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Liste des articles dans la catégorie cinéma & télévision.

563.Kingsman 2 : le cercle d’or (bande-annonce).

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562.L’exorciste : un classique du « film d’horreur ».

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    Le film d’horreur est un genre cinématographique tentant de créer une atmosphère angoissante pour le spectateur, ayant recours au suspense et autres surprises visuelles, jouant avec une musique angoissante et des personnages énigmatiques afin d’effrayer, de faire peur.Dans ce genre de film, il y a toujours un méchant, un personnage qui va faire du mal aux héros, et qui au cours de l’histoire du cinéma a pris de multiples visages : vampires (DraculaDaybreakers,…), momie (La momie,…), fantômes (SinisterInsidious,…), tueurs en séries (PsychoseHalloweenScream, Saw,…) ou encore créature de l’espace (The Thing,…)…mais il y a également la figure de la personne possédée, c’est-à-dire habitée par un démon, un mauvais esprit.Ce dernier s’empare de l’enveloppe corporelle de la personne et la pousse à accomplir des actes abominables, contre son dessein.Initialement, c’est le film Rosemary’s Baby qui a popularisé le genre .Mais le meilleur représentant de ce genre (personne/enfant démonique), c’est sans conteste L’Exorciste. Sorti en 1973, le film a été réalisé par William Friedkin (à qui l’on doit French Connection et le rescent Killer Joe avec Matthew McConaughey) et demeure jusquà aujourd’hui l’un des plus grand succès du film d’horreur.C’est également devenu, au fil des années, un film culte.

     L’histoire tient en quelques lignes : L’actrice Chris Mac Neil (Ellen Burstyn) est très inquiète pour sa fille, la petite Regan (Linda Blair), qui semble atteinte d’un mal inexplicable : autrefois joviale, gentille et respirant de vie est désormais devenue hargneuse, agressive et grossière.Elle l’emmène chez des médecins tentant de comprendre ce qui lui arrive…les médicaments pour la calmer ne marchent pas.La petite devient de plus en plus nerveuse, parle dans d’autres langues, se contorsionne dans tout les sens et crache des glaires verdâtre.Elle attaque ceux l’approchant et développe des capacités psychiques impressionnante…sa voix change et sa tête tourne d’un tour complet autour de son cou…les médecins ne constatent pourtant aucune lésion dans le cerveau de la fillette et conseille à Chris d’essayer un exorcisme, c’est-à-dire une cérémonie religieuse menée par un prêtre visant à chasser le démon ayant pris possession du corps du patient.Le père Karras, qui n’y croit d’abord pas, rend une visite à Regan et après observations des étranges phénomènes dont il est victime décide de tenter l’exorcisme…mais il échoue car il n’est pas assez qualifié pour cela.Il fait alors appel au  père Merrin (Max von Sidow), qui avait fait des fouilles sur un site archéologique en Irak et découvert une statuette du Dieu Pazuzu (un dieu malfaisant de la mythologie mésopotanienne), démon qu’il reconnait en Regan…l’homme va devoir faire face à la créature la plus terrifiante que ses yeux aient pu voir dans son existence…

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     Adapté du roman éponyme, L’Exorciste serait, selon inspiré d’un cas réel d’exorcisme (la victime était un jeune homme de 14 ans).Le film montre très bien ce que peut constituer un cas de personne possédée (ou croyant être possédée) : teint blafard, auto-mutilation, fatigue extrême, perte de poids, la respiration sifflante et presque difficile,…la petite Regan subit une épreuve terrible qui pourrait aboutir à sa mort certaine si rien n’est entrepris pour l’aider.Elle marche à 4 pattes, la tête en bas, crachant du sang (la fameuse scène de l’araignée, insoutenable).Elle insulte les gens de façon virulente et voit ses facultés physiques décuplées…La fillette parle également latin par moment ou encore à l’envers (verlan).

     La scène de l’exorcisme est l’une des plus impressionnantes du film : la chambre où il fait glacial (un vent souffle d’ailleurs souffler moment, peut être en raison du fait que Papazu est le démon du vent), le lit qui remue, la lévitation de Reagan, des glaires verdâtres craché à tout vent sur les 2 prêtres…qui ne réagissent pas de la même manière : Merrin fait face au démon et l’affronte sans la moindre peur et avec méthode, tandis que Karras, épouvanté, n’ose même pas regardé ce qui se passe…pourtant les 2 auront un rôle important à jouer pour chasser le démon qui a pris possession de Reagan et qui est à l’origine de sa dégradation physique.La méthode pour chasser le démon semble assez classique : eau bénite et prières, avoir avoir attaché le « patient ».

     La question de la foi est abordée de manière négative dans le film : Regan et sa mère sont sans religion, le père Karras est en proie au doute et croit avoir perdu la foi, suite à la mort de sa mère…Il ne parvient d’ailleurs pas, sans l’aide de Merrin à faire face au démon.Cela correspond bien à l’atmosphère religieuse des années 70.Son sacrifice ultime, à la toute fin du film redonne pourtant à la foi une résurgence, une sorte de porte ouverte vers le bien, triomphant du mal (personnifié par le démon dans le long-métrage, mais qui peut en effet, dans la vie ordinaire prendre de nombreuses formes).

     Près de 45 ans après sa sortie, le film a bien vieilli : les âmes sensibles seront choqués par certaines scènes (les effets visuels sont encore plus que crédibles), ce qui prouve qu’il est encore efficace.Le thème principal du film ( composé par Mike Oltfield et s’intitulant Tubular Bells) rend le film plus angoissant encore.Plusieurs suites succéderont à l’original, mais mieux vaut les oublier…elles sont sans intérêts.Seul ce film doit prévaloir ! Friedkin a rendu l’histoire la plus crédible possible (cela évoque, par moment, un film documentaire…), ayant eu recours à des scientifiques, ouvrant son film sur un site archéologique.D’ailleurs le film fait preuve d’un scepticisme par rapport à la pratique de l’exorcisme, préférant le point de vue scientifique (les psychiatres pensent d’abord internet Regan) avant de devoir accepter l’évidence : il y a quelque chose de surnaturel qui est en train de se produire…

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(notre avis : 9/10)


561.Un premier trailer pour Star Wars-épisode VIII.

     Révélé hier soir à l’occasion de la Star Wars Celebration 2017, fêtant les 40 ans de la saga intergalatique, le premier aperçu du prochain volet de Star Wars (attendu pour décembre 2017), l’épisode VIII a été diffusé devant une assemblée en émoi.La vidéo dure 2 minutes et se révèle très mystérieuse…peu d’infos sur le prochain film de la saga sont révélés.On y voit en effet Rey apprendre à maîtriser la Force, la Princesse Leia (à qui un hommage, disponible sur Youtube à été rendu à cette Star Wars Celebration), Kylo Ren dont le casque semble brisé, le Faucon Millenium,…et la présence de Luke Skywalker, qui est le narrateur de ce trailer…En somme, comment susciter un grand émoi chez les fans tout en en montrant le moins possible….

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     Mais cette Star Wars Celebration est aussi un événement : des conférences-débats, un show animé par Warwick Davis, la présence de presque tout les acteurs de la saga (Harrison Ford, Samuel L. Jackson, Liam Neeson, Mark Hamill, Peter Mayhew, Daisy Ridley,…) et de son créateur originel, George Lucas ! Des infos sur l’avenir de Star Wars ont été révélés (on parle d’une mini-série mettant les femmes de la saga à l’honneur, le spin-off sur Han Solo, le jeu Battlefront II,…).John Williams, a également donné un mini-concert sous les yeux ébahi des spectateurs…tout ces moments étaient à suivre, en direct sur Youtube (ou à revoir dès aujourd’hui).

(un premier poster de l’épisode VIII a également été révélé : il est à voir ici)


560.Lion.

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    Adapté de l’histoire vraie de Saroo Brierley, Lion est une merveille cinématographique.La trame est la suivante :  Saroo, 5 ans habite en Inde avec son frère Guddu et sa mère.Il est issu d’une famille très pauvre, habitant dans un quartier défavorisé.Comme les autres, il ramasse des cailloux, afin de récolter un peu d’argent…Un jour, accompagnant Guddu pour un travail de nuit consistant à regarder ce que les passagers auraient pu oublier dans les trains, Saroo se fatigue, et est contraint d’attendre que son frère revienne, sur un banc.Mais le jeune garçon s’endort…et le lendemain, son frère n’est toujours pas là.Saroo le cherche et monte dans un train, qui se met en marche…le petit se retrouve alors à Calcutta, à des milliers de kilomètres de chez lui.Il ne parle pas la langue nationale, et personne ne l’aide…il se met alors à érer dans la ville, échappant notamment à des trafiquants d’organes.Un homme, le voyant, affamé, prend pitié de lui et décide de l’aider : l’enfant est placé dans un orphelinat et une famille d’accueil lui est trouvé…en Australie ! Un couple, Sue (Nicole Kidman) et John Brierley (David Wenham), sans enfant, l’adoptent et l’élèvent comme leur fils.Il adopte également un autre garçon, issu du même orphelinat que Saroo : Mantosh.Mais l’éducation de ce dernier ne se fait pas sans emcombre…20 années passent, et Sarro (Dev Patel) est devenu un homme.Il est désormais Australien et n’a que peu de souvenir de son enfance…qu’il semble avoir enfoui.Mais un déclic va se faire dans son esprit et l’inciter à retrouver sa famille d’origine.Mais la tâche s’avérera complexe, puisque la ville de son enfance Ganestelay, ne semble exister sur aucune carte…

    Avec ce premier film, Garth Davis signe une oeuvre magistrale, un drame intimiste et pourtant extrêmement solaire ! Son personnage principal, dans sa version adulte, Saroo, a tout du lion (d’ailleurs son nom indien signifie « lion ») : il est solitaire, paresseux par moment, voulant dominer et gérer les choses (comme un chef) et ses cheveux rappellent la crinière de l’animal.Après avoir été adopté par un couple d’australien qui lui a donné tout leur amour, Saroo a tout oublié de ses origines : il se considère comme Australien et ne connaît plus un seul mot de sa langue natale.Sa rencontre avec Lucy (Rooney Mara) va l’éveiller à l’amour, bien que leur relation se révélera tumultueuse.

Sunny Pawar stars in LION Photo: Mark Rogers

 

   Le petit Saroo, que l’on suit durant la première moitié du film est un garçon dont le courage est impressionnant : penser qu’il a survécu près de 2 mois tout seul, dans les rues en Inde, sans aucune aide, à seulement 5 ans fait frémir toute personne pensant en avoir bavé dans la vie.Sa détresse se ressent toutefois, quand il pense à sa maman et à son frère, allant jusqu’à hurler leurs noms dans les rues, espérant que ces derniers l’entendent.

     Ses parents adoptifs se révéleront être des gens exemplaires, à la philosophie de vie intéressante.Ils vont réellement donner de l’amour à leur 2 bambins adoptifs.Sue sera toutefois plus affectée, souffrant à chaque fois que ses enfants souffrent, s’inquiétant pour eux lorsque leur vie devient tumultueuse, allant jusqu’à se rendre malade à cause de ses derniers.Elle comprendra la volonté de Saroo de vouloir retrouver sa famille d’origine et tentera de l’aider au mieux.

     Mais la route sera longue avant de pouvoir retrouver sa famille…car Saroo ne sait pas pas où commencer ses recherches.Les conseils d’un amis lui permettront d’avoir un point de départ…une idée lumineuse mais semblant issue d’un roman de science-fiction (c’est extraordinaire, surtout quand on sait qu’il s’agit d’une histoire vraie !!! ). Mais cela prendra du temps…à ce moment là, il n’aura plus qu’un seul but dans sa vie, laissant de côté son travail, la belle Lucy et sa famille…un peu comme un lion solitaire.Cette période sera sombre pour lui et son entourage.Cela virera même à l’obsession, le jeune homme ne sortant quasiment plus de chez lui.Mais Saroo finira par trouver, près de 28 ans après avoir quitté sa terre natale, et se rendra en Inde, espérant que les siens l’y attendent…

    L’Inde est montrée dans toute sa splendeur dans ce film, et dans toute sa misère…les gens souffrent, sont pauvres, répartis dans un système de castes inégalitaires.Les Indiens ne sont pas tous tendre avec le petit Saroo.Le pays à la végétation luxuriantes, au soleil de plomb et aux milles et une merveilles est montré sous son vrai jour.Chaque années des milliers d’enfants (près de 100 000 ! ) disparaissent en Inde, sans qu’on ne les retrouve jamais…certains sont torturés, poussés à la prostitution, vendus pour le trafic d’organe…leur destinée tient de la tragédie…et la problématique semble peu connu en Occident.

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  Il faut insister sur l’importance du rêve dans ce film : sur la route de ses recherches, Saroo ne semble pas seul.À plusieurs reprises, il voit sa ville natale, sa mère et son frère.Ceux-ci « l’accompagnent » jusque chez lui.Les papillons semblent également être des leitmotivs récurrents, symbole de l’âme et de l’amour, de la transfiguration et du changement (Saroo évolue pendant le film, s’accompli, et ne reviendra pas le même).

    La bande originale du film est  Never Give Up et est interprétée par la chanteuse Sia. Il s’agit d’une chanson aux sonorités indiennes, parlant du fait de ne jamais abandonner ce que l’on entreprend afin de pouvoir atteindre le but qu’on s’est fixé.C’est un peu le message du film : ne jamais abandonner, quoi qu’il se passe (notre avis : 9,5/10).

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558.Death Note : la bande-annonce !

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557.Split : le grand retour de Shyamalan au cinéma.

     Le génial réalisateur M. Night Shyamalan renoue enfin avec le succès ! Le créateur de Sixième sens et Incassable s’était quelque peu perdu ces dernières années avec des productions mineures, allant d’échecs en échecs (PhénomènesLa jeune fille de l’eauAfter Earth,…),tant sur le plan scénaristique que sur le plan du box-office…avant d’offrir le petit film d’horreur The Visit.Avec Split, il tient enfin une histoire originale, maintenant le spectateur en haleine tout au long du film.Il est également attendu, un peu plus tard cette année, avec la nouvelle mouture de la série télévisée Les contes de la crypte.Un revival très attendu, en somme.

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     Ici, dans Split, on suit 3 jeunes femmes, Casey, Marcia et Claire, qui, après avoir été  chercher de la nourriture dans un fast food rentrent dans la voiture du père de l’une d’elle, attendant que ce dernier monte à bord également…mais à leur surprise, c’est une autre personne qui s’assied  sur le siège conducteur : un type qu’elle n’ont jamais vu (James McAvoy), lunettes et crâne rasé.Celui-ci les gazent afin de les endormir et les conduits dans un lieu secret où il les enferme dans une pièce close, sans fenêtre.Les 3 jeunes femmes découvre alors que leur bourreau (qui s’appelle en fait Kevin) possède en fait 23 personnalités différentes : tour-à-tour déguisé en femme austère dénommée Patricia, devenant Denis,  type baraqué ne supportant pas la saleté, en petit garçon baptisé Hedwig…l’homme semble complexe à cerner et difficile à duper…Casey, plus réfléchie que ses 2 comparses, va essayer de le tromper à plusieurs reprises, étant donné que lorsqu’il prend l’apparence d’un gosse, il est plus facile à manipuler et bien moins fort …les jeunes filles vont devoir faire vite, car le bourreau, qui a juré de ne pas leur faire de mal annonce l’arrivée de la bête, être qui lui n’hésitera pas une seule seconde à se nourrir d’elles, les impures…

     Non loin de là, le docteur Karen Fletcher (Betty Buckley), psychiatre qui suit de nombreuses années Kevin Wendell Crumb, reçoit de nombreux mails de ce dernier affirmant qu’il souhaite la voire de toute urgence, signe d’un problème…il s’agit en fait de toutes ses personnalités, affirmant que Kevin se fait dominer par 2 d’entre-elles, Denis et Patricia, souhaitant que ce dernier s’accomplissent, et deviennent la bête, 24e personnalité…encore jamais rencontrée jusqu’alors.Un surhomme, à la peau écaillées et dure comme de l’acier, capable de grimper sur n’importe quelle surface lisse.Mais à chaque fois que Kevin rencontre le docteur Fletcher en séance, il le fait sous les trait de Barry, extraverti…mais cache en fait la personnalité de Denis imitant Barry ! La psychiatre n’est cependant pas dupe et va tenter de démêler le vrai du faux…et découvrir la vérité.

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     Avec ce 12e long-métrage, Shyamalan signe un véritable thriller : à la fois huis-clos (la plus grande partie de l’intrigue se passe dans le repaire de Kevin, un lieu exigu et confiné) et film pshychologique, le spectateur est tenu en alerte dès le début du film (l’entrée en matière est très rapide) !

     Son personnage principal, Kevin, est fascinant : sa personnalité est morcelée en 23 entités distinctes, mais qui cohabitent chacune dans sa tête, comme assissent chacune sur un siège, attendant son tour pour entrer dans la lumière et se matérialiser dans la vrai vie…il est convaincu, lorsqu’il fait corps avec l’une d’entre-elle, d’être ce qu’elle représente : ainsi, lorsqu’il est enfant, il se sent frêle et faible…alors que lorsqu’il devient la bête, il ressemble à un véritable fauve, ne ressentant même pas la douleur que des balles venant se loger dans sa poitrine pourraient lui procurer.C’est en réalité un être qui a connu une très grande souffrance lors de sa petite enfance…raison pour laquelle il semble d’ailleurs en vouloir à la terre entière.

     Le docteur Fletcher a vouée sa vie à ses patients : ils sont tout pour elle, et les considèrent comme ses enfants qu’elle n’a jamais eu.Les personnes ayant des personnalités multiples possèdent des facultés incroyables, contrastant avec ce qu’ils peuvent être dans la vraie vie : ainsi, l’un de ses patient était allergiques aux piqûres d’abeilles  pour l’une de ses personnalités, et tout à fait insensible aux dards de ses insectes pour toutes les autres personnalités…La vieille dame est rusée, faisant preuve de beaucoup de patience pour obtenir le résultat qu’elle souhaite…sa finalité ultime serait de recentrer toutes les personnalités, amenant ainsi Kevin à une forme d’équilibre…une harmonie entre chaque entité.

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     James McAvoy livre une prestation saisissante : changeant de voix et d’accent pour chacune de ses personnalités, il est très crédible dans le rôle de cet homme habité, qui s’est perdu et fondu derrière ces dissociations d’identités…la façon dont il fait ressortir ses veines est littéralement bluffante !

    Shyamalan fait en fait, avec Split, un film sur la différence : le regard des autres sur tout ce qui est différents offre un poids extrêmement lourd à supporter.Le personnage de Kevin est un reclus du système, un isolé…hormis le docteur Fletcher, personne ne tient à lui.À chaque apparition d’une de ses personnalité correspond un élément traumatisant en ayant donné naissance…rien n’est dû au hasard…D’ailleurs, pour lui, les impurs sont ceux qui ont une belle vie, sans incident ni traumatisme, ceux qui ont pu vivre aimés et choyés…Kevin tient en quelque sorte une petite vengeance sur un monde qui lui en a fait voir des choses très sombres.

Dans la toute dernière scène, tel un twist final (une méthode particulière propre à Shyamalan, consistant à ajouter, à la toute fin d’un film, un élément nouveau, inattendu pour les spectateurs), apparaît le personnage de David Dunn (sous les traits de Bruce Willis), le héros d’Incassable…annonçant une probable suite dans les années à venir combinant les 2 univers .

(notre avis : 9/10)


556.Kill Bill-volume 2.

     Black Mamba est de retour ! Après avoir éliminée O-Ren Ishii et Vernita Green, il lui reste encore à affronter Bud, Elle Driver et enfin, le terrible Bill.Ivre de vengeance, elle s’embarque, dans son bolide sur la route de la vengeance.

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Bud.

     Bud est un paumé, il est celui du clan des Vipères Assassines qui a le moins bien réussi.Travaillant dans une boîte de streap-tease et venant à sa guise, il vit dans une caravane dans le désert.Mais Bill le prévient, la Mariée est de retour, décidée à se venger et à lui faire la peau…l’homme se tient près à la recevoir.Le soir venu, il parvient à la piéger et à l’immobiliser.Mais il ne la tue pas…il veut la faire souffrir.Son châtiment est de l’enterrer vivante, sous terre, dans un cimetière.La mariée est tout à fait consciente de ce qui arrive, mais elle n’a pas d’autre possibilité que de le laisser faire.Par une technique de son ancien maître, le terrible Paï Meï (Gordon Liu), la Mariée parvient à sortir de là.

     Pendant ce temps, Bud, en possession du sabre de Black Mamba, a besoin d’argent.Il téléphone à son ancienne collègue, Elle Driver, qui rêve depuis toujours d’avoir un sabre d’Hatori Hanzo.Mais il faudra en mettre le prix : 1 000 000 de dollars.La belle rapplique illico avec l’argent demandé dans une valise : mais elle arnaque Bud, en plaçant dans la valise l’un des serpents les plus venimeux au monde, un mamba noir !!! Ce dernier le mort à plusieurs reprise, et l’homme succombe à cela quelques instants plus tard… 

 

Elle Driver.

     Elle Driver est l’un des personnages les plus emblématiques de Kill Bill.Déjà présente lors du premier film, elle est la rivale de Black Mamba et en très fier.C’est ce qu’on pourrait appeler la « très grande classe ».Tour-à-tour infirmière sexy, femme fatale ou encore fumeuse de cigare, cette méchante fille est réellement fascinante. Elle a toujours été jalouse de la relation privilégiée de La Mariée avec Bill…ces deux derniers ayant une liaison amoureuse.Black Mamba a toujours été meilleure qu’elle, et ça, Elle n’a jamais pu le supporter.De son unique oeil bleu, beaucoup de haine se dégage, ainsi qu’une grande assurance.Elle manie aussi bien armes de guerres que sabres japonais.La dame a eu le même maître que Black Mamba, l’odieux Paî Meî, mais à cause de son arrogance et du fait qu’elle n’obéissait pas, ce dernier lui a arraché un oeil…avant d’être tuée par Elle, ivre de vengeance.

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    Lorsque Bud lui annonce que La Mariée a été enterrée vivante, et qu’il s’est occupé de tout, Elle est furieuse : son ennemie méritait mieux comme mort ! Tuer par un râté comme Bud…la coupe est pleine.Et elle décide d’orchestrer sa vengeance en plaçant, et cela n’est pas anodin, un mamba noir, dans la valise contenant les 1 millions de dollars que ce dernier lui réclame.Mais elle est loin de se douter, que lorsqu’elle quitte la caravane de Bud, Black Mamba, sortie de la terre l’attend, et qu’un combat entre les deux femmes va se dérouler…un combat très intense.

 

Bill.

      Bill aimait Beatrix Kiddo, alias Black Mamba.Elle était la plus douée du Détachement International des  Vipères Assassines, et constituait sa muse.Lorsque cette dernière, après avoir apprit être enceinte (de Bill),  décida de changer de vie et de dire adieu à son passé, le sang de l’homme n’a fait qu’un tour et a décidé de la tuer…Il débarqua, le jour de son mariage, et fit un véritable massacre dans l’Église.

     Mais il sauva l’enfant que Beatrix avait dans son ventre, ce jour là…une petite fille, qu’il prénomma B.B. et qu’il éleva en secret, sans que sa mère en soit au courant.Pourtant, le jour du retour où celle-ci est de retour est proche…et sa soif de vengeance, sans limite !

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Le film est de nouveau divisé, comme le premier opus, en chapitres, offrant une structure romanesque au récit, sans obligation d’être linéaire (ainsi certains chapitre aborde le passé) :

Chapitre 6. Massacre à Two Pines.

Chapitre 7.La tombe solitaire de Paula Schultz.

Chapitre 8.La cruelle tutelle de Paï Meï.

Chapitre 9.Elle et moi.

Chapitre 10.Face à face.

 

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     Esthétiquement très différent de l’esprit du premier film, ce deuxième opus lorgne du côté du western (probablement plus le western spaghetti) : tant au nouveau du décors (l’ouest Américains avec ses plaines et son désert), qu’au niveau de la musique (qui est un bel hommage aux westerns spaghettis de Sergio Leone) ou des combats entres les personnages (les deux duels du film, Beatrix contre Elle, et Beatrix contre Bill, ressemblent à deux duels de cowboys, chacun sur le qui-vive, attendant avant de dégainer…jusqu’à ce que l’un des deux parviennent à surprendre l’autre et à tirer le premier).Les personnages présentent plus d’émotions, la musique prenant un ton plus dramatique.Il n’y a qu’à entendre le thème associé à Bud, lorsque ce dernier comprend que Beatrix veut se venger, et que cela est normal.

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     Le personnage d’Hattori Hanzó, apparaissant dans le premier film et forgant le sabre de Black Mamba, est inspiré d’un célèbre samouraï japonais.Il est incarné par Sonny Chiba, star japonaise, acteur de plus d’une centaines de films de combat (et parfois opposé à Bruce Lee dans la manière de combattre) et grand karatéka déchu.Il est une sorte de mentor, de grand maître.Dans le deuxième opus, c’est Paï Meï qui illustre cette figure du grand maître (il ressemble étrangement au Maître Po de la série télévisée Kung Fu). Très caricatural, Paï Meï est l’archétype du vieux sage pratiquant le Kung-Fu : longue toge, barbe blanche, sourcil épais et volumineux,… on le voit entraîner Beatrix, avec une dureté extrême et une volonté d’en faire un être invincible, lui-même croyant être intouchable.Il lui apprend ainsi le « Dim mak« , sorte de technique des 5 points permettant de faire exploser le coeur de l’adversaire.

     Le grand méchant du film, Bill dévoile son visage lors de ce film (on ne voit que ces mains dans le premier volet).Il est incarné par David Carradine, la star de la série Kung Fu, où il jouait le personnage de Petit dragon.Ici, dans ce film, il est un peu l’exact opposé de la figure de ce héros.On ne le voit pas vraiment ce battre, il laisse les autres se mouiller à sa place.Il y a un côté presque hypnotique chez lui, le rendant capable de charmer les gens, pour ensuite se servir d’eux…Mais, on ne peut s’empêcher d’avoir une certaine empathie pour lui, qui a cru que sa dulcinée était morte…avant d’apprendre qu’elle avait simulée cela pour vivre sa vie tranquillement, loin de lui, et où, en colère, il a décidé de la tuer.Elle a renoncé à son destin, et cela, il n’a pas pu le pardonner.

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    Ce qui frappe encore, c’est le personnage de Beatrix Kiddo (Uma Thurman) : c’est une véritable guerrière, doté d’une volonté hors pair ! Ce qu’elle parvient à accomplir au cours des 2 films est très impressionnant, et la vitesse à laquelle elle semble se remettre de ses blessures en fait une sorte « d’immortelle », une « increvable »…elle vit avec une balle de plomb dans la tête, sa poitrine est explosée par Bud, ses bras entaillés par Gogo Yubari, violée par Buck l’infirmier,…Beatrix, par ailleurs, lorsqu’elle se réveille au début du film, après plus de 4 ans dans le coma ne sait plus marcher et ne sent plus ses membres inférieurs…et par la seul force de sa volonté, parviendra d’abord à remuer son gros orteils, en arrivant, in fine, a redonner toute la mobilité nécessaire à ses jambes pour la porter.

     Avant d’être un grand réalisateur, Tarantino prouve à nouveau être surtout un excellent conteur d’histoire, capable de faire croire à n’importe quelle péripétie, sur une musique épique (en partie due à Ennio Morricone et à son ami Robert Rodriguez).Tour-à-tour hommage aux films asiatiques (notamment par le fait que le sang jaillit, tel un flot, lors qu’un membre est coupé), western, animé, drame et comédie, Kill Bill est une oeuvre magistrale, à regarder d’une traite (c’est-à-dire les deux films l’un à la suite de l’autre).La morale pourrait être, qu’au final, la vengeance est un plat qui se mange froid.

(notre avis : 10/10).


555.Le film « ça », adapté de l’oeuvre de Stephen King a désormais une première bande-annonce !

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   Le roman « ça » de Stephen King va enfin avoir droit à une réelle adaptation au cinéma ! Il y avait bien eu un téléfilm en 1990, qui reprenait le roman et offrait à l’acteur Tim Curry l’un de ses meilleurs rôles, mais cette adaptation n’était pas assez fidèle à l’oeuvre, omettant beaucoup d’éléments, rendant toute la deuxième moitié du roman à une peau de chagrin.De plus, le faible budget du projet rendait les effets visuels peu crédible et l’ensemble ne donnait pas à l’oeuvre du King toute la puissance qui aurait du s’en dégager…

   Mais ici, c’est enfin (probablement) l’occasion de mettre en scène l’histoire de la petite bande de Derry, dans 2 films ! Le premier (attendu pour septembre 2017) présentant la bande des Râtés  (6 garçons + 1 fille) alors qu’ils sont encore enfant, affrontant l’affreux clown Grippe-Sou, être multifaces (ayant parfois l’apparence d’un lépreux, d’un oiseau géant,…), avide de jeunes enfants et ne souhaitant que les dévorer…et le second (sortie prévue en 2018) les retrouvant près de 27 ans plus tard, où après un premier round, la chose qui a terrorisé leur enfance est de retour, et où ils devront s’unir à nouveau, et se souvenir de leur passé…qu’ils ont complètement oubliés !

   La bande-annonce de cette nouvelle version est très prometteuse, présentant de nombreuses similitudes avec le roman ! De quoi rassurer les fans, d’autant plus que Stephen King a vu le film et qu’il l’a trouvé excellent !!!


553.Les animaux fantastiques : fable magique pleine de surprises !

     J.K.Rowling est de retour aux affaires de sorcellerie : elle remet le couvert en étendant l’univers d’Harry Potter grâce à une histoire dont elle a signé le scénario, et qui devrait connaître de multiples suites !

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      En 1926, à New York, le sorcier Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne), une valise pleines d’animaux magique à la main et sa baguette dans l’autre, est distrait et perd son niffleur, petite créature avide d’argent et dérobant tout ce qui peut avoir de la valeur…l’homme est obligé de poursuivre la bête et le récupère dans le coffre d’une banque ! Mais Jacob (Dan Fogler), un Moldu (non-sorcier) avec une valise à la main pour une demande de crédit (il souhaite ouvrir une pâtisserie), le remarque et n’en croit pas ses yeux…de plus, Porpentina Goldstein (Katherine Waterson), ex-Auror, est au trousse de Norbert, et l’emmène au MACUSA, sorte d’organe de justice pour la magie aux USA, car il a commis énormément d’infractions, en risquant de révéler le monde des sorciers à un non-Mage (ou Moldu).Devant oublieter Jacob, Nobert échoue, recevant un coup à la figure et voyant le premier s’enfuir, une valise à la main…sauf qu’il s’agit de la valise de Dragonneau, et non de Jacob !!! Dragonneau est emmené par Porpentina, devant ses supérieurs au MACUSA, mais personne ne la croit lorsqu’elle accuse Norbert d’élever de façon clandestine des animaux étant donné qu’elle n’a pas la bonne valise…de son côté, Jacob ouvre la valise et laisse s’échapper plusieurs des créatures qu’elle contient. Dragonneau finit par le retrouver et l’emmène avec lui à la recherche de ses animaux…ce qui se révélera être une tâche à la fois périlleuse, complexe et pleine émotions.Jacob rencontre également la soeur de Porpentina, la délicieuse Queenie (Alison Sudol)  capable de lire dans les pensées des personnes, et des sentiments se nouent entre eux.

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     Dans cette histoire qui a tout d’un vaudeville, David Yates (déjà aux manettes des 4 derniers volets de Harry Potter) livre une incursion dynamique et pétillante dans le monde des sorciers.Les animaux du film se révèlent être d’une grande beauté (et dire que tout cela est réalisé en numérique est incroyable, même si les acteurs ont tout de même, dans un soucis de réalisme pu jouer avec des marionnettes).Fascinant et dangereux à la fois, il y a même une certaine grâce à les voir se mouvoir. Chacun d’eux possède des capacités étonnantes.On peut ainsi citer, par exemple, l’oiseau-tonnerre, sorte de phénix gigantesque et doré,  le démonzémerveille, créature d’apparence minuscule capable de se transformer en véritable rapace prédateur, ou encore la démiguise, sorte de singe argenté, capable de se rendre invisible.Mais la coqueluche du film, c’est définitivement le Picket, le petit botruc toujours attaché à Nobert, semblable à une minuscule plante à pattes vertes.

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     Et pourtant, derrière les réjouissances de cette histoire en apparence amusante  et colorée (les costumes  le prouvent), se cache pourtant une trame beaucoup plus sombre (vers laquelle on bascule durant la deuxième moitié du film) : en effet, à cette époque, est recherché le sorcier Gellert Grindelwald ! Le même que celui mentionné dans Harry Potter et les reliques de la mort, ancien ami de Dumbledore, dont il est en partie responsable de la mort de la soeur de ce dernier.Terrible mage noir, son personnage a en réalité, dans cette histoire, une importance capitale…Par ailleurs, d’étranges événements se produisent : des Moldus se font assassiner, par une sorte de force invisible, qui tel un ouragan détruit tout sur son passage et menace de mettre en péril le secret de l’existence du monde des sorciers.Percival Graves (Colin Farell) mène l’enquête sur ces faits, mais il semble en réalité jouer un double jeu et recherche un jeune enfant qui pourrait être un sorcier, dans un orphelinat…

 Initialement, Les animaux fantastiques, c’est un livre de 2001, écrit par J.K. Rowling, pour une oeuvre de charité.Il s’agit d’une sorte de bestiaire, parlant des créatures magiques. Un manuel destiné aux élèves de Poudlard.C’est donc, une bel et bien une nouvelle oeuvre que Rowling a concocté pour le film.

   Avec cette nouvelle histoire, même les non-habitués de l’univers d’Harry Potter auront l’occasion de découvrir une oeuvre nouvelle, dont il ne faut pas être habitués aux codes de la série mère pour comprendre.Quand au fan éternel, il sera plus que servi : à la fois original et avec quelques clins d’œils à l’univers d’Harry Potter, Les animaux fantastiques se regarde avec des yeux emplis de magie et de joie intense.Une pure merveille, de bout en bout ! (notre note : 8,5/10).

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551.Manchester by the Sea.

 

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  Joe Chandler (Kyle Chandler) est mort d’une crise cardiaque.Son frère, Lee (Casey Affleck, lauréat d’un oscar, pour le rôle), exilé dans une ville lointaine, retourne alors dans sa ville natale, Manchester-sur-Mer, afin de s’occuper de l’enterrement.Il apprend également que Joe l’a choisi pour être le tuteur légal de son fils Patrick (Lucas Hedges).Lee pourrait reprendre l’affaire de bateau familial, entreprise florissante, mais quelque chose l’en empêche…le souvenir d’un événement traumatisant qui l’a anéanti, plusieurs années auparavant, le conduisant dans une sorte d’état semi-passif, comme détaché des événements, incapable d’exprimer la moindre émotion.S’occupant de Patrick durant quelques temps, Lee n’aspire qu’à une seule chose : revenir à sa petite vie calme et monotone…pourtant, durant ses quelques mois, sa vie va prendre une autre direction…

   Drame léger et pourtant tout en puissance, Manchester by the sea dépeint le parcours d’un homme triste et seul, en proie à ses démons.Un homme qui n’a plus vraiment de but dans la vie, avachi dans un quotidien terne et répétitif…mais un homme qui boit et qui devient violent quand il est soûl, croyant que les gens se moquent de lui.Lee a fui sa vie passée, car trop de souvenirs la lui rappelait, et s’est exilé…loin des siens et à enfoui en lui une part de son existence.

   Sa relation avec son neveu est assez en accord avec le personnage : il veille sur lui, mais ne parvient pas totalement à le soutenir où à se considérer comme son père.La première chose que Joe fait est d’essayer de lui trouver une autre famille, et ce, afin d’échapper à son rôle de père de substitution.

   Lee est devenu incapable de pleurer, il a vécu l’impensable des années auparavant, et il ne s’en est jamais relevé.La mort de son frère ne l’affecte pas tant que ça, il se contente de régler la paperasse administrative et d’annoncer la nouvelle à Patrick, mais toujours de manière détachée et dans un calme presque religieux.Il refuse néanmoins que la mère biologique de Parick, alcoolique dépressive, en assume la garde…d’ailleurs cette dernière y renoncera.

   Et puis, vient la rencontre qu’il voulait absolument éviter : celle avec son ex-femme, Randi (Michelle Williams), qui lui annonce être enceinte.Et là, c’est la déchirure…tout les souvenirs remontent à la surface, et Lee libère une part de son chagrin.Elle souhaite reprendre contact avec lui, mais il en est incapable…les souvenirs le hante et il ne s’en défait pas…Il souhaite rentrer chez lui, mais Patrick aimerait rester : c’est un jeune homme heureux, jouant au hockey, fréquentant 2 jeunes femmes, jouant avec ses amis dans leur groupe de rock,…sa vie est là.

   Au final, l’histoire étant cyclique, Lee rentre chez lui, laissant la garde de Patrick à des amis de la famille, permettant au jeune garçon de pouvoir rester.Mais pour héros, rien n’a changé…même si il a du se confronter à son passé, et s’occuper de son neveu un moment de son existence…

La mer est importante dans le récit, illustrant cet inconnu où l’on ne peut pas voir plus loin que la ligne d’horizon, sorte de trait qui délimite notre champs de vision.Elle est calme tout au long du film, et illustre bien la taille de la souffrance de Lee…incommensurable et sans limites, mais en même temps, contenue et enfouie…

notre note : 8/10.

un film de Kenneth Lonergan.

 

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(ne pas lire les lignes qui suivent afin de ne pas dévoiler des contenus de l’intrigue)

 

 

 Manchester by the Sea est un film très triste, dépeignant le parcours d’un homme torturé et marqué à vie…se sentant responsable de quelque chose d’impensable…il est entrecoupé de flash-back, et tel un puzzle, les pièces s’assemblent une à une…Lee buvait toujours un peu trop, et un soir, trouvant qu’il ne faisait pas assez chaud, à remis des bûches dans le feu, sans s’assurer qu’il avait bien remis la protection sur le chauffage…mais une fois sorti acheté de la bière, il n’a pu constater avec horreur que sa maison avait brûlé, ses 3 enfants étant décédés…et sa femme sauvée mais hurlant de tristesse…le couple ne survivra pas à cette épreuve, Lee sera perçu comme un « assassin » pour les gens de la ville, et finira par « s’exiler »…devenant une sorte d’ombre à lui-même, sans personne pour l’accompagner sur ce long chemin qu’on appelle la vie. Et lorsqu’il rentre dans sa ville natale, il n’est en fait qu’un étranger pour lui-même, les gens le percevant toujours comme une personne du coin, mais lui, ne faisant rien pour faciliter sa réintégration…et ayant ce besoin de s’isoler.Lee est définitivement un homme brisé.


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