrow l’envoie régler sa dette.Le terrible capitaine apparaît alors sur le Pearl, concluant un nouvel accord avec son propriétaire : si il lui ramène 100 âmes d’ici 3 jours, il l’acquittera de sa dette, dans le cas inverse, le kraken le traquera et coulera le Pearl…Jack se rend alors sur Tortuga, afin de recruter les « cobayes » de cette entreprise cupide, mais sans le dire aux principaux intéressés…Elisabeth, qui s’est échappée, sera de la partie, décidée à retrouver Wil, ainsi que James Norrington, ancien commodore au service du gouverneur Swann et fou amoureux d’Elisabeth, déchu à cause de Sparrow.À bord du Hollandais Volant, ce dernier retrouve son père, Bill. Souhaitant le libérer de l’emprise de Jones, il vole la clé du coffre, décider à transpercer le coeur du capitaine…de son côté, Jack qui n’a pas trouvé le nombre suffisant de personnes, se rend sur l’île des quatre-vents où le coffre est caché, à l’aide de son compas…la lutte pour le coeur de Jones s’engage alors : Turner, afin de libérer son père; Jack pour échapper à un siècle de servitude ; Norrington pour retrouver sa gloire passée en donnant le coeur à la compagnie des Indes, et Jones pour sauver sa peau…

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   Toujours aux commandes de la saga, Gore Verbinski concocte ici une suite de grande envergure, réunissant tout le casting original : récoltant près de 1, 066 milliards au box-office mondial, il s’agit de l’opus de la franchise qui a remporté le plus de succès. Le réalisateur fait d’une pierre deux coups en filmant les 2e et 3e film en même temps, lors d’un tournage au budget pharaonique.

   Nouvel ennemi de Jack, Davy Jones incarne l’archétype de l’esprit torturé qui a basculé dans le mal (un peu comme un Anakin Skywalker passé du côté obscur). Boitant à cause de sa jambe de bois, l’homme est devenu un monstre, une bête qui n’est plus que l’ombre de lui-même….mais son humanité semble à peine câchée, comme si elle était juste enfouie, près à resurgir. Le spectateur éprouve même de la tristesse pour lui, en venant même à se demander qui est le grand méchant de cette histoire : Jack qui souhaite le tuer ? Calypso qui l’a puni ? Malgré le fait de ne plus avoir de coeur, il porte toujours un pendentif avec la photo de sa dulcinée, celle qui incarne l’océan, et la sienne, l’homme qui vogue et règne sur l’océan…

   La relation entre Will et Elisabeth évolue lors de cet opus : éloigné loin de l’autre, leur sentiments se transforme, ils commencent à être en proie au doute sur leur relation…Will dévoile une facette plus noire de sa personnalité, tandis que sa belle s’affranchi de l’image de lady qui lui collait à la peau pour devenir à son tour, une pirate, se battant et n’ayant peur de rien…

   Les effets spéciaux du long-métrage sont particulièrement bien réussis : l’équipage mi-homme, mi-poisson de Jones est hyper réaliste, et son capitaine est une merveille de technologie. Le kraken, titanesque, ressemble à celui des gravures de la mythologie…l’avant-dernière scène du film le dévoile d’ailleurs dans son entièreté, avec ses rangées de dents dans une bouche semblable à un gouffre sans fin…dire que tout cela est du numérique, que les acteurs ont joués devant un écran bleu, que Bill Nighy était vêtu d’une combinaison équipée de capteur pour prêter ses traits à Jones paraît incroyable…

   L’humour est toujours bien présent dans cet épisode, où pendant près de 2h30, le capitaine Jack nous amuse toujours avec ses pitreries : la scène où il est prisonnier des Pelegostos est d’ailleurs à mourir de rire, comme celle où il recherche son bocal de terre, craignant l’arrivée imminente du kraken…les scènes de combats sont très réussies, notamment celle où Will et Norrigton s’affronte sur une roue de moulin se détachant de la ferme…un grand spectacle, définitivement (9/10).

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571.Les Gardiens de la Galaxie : volume 2.

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3 ans après le premier opus, James Gunn remet le couvert, reprenant les éléments qui ont fait le succès de la saga : son esprit décalé et son humour. Il tisse une histoire de science-fiction impressionnante dans ces effets spéciaux, avec une belle histoire de relation père-fils et qui paradoxalement devra se rattacher à l’univers de Marvel et de ses Avengers pour son 3e épisode (ce qui n’augure pas vraiment de bonnes choses, Les Gardiens de la Galaxie constituant un arc très éloigné des « super-héros classiques », déjà fort nombreux).

Après avoir vaincu l’odieux Ronan, l’équipage du Milano s’embarque vers de nouvelles aventures en tentant d’assurer la protection de batteries d’un monstre tentaculaire prénommé l’Abylisk, pour les Souverains. La mission accomplie, les Gardiens sont récompenser par la remise de Nebula, la soeur de Gamorra, dont la tête à été mise à prix pour une récompense très élevée. Hélas, à peine parti, la joyeuse bande est prise en charge par les vaisseaux des Souverains et de leur prêtresse Ayesha, car Rocket le raton-laveur (mais ne supportant toujours pas sa « condition » de raton-laveur) a dérobé les batteries !  La flotte les prend en chasse et gagne sérieusement du terrain, lorsqu’elle est détruite d’un seul coup…un vaisseau apparaît, ressemblant à un gigantesque dirigeable blanc, et Rocket y voit un homme leur faisant signe. Mais les dégâts que les Souverains ont fait au vaisseau Le Milano oblige Star-Lord a atterrir en catastrophe sur une mystérieuse planète.L’énorme dirigeable refait alors son apparition et son mystérieux occupant également : prénommé Ego (et interprété par Kurt Russel), il affirme être le père de Peter Quill, ayant été contraint de quitter sa mère sur la Terre, et ayant toujours cherché à retrouver son fils, sans jamais y être arrivé. En effet Yondu Udonta, ravageur, qui devait lui remettre l’enfant a préféré le garder pour ses missions, en raison de sa petite taille lui permettant de se faufiler dans les endroits les plus inaccessibles. Il invite les Gardiens à le rejoindre sur sa planète afin de révéler à Peter le secret de ses origines. En effet, Ego est une planète, et il possède de nombreux pouvoirs, le plus important étant celui de créer des choses…et il a transmis ses dons à son fils.Peter, Drake et Gamorra s’en vont alors avec Ego sur sa planète, tandis que Rocket répare le vaisseaux, surveillant au passage l’imprévisible Nebula, furieuse envers sa grande sœur et jurant de la tuer et Baby Groot…Sur la planète d’Ego, le groupe fait la connaissance de Mantis, être extra-terrestre doté du don de sentir les émotions des gens et de pouvoir les adoucir lorsqu’elles sont négatives.Celle-ci est chargée d’endormir Ego, qui ne dort plus depuis qu’il recherche son fils.Pourtant, des choses ne s’explique pas : pourquoi n’y a-t-il aucun habitant sur la planète, pourtant splendeur d’architecture ? Quelles sont les réelles intentions d’Ego ? Et pourquoi Mantis est-elle si inquiète ? Pour Peter, c’est pourtant l’occasion d’avoir enfin une famille…d’autant plus que son couple avec Gamorra bat de l’aile, celle-ci étant en permanence sur la défensive…De l’autre côté de la galaxie, Yondu a été désavoué par les autres ravageurs, en ayant laissé s’enfuir Quill…chargé par les Souverains de retrouver les batteries et de capturer les Gardiens, il se lance sur la piste du Milano….

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Cette suite est dans la continuité du premier film : elle l’honore, complète la saga d’un nouveau chapitre réellement captivant de bout en bout. Cette odyssée spatiale se poursuit avec la quête des origines du héros : Peter retrouve le père qu’il n’a jamais eu, après avoir été arraché à la Terre par Yondu suite à la mort de sa mère…il trouve toutes les réponses aux questions qu’il s’est toujours posé et pourquoi il est à moitié humain. Lui qui s’était inventé un père de substitution en la personne de l’acteur David Hasselhoff (qui fait d’ailleurs un caméo dans le film), star de la série K2000. Les moments qu’ils vont passer ensemble vont les rapprocher. Pourtant, les intentions de son père ne sont pas aussi louables qu’il n’y paraît…sa planète, véritable Eden d’architecture et de verdures cache de sombres secrets…

La musique est toujours au rendez-vous, mais avec une nouvelle playlist (le volume 2 !!!) comprenant les titres du walkman de Quill : My Sweet Lord (George Harrison), Mr. Blue Sky (Eletric Light Orchestra), Brandy (Looking Glass…dont Ego dit qu’elle est la plus belle chanson au monde),…et surtout The Chain (de Fleedwood Mac). Cette soundtrack est distillée au fur et à mesure de l’aventure, donnant un côté fun au long-métrage, surtout lors des scènes de combats.

Les personnages restent fidèles à eux-mêmes : Quill est toujours aussi délirant et extraverti, adorant la danse ; Gamorra, toujours aussi tête brûlée et caractérielle ; Drake, n’ayant aucun second degré évolue en développant un certains sens de l’humour (un peu lourd à supporter pour la plupart des personnes normales) ; Rocket manie toujours la gâchette avec autant de plaisir et s’amuse à énerver les autres (comme lorsqu’il se moque du nom de l’un des Ravageurs); tandis que Groot, devenu un bébé (ce qui donne lieu à des situations très drôles, notamment lorsqu’il tente de récupérer un objet pour Yondu, mais ne lui ramène jamais le bon), apprend tout de la vie et fait des bêtises…désormais la situation est inversée : Rocket veille à la protection de Groot.

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La relation entre Gamorra et Nebula est également explorée dans le film : la dernière en veut à la première d’avoir toujours la préférée de Thanos, et d’avoir toujours été la meilleure dans tout les domaines…Gamorra est « responsable » des nombreuses lésions sur le corps de sa sœur, l’ayant peu à peu rendue comme une machine…pourtant, ce que souhaite Nebula, derrière toute sa rage et sa colère, c’est de pouvoir enfin avoir une sœur.

Sylvester Stallone fait plusieurs apparition dans le film, jouant le chef des Ravageurs. La voix grave, le regard perçant, il reste fidèle à sa légende. Pour compléter le tout, 5 scènes additionnelles suivent le film, donnant quelques indices sur d’éventuelles suites…

Au final, c’est une symphonie visuelle et musicale qui nous est desservie par Gunn, grand fan de vieux films, vieilles séries et chanson rétro. (notre note : 9,3/10)


570.Baby Boss.

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     Tim Templeton, 7 ans est très inquiet depuis l’arrivée de son petit frère dans la famille : ses parents s’occupent du bébé en permanence, ne lui accordant même plus une seconde, accourant au moindre caprice du terrible marmot. Le bébé est vêtu d’un costume de bureaucrate et d’une valise, sans que ses parents ne s’interroge une seule seconde du pourquoi de la chose…en effet, Baby Boss est un bébé envoyé en mission secrète pour gagner l’amour des parents de Tim, travaillant tout 2 dans l’entreprise Toutouco, spécialisée dans les produits canins et la vente de chiens…car les bébés n’ont plus autant d’amour que par le passé, les toutous leur grignotant chaque jour de plus en plus l’amour que leur donnait leurs parents autrefois.Baby Boss souhaite donc en savoir plus  sur les nouvelles races de chiens que l’entreprise développe afin d’essayer de les couler :  sa récompense sera de devenir le super Big boss de Babycorp et d’avoir son propre bureau, avec son pot en or.Mais le premier problème semble être Tim, se rendant compte de la combine en surprenant le bébé au téléphone, parlant d’une voix grave.

     Signée Tom McGrath (papa de la trilogie Madagascar) et basé sur un livre de Marla Frazee, cette coproduction DreamWorks (l’usine à rêve de Spielberg) est probablement déjà le meilleur dessin-animé de cette année 2017 ! L’idée n’est pas nouvelle (l’arrivée d’un petit frère dans une famille rendant jaloux le grand frère), mais la façon de la traiter l’est : faire du marmot une sorte de PDG spécialiste du marketing, fin manipulateur et parvenant à amadouer quiconque avec sa belle frimousse est absolument géniale. Les gags pleuvent à gogos (comme lorsque Baby Boss ne boit pas son lait magique et devient un bébé normal, bavant et rigolant) et les confrontations entre le grand frère et le petit sont à mourir de rire. Le plus grand ressort comique de l’intrigue provenant du décalage entre l’apparence de Baby Boss et de sa personnalité (son entrée, en dansant, avec une démarche confiante, chez sa famille illustre bien ce propos).Les références cinématographiques à d’autres oeuvres sont légions : Matrix, Les aventuriers de l’Arche perdue, Les sorcières d’Eastwitck (la scène où Baby Boss vomi) Le Seigneur des Anneaux (dont une très célèbre phrase de Gandalf le magicien),…Alec Baldwin prête sa voix dans la version originale au bébé, rendant hommage à Mel Blanc, mr 1000 voix, spécialiste du doublage des cartoons de presque tout les Looney Tunes, connu par des millions d’américains.

    Et pourtant, si l’on lit entre les lignes, difficile de ne pas voir derrière cette histoire l’imagination surdimensionnée du petit Tim, apprenant à accepter son petit frère, à se rendre compte qu’il éprouve de l’amour pour ce dernier (il a d’ailleurs beaucoup de mal à le dire), et à accepter cette complicité fraternelle. Beaucoup de parents se rappelleront de nombreux souvenirs en voyant ce film, de même que tout les frères et sœurs de la planète. On ne peut pas être heureux sans amour…et celui-ci peut se partager :)

La reprise de What’s the world needs now par Missi Hale, est magnifique.

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notre avis : 9,6/10.


569.Pirates des Caraïbes : la malédiction du Black Pearl.

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  En 2003, les studios Disney remettait à flot un genre cinématographique presque oublié : le film de pirates.Inspiré d’une attraction à Disneyland datant de 1967, la saga des Pirates des Caraïbes voyait le jour…4 volets devaient suivre, avec à la clé un immense succès. Dirigé par Gore Verbinski, la malédiction du Black Pearl introduisait à l’écran le personnage de Jack Sparrow, pirate loufoque et maladroit.

     Dans cette histoire rocambolesque,  le capitaine Jack Sparrow (Johnny Deep) souhaite récupérer son bateau, le Black Pearl, que son second, Barbossa (Geoffrey Rush) lui a chipé au cours d’une mutinerie.Il se rend donc à Port Royal, fief du gouverneur Swann (Jonathan Price), où la piraterie est pourtant punie de la peine de mort.Arrêté pour s’être fait repéré en plongeant sauver la fille du gouverneur, Elisabeth (Keira Knightley), il est condamné à être exécuté. Celle-ci est alors enlevée par l’équipage du Black Pearl. Will Turner (Orlando Bloom), fou amoureux d’Elisabeth, décide de la sauver, mais ne sait comment retrouver le navire…il sollicite donc l’aide de Jack Sparrow, prisonnier dans la prison. Une fois l’avoir délivré, ce dernier s’engage à l’aider pour retrouver sa dulcinée. Se rendant sur l’île de Tortuga, repaire de piraterie, où se trouve les pires forbans du monde, il se constitue un équipage afin de pouvoir récupérer le Pearl. Pendant ce temps, à bord du Pearl, Elisabeth comprend la raison de son enlèvement : les pirates du Black Pearl sont maudits, immortels morts-vivants, dont la véritable apparence physique en décrépitude est révélée à la nuit tombée, ne ressentant aucune douleur, ni aucune émotion, ne pouvant plus jouir des plaisirs de la vie, puni pour avoir dérobé le trésor de Cortés. Barbossa pense, qu’en raison du fait qu’Elisabeth possède un médaillon qui est en fait la dernière pièce du trésor, qu’elle est le moyen de leur délivrance.Que cette dernière serait la fille de Bill Turner, dit Bill le Bottier…et que son sang immaculant le trésor reconstitué devrait les aider à retrouver une vie normale…mais la pièce, Elisabeth l’a chipée à Will le jour de leur rencontre, où enfant, ce dernier à été trouvé par le navire de son père et où il avait ce « médaillon » autour du cou…signe que le petit était un pirate. Afin de lui éviter la mort, Elisabeth l’a cachée.

     Avec ce film, Gore Verbinski (à qui l’on devait le très culte La souris) signe une aventure fantastique à la fois drôle et pleine de fantaisie.Ses personnages sont forts en couleurs, à commencer par le capitaine Jack Sparrow : avec un look inspiré de Keith Richards, le guitariste de The Rollings Stones et des cheveux rasta à la Bob Marley, il est totalement loufoque avec son pistolet armé d’une seule balle, de son compas n’indiquant pas le nord, et de sa dégaine très maniérée et excentrique. Ses pitreries sont pourtant amusante et le héros se révèle pourtant moins idiot qu’il n’y parait : il est prêt à tout pour arriver à ses fins, même si il difficile de savoir si il planifie tout à l’avance, où si la chance lui sourit. Souvent confronté à des situations extrêmes, il est prêt à laisser tomber n’importe qui pour s’en sortir…le personnage mène sa barque comme il l’entend, mais implique toujours de nombreuses personnes dans ses frasques. C’est à chacun de décider si il est une bonne ou une mauvaise personne… Barbossa, quand à lui, est un véritable pirate : un forban, insultant son équipage, et possédant un petit singe du nom de Jack (pour ridiculiser Sparrow), qui est encore plus fourbe que son maître.C’est l’ennemi naturel de Jack Sparrow, et leur opposition donne lieu à de nombreuses situations comiques. Depuis sa malédiction, il ne peut plus manger de pommes, son fruit préféré. Les autres personnages sont tout aussi fascinants : Pintel et Ragetti (possédant un oeil de verre qui ne tient pas dans son orbite), duo de pirates dignes de Laurel et Hardy, ainsi que Gibbs, ami de Jack qui ne l’abandonne jamais, ou encore Will Turner, homme valeureux qui n’a pas froid au yeux et qui fait preuve d’un grand courage en toutes circonstances.

     La musique est signée Hans Zimmer (qui avait officié sur Le Roi Lion) et Klaus Badelt: celle-ci est assez dynamique, avec un thème se répétant de façon continuelle « he’s a pirate », décliné avec toutes les sonorités possibles, autour d’autres thèmes plutôt récurrents.

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     La représentation que fait le film des pirates est celle d’hommes libres, agissant selon leur bon vouloir, et qui sont soumis à un code d’honneur de la piraterie (Elisabeth invoque d’ailleurs le fameux droit de pourparler, pour s’entretenir avec Barbossa). Pourtant, ils n’hésitent pas à voler, tuer, et à détruire tout navire se mettant sur leur route…la mer semble être leur repaire, et ils voguent sur les flots…Et même entre eux, parfois, ils violent les règles, à leur avantage, n’hésitant pas à se rebeller contre leur propre capitaine (ce dont Sparrow avait fait les frais avec Barbossa). Leurs relations avec les femmes est chaotique, ne les respectant que très peu et changeant de partenaires régulièrement, sans jamais rester plus de quelques jours avec l’une d’elle…les nombreuses conquêtes de Jack à Tortuga attendent encore de ses nouvelles.

     Le film est bien calibré, sans aucun temps mort : on suit les aventures du capitaine Jack avec un immense plaisir, riant de ses pitreries et de ses échanges verbaux avec Barbossa. Le couple formé par Will et Elisabeth fonctionne assez bien, cette dernière révélant un sacré caractère derrière ses allures de Lady. Ce qui probablement constitue la meilleure représentation des pirates au cinéma. La transformation des pirates maudits en squelettes est probablement l’un des scènes les plus réussie du film.

notre note : 9,3/10.


567.Get Out.

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Pour son premier film, Jordan Peele fait très fort : il parle de racisme et de ségrégation dans un film d’horreur, particulièrement dérangeant et glaçant.Tourné avec un peu moins de 5 millions de dollars, le film en a rapporté près de 250 millions ! L’histoire est très simple : Chris (Daniel Kaluuya, qui joue très bien) et Rose forme un couple depuis plusieurs mois, lorsque cette dernière souhaite le présenter à ces parents, et de passer un week-end chez eux.Mais Chris se montre hésitant : il est afro-américain et craint un peu la réaction des parents de Rose, d’autant que cette dernière n’est jamais sortie avec de noir avant.Celle-ci le rassure : ces parents ne sont pas racistes et adulent Barack Obama, qu’ils considèrent comme étant le meilleur président que les U.S.A. aient connu.En effet, lors de leur arrivée, le couple est bien accueilli, et les parents de Rose, Missy (qui est psychiatre) et Dean (qui est docteur) se montrent très gentils envers Chris.Mais bientôt, des choses étranges se produisent, venant troubler le calme de ce week-end…

Ne vous méprenez pas : si au début, les choses se révèlent être de bonne augure et que tout à l’air merveilleux, cela n’est qu’une passade ! Le cauchemar n’est pas loin, l’horreur à l’état pur.La musique, dès la scène d’ouverture (qui prend des airs de celle du célèbre Psychose d’Alfred Hitchcock) en constitue d’ailleurs un indice majeur : glaçante, cinglante et dérangeante…dans cet univers de faux-semblant se cache en fait un terrible secret, une ignominie sans nom…

Original, le film l’est.Mais il est surtout bien construit et réfléchi : Get Out, signifie « Tire toi ».C’est en effet une phrase qui s’applique bien aux péripéties de Chris.En effet, le film traite des rapports entre les êtres humains, et de racisme : de la valeur des êtres humains. Peut-on justifier que certains soient traité différemment ? Comment peut-on légitimer les différences de traitement subies ? Pourquoi tant de haine envers les personnes de couleurs différentes ? Sans trop dévoiler les tenants et aboutissants de l’intrigue, il y a une scène où Chris est convié à une fête organisé par les parents de Rose, et où il ne se sent pas très à l’aise du fait qu’il est le seul « noir », entouré par tant de « blancs », qui lui parlent de leurs rapports, très positifs, avec d’autres « noirs », vantant les qualités des personnes de couleurs et en parlant comme si c’était à la mode.À ce moment, Chris constate la présence d’un autre afro-américain parmi les convives et décide de l’aborder : mais ce dernier se révèle être très étrange, dans le même « ordre d’esprit » que tout les autres, proche d’eux (sortant avec une dame américaine beaucoup plus âgée que lui) et pourtant ne ressentant aucune identité façonnée par sa culture…la condition d’afro-américain ne semble pas le concerner, pire, il ne parvient pas à en parler lorsque Chris l’interroge à ce sujet…comme si il adoptait un dialogue de blanc, désavouant tout les problèmes posés par la ségrégation.La couleur de peau de Chris ne semble être un problème pour aucun des membres de la communauté, mais pourtant tout le monde s’y intéresse, et il y a quelque chose de malsain dans leur comportement, de réellement dérangeant…on ne parle que de lui, on le palpe, on vante ses qualités…les domestiques noirs eux-mêmes en constituent probablement les exemples les plus marquants…mais au final, y a-t-il un réel problème dans cette famille, ou est-ce seulement Chris qui est paranoïaque ? D’autant qu’on a l’impression que ce dernier est sans arrêt surveillé…Le réalisateur nous permet d’envisager plusieurs pistes, avant de nous dévoiler l’épouvantable vérité. allant crescendo dans la montée de la tension, nous effrayant d’abord de façon distillée.Le racisme américain, envers la communauté afro-américaine existe toujours, même si certains semblent « dire » le contraire, sans le penser.Un monde de faux-semblants, parfait en apparence mais qui cache de noirs desseins.C’est donc un très grand film (d’angoisse) que nous sert Peele, et probablement l’un des meilleurs de 2017.

Notre avis : 9,5/10.


566.La Tour Sombre : bande-annonce.

     De tout les livres publiés par Stephen King, le cycle de La Tour Sombre, s’étalant sur 8 tomes, constitue un gigantesque roman-fleuve, une création incroyable et aux carrefours de plusieurs genres.Peu de fans de Stephen King ont lu La Tour Sombre, mais ceux qui l’ont fait ont adorés : les aventures extraordinaires de Roland de Gilead, dernier pistolero, sorte de chevalier/ cow-boy à l’allure de Clint Eastwood, à la recherche de l’homme en noir, Randall Flagg, odieux personnage responsable de bien des maux mais qui connaît de nombreux secrets pouvant le conduire à la Tour Sombre, lieu entre-les-mondes, afin de pouvoir sauver son monde, dont la destruction est imminente.

     L’adaptation américaine qui en a été faite est très attendue, et très prometteuse au regard des premières images : Roland de Gilead est campé par Idris Elba et l’homme en noir par Matthew McConaughey.

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564.Passengers.

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    À bord du vaisseau Avalon, 5000 personnes sont en hibernation dans des caissons, attendant d’arriver vers une nouvelle planète…mais cette odyssée tranquille sensée durer 120 ans est perturbée par une collision avec des astéroïdes créant quelques problèmes dans le système qui se met à débloquer…provocant une panne dans l’un des caissons et obligeant son occupant, Jim Preston (Chris Pratt) à se réveiller plus tôt que prévu…celui-ci pense, au départ, que le vaisseau va bientôt arriver à destination…mais quand il apprend qu’il reste 90 ans avant d’arriver sur la planète Homestead II, celui-ci tente temps bien que mal de se remettre en hibernation…tâche malheureusement impossible.Il va donc vieillir et mourir dans le vaisseau au cours des 90 prochaines années…il tient une année complète, avec pour seule compagnie le robot barmaid Arthur qui lui sert à boire à volonté, à manger à volonté, jouer à des jeux vidéos, voir des films et faire du sport dans la piscine…mais la solitude lui pèse énormément…et il finit par regarder les autres caissons et tomber sur celui d’une jeune femme, Aurora Lane (Jennifer Lawrence)…dont il tombe amoureux.Mais ouvrir son caisson conduirait la jeune femme à vivre toute se vie et à mourir dans le vaisseau…mais n’y pouvant plus, Chris ouvre le caisson.Au départ distante, la dame fini par sympathiser avec lui et rapidement, une relation se noue entre eux…relation avec 2 épée de Damoclès : Que se passera-t-il si elle apprend la vérité sur l’ouverture de son caisson ?  Le vaisseau, après sa collision avec l’astéroïde, a subit énormément de dégât, et plus le temps passe, plus il se dégrade…

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     Véritable odyssée spatiale, inspirée d’une nouvelle de Philippe K.Dick (le père de Blade Runner et Total Recall ), Passengers constitue un incroyable film de science-fiction, de bout-en-bout : Visuellement splendide (tant l’espace que le vaisseau sont incommensurable, et emprunt de réalisme), le film pose aussi la question du choix au centre de ses préoccupations, et ce, à plusieurs moments : notamment, lorsque Jim, hésite d’ouvrir le caisson d’Aurora, passant par une phase de doute et de dépression…changeant d’avis régulièrement, presque indécis…Le choix de sortir avec Aurora, de nouveau, pour lequel Jim hésitera, mettra du temps, avant de passer à l’acte. Autre dilemne cornélien : qui doit aller dans le seul caisson restant, encore en activité (l’autodoc, machine révolutionnaire soignant les blessures corporelles), pour une seule personne ? La question du bonheur est également traitée : Aurora s’imaginait une vie nouvelle, sur une nouvelle planète, ayant abandonné les siens et la Terre…en quête de nouveau horizon.Vivre toute une vie dans un vaisseau spatial n’était pas son rêve initial…pourtant, elle va trouver plus à faire là-bas qu’elle n’aurait eu à faire dans sa vie d’avant…et écrira d’ailleurs un journal.

     Passengers constitue un voyage passionnant de bout en bout, plein de suspense (les 2 héros sauveront-ils le vaisseau ?  La tension est palpable à plusieurs moments et le dénouement imprévisible).Pourtant, aucun voyage sur aucune planète ne sera montré, aucune créatures extra-terrestre…toute l’action se passe dans le vaisseau Avalon, bâtisse gigantesque avec de multiples salles et couloirs (il est d’ailleurs amusant de constater que Aurora y fait son jogging quotidien…) constituant en cela un des plus gigantesque huis-clos de l’histoire du cinéma.Les acteurs sont excellents et cette histoire avec 2 personnages et 1 robot passe finalement assez vite, sans aucun temps mort.Jennifer Lawrence, confirme, une fois de plus, être l’une des meilleures actrices et les plus belles du moment.Une belle réussite (notre note : 8/10).


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