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205.Star wars : une saga de légende : partie 2.

La saga Star Wars fêtait ses 35 ans en 2012.Retour sur le commencement d’une longue histoire dans la deuxième partie de notre dossier… 

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4.Le commencement.

Fasciné par la mythologie, Georges Lucas rêve de réaliser une épopée intergalactique qui serait répartie sur 9 films en tout.Il va mêler différents genres, se faire confondre l’imaginaire et la réalité pour faire une oeuvre monumentale qui fera de ce petit arriviste (32 ans à l’époque) un géant du septième art.Son secret : avoir fait du neuf avec de l’ancien.Car Star Wars est bourré de références : L’odyssée, Ivanhoé, Le seigneur des anneaux,…et même la Bible ! L’oeuvre a révolutionné le cinéma…a prouvé que l’impossible n’était plus et que l’on pouvait tout faire avec le numérique.Le scénario de Star Wars débute au début des années 70.Pourtant tourner le premier épisode de Star Wars, qui est en fait le 4ème dans l’ordre de l’histoire se révéla complexe et chaotique pour son réalisateur car le temps en Tunisie ne se montrera pas clément et après 16 semaines de tournage, la Fox le studio qui le finance lui donne 3 jours pour tourner l’équivalent de 15 jours de travail.Lucas recrutera 3 équipes, ira sur 3 plateaux en même temps et réussira à boucler son film…enfin presque puisque lors du travail numérique il aura la mauvaise surprise de découvrir que la moitié du budget effets-spéciaux (soit 1 million) est partie dans la fabrication de…3 plans !!! Les projections test (sans musiques ni effets visuels) ont du mal à convaincre.Star Wars semble être un échec programmé, ce qui est d’autant plus pire vu que le film est distribué dans 32 salles à travers les U.S.A. .

5.Le phénomène. 

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Pourtant il n’en sera rien, vu que le long-métrage sorti le 25 mai 1977 rapportera 460 millions de dollars aux U.S.A. et 337 millions de dollars à l’étranger (pour un budget de 11 millions) et recevra 7 oscars (avec 10 nominations).À sa sortie en France, on l’a titré « La Guerre des Étoiles » et non Star Wars : épisode IV : un nouvel espoir.Il a surpassé le film Les dents de la mer (1975) pourtant film le plus bancable de tout les temps.L’univers de la saga va alors se décliner à toutes les sauces : bandes-dessinées, jeux vidéos, figurines,…et une véritable communauté de fans va naître et Star Wars va connaître un engouement sans précédent.Mais Lucas l’a décidé, il ne réalisera pas la suite.Il la produira et en écrira le scénario mais laissera un cinéaste confirmé le faire.

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6.Star Wars : épisode IV : un nouvel espoir. 

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Synopsis : Il y a bien longtemps dans une galaxie lointaine, très lointaine…C’est une époque de guerre civile. À bord de vaisseaux spatiaux opérant à partir d’une base cachée, les Rebelles ont remporté leur première victoire sur le maléfique Empire galactique.Au cours de la bataille, des espions rebelles ont réussi à dérober les plans secrets de l’arme absolue de l’Empire : l’Étoile de la mort, une station spatiale blindée dotée d’un armement assez puissant pour annihiler une planète tout entière.Poursuivie par les sbires sinistres de l’Empire, la princesse Leia file vers sa base dans son vaisseau cosmique, porteuse des plans volés à l’ennemi qui pourront sauver son peuple et restaurer la liberté dans la galaxie…»Au-dessus de Tatooine, un destroyer stellaire de l’Empire galactique prend en chasse une corvette Corellienne, le Tantive IV, qu’il soupçonne d’espionnage.

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En effet, la princesse Leia, sénatrice d’Alderaan au Sénat impérial, a réussi à voler les plans de l’Étoile Noire, une puissante station orbitale commandée par le sinistre Grand Moff Tarkin de la taille d’une lune possédant une arme capable de détruire une planète. La princesse se sentant perdue prend la décision de contacter Obi-Wan Kenobi, ancien chevalier Jedi et décide de confier les plans à ses fidèles droïdes C-3PO (ou Z-6PO – traduction qui reste conflictuelle dans les autres médias) et R2-D2 (ou D2-R2 – traduction qui reste conflictuelle dans les autres médias).Ces derniers s’échappent par une capsule de survie et se dirigent vers Tatooine. Une fois sur la planète, les deux droïdes sont capturés par des Jawas et emmenés dans le véhicule des petites créatures. Ils sont finalement vendus à un cultivateur d’humidité du nom de Owen LarsLuke Skywalker, le neveu d’Owen, s’occupe de réparer les deux droïdes et découvre incidemment le message de la princesse Leia. Le message est destiné à Obi-Wan Kenobi et Luke devine qu’il peut s’agir en fait du vieux Ben Kenobi qui vit en ermite non loin de Mos Esley. Mais le soir venu, R2 s’échappe pour rejoindre Ben et Luke part à sa recherche dès le lendemain matin. Le droïde localisé, le trio est attaqué par des pillards Tuskens et sont sauvés in extremis par Obi-Wan.Une fois les présentations achevées, Ben décide de partir pour Alderaan, planète d’origine de la princesse pour donner les plans de l’Étoile Noire à Bail Organa, père de Leia et de révéler à Luke ses dons pour la ‘Force’. Volontairement, il ne révèle pas à Luke ses liens de parenté avec la princesse Leia et Dark Vador.Mais, ce qu’ils ignorent, c’est que Dark Vador (Darth Vader) est à la recherche des droïdes. Les sbires de Vador qui sont remontés jusqu’à Luke attaquent les Lars et les tuent. Le jeune Skywalker décide de partir avec Ben à Mos Esley pour trouver un pilote qui les emmènera à Alderaan. Ils font ensuite connaissance avec le contrebandier Han Solo et son acolyte le Wookie Chewbacca qui acceptent de les emmener à bord du Faucon Millenium (ou Faucon Millénaire) en échange d’une somme lui permettant de régler sa dette avec Jabba le Hutt . En chemin, Luke fait ses premiers pas dans la Force, pouvoir universel auquel les Jedi sont réceptifs.

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Pendant que Luke fait des exercices, Obi-Wan sent soudainement à travers la Force un terrible évènement. Il a senti un violent génocide qui a dû se produire en une fraction de seconde, mais personne ne pouvait deviner que cette trouble provenait d’Alderaan : sur ordre de Tarkin, la planète de Leia a été annihilée par l’Étoile Noire (et Bail Organa, le père de Leia à qui les passagers devaient donner les plans, se trouvait dessus lors de la destruction).Han Solo (ou Yan Solo – traduction qui reste conflictuelle dans les autres médias), le pilote et son copilote, le Wookiee Chewbacca, alors qu’ils arrivent à destination, découvrent d’Alderaan un champ d’astéroïde à la place d’une planète. Ils se font repérer par un chasseur impérial qu’ils croient isolé et décident de le détruire. Mais leur vaisseau, le Faucon Millenium est capté par un rayon tracteur et ils se retrouvent alors piégés dans la station orbitale. Obi-Wan fait immédiatement le lien entre la destruction d’Alderaan, la trouble dans la Force qu’il a ressenti auparavant et l’Étoile Noire. L’équipage et les passagers du Faucon Millenium concluent qu’Alderaan a été pulvérisée par cette base sidérale.Ben part donc désactiver le rayon tracteur tandis que Luke, Han et Chewie découvrent que la princesse Leia est retenue prisonnière dans la station et partent la délivrer.

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Une fois revenu près du Faucon le groupe s’enfuit et Luke assiste impuissant à la mort d’Obi-Wan par le sabre laser de son ancien Padawan, Vador. En réalité, il a disparu physiquement pour ne faire plus qu’un avec la Force en utilisant la technique de son ancien maître, Qui-Gon Jinn.Bail Organa ayant été tué avec Alderaan, le groupe change de plan : se rendre à la base de l’Alliance rebelle. Il parvient à la rejoindre sur Yavin IV, à lui donner les plan de la station orbitale pour l’attaquer, avec l’aide des plans de R2-D2. Mais l’Étoile a suivi le Faucon Millenium et repéré la base rebelle qu’elle s’apprête à détruire. Heureusement, la base sidérale est arrivée du mauvais côté de la géante gazeuse Yavin et doit effectuer un déplacement de quelques minutes pour que Yavin IV soit à portée de feu. Ces quelques minutes sont le temps qu’il reste pour détruire l’arme suprême de l’Empire dont la faiblesse a été analysée avec les plans livrés : une bouche d’entrée d’aération qui va jusqu’au centre de l’Étoile Noire. Han s’en va régler ses dettes avec Jabba le Hutt, tandis que Luke part se battre contre l’Empire avec R2-D2 et Leia à suivre la bataille depuis la base rebelle avec C-3PO. Sur l’Étoile Noire, les chasseurs rebelles tentent d’éviter les turbolasers mais cela est difficile et Jek Porkins est le premier à se faire descendre. Dark Vador entame personnellement la chasse aux assaillants. Mais, au dernier moment, Han revient pour dégager le passage à Luke, qui parvient à l’aide de la force à détruire la station. Le chasseur de Vador, déséquilibré par une manœuvre maladroite de son ailier, part à la dérive dans l’espace.

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Distribution :

  • Mark Hamill  : Luke Skywalker
  • Carrie Fisher : la princesse Leia Organa
  • Harrison Ford : Han Solo
  • David Prowse : Dark Vador
  • James Earl Jones : Dark Vador (voix)
  • Sir Alec Guinness   : Obi-Wan « Ben » Kenobi
  • Peter Cushing  : Grand Moff Tarkin
  • Anthony Daniels  : C-3PO
  • Kenny Baker : R2-D2
  • Peter Mayhew : Chewbacca
  • Phil Brown  : Oncle Owen Lars
  • Shelagh Fraser  : Tante Beru Lars
  • Alex McCrindle : le général Jan Dodonna
  • Eddie Byrne: le général Willard
  • Garrick Hagon  : Biggs Darklighter
  • Dennis Lawson : Wedge Antilles
  • William Hootkins : Porkins
  • Richard LeParmentier  : le général Motti
  • Don Henderson  : le général Taggi
  • Alfie Curtis : le Dr. Evazan
  • Drewe Henley  : Red Leader
  • Angus MacInnes : Yellow (Gold) Leader
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Durée : 120 minutes. 
Année : 1977. 
Récompenses : oscars 1978 : 

  • Meilleure direction artistique : John Barry, Norman Reynolds, Leslie Dilley et Roger Christian ;
  • Meilleurs costumes : John Mollo ;
  • Meilleur montage : Paul Hirsch, Marcia Lucas et Richard Chew ;
  • Meilleurs effets visuels : John Dykstra, John Stears, Richard Edlund, Grant McCune et Robert Blalack ;
  • Meilleur son : Don MacDougall, Ray West, Bob Minkler et Derek Ball ;
  • Meilleure musique originale : John Williams ;
  • Oscar pour une performance spéciale : Ben Burtt pour les effets sonores (création des voix d’extraterrestres, robots et créatures).
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ancien logo de la saga Star Wars.

7.Cartes de la galaxie Star Wars.

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162.Eurovision 2013.

C’est donc le Danemark emmenée par Emmelie de Forest et sa chanson « Only Teardrops » (Seulement des larmes) qui a remporté cette 58ème édition du concours avec 281 points.Ils sont suivi par l’Azerbaïdjan et l’Ukraine, respectivement en 2ème et 3ème position.C’est l’Irlande qui se retrouve (étonnement) en dernière position du classement avec 5 points malgré une chanson bien au-dessus du niveau de la plupart des autres candidats.Les grecs ne s’en sortent pas mal avec une 6ème place alors que l’on présageait pour eux une des pires positions dans le classement.

Côté présentation,  Petra Mede, humoriste Suédoise, a vraiment été à la hauteur du spectacle et nous a fait passer un très bon moment où elle a alterné entre anglais et français.Par contre, niveau retranscription, les Français n’ont absolument pas été de bons commentateurs et même de très mauvais interlocuteurs.La RTBF a en revanche tenu la route avec le duo Jean-Louis Lahaye  et Maureen Louis qui remplace le regretté Jean-Pierre Hautier.

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158.Alcool is free.

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la chanson qui représentait la Grèce à l’Eurovision 2013.


146.What the cut-spécial vidéos japonaises.

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« What the cut » décrypte toutes les vidéos qui font le buzz sur Internet.Ici il s’est focalisé sur le Japon qui s’est spécialisé dans des vidéos absurbes, parfois illogiques et pleines de non-sens et où le mot possible est absent de leur vocabulaire.


109.I have a dream-Martin Luther King.

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   Le 4 avril 2013, il y aura 45 ans que Martin Luther King disparaissait, victime de son propre combat.Véritable héros de la lutte contre l’apartheid, qu’il aura mené toute sa vie, le pasteur baptiste afro-américain a fini par entrer dans l’histoire avec un grand « H » et devenir une légende.

   Il avait un rêve :  « quatre jeunes enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés par la couleur de leur peau, mais par le contenu de leur personne » .Il voulait l’égalité raciale, la liberté (surtout pour les afro-américains, maltraités par les blancs), la non-violence.Grand utopiste, il souhaitait la paix sur terre. Pour lui, le triomphe du bien sur le mal était inévitable, malgré les fréquents reculs et guerres de l’histoire.

  Le pilier de sa philosophie était bien évidemment la Bible.Il se sentait investi d’une mission divine considérant que l’humanité était depuis trop longtemps dans la montagne de la violence t devait se diriger vers la terre promise de justice et de fraternité.

   La solution a tout les conflits ? L’amour bien sûr.Pour King c’est sur : c’est grâce à lui que tout les problèmes seraient réglés.Car après tout, nous sommes tous des frères, et ce quelque soit nos horizons, notre culture, notre religion et notre couleur de peau.Toutes ses différences font de nous des individus uniques et la non-acceptation de chacune de celles-ci ne sont que des préjugés que nous nous devons de démolir afin de faire tomber les murs de l’exclusion qui taraudent le monde depuis la nuit des temps.

   Pour King, la science enquête tandis que la religion interprète. La science donne à l’homme la connaissance qui est le pouvoir; la religion donne à l’homme la sagesse qui est le contrôle. La science s’occupe principalement des faits ; la religion s’occupe principalement des valeurs. Les deux ne sont pas rivales. Elles sont complémentaires.Cette interprétation a de quoi convaincre les plus chevronnés et les plus athées d’entre nous que la religion est un socle dont dépend le monde : car dans l’adversité et la mort seul reste l’espoir.Et celui-ci nous est donné par la religion, qui nous fait avancer au grès des courants et des marées qui font chavirer cette barque instable qu’est la vie.La religion apporte toutes les réponses auxquelles la science ne peut point encore répondre et ne pourra jamais.

   Le 14 octobre 1964, l’homme recevait le prix Nobel de la paix pour toutes ses actions et devenait ainsi le plus jeune lauréat à avoir obtenu ce prix.Toujours est-il que le temps passant, Luther King convaincra beaucoup de gens à sa cause, à son combat, menant même une campagne pour les pauvres.Les policiers l’arrêteront une vingtaine de fois, on l’agressera physiquement à quatre reprises mais son idéologie se répandra telle une traînée de poudre et sa mort -un assassinat-  n’anéantiront pas son travail.Aux U.S.A., le troisième lundi du mois de janvier a même été décrété « Martin Luther King Day ».

   Le King aura parlé plus de 2500 fois à la foule, mais un seul de ses discours sera réellement retenu par l’Histoire. »I have a dream »-littéralement « J’ai un rêve » en français- qu’il répète telle une anaphore (comme le « J’accuse » de Zola).Il s’adresse ainsi à la nation toute entière, usant de citations et d’allusions à des héros patriotiques (Lincoln), à des personnages bibliques (Isaïe), à la consitution, à la déclaration d’indépendance et même à la culture populaire (la chanson My Country, ‘Tis of Thee).

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« Jésus reconnut la nécessité de mélanger les opposés. Il savait que ses disciples devraient faire face un monde difficile et hostile, où ils auraient à se confronter à la récalcitrance des politiques et à l’intransigeance des protecteurs de l’ordre ancien […] Et il leur donna une formule d’action, “soyez aussi sage que des serpents et aussi inoffensifs que des colombes”. »

-Martin Luther King.

 

Discours prononcé par Martin Luther King le 28 Août 1963 lors de la marche de Washington : I HAVE A DREAM.
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Je suis heureux de me joindre à vous aujourd’hui pour participer à ce que l’histoire appellera la plus grande démonstration pour la liberté dans les annales de notre nation.Il y a un siècle de cela, un grand Américain qui nous couvre aujourd’hui de son ombre symbolique signait notre Proclamation d’Emancipation. Ce décret capital se dresse, comme un grand phare illuminant d’espérance les millions d’esclaves marqués au feu d’une brûlante injustice. Ce décret est venu comme une aube joyeuse terminer la longue nuit de leur captivité.

Mais, cent ans plus tard, le Noir n’est toujours pas libre. Cent ans plus tard, la vie du Noir est encore terriblement handicapée par les menottes de la ségrégation et les chaînes de la discrimination. Cent ans plus tard, le Noir vit à l’écart sur son îlot de pauvreté au milieu d’un vaste océan de prospérité matérielle. Cent ans plus tard, le Noir languit encore dans les coins de la société américaine et se trouve exilé dans son propre pays.

C’est pourquoi nous sommes venus ici aujourd’hui dénoncer une condition humaine honteuse. En un certain sens, nous sommes venus dans notre capitale nationale pour encaisser un chèque. Quand les architectes de notre République ont magnifiquement rédigé notre Constitution de la Déclaration d’Indépendance, ils signaient un chèque dont tout Américain devait hériter. Ce chèque était une promesse qu’à tous les hommes, oui, aux Noirs comme aux Blancs, seraient garantis les droits inaliénables de la vie, de la liberté et de la quête du bonheur.

Il est évident aujourd’hui que l’Amérique a manqué à ses promesses à l’égard de ses citoyens de couleur. Au lieu d’honorer son obligation sacrée, l’Amérique a délivré au peuple Noir un chèque en bois, qui est revenu avec l’inscription “ provisions insuffisantes ”. Mais nous refusons de croire qu’il n’y a pas de quoi honorer ce chèque dans les vastes coffres de la chance, en notre pays. Aussi, sommes-nous venus encaisser ce chèque, un chèque qui nous donnera sur simple présentation les richesses de la liberté et la sécurité de la justice.

Nous sommes également venus en ce lieu sacrifié pour rappeler à l’Amérique les exigeantes urgences de l’heure présente. Ce n’est pas le moment de s’offrir le luxe de laisser tiédir notre ardeur ou de prendre les tranquillisants des demi-mesures. C’est l’heure de tenir les promesses de la démocratie. C’est l’heure d’émerger des vallées obscures et désolées de la ségrégation pour fouler le sentier ensoleillé de la justice raciale. C’est l’heure d’arracher notre nation des sables mouvant de l’injustice raciale et de l’établir sur le roc de la fraternité. C’est l’heure de faire de la justice une réalité pour tous les enfants de Dieu. Il serait fatal pour la nation de fermer les yeux sur l’urgence du moment. Cet étouffant été du légitime mécontentement des Noirs ne se terminera pas sans qu’advienne un automne vivifiant de liberté et d’égalité.

1963 n’est pas une fin, c’est un commencement. Ceux qui espèrent que le Noir avait seulement besoin de se défouler et qu’il se montrera désormais satisfait, auront un rude réveil, si la nation retourne à son train-train habituel.

Il n’y aura ni repos ni tranquillité en Amérique jusqu’à ce qu’on ait accordé au peuple Noir ses droits de citoyen. Les tourbillons de la révolte ne cesseront d’ébranler les fondations de notre nation jusqu’à ce que le jour éclatant de la justice apparaisse.

Mais il y a quelque chose que je dois dire à mon peuple, debout sur le seuil accueillant qui donne accès au palais de la justice : en procédant à la conquête de notre place légitime, nous ne devons pas nous rendre coupables d’agissements répréhensibles.

Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Nous devons toujours mener notre lutte sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Sans cesse, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majestueuses où la force de l’âme s’unit à la force physique.

Le merveilleux esprit militant qui a saisi la communauté noire ne doit pas nous entraîner vers la méfiance de tous les Blancs, car beaucoup de nos frères blancs, leur présence ici aujourd’hui en est la preuve, ont compris que leur destinée est liée à la nôtre. L’assaut que nous avons monté ensemble pour emporter les remparts de l’injustice doit être mené par une armée bi-raciale. Nous ne pouvons marcher tout seul au combat. Et au cours de notre progression il faut nous engager à continuer d’aller de l’avant ensemble. Nous ne pouvons pas revenir en arrière.

Il y a des gens qui demandent aux militants des Droits Civiques : “ Quand serez-vous enfin satisfaits ? ” Nous ne serons jamais satisfaits aussi longtemps que le Noir sera la victime d’indicibles horreurs de la brutalité policière. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos corps, lourds de la fatigue des voyages, ne trouveront pas un abri dans les motels des grandes routes ou les hôtels des villes.

Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que la liberté de mouvement du Noir ne lui permettra guère que d’aller d’un petit ghetto à un ghetto plus grand. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps que nos enfants, même devenus grands, ne seront pas traités en adultes et verront leur dignité bafouée par les panneaux “ Réservé aux Blancs ”. Nous ne pourrons être satisfaits aussi longtemps qu’un Noir du Mississippi ne pourra pas voter et qu’un Noir de New-York croira qu’il n’a aucune raison de voter. Non, nous ne sommes pas satisfaits et ne le serons jamais, tant que le droit ne jaillira pas comme l’eau, et la justice comme un torrent intarissable.

Je n’ignore pas que certains d’entre vous ont été conduis ici par un excès d’épreuves et de tribulations. D’aucuns sortent à peine d’étroites cellules de prison. D’autres viennent de régions où leur quête de liberté leur a valu d’être battus par les orages de la persécution et secoués par les bourrasques de la brutalité policière. Vous avez été les héros de la souffrance créatrice. Continuez à travailler avec la certitude que la souffrance imméritée vous sera rédemptrice.

Retournez dans le Mississippi, retournez en Alabama, retournez en Caroline du Sud, retournez en Georgie, retournez en Louisiane, retournez dans les taudis et les ghettos des villes du Nord, sachant que de quelque manière que ce soit cette situation peut et va changer. Ne croupissons pas dans la vallée du désespoir.

Je vous le dis ici et maintenant, mes amis, bien que, oui, bien que nous ayons à faire face à des difficultés aujourd’hui et demain je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal américain. Je rêve que, un jour, notre pays se lèvera et vivra pleinement la véritable réalité de son credo : “ Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux ”.

Je rêve qu’un jour sur les collines rousses de Georgie les fils d’anciens esclaves et ceux d’anciens propriétaires d’esclaves pourront s’asseoir ensemble à la table de la fraternité.

Je rêve qu’un jour, même l’Etat du Mississippi, un Etat où brûlent les feux de l’injustice et de l’oppression, sera transformé en un oasis de liberté et de justice.

Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour, même en Alabama, avec ses abominables racistes, avec son gouverneur à la bouche pleine des mots “ opposition ” et “ annulation ” des lois fédérales, que là même en Alabama, un jour les petits garçons noirs et les petites filles blanches pourront se donner la main, comme frères et sœurs. Je fais aujourd’hui un rêve !

Je rêve qu’un jour toute la vallée sera relevée, toute colline et toute montagne seront rabaissées, les endroits escarpés seront aplanis et les chemins tortueux redressés, la gloire du Seigneur sera révélée à tout être fait de chair.

Telle est notre espérance. C’est la foi avec laquelle je retourne dans le Sud.

Avec cette foi, nous serons capables de distinguer dans la montagne du désespoir une pierre d’espérance. Avec cette foi, nous serons capables de transformer les discordes criardes de notre nation en une superbe symphonie de fraternité.

Avec cette foi, nous serons capables de travailler ensemble, de prier ensemble, de lutter ensemble, d’aller en prison ensemble, de défendre la cause de la liberté ensemble, en sachant qu’un jour, nous serons libres. Ce sera le jour où tous les enfants de Dieu pourront chanter ces paroles qui auront alors un nouveau sens : “ Mon pays, c’est toi, douce terre de liberté, c’est toi que je chante. Terre où sont morts mes pères, terre dont les pèlerins étaient fiers, que du flanc de chacune de tes montagnes, sonne la cloche de la liberté ! ” Et, si l’Amérique doit être une grande nation, que cela devienne vrai.

Que la cloche de la liberté sonne du haut des merveilleuses collines du New Hampshire !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des montagnes grandioses de l’Etat de New-York !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des sommets des Alleghanys de Pennsylvanie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut des cimes neigeuses des montagnes rocheuses du Colorado !
Que la cloche de la liberté sonne depuis les pentes harmonieuses de la Californie !

Mais cela ne suffit pas.

Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Stone de Georgie !
Que la cloche de la liberté sonne du haut du mont Lookout du Tennessee !
Que la cloche de la liberté sonne du haut de chaque colline et de chaque butte du Mississippi ! Du flanc de chaque montagne, que sonne le cloche de la liberté !

Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual : “ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! ”.


26.Tu seras un homme, mon fils-Rudyard Kipling.

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d’un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,

                            Tu seras un Homme, mon fils.

Rudyard Kipling


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