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Liste des articles dans la catégorie cinéma & télévision.

863.Terminator : Dark Fate.

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Sixième film de la franchise, Terminator : Dark Fate proposait un postulat accrocheur : Reprendre l’histoire de la saga à partir de la fin du deuxième film -plus gros succès d’entre tous- et faire l’impasse sur toutes les suites et films dérivés réalisés jusqu’alors. Exit Terminator 3, Renaissance et Genisys. Comment réussir ce tour de force ?  En convoquant l’un des personnages principaux de l’histoire : Sarah Connor. Linda Hamilton, 63 ans au compteur, allait ainsi rendosser le rôle ayant contribué à sa célébrité, 28 ans après ses dernières aventures. Sortir l’actrice de sa semi-retraite n’a rien eu d’évident, tant celle-ci a hésiter avant de rempiler.

Si James Cameron, trop occupé à préparer les suites d’Avatar, a confié les rênes de ce film à Tim Miller (Deadpool), il s’est quand même assuré que l’histoire tiendrait cette fois-ci bien la route. Même si tout n’est pas parfait, ce Dark Fate tient néanmoins la route et propose une résurrection prometteuse à une saga dont on croyait avoir fait définitivement le tour. Tout n’est pas neuf, mais les atouts de ce long-métrage consistent justement à proposer un nouveau départ, avant une potentielle suite qui elle sera définitivement originale.

Dans Dark Fate, le jugement dernier n’a jamais eu lieu. Sarah et le T-800 étaient parvenu à l’empêcher, évitant ainsi la mort de 3 milliards de personnes sur Terre. Cependant, comme si le futur n’avait pas fini de nous surprendre, une nouvelle intelligence artificielle baptisée Légion et employée dans le domaine militaire a pris le contrôle, semant le chaos. Une résistance s’est mise en place, et a mis à mal le système Légion qui a décidé d’envoyer un Terminator, Rev-9 (Gabriel Luna) pour éliminer la jeune Dani Ramos (Natalia Reyes) dans le passé, car celle-ci a un rôle important à jouer dans le futur. De son côté, la résistance envoie la super soldat Grace (Mackenzie Davis), être humain augmentée pour la protéger. Ils seront rejoints dans leur combat par deux figures du passé : Sarah Connor et le T-800 (Arnold Schwarzenegger).

Marquant le retour de Sarah Connor, ce 3e opus (ou 6e) permet enfin a une actrice sexagénaire d’obtenir un rôle de femme forte, badass. Car dès son arrivée, la dame, désormais les cheveux gris, envoie du lourd pour venir à bour du Rev-9. Véritable machine à tuer, elle voue sa vie à une quête difficile : tuer tous les Terminator envoyé sur Terre. Aigrie, la femme ne s’est tout simplement pas remise de la perte de son fils John : en effet, Skynet avait envoyé plusieurs Terminator le tuer, ce dont elle n’était pas au courant. Un jour, alors qu’ils étaient en vacances à la plage, l’un d’eux est arrivé et a ouvert le feu. Alors que le jugement dernier n’avait pas eu lieu et qu’aucune menace ne planait plus à l’horizon, un Terminator venait pourtant d’accomplir sa mission. Dans Dark Fate, Sarah est au centre de l’intrigue : Premier nom au casting, elle apporte beaucoup au film, tant sur le plan de l’humour grâce à des répliques cinglantes et percutantes, que sur le plan de l’action, où elle fait preuve de beaucoup de courage…à moins qu’il ne s’agisse de folie, tant elle n’a plus grand chose à perdre.

Pilier de la saga, Arnold Schwarzenegger réincarne à nouveau le T-800 qui l’a rendu mondialement célèbre : mais cette fois-ci, son entrée en scène est quelque peu différente. Désormais appelé Carl, il vit une vie d’honnête citoyen au Texas, rangé avec une famille et un fils à élever. Il est pourtant le Terminator qui a tué John Connor, mais qui a pris conscience de son erreur et a décidé de se racheter une conduite. Si Sarah est folle de rage en le voyant et tente de le tuer, il sera pourtant un allié de poids face au Rev-9.

Car la menace du film est un Terminator en métal liquide, capable de dissocier sa structure de robot de son corps mouvant : il est ainsi un ennemi difficile, sinon impossible à détruire, et va se montrer très habile pour affronter le petit groupe. Le Rev-9 n’est pas aussi hermétique que ces prédécesseurs : il peut simuler des émotions, et comme le T-1000 en son temps, piéger autrui.

 

Même s’il devient trop vieux pour le rôle, Schwarzie s’amuse comme un enfant et offre quelques moments de fan-services savoureux (la scène où il met ses lunettes).  Le vieillissement de son personnage n’est cependant pas expliqué, mais cet aspect pourrait découler du fait qu’il s’agit d’une machine très âgée. Il semble que cette fois-ci, sauf retournement inattendu, il en ait définitivement terminé avec le personnage.

Il est évident que le choix de tuer John Connor dans l’intrigue peut prêter à controverse (surtout dès la première scène du film !), surtout si c’est dans le but de le remplacer par une autre héroïne. Cela peut s’expliquer à cause des déboires de son interprète originel, Edward Furlong, ou encore par le fait qu’il était déjà le héros de Terminator 3. Mais cette dynamique de l’élu qui change de tête permet de rebattre les cartes, et de montrer que même si une personne meurt et que tout le monde l’oublie, une autre personne peut reprendre les choses en main.

James Cameron a expliqué avoir écrit les grandes lignes d’une trilogie, dont le premier volet est Dark Fate. Espérons pour lui, qu’à l’instar de son récent Alita : Battle Angel, le succès soit au rendez-vous. Car même s’il n’a pas l’aura des deux premiers volets de la saga, Dark Fate constitue un film prometteur, chargée de problématiques actuelles (on y parle du remplacement des travailleurs par les robots, de la société hyper connectée ou encore de l’humanité augmentée) et le début d’un nouveau départ. Sa vision du futur y est très pessimiste, à une époque où on souligne avant tout les bienfaits de l’intelligence artificielle et de la robotique, visant essentiellement à une collaboration humain-machine. Même si, il faut l’avouer, aucune garantie n’est prise pour ne pas avoir une soumission de l’homme à la machine. Le grand remplacement n’est donc pas à exclure. Les effets visuels sont réussis et les scènes n’ont jamais été aussi époustouflantes (notre note : 7,5/10).


862. L’affiche officielle de Star Wars : épisode IX.

En même temps que la bande annoncé, l’affiche officielle de l’épisode IX de la saga Star Wars a été dévoilée. Celle-ci surprend quelque peu, car même si elle respecte les codes fondamentaux, ni Luke, Leia ou l’Empereur n’y apparaissent, laissant la part belle aux « autres héros » (Rey et Kylo Ren en tête). Cela en raison du fait que les modalités du retour de Palpatine sont encore secrètes : Est-il devenu un fantôme de la Force ? A-t-il survécu mais son apparence serait-elle différente ? Pour Luke, cela doit être du au fait qu’il est désormais visible sous la forme d’un fantôme de la Force. Quant à Leia, mystère total, même si Carrie Fisher est le premier nom du casting à apparaître.  Billy Dee William, reprenant le rôle de Lando est bel et bien présent, tandis que Naomi Ackie semble être une rebelle prénommée Janna.

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861.La bande-annonce de Star Wars épisode 9 a été dévoilée.

Alors que L’ascension de Skywalker sortira en décembre prochain, LucasFilms a dévoilé ce lundi 21 octobre la bande-annonce officielle du long-métrage, après un premier trailer qui avait fait sensation en avril dernier. Diffusé pendant la Monday Night Football, le jour exact de la naissance de Carrie Fisher -qui aurait eu 63 ans-, les premières images sont sensationnelles. Certains plans sont d’une grande beauté, annonçant un film de grande envergure. On entend respectivement la voix des personnages suivant : Finn, Poe, Rey, Kylo, Dark Sidious, Luke et Leia.

Concrètement, que retenir de cette vidéo ? Plusieurs choses sont à relever : Tout d’abord, la Résistance semble s’être relevée et s’apprête à livrer une ultime bataille afin de mettre un terme au Premier Ordre. En effet, d’autres troupes semblent les avoir rejoint et la flotte est de nouveau nombreuse. Ensuite, Rey semble poursuivre sa formation de Jedi, le premier plan affichant un petit droïde ouvrant le feu sur elle qu’elle doit parer grâce à son sabre laser. On pense immédiatement à Un nouvel espoir, lorsque Obi-Wan formait Luke. Peut-être que Leia se chargera de son apprentissage. En outre, C-3PO semble aux portes de la mort et sur le point d’être déprogrammé…Enfin, l’Empereur est présent dans la bande-annonce, assis sur un trône gigantesque, mais on ne voit pas son visage. Seulement une silhouette encapuchonnée…il semble faire face à Rey, mais peut-être également à Kylo Ren.

Pour conclure, ce long-métrage a déjà un goût de fin dans l’histoire d’une saga toujours autant intemporelle. La musique de Williams est toujours au top.  

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860.Les Banlieusards.

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Dans Les Banlieusards, le cinéaste américain Joe Dante offrait une critique acerbe des banlieues américaines en s’intéressant à la figure du voisin. Au fond, que savons-nous réellement de celui qui habite à côté de chez nous ? La curiosité de chacun, exacerbée jusqu’à outrance, peut être un moteur qui nous donnera envie de creuser la question davantage.

Paranoïa ?

A Mayfield Place, l’inquiétante bâtisse du n°669 a des allures de maison hanté. Depuis plusieurs semaines, celle-ci a d’ailleurs trouvé de nouveaux acquéreurs, mais qu’aucun des habitants du quartier n’a encore rencontré. Cependant, tous les voisins discutent entre eux, affirmant avoir vu des choses très étranges se produire : les habitants du n°669 ne sortiraient que la nuit, allant dans le jardin pour creuser des trous très profonds ; ils se livreraient à d’obscures expériences dans leur caves, toute illuminée le soir venu. D’ailleurs, leur voisin le plus proche, Ray (Tom Hanks) ne ferme plus l’œil de la nuit et est persuadé qu’il s’agit d’une famille de psychopathes. Alors qu’il est sensé prendre des vacances avec sa femme Carol (Carrie Fisher), l’homme va profiter de sa semaine de congé pour mener l’enquête sur la famille qui habite dans la maison d’à côté. D’autant plus qu’un autre voisin, le vieux Walter, a disparu mystérieusement… Avec l’aide de Art (Ray Ducommun), un voisin encore plus paranoïaque que lui et de Mark (Bruce Dern), un ancien vétéran de la guerre du Viet Nam, ils vont tenter de percer le mystère…

Sorti directement en cassette en France, Les Banlieusards a connu un succès modeste, et est rapidement tombé dans l’oubli. À l’origine du scénario, Dana Olsen s’est directement inspirée de son enfance pour écrire cette histoire : en effet, petite, elle était persuadée que son quartier recelait de marginaux et que son propre voisin était Jack l’Éventreur. De ce postulat de base, elle s’est mise en tête de concevoir une comédie.

La banlieue des dégénérés

Joe Dante a été immédiatement séduit par cette idée, et a accepté de mettre en image le récit. Réalisateur atypique et auréolé, il était cependant à ce stade-là de sa carrière sur la pente descendante à Hollywood, qui allait faire de lui un vieux recalé has-been rejeté par ses pairs. Son cinéma recèle pourtant de trouvailles visuelles loufoques, de passion cinéphile (ici notamment pour Hitchcock et son Fenêtre sur cour ou ses Oiseaux), et de thématiques également plus profondes. Ici, par exemple, il s’agit d’une satire sociale, qui montre à quel point l’être humain est curieux et tente le tout pour le tout de pénétrer dans le jardin secret d’autrui. La métaphore étant à prendre littéralement ici, puisque Ray, le personnage principal, pénètre par effraction avec ses amis, dans la maison de ses voisins, et se met à creuser dans le sous-sol afin de voir s’il n’y a pas de cadavres. Mais indirectement, le long-métrage se moque de la vie des banlieues américaines, aux maisons identiques en tout point, imposant une sorte de conformisme poussant chacun à rentrer dans le moule.

Les Banlieusards dépeint des personnages sympathiques mais qui ont l’air d’être de simples d’esprits. Et pour cause, leurs comportements sont dignes de ceux de petits enfants qui s’emportent par leur curiosité, et n’ont pas appris qu’il s’agit là d’un effroyable défaut. Par exemple, Art parie avec Ray qu’il n’est pas capable d’aller frapper à la porte de leurs nouveaux voisins. Il y a une sorte de folie chez ceux qui nous pousse à nous interroger si finalement ils n’imaginent pas des histoires saugrenues et qu’en réalité ce sont eux les psychopathes. D’ailleurs, la femme de Ray, Carol, le pousse à redevenir rationnel et décide d’aller faire le premier pas en allant à la rencontre des voisins. Parce que son mari, qui a bien décidé de passer ses vacances à la maison, ne fait que postuler sur des « on dit » et passe son temps sur sa pelouse à discuter avec ses amis de commérages. Le message de Dante ne consiste pas à savoir si nos voisins sont dangereux, mais bien à montrer à quel point l’on peut s’en convaincre : autrement dit, on perd rapidement nos esprits à la moindre curiosité, ici à travers les Klopek, voisins dont la bizarrerie comportementale mériterait une étude sociologique. Les fous ne sont donc pas uniquement ceux qui semblent l’être…

Mise en abyme

En ajoutant le personnage de Ricky (Corey Feldman, qui avait déjà croisé la route de Dante dans Gremlins), le jeune voisin cool, le réalisateur créé une mise en abyme dans son film : en effet, il s’agit d’un personnage qui regarde l’action à travers ses jumelles, contemplant la propre folie de ses voisins. Il est le jeune Dante qui se délecte de tout ce qui se produit, et qui tire les ficelles, contribuant à faire grandir la paranoïa dans l’esprit de Ray. Fasciné par la vie en banlieue, il est persuadé que la vie sociale est le meilleur film qui soit. Un immense terrain de jeu grandeur nature, dont on peut se délecter chaque jour avec beaucoup de joie.

Oscillant entre comédie pour adolescent, film horrifique à la Roger Corman et paranoïa profonde (accentuée ici par les zooms avants et arrières sur certains plans très équivoques), Les Banlieusards se révèle être un long-métrage intriguant. Joe Dante a l’art de concevoir des films sympathiques où il se permet de passer d’un registre à l’autre. Il reste toujours dans l’esprit des films des années 80, caractérisés par une sorte de bon-vivre, loin des problématiques plus actuelles, qui n’avaient encore pointées leur nez au grand jour. Le cinéma de Dante semble aujourd’hui appartenir au passé, tant l’on ne voit vraiment plus ce genre de chose sur un écran. Le cinéaste offre à nouveau à son grand ami Dick Miller une apparition, leitmotiv répété dans tous ses films. Même cadenassé par les Studios, il prend ses libertés et s’amuse à filmer des scènes surréalistes (par exemple ici, la séquence où Ray, persuadé que ses voisins vouent un culte au Diable, rêve qu’il fait l’objet d’un rituel satanique digne de La sentinelle des maudits). Pourtant, c’est un bien dommage, car les films gagneraient en qualité (notre note : 8/10).


859.Ça : chapitre 2.

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2 ans après le carton du premier volet, Andrés Muschietti revient avec une suite tout en puissance et riche en émotion. Ça : chapitre 2 conclu l’histoire avec brio, mais offre également des scènes très effrayantes, plus en raccord avec le cahier des charges, ce qui avait été reproché au premier film. Il prend également son temps pour raconter les moments restants du pavé de Stephen King (plus de milles pages).

Retour à Derry

Depuis la fin du premier film, 27 ans se sont écoulées. Désormais adultes, les « Ratés » ont pris des directions différentes, habitant dans des lieux différents, et personnes ne parle plus à personne. Cependant, Ça n’est pas mort et vient de se réveiller : Affamé, il joue avec la peur des habitants de Derry, avant de les dévorer vivants. Mike Hanlon, désormais bibliothécaire de Derry, s’en est bien aperçu et a passé sa vie à guetter ce jour avec effroi, réfléchissant à une tactique pour venir définitivement à bout de l’effroyable créature. Mais pour cela, il a besoin de ses amis…

Alors que chacun mène paisiblement sa vie, Mike va venir ébranler cette tranquillité par un appel aussi inattendu que redouté : Ça est revenu et ils sont convoqués pour la promesse de sang qu’ils avaient faites, 27 ans auparavant, jurant de revenir tuer Ça si il sévissait à nouveau. Le jour est donc arrivé pour eux de revenir là où tout a commencé.

Cependant, en s’éloignant de Derry, chacun a oublié son enfance, ne laissant qu’un gigantesque trou noir. Ils n’ont aucun souvenir de ce qui leur est arrivé l’été où Georgie, le frère de Bill est mort. Même lorsque Mike, le seul qui a la mémoire intacte, les appelle pour se donner rendez-vous, aucun ne se rappelle qui il est. Comme si l’attraction de Derry et de Ça s’était évaporée à mesure de leur éloignement dans le temps et l’espace. Mais une chose est certaine : c’est suffisamment important pour qu’ils plantent tout ce qu’ils étaient en train d’entreprendre et aillent jusque-là.

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Les retrouvailles sont donc placées sous le signe de la joie mais également du mystère, car aucun ne comprend qu’ils sont là pour combattre Ça à nouveau. Bill (désormais incarné par James McAvoy) est désormais écrivain et marié. Richie (Bill Hader) est la vedette de son propre show de stand-up, où il amuse son public avec ses blagues et son énorme sens de l’humour. Eddie (James Ransone) travaille dans les assurances et est marié à une femme en tout point similaire à feu sa mère. Ben (Jay Ryan) est un architecte de grande renommée et a perdu beaucoup de poids. Stanley (Andy Bean) est comptable. Enfin, Beverly (Jessica Chastain) est créatrice de mode et marié à un homme violent et impulsif.

Le choix du casting pour incarner la version adulte des personnages du premier film est totalement adéquat, tant chacun des acteurs ressemblent physiquement à leur version enfantine, mais adoptent la même gestuelle et les mêmes manies. Chaque personnage, même si ils ne s’en souviennent pas portent en eux l’héritage de leur passé : Bill est toujours triste d’avoir perdu son frère et ne parvient pas à finir ses récits de manière satisfaisante, Beverly a épousé un homme qui est une caricature de son propre père, ou encore Eddie se retrouve avec une femme qui le surprotège comme sa propre mère.

Grippe-Sou et ses avatars

Ça est de retour, et va mener la vie dure au club des Ratés, qui vont devoir réaliser un étrange rituel amérindien : le rituel de Chüd, qui consiste à se battre mentalement et psychologiquement contre son ennemi. C’est une sorte de vieille magie dont les effets ne sont garantis que si chacun y croit. Mais Grippe-Sou le clown (campé toujours par l’excellent Bill Skarsgard) va tout mettre en oeuvre pour les empêcher de l’accomplir, allant jusqu’à faire sortir de son asile une vieille figure du passé : Henry Bowers.

La lutte contre le clown dansant sera complexe, tant il va ruser et recourir à des artifices pour faire mourir de terreur les Râtés, seuls qui lui avaient tenus tête par le passé. Mais lui-même a peur de ceux-ci, et devient vulnérable lorsque ceux-ci deviennent plus forts. On pense à la scène où Beverly est enfermée dans des toilettes qui se remplissent de sang jusqu’au plafond, tentant de la noyer…La pauvre femme a des allures de Carrie. La séquence dans le palais des glaces où Grippe-Sou dévore un pauvre enfant est également glaçante.

Convoquant ses multiples avatars, Ça change de formes à de nombreuses reprises au cours du film : si le clown Grippe-Sou est toujours là, il convoque à nouveau le lépreux (celui qui avait terrorisé Eddie), mais également d’une sorcière, d’un zombie ou d’une statue géante du bûcheron Paul Bunyan (pourchassant cette fois Richie). Les origines de Ça, créature extra-terrestre, sont brièvement évoquées et sa véritable apparence (celle d’une sorte d’araignée géante) est dévoilée. 

Le King dans un petit rôle

Stephen King, l’auteur original du roman Ça réussit à faire un petit caméo dans le film. On le voit en effet en vendeur de vélo, en train d’escroquer le pauvre Bill, qui rêve d’acheter une bicyclette semblable à celle qu’il avait lorsqu’il était enfant.

Le présent convoque le passé

Plus important que tous, Muschietti réussi à lier ses deux films grâce à de nombreuses apparitions des enfants du premier volet : en effet, dans Ça : chapitre 2, le passé côtoie le présent à de multiples reprises, tant les versions adultes des personnages doivent se remémorer ce qu’ils ont vécu. Et coup de génie du cinéaste, ces flash-backs sont en réalités de nouvelles scènes présentant des moments encore non vu, ou encore des rush non utilisés du premier film. Ainsi le lien et la continuité du récit est préservé, et apporte une toute nouvelle émotion : la nostalgie du passé.

Certains trouveront que l’intrigue se répète, ce qui est logique étant donné que les personnages doivent réaffronter la même créature et que celle-ci, bien que plus puissante, n’est pas non plus imprévisible. Ceux-là se focaliseront trop sur les scènes d’horreurs, trouvant même à en redire : peut-on vraiment se demander ce qui effraie les spectateurs aujourd’hui ? Quand tout à déjà été fait et que nous sommes conditionnés, difficile de ressentir le frisson ultime. Les multiples jump scare leurs donneront cependant tort, car faisant sursauter à de multiples reprises. L’essentiel du long métrage, c’est bien entendu l’amitié de cette belle bande d’adulte. Le propos horrifique n’est là que pour accompagner le message.

Tout en étant fidèle à l’oeuvre originelle, Muschietti se permet quelques écarts (notamment l’absence de la conjointe de Bill ou du mari de Beverly dans la lutte finale) et parvient à donner sa propre vision de Ça. Et c’est très beau : on rit des blagues de Richie, on pleure avec Beverly et Bill, on repense à ses sentiments amoureux passé grâce à Ben, on a peur grâce à Eddie mais comme lui ont fait preuve de courage face aux difficultés qui nous incombe (notre note : 9/10).


858.Greta.

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Lorsque la jeune Frances (Chlöé Grace Moretz) trouve un sac oublié dans le métro, elle se met en quête de le rendre à sa propriétaire, une certaine Greta (Isabelle Huppert). L’intéressée est d’une dame qui vit seule, ayant une fille vivant à Paris. Immédiatement, le contact passe bien entre Frances et Greta, la première en venant même à voir en la seconde une sorte de figure maternelle, après le décès tragique de sa mère biologique. Cependant, alors que les deux femmes se voient régulièrement et qu’une relation amicale se noue entre elles, chacune apportant quelque chose à l’autre, Frances découvre quelque chose qui va tout remettre en cause.

Réalisé par Neil Jordan, connu surtout pour Entretient avec un vampireGreta est un thriller glaçant porté par une Isabelle Huppert passée maître dans l’art de jouer des personnages troubles. Pourtant d’apparence fragile et chétive, elle parvient à donner une intensité très puissante à son rôle. On pense par moment à Misery, ou au récent Ma, face à ce personnage solitaire, triste, qui se révèle être un bourreau pour l’héroïne du long-métrage. Et qui comme ces prédécesseurs, est infirmière…

Après une première partie charmante, le film bascule dans l’horreur totale, le spectateur découvrant avec effroi la véritable nature de Greta. Le jeu est dangereux, et Frances l’apprendra à ses dépens. Les scènes sordides s’enchaînent alors (le moule à gâteau, …), au rythme de Chopin, le compositeur préféré de Greta. On se surprend, amusé, de voir Huppert entamer une chorégraphie endiablée digne des plus grands psychopathes.  La chute, à la toute fin du film -avant l’effroyable cliffhanger qui prépare une éventuelle suite-, s’avère particulièrement réussie tant elle est inattendue (notre note : 7,8/10).


857.Ad Astra ou comment rejoindre les étoiles.

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Clifford McBride (Tommy Lee Jones) a consacré sa vie à la recherche de la vie extra-terrestre. Après plusieurs missions spatiales, l’astronaute a atteint Neptune, où il demeurerait dans une base, mais n’est jamais revenu sur la Terre. 16 ans plus tard, une mystérieuse surcharge venue de Neptune est la cause de cataclysme sur la Terre. Envoyé en mission aux confins de la galaxie pour retrouver son père, Roy McBride (Brad Pitt), ingénieur, s’envole dans l’espace avec l’intention de ramener ce dernier et de détruire ce qui provoque la surcharge.

Dans Ad Astra, son 7e film, le cinéaste James Gray (The Lost City of ZLa nuit nous appartient) convoque Brad Pitt le temps d’une passionnante odyssée qui le mènera jusqu’à l’autre bout de l’univers. Et pourtant, malgré la beauté des images -certains plans démontrant toute l’immensité de l’univers-, l’approche du réalisateur demeure réaliste et terre-à-terre : si notre technologie le permettait, ce genre de voyage pourrait se concrétiser. De nouveaux potentiels problèmes sont pointés, de par la colonisation spatiale : Sur la Lune (et sa légendaire face cachée), on se bat pour le territoire et ses ressources. Des actes de banditismes et de pirateries sont d’ailleurs entrepris. 

Le thème central d’Ad Astra, transcendant tout le long-métrage, semble être celui de la solitude. Perdu dans l’espace, Roy-comme son père d’ailleurs- semble épouvantablement seul. Et il subit le poids de cette individualité dont il est pourtant le seul responsable. Roy n’a jamais vraiment connu de figure paternelle, ce dernier l’ayant quitté alors qu’il était encore enfant, vouant sa vie à une quête difficile mais ô combien importante : sommes-nous vraiment seul dans l’univers ? De la même manière que son père, Roy reproduit les erreurs passées, comme en prise avec un héritage familial indésirable : il fuit le contact de sa femme (Liv Tyler) qui en a marre de l’attendre, par pour des missions spatiales de plus en plus longue, et finit toujours par se retrouver seul. Sa quête de retrouver son père n’est finalement pas différente de celle de ce dernier de découvrir de la vie ailleurs : c’est une chimère.

La route pour rejoindre son géniteur est longue, tant au niveau temporel que géographique (des milliards de kilomètres). Le personnage de Brad Pitt voyage d’abord de la terre à la lune, avant de rejoindre un vaisseau qui le mènera sur Mars, où il va émettre un message vocal destiné à son père. Ensuite, contre l’avis de la NASA qui lui reproche une trop grosse proximité avec Clifford, il s’envole seul pour Neptune. Après tout, il n’a rien à perdre, mais potentiellement tout à gagner.

Inspiré par la nouvelle Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad, James Gray envoie son héros au bout de l’univers, devant faire face à de multiples épreuves (la scène de l’attaque du singe est assez éprouvante) : l’espace, malgré son infinie beauté, est semblable à une jungle hostile, et se perdre est très facile. Au fond, on ne le connaît pas réellement. Il est opaque. Le héros, devant survivre commet des actes effroyables, pour atteindre son objectif, avant de comprendre qu’il a fait fausse route toute sa vie : être humain c’est avant tout de l’être en relation, et non en s’exilant là où l’on finira par devenir suffisamment invisible pour être oublié. Clifford, le père, n’a pas réussi à découvrir de la vie extra-terrestre, et ne pouvant pas dépasser Neptune à cause de la technologie défaillante, sa mission a été un échec. Lorsqu’il retrouve son fils, il ne parvient pas à surmonter cet échec et à reprendre une existence normale où il n’est pas « celui qui aurait découvert », soit une légende. Après tout, notre culture nous impose d’être fort, et le moindre signe de faiblesse doit être proscrit. Roy, au contraire, va devoir assumer l’échec de ne pas pouvoir ramener son père, et pourra reprendre une existence normale, faisant la preuve de son humanité. Il résout ainsi son complexe d’œdipe. On peut penser que c’est idiot d’avoir parcouru autant de kilomètres et de ne trouver qu’une si petite chose. Mais dans le fond, c’est universel.

Le film devrait donc logiquement en déconcerter plus d’un, qui crieront au vide absolu. Il est vrai qu’on est loin de Star Wars ou de Independance Day.  On est plus proche d’un 2001, l’odyssée de l’espace. Les extra-terrestres ne sont d’ailleurs pas au centre du récit. Leur existence est, pour ainsi dire, ni confirmée, ni infirmée. Au terme de ce voyage finalement initiatique, Roy, homme creux et solitaire, ressent des émotions très fortes, et comprend l’essence même de notre condition humaine : être en relation. De plus, il parvient enfin à aimer sa femme, et son père. Bref, il revient sur Terre (notre note : 8/10).


856.Raoul Taburin a un secret.

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L’histoire de Raoul Taburin (Benoît Poelvoorde) est depuis toujours fondée sur un mensonge. En effet, on a attribué à ce réparateur de vélo un certain nombre d’exploit réalisé sur un deux roues : il serait un champion hors catégorie, capable des choses les plus époustouflantes et un culte autour de sa personne est née. Cependant, Raoul Taburin cache un terrible secret : il ne sait pas faire de vélo. Il a toujours eu un très mauvais équilibre et n’a donc jamais su tenir droit sans tomber. Mais personne ne s’en est jamais rendu compte. Et les rares que Raoul a tenté de mettre au courant sont décédés peu de temps après, comme victime d’une étrange malédiction. Alors qu’il est aujourd’hui marié à la belle Madeleine (Suzanne Clément), et père de deux enfants, Raoul comptait bien emporter son secret dans la tombe. Mais c’était sans compter sur l’arrivée au village du photographe Hervé Figoune (Édouard Baer), qui veut prendre une photo de lui descendant une côte à toute vitesse avec son vélo…

En adaptant la touchante bande-dessinée éponyme de Jean-Jacques Sempé, Pierre Godeau signe une comédie pleine de tendresse et où émane un parfum de sud de la France (on est dans le village de Venterol aussi). Benoît Poelvoorde s’offre un nouveau rôle à sa hauteur, en campant cet homme au secret ridicule qui se sent rongé par le remord de toute part mais qui n’ose pas l’avouer, croyant que cela détruirait toute sa vie et sa famille. Narrant toute sa vie, tel un conte de fée, de son enfance à l’âge adulte, l’homme nous offre les incroyables péripéties qui composèrent son existence. Et l’on se laisse emporté par cette histoire d’un héros qui n’en est pas vraiment un, dont le mythe est sur le point de s’écrouler et qui pourtant tient à rester celui qu’on a toujours imaginer qu’il était. On est parfois prêt à beaucoup de choses pour être quelque chose que l’on est pas, allant jusqu’à mentir aux autres et à soi-même.

Il y a de nombreuses trouvailles de la part du cinéaste, dans le film, comme le fait que le vélo de Raoul, son « taburin », ait une âme. Raoul s’imagine que celui-ci le suit et revient toujours à lui, même lorsqu’il tente de s’en débarrasser. C’est aussi le seul qui soit au courant de son secret. Personnifié, le vélo devient acteur. À noter que chaque vélo du long-métrage émet un bruit différent, signe de sa singularité. Mais Godeau démontre aussi un goût pour la fantaisie et la poésie, avec des séquences presque magiques, comme lorsque Raoul effectue un double looping avec son vélo dans les airs.

Acteur bavard et roi de l’absurde, Édouard Baer campe un Figoune on ne peut plus vrai que nature. Il semble à l’aise dans n’importe quel rôle, apportant toujours son propre style et son jeu improvisé totalement loufoque, sans pour autant devoir en faire des tonnes. Mais il invite à ne pas se prendre au sérieux, tout en évoquant des choses importantes et sérieuses. Dans le film, Figoune se lie d’amitié avec Raoul et les deux hommes se mettent à partager leurs états d’âmes, rigolant abondamment. Raoul, qui ne sait pourtant pas faire de vélo, réussi l’exploit à apprendre à Figoune à en faire. Et lorsque Figoune annonce à Raoul qu’il est incapable de prendre un cliché au bon moment, ce dernier comprend que tout deux ont un secret, et que celui-ci pèse sur l’image que les autres ont de vous.

En somme, Raoul Taburin questionne sur cette interrogation fondamentale consistant à savoir comment faire pour rester soi-même. Et cela y comprit lorsque l’on cache quelque chose aux yeux de tous. Mais c’est aussi l’histoire d’un homme qui pour la première fois de son existence, va enfourcher son vélo sur le chemin de la vie et comprendre qu’il vaut mieux dire la vérité, car tôt ou tard on l’apprend à ses dépends (notre note : 9/10).


855.Dead Zone : le roman du King vu par Cronenberg himself.

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Suite à un accident de voiture, Johnny Smith (Christopher Walken), professeur de littérature, vient de passer cinq années de sa vie dans le coma. À son réveil, outre le choc du temps perdu, il apprend que sa fiancée, Sarah (Brooke Adams), est désormais mariée à quelqu’un d’autre. Triste, il ne sait cependant pas que le pire reste à venir. Johnny a en effet, en guise de séquelle à son accident, développé un don très spécial : celui de voir l’avenir ou le passé de quiconque, rien qu’en le touchant.

Mais Johnny ne sait pas vraiment quoi faire de ce pouvoir, ni à le considérer comme une bénédiction, ni à l’envisager comme une malédiction. D’autant qu’il finit par devenir une célébrité locale, et reçoit de nombreux courriers de personne lui demandant de l’aide. Ne supportant pas cette surexposition médiatique, Johnny se terre tel un ermite, avant de recevoir les sollicitations du shérif Bannerman, qui patine sur une enquête de meurtre en série. Bien qu’il refuse dans un premier temps, il change d’avis et remplis la mission avec succès. Mais Johnny sera blessé au cours de l’arrestation du criminel et se verra diminuer.

Pour autant, Smith décide de donner une nouvelle direction à son existence en devenant précepteur d’enfant. S’occupant du jeune Chris, c’est là qu’il fait la connaissance du candidat Greg Stillson (Martin Sheen), qui s’est présenté aux élections américaines, que personne ne prend réellement au sérieux du côté des politiciens mais qui plaît au peuple américain. En lui serrant la main, Johnny a une vision cauchemardesque : si cet homme élu, la troisième guerre mondiale aura lieu. Face à cet adorateur et fanatique d’Hitler, il ne sait pas ce qu’il doit faire…

Encore du King

En 1983, alors qu’adapter l’oeuvre de Stephen King était une grande tendance (Carrie au bal du DiableShining, …) , le cinéaste David Cronenberg, qui avait jusque là officié dans le registre de l’horreur (Rage) et n’avait pas encore réalisé La Mouche, décidait de mettre en scène le roman Dead Zone. Le projet mis du temps à se concrétiser, en raison des difficultés à écrire le scénario. Malgré quelques remaniements, le long-métrage suit la trame de l’oeuvre originale.

Visions

Dead Zone, c’est le parcours d’un homme brisé qui va redonner un sens à son existence à travers le fait qu’il est doté du don de prévoir le cours du temps de chaque personne qu’il touche. À partir de là, il peut modifier le cours de l’histoire et empêcher des événements futurs dont l’issue est effroyable de ce produire. Cela est sa zone noire, sa « Dead Zone ». L’homme peut influer l’avenir et voir qu’après tout sera différent. On pense notamment à la scène où Johnny a une vision que la maison de l’infirmière qui s’occupe de lui est en train de brûler avec son enfant à l’intérieur, et qu’il l’a prévient, empêchant ainsi un drame humain.

Malgré ce grand pouvoir, Smith a la santé fragile et semble conserver de nombreuses séquelles de son accident sur le plan physique. Au niveau émotionnel, il n’a plus goût en rien, la perte de Sarah, désormais mère de famille, étant difficile à digérer. Les visions qu’il a le fond également souffrir, comme si elles le tuaient peu-à-peu. Il y aurait un parallèle à faire avec Stephen King lui-même, qui couche sur le papier les histoires cauchemardesques qu’il a en tête, pour combler ses fans qui en redemande toujours plus. Soit l’idée selon laquelle il y aurait une sorte de diktat de vouer sa vie à son art, quel qu’il soit.

Cependant, Johnny va tenter de s’occuper comme il le peut, en tentant dans un premier temps de venir en aide à ceux qui en on besoin. Mais cette charge est difficile à assumer, et la presse ne va pas le ménager, l’accusant d’être un charlatan. Suite à une altercation avec un journaliste, Johnny décide de disparaître de la vie publique.

Pourtant, lorsqu’il fait face à Stillson, le mal absolu grimé en populiste -qui a des allures de Donald Trump-, Smith décide de sortir de son cocon, de cette maison où plus rien ne peut lui arriver. Il ne sait pas pourtant pas exactement ce qu’il doit faire, ce qu’il convient d’entreprendre. Il n’a pas la carrure de l’emploi pour trucider qui que ce soit. Cronenberg utilise de nombreuses allusions à la Shoah, ce drame qui a coûté la vie de millions de juifs au cours de la Seconde Guerre Mondiale, pour faire prendre conscience des enjeux auxquels Smith est confronté. Johnny interroge d’ailleurs son docteur, survivant de la Shoah, en lui demandant si il aurait mis fin à la vie d’Hitler, si il avait su à l’avance ce qui allait se produire. Il est vital que la seule personne susceptible de changer le cours des événements intervienne : le combat du bien contre le mal, lutte manichéenne par excellence peut alors démarrer.

Dans ce film, Cronenberg ne recourt qu’à très peu d’artifice, offrant une mise en scène très épurée. Même les moments les plus horrifiques sont montrés rapidement (le cadavre dans la baignoire, ciseau en bouche), quand ils ne sont pas uniquement suggérés. Pour autant, Dead Zone demeure l’un des meilleurs films de ce cinéaste plus qu’atypique (notre note : 9/10).


854.Wedding Nightmare.

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Quelle n’est pas la joie de Grease (Samara Weaving), orpheline, lors de son mariage avec le jeune Alex, de pouvoir enfin faire partie d’une famille. Cependant, lors de sa nuit de noce, les Le Domas impose à celui où celle qui intègre la fratie de jouer à un jeu de société qu’il ou elle aura pioché. Ainsi, certains membres ont pu disputer une partie d’échecs, par exemple. Cependant, ce soir, Grease va tirer la carte « cache-cache ». Elle aura désormais 100 secondes pour se cacher quelque part dans l’immense demeure de sa nouvelle famille. Ce qu’elle ignore toutefois, ce sont les modalités du jeu : Grace ne doit pas être découverte avant l’aube, sinon sa belle-famille, armée de haches et de fusils, lui fera la peau…

Film d’horreur inventif, Wedding Nightmare renouvelle quelque peu le genre du survival movie en proposant la thématique d’un jeu macabre dont les bourreaux sont précisément les hôtes. La partie de cache-cache dont il est question est motivé en raison d’un ancien pacte avec le Diable, qui réclame parfois sa part du gâteau en échange de la richesse octroyée à la famille Le Domas. Voir le contraste entre cette famille d’apparence si gentille au début du film, lors du mariage de leur fils, changer du tout au tout la nuit tombée, et traquer leur belle-fille, est tout juste sidérant. Pourtant, ne s’improvise pas chasseur qui veut. Ainsi, ceux-ci se révèlent extrêmement mauvais dans cet art -la palme revenant à la soeur d’Alex, Emilie, qui se trompe même de proie et tue n’importe qui- et peine à faire face à Grease, qui bien qu’apeurée, ne se laisse pas faire.

Et même si l’horreur côtoie par moment le gore, le film vire à la comédie, jouant avec beaucoup d’humour sur les faiblesses de ces riches bourgeois qui ne sont pas capables de trucider leur gentille jeune fille qui déambule en robe de mariée. Dans ce rôle, l’actrice Samara Weaving, qui a des allures de Margot Robbie, se révèle excellente. En second rôle on retrouve également Andie MacDowell (Un jour sans fin) en mère de famille compréhensive mais dangereuse et Nicky Guadagni en tante diabolique au look austère (notre note : 7,8/10).


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