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Liste des articles dans la catégorie cinéma & télévision.

536.Rogue One : a Star Wars story (bande-annonce finale).

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   Rogue One : A Star Wars Story est ce que l’on pourrait appeler un film dérivé à la célèbre franchise éponyme.Situé chronologiquement entre les épisodes III et IV (séparé de 19 ans de batailles intergalactiques), il raconte l’histoire du vol des plans de l’Étoile Noire, arme capable de détruire tout une planète en quelques secondes.L’escadron Rogue One, de l’alliance rebelle, est chargé de cette mission périlleuse.L’un de ses membres, Jyn Erso n’est autre que la fille de Gaden Erso, scientifique enlevé par l’Empire qui le force à imaginer pour eux et à concrétiser l’Étoile Noire.

   Sans conteste l’un des films les plus attendus en cette fin d’année (il sort le 14 décembre 2016), Rogue One promet son lot de belle surprise après Le Réveil de la force, sorti en 2015, poursuivant ainsi la reprise de la saga Star Wars sous l’empire Disney.Réalisé par Gareth Edwards (connu pour ses 2 Monsters et son très récent -et oubliable- Godzilla).Les Studios sont attendus au tournant, d’autant qu’ils ne  sont pas sur de récidiver l’exploit au Box-office du précédent volet de la saga (plus de 2 milliards de recettes mondiales)…même si les ingrédients semblent réunis.Des gentils (qui ne sont pas des jedis…malgré une évocation de la force, comme le montre la bande-annonce), des méchants qui veulent anéantir la galaxie (dont l’énigmatique Orson Krennic, qui supervise les travaux de l’Étoile Noire) et le retour d’un très grand méchant, figure emblématique de la saga : Dark Vador.

   Reste à savoir si le film sera à la hauteur des espérances des fans, des « puristes » de la première génération (1977-1983) à ceux aimant la prélogie (1999-2005)…car malgré son succès, le réveil de la force, bien qu’étant doté d’une histoire bien calibrée, le retour des héros « originaux », des références à la saga et de belles trouvailles, n’a pas fait que des heureux.Des gens, très critiques et peu tendres, ont été déçu…pourtant le spectacle est toujours au rendez-vous.


535.Transcendance : histoire d’une intelligence artificielle supérieure.

   Le film Transcendance, sorti en 2014 et réalisé par Wally Pfister aborde une thématique intéressante et d’actualité : les progrès de la technologie.Jusqu’où peut-on aller avec elle ? Et surtout, est-ce que cela peut être dangereux pour l’humanité ? Sommes-nous dominé par des intelligences artificielles, bien supérieure à nous ?

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   Dans le film, le docteur Will Caster (Johnny Deep ) est un pionnier dans le développement technologique : il souhaite créer un ordinateur d’un genre nouveau, doté d’une transcendance, c’est-à-dire dépassant les limites de l’intelligible, qui est au-delà des apparences…une sorte de créateur, d’architecte invisible œuvrant sur toute chose : un Dieu en somme.Mais son projet n’est pas apprécié de tous et un groupe de hacker souhaite mettre à mal ses projets de recherches.Il finissent même par le condamner à la mort, suite à l’injection d’une balle radioactive dans son organisme…Will est aux portes de la mort.Sa femme, Evelyn (Rebecca Hall) décide de concrétiser ses recherches, et implante la conscience de son mari dans un ordinateur quantique…physiquement, Will décède à ce moment.Mais ensuite, il apparaît à l’intérieur de l’ordinateur, cherchant à croître et à ce développer.Cette intelligence supérieure se connecte aux satellites mondiaux et réalise toutes sortes d’opérations.Construisant une ville, il développe une technologie incroyablement évoluée…plus rien ne l’arrête : il soigne des gens (et leur implémente une puce pour les « diriger »), s’occupe de son entreprise et de sa femme, plante des arbres et accélère leur croissance…Mais il est en perpétuelle expansion, dépassant toutes les limites et finissant par être comme un Dieu régnant sur toutes choses.Peu-à-peu Evelyn prend conscience que ce produit, fruit de sa création, n’est plus son mari…mais le parfum de ses propres aspirations.D’autres êtres humains entament un combat contre lui.Elle doit alors commettre l’irréparable : implanter un virus dans la machine, afin que tout rendre dans l’ordre.

    Transcendance est une histoire qui pose question : est-ce que l’on peut implanter l’esprit d’une personne dans une machine, de façon à la rendre vivante et lui offrir la seule faculté lui manquant à ce jour, c’est-à-dire la créativité ? Dans ce film, on voit que cette transcendance est acquise pour Will lorsqu’il se met à se développer par soi-même, à toujours être plus fort et à progresser d’avantage sans aucune aide quelconque…cette conception renvoie à une vision transhumaniste des choses (évoquant leur transhumanisme technologique).Pour information, les transhumanistes sont qui prône l’usage des sciences et des hautes technologies afin d’améliorer la condition physique et psychique des individus (d’ailleurs, dans le long-métrage, Will se met à soigner toutes les maladies.Dans la vie réelle, on développe notamment des prothèses de plus en plus perfectionnées).Mais en même temps, la transcendance illustre le fait que l’on est plus tout à fait humain, qu’on a dépassé une certaine frontière de façon à être autre chose qu’une personne…à être au-delà de soi.Ainsi, Will n’a plus rien d’un humain, et les sentiments d’Evelyn à son égard s’évapore tandis que le temps s’écoule…

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   D’un tout autre point de vue, Transcendance aborde aussi la question du deuil.Evelyn est incapable d’accepter que son mari ne disparaisse…on pourrait penser que cela est un pur acte d’amour, mais il n’en est rien.Bien entendu, elle a des sentiments pour son mari, mais ce qui l’affecte le plus, c’est que si il meurt, toute son oeuvre disparaîtra avec lui…c’est lui le génie, l’homme de l’avenir en qui elle croyait pour concrétiser ses aspirations personnelles, très altruiste certes (améliorer le monde, guérir les maladies, prendre soin de l’environnement), mais que lui n’ambitionnait pas particulièrement…en l’implantant dans la machine, Evelyn continue l’oeuvre de sa vie à elle.

   Lorsque les meurtriers de Will (RIFT, sorte de terroriste qui sont contre l’usage des hautes technologies dans le monde)  reviennent à l’assaut afin de tuer « la machine », ils se font tous démolir les uns après les autres : les armes sont inégales…l’homme n’a aucune chance face à la machine, qui même à terre se relève toujours, se reconstruisant pièce par pièce.

   En somme, Transcendance est un film interpellant et très intéressant sur la réflexion qu’il permet d’avoir de l’humain, de la machine, et du contrôle des choses par une machine.La mouture du récit peut paraître classique (l’homme contre la machine, avec la guerre qui peut en résulter) et pourtant c’est la première fois que le sujet est traité avec autant de réalisme.L’unité entre l’homme et la machine, du au développement des technologie est clairement en train de se réaliser dans notre société actuelle…  (notre note : 8,4/10).


534.Pirates des caraïbes 5 : première bande-annonce intrigante.

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   Attendu pour le 24 mai 2017, le 5e volet des aventures du célèbre pirate Jack Sparrow (intitulé « La vengeance de Salazar« ) se dévoile peu à peu avec cette première bande-annonce très brève, mais présentant les nouveaux personnages.Le capitaine Salazar (Javier Bardem) est un pirate fantôme (son personnage a l’air effrayant), avec son équipage de morts-vivants qui ne veut qu’une seule chose : retrouver Jack Sparrow, afin de se venger des méfaits que ce dernier aurait commis sur sa personne.Dans la vidéo, l’horrible pirate s’adresse au jeune Henry Turner, qui n’est autre que…le fils de Will Turner (Orlando Bloom) ! Ce dernier devrait d’ailleurs être dans le film.Vu l’âge du garçon, du temps à passé depuis les dernières aventures de Jack Sparrow…qui n’apparaît malheureusement pas dans la bande-annonce.Il devrait également y avoir une scientifique dans la partie, du nom de Carina, fille du pirate Barbossa (Geoffrey Rush).Ce film serait donc une sorte de retour aux origines (les pirates fantômes étaient au centre de l’épisode I) mais avec quelques nouveautés.


531.The Stanford prison experiment : chronologie d’une expérience abominable.

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   Étude initiée par le professeur Zimbardo en 1971, l’expérience qu’il a menée à l’Université de Stanford  avait pour objet de voir les effets que pouvait avoir sur les êtres humains, l’emprisonnement carcéral.En reconstituant une « prison » dans les couloirs de sa faculté, il demanda, contre rémunération, à des étudiants volontaires, de jouer le rôle de gardien ou de prisonnier pendant 2 semaines.Et ce, pour l’avancée de la science ! Sauf que, la nature humaine est une variable bien indépendante…et qu’à force de jouer les gardiens, cela peut monter à la tête.L’expérience de Stanford fut une horreur pour ceux qui l’on vécue, et fut interrompue au bout de 6 jours à peine.Pour le professeur Zimbardo, chacun peut être tortionnaire ou une bonne personne…en fonction des circonstances.

   En 2015, un film reconstituant les événements est sorti…Intitulé The prison Stanford experiment, et signé Kyle Patrick Alvarez, le long-métrage interpelle : jusqu’où sommes-nous capable d’aller, lorsque l’on est en position de force ? Les étudiants choisi comme gardiens, avaient l’air de mouton avant l’expérience, et ne voulaient pas être gardien.Et pourtant, ils sont devenus de véritables monstres, très « doués » et faisant preuve de créativité dans leur entreprise.La souffrance infligée aux prisonniers, essentiellement psychologique, les consume peu à peu…l’enfermement carcéral peut avoir des effets néfastes sur l’être humain…elle le diminue, l’efface, et il en ressort un être assujetti au système.

   Dans le film, les prisonniers adoptent des attitudes divergentes : si Daniel Culp (le prisonnier 8612, incarné par Ezra Miller) se rebelle contre les gardiens et ne se plie pas à l’autorité, d’autres se plie au système (et paradoxalement, les gardiens vont aller plus loin avec eux, pour voir si il n’ y a pas un moment où ils vont se rebelle).Certains sont effrayés, d’autres consternés…après tout, ils n’ont rien fait et sont justes des étudiants qui participent à une expérience…qui est paradoxalement inhumaine.Mais personne ne conteste l’attitude des gardiens, et pas même entre gardiens…

   Ce qui est encore plus troublant, c’est le comportement des scientifiques qui mène l’expérience, qui la regarde à travers leur écran de télévision en direct, car celle-ci est filmée, et qui, tout en étant épouvantés, ne réagissent pas et laisse les choses se faire…Zimbardo (joué par Billy Crudup) pense avant tout à son avancée scientifique (même si celle-ci est mineure et au fond nous fait prendre conscience que ce qui est pourri sur cette terre, c’est l’être humain…) et en devient inhumain (malgré le fait qu’il autorisera plusieurs prisonniers à quitter la prison avant les 6 jours de l’expérience, après l’avoir supplié, terrorisés et en larmes).La décision de stopper l’expérience sera probablement le pas le plus difficile pour lui à prendre…il faudra vraiment attendre une situation très critique pour les prisonniers, malmenés par les gardiens (l’un d’eux, Christopher, incarné par Michael Anganaro, est le pire de la bande, et terrorise les détenus…sans même les frapper).

   L’expérience montre que les gens obéissent lorsqu’ils sont en présence d’une institution qu’ils considèrent comme légitime à leur yeux (des scientifiques, les gardiens de la prison)…ses résultats sont similaires à celle de l’expérience de Milgram sur la soumission à l’autorité.Bien entendu, les conditions dans lesquelles ont été menée l’expérience sont contraires à la dignité humaine et à toutes les règles éthiques que l’humanité a inventé depuis la création du monde.Il en ressort toutefois un film qui interpelle (notre avis : 7,8/10).

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529.Dolly Parton-The Bargain Store.

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Chanson issue de la série « Strangers Things ».


528.New York, New York…quand Scorsese rendait un vibrant hommage au jazz.

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   Cinéaste touche à tout, Martin Scorsese a réalisé des films très variés dans les genres, passant du film de gangster (Les Affranchis, Casino, Les infiltrés), au film historique (Gang of New-York), lorgnant vers le thriller (Shutter Islands) ou le biopic (Kundun, Aviator, Le loup de Wall Street) durant sa longue carrière.Alors qu’il prépare son long-métrage suivant, le très attendu Silences, retour sur le très connu New York, New York, incursion dans le monde musical, et plus particulièrement du jazz,sorti en 1977.

   L’histoire : Jimmy (Robert De Niro) tente tant bien que mal de séduire Francine (Lisa Minnelli). qui résiste à ses avances.Mais on ne peut rien au destin, les 2 personnages vont se recroiser assez souvent, et Francine finira par l’accompagner à une audition où il montrera tout son talent en tant que joueur de saxophone, cette dernière se révélera être une chanteuse exceptionnelle.Ils vont alors s’éprendre l’un de l’autre et former un couple.De nombreuses difficultés viendront les freiner dans leurs ambitions et le caractère impulsif de Jimmy n’arrangera pas les choses.Celui-ci se montrera très jaloux à plusieurs reprise et aura des comportements digne d’un fou.Le succès arrivant peu à peu pour chacun, Francine lui annonce attendre un enfant…ce qu’il ne supportera pas, le bébé arrivant au mauvais moment, au point de décider de partir à sa naissance.Après plusieurs années, alors que Francine chante lors d’un concert la chanson New York, New York, et reçoit une ovation d’applaudissement, Jimmy refait surface, et tente de renouer avec elle,…mais sans succès.

   New York, New York, c’est l’histoire d’un couple voué à la dérive…dès le départ, la femme ne veut pas de l’homme.Il doit tout essayer pour la séduire, et lui apparaît davantage oppressant qu’autre chose.Mais chez Jimmy, ce qui impressionne, c’est sa ténacité ! Il n’est pas du genre à baisser les bras, et quand il veut une chose, l’homme l’a.C’est un joueur de saxophone hyper doué, ressortant parmi tout les autres dans l’orchestre, et extrêmement créatif.Mais tout ça est entaché par un énorme défaut : c’est un emmerdeur.Il chicane tout le temps, se montre grossier avec les gens et s’emporte vite.Et même si il aime sa femme, sa passion passe avant tout.Ce qui est étrange, c’est qu’il aura fallu que soit révélée au grand jour leurs talents mutuels, à lui et à elle, chacun entendant l’autre, pour que leur couple émerge.Et pourtant, tout au long du film…on trouve qu’ils sont mal assortis…qu’ils n’ont rien à faire ensemble.Et pourtant chacun aime l’autre.Mais Jimmy va devenir de plus en plus égoïste, ne penser qu’à sa réussite et son succès, et à lui, même si Francine va aussi quelque peu y contribuer.Le fait qu’il parte le jour de l’accouchement de sa femme, sans voir leur fils, va enterrer définitivement leur union…même si pour Francine, le choc sera plus difficile à combler, la belle ne se remettant d’ailleurs avec personne.

   Chanson du crooner Frank Sinatra, New York, New York est l’hymne de ce film et trouve dans l’interprétation de Lisa Minnelli (fille de la célèbre Judy Garland), l’une de ses meilleures reprises.C’est une chanson qui évoque un nouveau départ, un renouveau et la naissance d’une certaine grandeur pour la personne qui la chante, qui connait succès et gloire, dans le pays de l’oncle Sam…elle illustre bien le rêve américain.

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   Échec à sa sortie, et film désormais peu connu, Nex York, New York est pourtant un bel hommage à la fois aux spectacle de music-hall et aux comédies musicales des années 40-50, à travers le personnage de Francine à la voix de crooneuse, et au jazz, via le personnage de Jimmy, qui fait chanter le saxophone.La musique est omniprésente dans le long-métrage, accompagnant les personnages.Le jazz est une musique beaucoup plus triste, le son groove illustrant une belle mélancholie.Sans happy end, ce film se laisse pourtant redécouvrir avec un certains plaisir, De Niro sachant être drôle avec un personnage très fort.

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   Même Scorsese n’aime pas ce film, qu’il considère comme étant le plus faible de sa longue filmographie…pourtant, ce serait aller vite en besogne que d’écouter son avis.New York, New York dépeint à la fois l’histoire d’un couple, l’histoire d’un succès, des désillusions, et d’une chanson éponyme (que Francine compose avec l’aide de Jimmy).New York, c’est la ville qui a vu naître Martin Scorsese, et à laquelle il rend en quelque sorte un hommage.Il semblerait qu’à cette époque, le cinéaste ait connu un certains nombre de problème et une peur de ne pas pouvoir réaliser les films qu’il souhaitait, car en panne de reconnaissance.Dans ce cas, cela transparaîtrait alors dans New York, New York : la peur de ne pas pouvoir s’adonner totalement à son art, à son oeuvre…de s’accomplir comme on le souhaite.D’ailleurs, De Niro choisit de laisser sa famille, pour sa passion, pour la musique, un art.C’est un peu ce que fait Francine, quand à la fin du film, Jimmy l’invite au restaurant (notre avis : 8/10).


526.Basic Instinct.

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   En 1992, Paul Verhoeven (à qui l’on devait déjà Total Recall et Robocop) réalise le thriller Basic Instinct, révélant au passage la belle Sharon Stone. Presque un quart de siècle plus tard, nous redécouvrons le film le temps d’un petit article.Succès à sa sortie, le film a divisé l’opinion publique et s’est attiré la foudre d’associations de défenses LGBT (pour les homosexuels).Certaines scènes ont choquées, et ont été censurées à sa sortie aux U.S.A., mais aujourd’hui, de l’eau à coulé, et le thriller érotique est bien ancrée dans notre culture.

   L’histoire : Nick Curran (Michael Douglas), un policier qui a été blanchi dans une affaire où il a accidentellement tué 2 touristes, est sur une enquête sordide.Johnny Boz, chanteur de rock a été assassiné dans son lit, pendant l’acte sexuel, victime de plusieurs dizaines de coups de pics à glace.Il soupçonne Catherine Tramell (Sharon Stone), qui a été vu avec lui la veille dans une boîte.Mais il s’avère que cette dernière avait une liaison avec Boz,  depuis plus d’un an.Mais d’après ces dires, celle-ci était uniquement à caractère sexuel, sans le moindre sentiment.Les choses se compliquent encore : Catherine, écrivain de thriller à succès, avait écrit il y a plusieurs années un roman dans lequel une ancienne rockstar se faisait tuer, pendant l’acte sexuel, à coup de pic à glace, par sa partenaire…a-t-elle commit le meurtre ou est-ce quelqu’un d’autre ? De plus, elle a fait des études de psychologies, et sait donc manipuler les gens.Ses parents sont morts lorsqu’elle était adolescente, d’un accident de bateau, faisant d’elle une riche héritière.Catherine tente de faire comme si elle était très proche de Nick, qu’elle connait à peine.Cela crée de gros problèmes avec ses collègues pour le policier.La dame se prête même au test du détecteur de mensonge, qu’elle passe avec brio.Commence alors un jeu du chat et de la souris entre Nick et Catherine…d’autant que cette dernière semble s’être renseignée sur les antécédents du policier, ancien toxico suivi par une psychologue, le docteur Beth Garner (Jeanne Tripplehorn).

   Film prenant de bout en bout, Basic Instinct est très bien mené.L’enquête de Nick est très complexe, et tout semble accuser Catherine.La relation qui se noue entre les 2 personnages est ambiguë : si il ne fait aucun doute que le personnage joué par Michael Douglas tombe amoureux de Catherine, pour celle-ci, rien n’est moins sur.Elle semble s’attacher à lui, à lui faire croire à d’éventuels sentiments, rendant jalouse sa petite amie (car Catherine est bisexuelle) qui voudra tuer Nick.

   Catherine c’est la femme fatale.Une beauté froide par moment et généreuse avec de belles formes à d’autres.Elle sait se mettre en scène et se faire remarquer (en témoigne son entrée au commissariat, où assise sur une chaise à croiser et à décroiser les jambes, vêtue d’une petite robe moulante, sans sous-vêtements, elle dévoile ses parties génitales).Sa psychologie et le fait qu’elle ne nie pas forcément le crime, mais pose des questions de psychologues faisant douter, font penser au personnage d’Hannibal Lecteur dans Le silence des agneaux.On l’a qualifié de biphobe, et cela peut en effet se concevoir : elle ne sait pas si elle est hétéro ou homo…elle vit énormément d’expérience où elle s’attache aux gens, mais sans se positionner.Mais ce qui est étrange chez Catherine, est son attrait pour des personnes qui ne sont pas fréquentables, même Nick n’est pas tout à fait blanc, du fait de son impulsivité qui lui a parfois joué de mauvais tours.

   Le ton donné au film est ouvertement provocateur : on montre tout, on ne cache rien ! La violence est filmée dans toute son horreur, le pic à glace cinglant l’air et le sang coulant à flot, les scènes sexuelles sont pornographiques, Sharon Stone est bestial, lacérant de ses griffes le dos de Michael Douglas…il n’ y a aucune pudeur (même la petite amie de Catherine regarde par le trou de la serrure les rapports entre cette dernière et Nick).À noter que Sharo Stone aurait giflé Paul Verhoeven, qui lui avait promis, lors du tournage de la scène où elle est sur la chaise (et qui a affolé les téléspectateurs), que son plus simple appareil ne serait pas visible.

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   Le dénouement de l’histoire est assez étonnant et offre un véritable twist final, qui peut faire penser, que depuis le début, le spectateur a été dupé…cette fin ouverte, est particulièrement dérangeante.Libre à chacun de faire son interprétation des choses.

   Film original, à l’ambiance hypnotique, Basic Instinct invite le spectateur à jouer lui-même au voyeur, dans son côté érotique, et lorgnant dans le policier, le convie à une passionnante enquête, pleine de faux semblants (notre note : 8,8/10).


525.The Space Between Us : bande-annonce d’un nouveau film de science-fiction.

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Suite à une mission spatiale , 6 astronautes vont vivre sur Mars mais l’un des membres, une femme en l’occurrence,  attend un enfant : le premier martien.Mais en grandissant, il souhaite découvrir…la Terre ! Commence alors une odyssée en quête de ses origines, à la découverte de notre belle planète bleue. Histoire de science-fiction intelligente, The Space Between Us (l’espace qui nous sépare, en français), promet d’offrir un film d’anthologie !


523.Shine.

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   Biopic sur la vie du pianiste juif David Helfgott, Shine est un drame intense signé Scott Hicks (à qui l’on doit entre autre Cœurs perdus en Atlantide).La musique est parfois la seule amie que l’on a dans une vie…elle ne nous trahit jamais, nous aide parfois à surmonter nos difficultés, et parfois à mieux oublier…

   David Helfgott (joué tour-à-tour lorsqu’il est jeune par Noah Taylor et plus vieux par Geoffrey Rush) est un virtuose : il excelle au piano et a tout le potentiel d’un futur grand pianiste.C’est son père, Peter (Armin Mueller-Stahl), qui lui à tout apprit.Et pourtant, ce dernier n’a jamais prit un seul cours de musique, son paternel le lui refusant et ayant détruit son violon.Suite à un récital, le petit se fait remarquer et même si il ne gagne pas, marque les esprits.Un professionnel aimerait le prendre sous son aile pour lui enseigner la musique, mais doit se heurter au refus de son père, qui finit néanmoins par accepter.Peter est un homme autoritaire avec son fils, n’hésitant pas à le battre (pensant que c’est pour son bien), et qui n’a qu’une seule hantise : que son fils s’en aille et quitte sa famille si jamais il a du succès.Mais ce jour arrive, puisque David reçoit une bourse pour aller à Londres au collège royal de musique.Peter le menace et lui fait du chantage : si il s’en va, il sera mort pour lui.Mais David part et devient un pianiste de renommée mondiale, écrivant des lettres chaque semaine à son père, sans jamais avoir la moindre réponse, lui envoyant des enregistrements sur bobines des morceaux qu’il joue, afin de voir son évolution.Sa seule amie est une écrivaine du nom Katherine Prichard, qui le comprend un peu.David s’attaque alors à un morceau d’une (trop) grande envergure pour lui : le concerto pour piano n°3 de Rachmaninov, morceau extrêmement complexe, de plus de 40 minutes.Son professeur, Cyril Smith le prépare pendant des mois, le poussant à l’apprendre par coeur, à l’exécuter presque de façon machinale et de moins mettre l’accent sur l’émotion, comme il avait l’habitude de le faire.Le concerto-examen est un succès pour David qui remporte une médaille.Mais peu-à-peu, il sombre dans la folie, repensant à son père, à ce manque de reconnaissance qu’il a pour lui, au morceau qui l’a totalement imprégné…commence une descente aux enfers dans les hôpitaux psychiatriques, où on lui interdit de jouer du piano.La clé de sa rédemption sera précisément la musique, et une femme du nom de Gillian (Lynn Redgrave).

   Film en 2 temps (le David jeune et qui a pleins de rêves, et le vieux David qui a perdu la raison), Shine est une oeuvre complexe et bouleversante : Son personnage principal est un être qui a eu une adolescence bouleversée par un père qui a été trop possessif vis-à-vis de lui et qui l’a empêché de se réaliser complètement.David est donc un être incomplet, qui ne parvient pas à affronter le monde et qui se réfugie dans la musique, son amie qui ne l’a jamais abandonnée.Véritable virtuose, il « est » la musique.Ses doigts se mettent à bouger, et tel un automate, il exécute la partition (il faut le voir quand il joue, cigarette à la bouche et que ses mains continuent à appuyer sur les touches du piano, même si son esprit est ailleurs).Sa maladie est complexe : il n’est pas dangereux, mais est comme déconnecté de la réalité, bégayant sans cesse pour parler, répétant les mêmes phrases…mais au fond, c’est un être conscient de tout et qui accuse d’une grande souffrance.

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   L’histoire de David, c’est celle d’un homme qui a connu le succès, et qui se fait oublier avant de revenir sur le devant de la scène.Beaucoup de films suivent également ce schéma : Rocky, De l’ombre à la lumière,…c’est l’histoire d’un rédemption, d’un guérison après un mal qui a rongé l’individu.David Helfgott est toujours vivant aujourd’hui et profite de la vie, avec sa compagne.Dans le film, on voit que son père a également été un obstacle pour sa vie amoureuse, faisant fuir la moindre prétendante pour son fils.

   Il y a dans Shine, des thèmes récurrents à l’oeuvre de Scott Hicks, son réalisateur : l’histoire est décousue et entremêlée et n’est donc pas linéaire , puisqu’il a recourt à de nombreux flashback (retour en arrière) et flashforward (retour en avant) ; les parents et l’impact qu’ils peuvent avoir sur leur enfant ; la solitude du héros qui se retrouve coupé de tous (au fond, David est un solitaire, malgré la présence de la musique) ; et le temps qui passe (sauf qu’il est symbolisé par une musique virevoltante et rapide).

   Si Noah Taylor nous livre un David désemparé plus que convainquant, c’est surtout la prestation de Geoffrey Rush (qui remporta un oscar pour son rôle) qui marque les esprits : le fou bègue et pourtant d’une gentillesse inébranlable, maladroit avec les femmes (mais qui passe vite à l’action pour les aborder) et virtuose du piano.Les 2 acteurs ont pratiquement le même temps à l’écran, incarnant un même personnage, mais à 2 époques différentes, mais qui à évoluer.In fine, Shine est décidément un très très grand film (notre note : 9/10).

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(le concerto n°3)

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(la scène où David le joue dans le film)


520.Les Gardiens de la Galaxie.

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   Si il y a un film de super-héros à voir au moins une fois dans sa vie, il s’agit incontestablement de ces Gardiens de la Galaxie ! Bouleversant tout les codes du genre (et le renouvelant également au passage), le long-métrage, que l’on doit à James Gunn, a ouvert la voie à une nouvelle saga (un deuxième opus est en préparation pour 2017) complètement décalée avec une belle brochettes de personnages à la personnalité bien trempée.

   Campons le décor : Nous sommes en 1988.Le jeune Peter Quill (Chris Pratt) va à l’hôpital pour dire adieu à sa mère, atteinte d’un cancer en phase terminale et qui n’a plus beaucoup de temps à vivre.Elle a juste le temps de lui remettre un cadeau avant de pousser son dernier soupir.Triste, Peter s’enfuit.Mais il est alors enlevé, et se retrouve à bord d’un vaisseau spatial.En 2014, dans l’empire Nova, dont la capitale est Xandar, Peter Quill se fait désormais appeler Star-Lord, et est un Ravageur, des petits truands officiant pour Yondu Udonta.Sur un planète isolée, il est à la recherche d’un objet dont il ne sait rien : l’orbe.Peter apprend au passage, que ce globe suscite la convoitise de Ronan l’Accusateur, un extra-terrestre qui souhaite détruire la planète Xandar, écoeuré du traité de paix passée entre celle-ci et la sienne ( Kree) et qui a conclu une alliance avec le terrible Thanos (Josh Brolin), le titan.

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   Cela fait, il part le remettre à son acheteur (et tente donc de doubler Yondu) , le Courtier.Mais quand  ce dernier apprend que cet objet peut être lié à Ronan, il se ravise.Peter, dérouté, se met en quête d’un autre acheteur.Gamora (Zoé Zaldana), fille adoptive de Thanos, surgit alors, bien décidée à lui prendre l’orbe et à le ramener à Ronan.2 chasseurs de primes, Rocket (Bradley Cooper) le raton laveur génétiquement modifié, et Groot (Vin Diesel), l’arbre vivant tentent de kidnapper Star-Lord, dont le tête est mise à prix.Mais les choses tournent mal et ils se retrouvent en prison dans le Kyln, arrêté par les gardes de Xandar.

  Gamora est la cible de la plupart des prisonniers, ayant tous permis des membres de leur famille à cause de Ronan.L’un d’eux, Drax le Destructeur (David Bautista), est bien décidé à la tuer (car il a perdu sa femme et sa fille) mais Star-Lord l’en dissuade, car Ronan est à sa recherche et qu’elle pourrait donc lui servir d’appât. Rocket, qui s’est déjà évadé de nombreuses fois de prison entend bien organiser leurs évasion, afin de vendre Peter.Quand il entend parler de l’orbe par Gamora, il change d’avis, devant l’argent que ça pourrait rapporté (plus de 4 milliards d’unités).Gamora leur avoue qu’elle ne veut pas que le globe tombe entre les mains de Ronan, qui s’en servirait pour anéantir le monde.Une personne se faisant appelée le Collectionneur (Benicio Del Toro) est prête à la lui acheter.

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   Après une évasion spectaculaire, le petit groupe part remettre l’orbe au Collectionneur.Mais les choses ne se passent pas comme prévu…Drax, saoul, envoie un message à Ronan, l’informant de l’endroit où se trouve l’objet de sa convoitise, afin de pouvoir se venger et l’affronter en duel à sa venue.L’Accusateur vient en effet, mais il met rapidement Drax hors d’état de nuire…et dérobe    l’orbe ! Mais Star-Lord décide…d’aller le lui reprendre ! Gamora, Rocket, Groot et Drax se joignent également à lui…ainsi naît les Gardiens de la Galaxie.Parviendront-ils à reprendre l’orbe et à vaincre Ronan ?

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   Film ovni dans tout les films de super-héros Marvel, les Gardiens de la Galaxie brillent par son originalité.Avec des dialogues alambiqués et des situations rocambolesques où l’humour est très présent, le long-métrage fait la part belle aux effets-spéciaux (puisque le film se passe essentiellement dans l’espace) et adopte un ton irrévérencieux ! On y croise toutes sortes de créatures, évoquant parfois Star Wars, et son bestiaire foisonnant.

   Aucun des héros du film ne se ressemble, et pourtant il ont tous un point commun : ils sont méprisés de tous ! Gamora, fille adoptive de Thanos, est une redoutable guerrière, mettant du temps pour avoir confiance aux gens ; Rocket le raton laveur qui n’a pas peur de dire ses quatre vérité à quelqu’un ( quelque soit sa taille) et qui à la gâchette facile ; son meilleur ami, l’arbre Groot, qui ne sait prononcer qu’une seule phrase (Je- s’appelle -Groot) et que lui seul comprend (on pense à Han Solo et son coéquipier Chewbacca dans Star Wars) ; Drax, qui ne comprend pas l’humour et les métaphores et prend tout au premier degré ; Star-Lord, séducteur invétéré et qui est prêt à tout pour sauver son walk-man.

  Car la musique occupe une place de choix dans ce film : toutes les chansons du films sont celles que Star Lord écoute sur son walk-man, seul vestige de son enfance sur Terre.Et toute la playlist est celle d’une musique pop, une véritable culture à laquelle l’avait initié sa maman.Il y a des morceaux comme Hooked on the feeling, Come and get your love, Go all the away ou encore Fooled Around and fell in love.L’album du film est d’ailleurs sorti, avec énormément de succès parmi les fans.

   À noter que le Milano, le vaisseau de Star-Lord est un hommage à l’actrice américaine Alissa Milano, actrice de la série Madame est servie, donc ce dernier était amoureux lorsqu’il était enfant.Il y a d’ailleurs quelques clins d’oeil, caché dans le film, ainsi qu’un caméo de Stan Lee.

   Annoncé pour 2017, la suite promet de revenir sur les origines de Star-Lord, et verra l’arrivée de son père, incarné par Chuck Russel.Père qui est également…une planète ! Si il est au moins aussi barré et délirant que ce premier opus, ce film promet alors d’être un chef-d’oeuvre ! (notre note pour les Gardiens de la Galaxie, vol.1 : 10/10).

 

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