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541.Fidel Castro est mort : Cuba est en deuil.

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Celui qui a dirigé officiellement Cuba durant près de 32 ans, de 1976 à 2008 (bien qu’il soit plus correct de parler de 49 ans…de 1959 à 2008) est décédé à l’âge, tout à fait respectable, de 90 ans.La nouvelle a été rendue publique ce matin.Lider Maximo, comme il s’était surnommé, est l’une des grandes figures de l’histoire de Cuba.9 jours de deuils national ont par ailleurs été décrété.

Personnage très controversé , chef et figure de proue d’une révolution (dans laquelle a participé Che Guevara) qui a chassé le président Batista en 1959, Castro s’est imposé comme le leader d’une démocratie en devenir (du moins au début).Les USA voient en lui l’anti-Batista et le laisse faire son entreprise.Pourtant, son régime sera marqué par le communisme (et le parti communiste)  et une autorité très forte au point de devenir un terrible dictateur.Tout les opposants seront éliminés.Par ailleurs, il laisse la part belle à l’éducation (gratuité de l’enseignement) et aux soins de santé (beaucoup de médecins seront formés envoyés dans bons nombres de pays pour soigner des épidémies, ce qui est une belle entreprise).Mais Castro a beaucoup de zones d’ombres…en témoigne le nombre de prisonniers politique dans son pays et le fait que de nombreux Cubains ont fuit leur patrie pour aller…aux USA ! On l’accuse des pires crimes internationaux : crimes de guerres, génocide, crimes contres l’humanité,…Castro tient à maintenir son régime en place, sans respecter les droits de l’homme…mais au final, Cuba apparaît comme un État un peu coupé du monde.

Entre Cuba et les USA, une tension se crée…les 2 États sont en froids.Castro annonce qu’il détient des missiles, afin de tenir en joue l’adversaire américain.Il l’accuse d’avoir tenté de renverser son régime un nombre assez important de fois, leur embargo envers son pays,…

Retiré du pouvoir depuis 2008, suite à de graves problèmes de santé, Fidel a cédé le pouvoir à son jeune frère Raùl (77 ans à ce moment là !).Ces dernières années, ses apparitions se sont raréfiée, et les rumeurs sur son état de santé n’ont fait que s’accumuler…toute contestée…jusque hier soir, où Castro est passé dans un autre monde…


532.Petit film sur « l’expérience de Stanford ».

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531.The Stanford prison experiment : chronologie d’une expérience abominable.

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   Étude initiée par le professeur Zimbardo en 1971, l’expérience qu’il a menée à l’Université de Stanford  avait pour objet de voir les effets que pouvait avoir sur les êtres humains, l’emprisonnement carcéral.En reconstituant une « prison » dans les couloirs de sa faculté, il demanda, contre rémunération, à des étudiants volontaires, de jouer le rôle de gardien ou de prisonnier pendant 2 semaines.Et ce, pour l’avancée de la science ! Sauf que, la nature humaine est une variable bien indépendante…et qu’à force de jouer les gardiens, cela peut monter à la tête.L’expérience de Stanford fut une horreur pour ceux qui l’on vécue, et fut interrompue au bout de 6 jours à peine.Pour le professeur Zimbardo, chacun peut être tortionnaire ou une bonne personne…en fonction des circonstances.

   En 2015, un film reconstituant les événements est sorti…Intitulé The prison Stanford experiment, et signé Kyle Patrick Alvarez, le long-métrage interpelle : jusqu’où sommes-nous capable d’aller, lorsque l’on est en position de force ? Les étudiants choisi comme gardiens, avaient l’air de mouton avant l’expérience, et ne voulaient pas être gardien.Et pourtant, ils sont devenus de véritables monstres, très « doués » et faisant preuve de créativité dans leur entreprise.La souffrance infligée aux prisonniers, essentiellement psychologique, les consume peu à peu…l’enfermement carcéral peut avoir des effets néfastes sur l’être humain…elle le diminue, l’efface, et il en ressort un être assujetti au système.

   Dans le film, les prisonniers adoptent des attitudes divergentes : si Daniel Culp (le prisonnier 8612, incarné par Ezra Miller) se rebelle contre les gardiens et ne se plie pas à l’autorité, d’autres se plie au système (et paradoxalement, les gardiens vont aller plus loin avec eux, pour voir si il n’ y a pas un moment où ils vont se rebelle).Certains sont effrayés, d’autres consternés…après tout, ils n’ont rien fait et sont justes des étudiants qui participent à une expérience…qui est paradoxalement inhumaine.Mais personne ne conteste l’attitude des gardiens, et pas même entre gardiens…

   Ce qui est encore plus troublant, c’est le comportement des scientifiques qui mène l’expérience, qui la regarde à travers leur écran de télévision en direct, car celle-ci est filmée, et qui, tout en étant épouvantés, ne réagissent pas et laisse les choses se faire…Zimbardo (joué par Billy Crudup) pense avant tout à son avancée scientifique (même si celle-ci est mineure et au fond nous fait prendre conscience que ce qui est pourri sur cette terre, c’est l’être humain…) et en devient inhumain (malgré le fait qu’il autorisera plusieurs prisonniers à quitter la prison avant les 6 jours de l’expérience, après l’avoir supplié, terrorisés et en larmes).La décision de stopper l’expérience sera probablement le pas le plus difficile pour lui à prendre…il faudra vraiment attendre une situation très critique pour les prisonniers, malmenés par les gardiens (l’un d’eux, Christopher, incarné par Michael Anganaro, est le pire de la bande, et terrorise les détenus…sans même les frapper).

   L’expérience montre que les gens obéissent lorsqu’ils sont en présence d’une institution qu’ils considèrent comme légitime à leur yeux (des scientifiques, les gardiens de la prison)…ses résultats sont similaires à celle de l’expérience de Milgram sur la soumission à l’autorité.Bien entendu, les conditions dans lesquelles ont été menée l’expérience sont contraires à la dignité humaine et à toutes les règles éthiques que l’humanité a inventé depuis la création du monde.Il en ressort toutefois un film qui interpelle (notre avis : 7,8/10).

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459.Simon Gronowski, l’enfant du 20e convoi : pour ne jamais oublier…

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Simon Gronowski a 84 ans et la tête toujours hantée par ce qu’il a vécu alors qu’il n’avait que 11 ans.Il était juif et a vu des choses qu’aucun enfants de son âge n’aurait du voir.Né à Bruxelles d’un père polonais juif ayant fuit son pays natal à cause de l’antisémitisme, et d’une mère lituanienne.Dans sa famille, il est le cadet.Sa soeur s’appelle Ita, et c’est une virtuose du piano.Et puis, un jour, Hitler arrive au pouvoir en Allemagne et peu à peu, la seconde guerre mondiale se met en place.Lorsque les Allemands occupent la Belgique, dans un premier temps, ils ne s’en prennent pas aux juifs belges, mais aux immigrés juifs…dont Simon et ses parents font parties. Pas sa soeur, car cette dernière a pu à l’âge de 16 ans obtenir la nationalité Belge.La famille décide de fuir et de se cacher chez des amis à Woluwe.Mais un jour, quelqu’un les dénonce et les Allemands débarquent et les embarque.Seul le père, hospitalisé, ne part pas avec eux, la maman faisant croire à la Gestapo qu’elle est veuve.

   Voyant un rayon de soleil ce jour là, Ita dira à son frère qu’il y a de la lumière, mais que celle-ci n’est pas pour eux.Transférés dans les caves de la Gestapo, la famille finit par atterrir dans la Caserne Dossin à Malines, où leurs affaires leur sont confisqués.Les conditions de vie sont déplorables, mais c’est mieux que les camps de la mort…Le soir, Simon s’entraîne à sauter du haut de sa couchette (car ce n’est pas à proprement parler un lit).Il aspire, en secret, s’évader du train qui les conduira aux camps.Un mois après leur arrivée, on leur annonce qu’ils embarqueront pour le 20e convoi…juste sa mère et lui, sa soeur étant « une juif nationale »…mais cette « protection est temporaire », car d’ici quelques mois, les allemands ne la respecteront plus…Dans ce convoi, il y a 1636 juifs et peu de ceux-ci reviendront vivant du voyage…Simon dira au revoir à sa soeur, sans ce douter une seule seconde que c’est la dernière fois de sa vie qu’il la verra…Pendant le voyage, Simon voit que la porte du wagon est ouverte et que d’autres juifs sautent afin d’échapper à leur destin.Lui qui s’est pourtant « entraîné » a  peur en voyant le paysage défiler devant ses yeux et la vitesse -rapide- du convoi…mais sa mère lui donne un coup de pouce au moment où le train « ralenti », les allemands se rendant compte qu’une partie de ses occupants se fait la malle.La Gestapo tire sur ceux qui  essayent de s’échapper.Simon voit sa mère, qui n’a pas eu le temps de sauter et qui est toujours dans le train…il ne sait pas quoi faire, aimerait remonter à bord, mais pour une raison qu’il ignore encore  à ce jour, se met à courir, encore et encore, aboutissant dans une forêt.Le lendemain, épuisé, le garçon arrive dans un village, couvert de boue et frappe à la porte d’une dame à qui il dit s’être perdu en jouant et devant retrouver son père, qui est à Bruxelles.La femme le mène chez le garde-champêtre qui le conduit…à la gendarmerie !!! Le petit garçon est terrifié à l’idée de ce qui risque de lui arriver si les allemands le retrouvent.Mais le gendarme, Jean Aerts est quelqu’un de bien, et ne le dénoncera pas.En route pour Bruxelles, Simon retrouve son père le 20 avril 1943.Les 2 sont obligés de se séparer et de se cacher , changeant à plusieurs reprises de familles d’accueils…Simon voit peu son père (3 fois en 17 mois) mais lui écrit beaucoup. Ita est toujours à la caserne et envoie des lettres à Simon…jusqu’à être déportée le 19 septembre 1943.Le 4 septembre 1944, la Belgique est enfin libérée du joug allemand…mais la soeur et la mère de Simon sont mortes.Le papa de Simon, atteint de silicose et très faible, s’abandonne au chagrin.Simon est désormais orphelin…c’est une véritable tragédie.

   La suite des événements se montre plus clémente.Simon va alors vivre dans un pensionnat, avant d’être placé dans une famille d’accueil…pour retrouver à 16 ans la maison de son enfance ! Se trouvant un petit boulot, Simon entame des études de droits (en hommage à son père, qui admirait les avocats) , devenant docteur en droit et avocat ! Son autre grande passion sera le jazz, une musique mélancolique exprimant bien des émotions.Il se marie en 1963 et aura 2 enfants.

   Mais des atrocités de sa jeunesse, Simon n’en parle pas, même si il ne cache pas que ça lui est arrivé…jusqu’à 1993, où  on l’encourage à écrire un livre sur ses événements.Aujourd’hui, Simon raconte son histoire dans des écoles primaires, à de jeunes enfants, pour ne jamais qu’on oublie, pour faire taire ceux qui dise que la Shoah n’a jamais existé…L’homme a exceptionnellement accepté l’invitation des professeurs Jacques Fierens et Nathalie Colette-Basecqz de venir à l’Université de Namur et de partager devant un amphithéâtre d’étudiants ses souvenirs…car sa mémoire, elle est intacte, se rappelant du moindre détails, insistant énormément sur ceux-ci, car chaque élément à son importance.Devant ces étudiants, c’est un homme pourtant optimiste et pleins d’humour  qui leur est apparu…même si il a perdu la foi (comment un Dieu peut-t-il avoir permit que sa mère et sa soeur soient tuées…) et envie ceux qui l’ont encore, car c’est une chose merveilleuse.Simon a pardonné à ses bourreaux, et pense que tout le monde devrait en faire autant…il a même rencontré Koenraad, le fils d’un fasciste flamand adorateur du régime nazi qui l’avait forcé à s’enrôler dans la Gestapo, commettant d’horribles atrocités et finalement envoyé en prison…ce dernier a voulu s’excuser et Simon l’a pardonné, l’enlaçant dans ses bras.Les 2 bonhommes ont même fini par écrire un livre ensemble.Toujours est-t-il, que ce jeudi 29 octobre 2015, à l’Université de Namur, les étudiants écoutaient Simon dans un silence presque religieux, mais l’émotion était bien là, les submergeant tous…chacun à se manière…certains ont même fini par pleurer.La vie est dure parfois, même si elle peut aussi être belle.

à voir aussi : →entretient avec Gronowski.


345.Brève historique de l’évolution du christianisme.

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(source photo : http://www3.unil.ch/wpmu/allezsavoir/jesus-a-t-il-voulu-fonder-le-christianisme/)

Peu après la « Résurrection de Jésus ».

 

Selon la légende, 50 jours après la Résurrection de Jésus, l’Esprit Saint empli les apôtres qui démarre leur mission d’évangélisation, constituant des ekklesia, communautés avec beaucoup de disciples se rassemblant au nom de Jésus ( qu’ils appellent d’ailleurs Christ).Leur meneur semble être Pierre même si ce dernier fut beaucoup secondé par Jacques (considéré par beaucoup comme étant le frère de Jésus).Les 12 apôtres originels, choisis par Jésus, s’occupent ainsi des communautés jérusamélites .Ils constituent un ordre purement juif (en référence à Jésus), pratiquant les rites que la religion leur impose mais tienne compte de l’enseignement du Christ fondé sur le partage des biens et le commémore lors de repas dominicaux (chaque dimanche, soit un jour après le shabbat). Si Pierre et Jacques ont été les bases de cette pyramide dont le terrain était Jésus, il n’en demeure pas moins que Paul de Tarse a largement contribué à l’élaboration de cet édifice. Et ce sans même n’avoir jamais connu Jésus ! D’homme persécutant les chrétiens au nom de Dieu il est devenu missionnaire, prêchant la parole du Christ, fondant des communautés chrétiennes dans chaque ville où il passe, notamment dans de très nombreuses épîtres. Un autre groupe, les Héllénistes (au nombre de 7) prennent en charge les convertis de langue grecque.Mais ceux-ci s’émancipent un peu du judaïsme de Jérusalem.

Pierre, Paul et Jacques mourront pour le poids de la vérité qu’ils dénoncent et qui ne passe pas.Les judéo-chrétiens seront d’ailleurs chassé de Jérusalem par les zélotes en 66.Vers 70, c’est au tour du Temple de tomber sous les coups des Romains.C’est la fin de l’ekklesia Jérusamélite. Pourtant c’est précisément à partir de là que les idées de Paul deviennent universelles et que l’on assiste à une véritable intercommunion entre les communautés Jérusamélites. Le Christianismos (Christianisme) était né.

 

Vers une religion « officielle ».

 

À cette époque, les Juifs palestiniens baignent dans la culture grecque et sa pensée.Ils essayent de comprendre le monde et la place que l’homme peut y prendre.C’est dans ce cadre qu’émerge d’ailleurs le Logos (du philosophe juif Philon) qui ce définit comme le pouvoir créateur du transcendant et son lien avec l’homme.C’est la Parole de Dieu, ce qui donne sa cohérence au monde.Dans le prologue de l’Évangile de Jean, ce Logos s’incarne en Jésus « Et le verbe s’est fait chair » (1,14).

 

Arrive alors tout une série de débats, de contestation christologiques où émergent de nouveaux courants tel que le docétisme ou le modalisme. C’est l’époque des martyrs, où les chrétiens qui refusent de rendre un culte à l’empereur et à leur panthéon de Dieux en payent de leur vie.La plupart acceptent leur sort et voient en celui-ci un accomplissement de l’œuvre de Jésus, un don de leur vie pour Dieu et la foi.Le premier d’entre eux sera Étienne.

 

Mais le christianisme se répand, telle une épidémie (entendons-nous : une bonne épidémie) et l’Église de Rome avec lui tient bon.Cette dernière élabore un credo (confession de foi) rendant grâce à la Trinité et s’accorde le droit d’excommunier.Elle connaît ensuite une période de paix à partir de 260 grâce à Gallien, empereur acceptant la liberté de culte.C’est le début d’une période de 43 ans où le christianisme s’impose mais qui s’achèvera en 303, à cause de l’empereur Dioclétien, rendant culte au monothéisme solaire, qui tentera de supprimer l’Église et lui confisquera ses nombreux biens.Ce sera presque qu’un génocide chrétien.

 

Après toutes ses persécutions, l’empereur Constantin déclare le christianisme comme étant, d’une part une religion reconnue, et d’autre part le culte officiel à favoriser dans l’Empire romain. Il réinstaure aussi la liberté des cultes, entame la construction de la basilique Saint-Pierre dont le but est de faire germer l’union entre les chrétiens et interdit les sacrifices privés (dont les païens étaient adeptes) et les jeux de cirque. L’empereur donne aussi de nombreux subsides à l’ Évêque de Rome afin de faire prospérer l’Église et de lui conférer toute la magnificence dont elle aurait du être dotée depuis toujours. De nombreuses personnes décident de se convertir au Christianisme afin d’obtenir de hauts postes et de très nombreux avantages.Constantin place l’Église sous sa coupe et essaye d’éviter les schismes.Les lois sont adaptées en fonction de la religion.Face à l’empereur se dresse un autre courant religieux : l’Arianisme, fondé par le moine Arius et qui affirme que Jésus a été engendré et non plus créé comme il est écrit dans la Bible.À la mort de Constantin, c’est un personnage imparfait, plus en accord avec l’orthodoxie que le christianisme et ayant fait couler le sang qui s’éteint.

 

En 428, a lieu le premier schisme de l’Église portant sur la divinité de Marie (dogme) et qui aboutira à la formation de l’Église copte.

 

Grandeur et décadence du christianisme.

 

Après la mort de Constantin, les privilèges de l’Église sont légions et de nombreux évêchés (chacun d’eux étant dirigé par un évêque) sont créé.Le Pape devient le chef de tous les évêques.

 

Hélas, le IVe siècle est marqué par une pauvreté grandissante et de famines qui conduisent à tout une série d’Exode.Pour contrer cela, l’Église crée un matricula (registre des pauvres) dans lequel elle élabore tout une série d’action caritative à leur égard tel que le don, la création d’asiles ou de léproseries.

 

En 391, l’empereur Théodose Ier promu le christianisme comme religion d’État de l’Empire et accorde de nouveaux droits à l’Église tel que celui de résoudre les litiges, de donner au pauvres l’accès aux tribunaux à la seule et unique condition de se convertir.Il interdit également tout rites païen .Réciproquement, l’Église ne peut pas remettre en question le titre « d’empereur de droit divin » que s’accorde le souverain.

 

Peu à peu, l’Église prend du galon et fini par devenir la seule autorité.Et la machine s’inverse : les anciens persécutés Chrétiens finissent par devenir…des tortionnaires !!!

 

Dès lors se produit un imbroglio, une sorte de pêle-mêle entre la politique et la religion.De ce tohu-bohu, l’Église, avec toutes ses richesses et ses nombreux bénéfices sera l’antithèse des valeurs que l’évangile tout entier défend.

 

Pour faire face à cela, Antoine, un riche décidant de devenir pauvre en se débarrassant de tout ses avoirs décide de partir dans le désert égyptien pour vivre avec Dieu en consacrant son temps au Christ.Ce sera le début du monachisme.D’autres le suivront.

 

Mais le retour au source du christianisme va surtout se faire grâce à 2 hommes, tout deux moines et Italiens : le premier, Benoît de Nursie fondera le cénobitisme (la vie communautaires des moines(bénédictins), organisée auprès d’une abbaye) tandis que le second,aristocrate du nom de Magnus Flavius Cassiodere, apportera aux moines incultes toute la culture dont ils doivent bénéficier.Les moines copistes venaient de naître.

 

Malheureusement, après l’année 476 marqué par la chute de l’Empire romain, les villes ont été la proie des Barbares seul les moines semble bénéficier de l’enseignement.La foi au christianisme des populations s’ébranle face à la famine et les épidémies de maladie et ceux-ci s’adonnent de plus en plus à des rites païens.

 

Le renouveau.

 

Grâce à une nouvelle alliance, engendrée par le baptême de Clovis, roi des Francs, qui était auparavant païen, l’Église espère stopper l’expansion de l’Arianisme en Gaule.Ce sera chose faite en 511 où Clovis rédigera une série de règle s’appliquant entre lui et l’Église.Dorénavant, seul le roi pourra nommer les abbés et autres évêques. L’ Église sera exemptée d’impôts et sa justice ne s’appliquera qu’au membre du clergé.Elle pourra également accorder l’asile aux chrétiens trouvant refuge dans l’un de ses bâtiments et exaucer le souhait d’un esclave à être libéré.

 

Mais beaucoup de mesure antijuives sont également prises tel que celle où on ne les autorisent plus à avoir d’esclaves chrétiens contrairement à ces derniers ou encore celle où ils sont priés de ne pas sortir en public durant la période Pascale.Presque qu’un comble !

 

Dans le courant du VIIe siècle, les musulmans, à force de conquête mette en péril l’Empire romain d’Orient et son Église.Charles Martel, maire du palais de la dynastie mérovingienne les neutralisera à Poitiers en 732.Son fils, Pépin le Bref établira une alliance entre la papauté et la monarchie tandis que son petit fils, Charlemagne, sera proclamé empereur (représentant de Dieu sur Terre) et travaillera en collaboration avec l’Église, à Rome.Ses successeurs devront faire face à celle-ci et peu à peu finiront sous son aile.Dès lors, les papes deviennent hantés par le pouvoir et règnent tout comme les évêques en grands seigneur dont le pouvoir ne cesse de grossir avec une croissance exponentielle.

 

Retour au christianisme 2.0.

 

En 909, le duc Guillaume d’ Aquitaine souhaite revenir au fondement du christianisme et décide de bâtir un monastère, à Cluny.Dès 931, d’autres monastères sont placés sous sa tutelle avec toujours pour objectif d’appliquer la règle bénédictine où sont imposés pauvreté, chasteté, obéissance et louange à Dieu.La réforme Grégorienne, en 1075 délivrera l’Église du joug des princes.Désormais, seul le pape dirige l’ekklesia occidental.

 

Suite au vent de réforme clunisien, naît un mouvement : La Trêve de Dieu.Ce dernier, et ce dès 989, tente d’enterrer la hache de guerre en interdisant la violence contre l’Église et les paysans sous peine d’ excommunication. Les chevaliers et aristocrates doivent désormais modérer leurs actes et voient en cela une nouvelle éthique, un idéal d’honneur et de loyauté envers les leur.Les cérémonies d’adoubement durant lesquels les écuyers deviennent des chevaliers ont désormais le vent en poupe.

 

Désormais, l’Église se veut « pour les pauvres » : elle ouvre ses portes aux exclus et malheureux.La pauvreté se vit différemment aussi : voulue et non plus subie.Le salut peut s’acheter et on se refait un casier vierge, vide de tout pêcher.Les aumônes sont favorisées par les riches et des hôpitaux sont bâtis.Le don devient une partie du plan transcendant pour que tout homme puisse atteindre la plénitude qu’il recherche.Les universités deviennent gratuites pour favoriser l’apprentissage des pauvres et les droits canoniques de l’Église y sont enseignés.

 

De nouvelles dérives ont toutefois lieu dans les monastères.Ceux-ci finissent par être aveuglé par tout le pouvoir qu’ils acquièrent .Un moine, Bernard décide de fonder un nouvel ordre, à l’écart de la vie en

société : ce sera celui des cisterciens.De nouveau, les valeurs phares prônées seront l’obéissance, la pauvreté, l’humilité avec une certaine assiduité pour le travail.Un autre homme, François d’Assise, se sépare de ses biens et fonde l’ordre des franciscains qui se veut dans la continuité de l’œuvre de Jésus avec un attrait pour la prière, l’annonce de la Bonne Nouvelle et une opposition pour l’amoncellent de biens aussi inutiles que fastidieux.Certains ont comparés François d’Assise à Jésus, qui comme ce dernier a tendu la main a de nombreux lépreux et malade et vivait de l’aumône que des gens généreux avait pu lui donner sur la route.Un peu plus tard naîtront les Clarisses (avec uniquement des femmes) et les Dominicains.Des gens seuls, que l’on qualifiera d’ermite tenteront de faire pareil avec plus ou moins de succès ( Saint Bruno par exemple).

 

Le revers de la médaille.

 

Dès 853, le pape Léon IV ordonne d’aller affronter les infidèles (pour lui…les musulmans ! ) et ce au nom de la foi ! C’est le début des tristement célèbres croisade où il promet à ses hommes que après la mort, tout les actes barbares commis leur seraient retirés et pardonnés.7 autres guerres saintes suivront, pour des motifs parfois flous et qui seront de véritables bains de sang.

 

C’est à cette époque que les grands auteurs antiques sont redécouvert et qu’à lieu la réunion entre raison et foi, entre la religion chrétienne et toute la philosophie hellénique .

 

Vient ensuite toute une période où étant donnée que l’Église est la seule et vraie descendante du message de Jésus, elle condamne toute les hérésies existante : les manichéens, les paysans faisant front à l’autorité,…tous finiront sur le bûcher.L’arrivée du pape Innocent III en 1198 change la donne et ce dernier décide de ramener les brebis perdue sur le droit chemin par la persuasion.Mais l’assassinat de son légat pontifical, Pierre de Castelnau le fait changer d’avis et la lutte contre les hérésies reprend.Elle atteindra son paroxysme avec l’Inquisition qui dès 1244 autorise la torture pour les « hérétiques » et même leurs complices (gens ne vendant pas la mèche à leur sujet).La liste des victimes sera très longue (franciscains, béguines, sorcières, juifs, musulmans,…).Les inquisiteurs ont le sentiment d’être les gérants d’une entreprise marchant dans les pas du Christ.Le concile de Vatican II (1965) sera réalisé à cet égard pour que plus jamais une telle chose ne se reproduise.

 

Un vent de protestantisme et des lumières divines.

 

 

« Rien n’est plus plus abominable que lorsque nous exerçons notre tyrannie sous un prétexte de justice et de droit, quand la religion nous sert d’occasion pour ne songer qu’au gain, quand sous l’étiquette de la défense de l’Église, nous sommes à l’affût du pouvoir, quand on prescrit comme profitables aux intérêts du Christ des choses les plus éloignées possibles de la doctrine chrétiennes »-Érasme.

 

Au XVe siècle, les auteurs de l’antiquité sont de nouveau sur le devant de la scène.Le savoir se propage d’autant plus qu’une nouvelle invention vient de faciliter son transport : l’imprimerie.

 

L’humanisme, visant à garantir la place de l’homme au centre de l’humanité était née.Avec pour début, la Renaissance, fort implantée dans le christianisme.Les gens doivent se comporter de la façon la plus juste et généreuse possible.On critique néanmoins les dérives de l’Église et une nouvelle philosophie émerge : celle des Lumières.Ces hommes là se disent chrétiens et n’ont qu’un seul but : l’apologie d’une morale laïque (pour reprendre le terme employé par Frédéric Lenoir dans « La philosophie du Christ ».Pétrarque, l’un des grands noms humaniste est persuadé que l’on doit s’intéresser à la profondeur de l’humain, pas à ce qui est en surface, à son contenu interne.

 

C’est une nouvelle vision de la liberté qui est désormais perçue: celle de Giovanni Pic de la Mirandole, la voyant comme un cadeau de Dieu.C’est de celle là que s’inspirera Jean-Jacques Rousseau lorsqu’il posera sa perception de la chose : choisie par l’homme qui peut devenir ce qu’il souhaite.C’est de façon plus générale un concept plus général qui transparaît ici : une autonomie de la personne.Erasme, grand penseur dira d’ailleurs au XIe siècle que « les hommes ne naissent pas hommes, ils le deviennent ».Le tout est une histoire d’éducation.

Pourtant, aucun humaniste malgré leur credo visant à avoir le Christ comme seul but de leur existence ne se sépareront de l’Église malgré pourtant des critiques envers les clercs.Cela se fera avec Luther et la naissance du protestantisme.Ce moine n’a que 34 ans lorsqu’il clame haut et fort que l’Église dénoncent des perversions qu’elle même pratique.L’homme sera excommunié en 1521 et fondera le Protestantisme qui prônera un retour aux Écriture de la Bible et commencera une large entreprise de traduction du livre pour faciliter sa diffusion ailleurs dans le monde.Ainsi à lieu la Réforme de Luther ou le salut est assuré dans la foi et où l’autorité ecclésiale diminue.

 

Les Lumières auront permis la création d’une société impartiale et démocratique.L’homme occupe la place qu’il mérite dans ce monde.La promesse est en l’avenir et plus au passé.Le monde moderne était ainsi amorcé.

 

Une conception plus cartésienne de l’être humain émerge grâce à René Descartes qui voit en l’homme le maître de la nature.On se doit de remettre toujours en cause ce que l’on croyait acquis en faisant table rase du passé.La raison « critique » devient le moyen pour l’être humain de s’affranchir de l’autorité ecclésiale et de devenir autonome, de se dresser grâce aux Lumières.On lis entre les lignes les textes bibliques, désormais, ce qui ne plaira pas à tout le monde (ex. : Spinoza sera chassé de la Synagogue).

 

Les philosophes des lumières ne sont pourtant pas athées. Ils pense qu’existe au-dessus d’eux un être supérieur, bien différent de celui des ecclésiastiques. Leur éthique est ancrée profondément dans les valeurs de Jésus.Ils sont donc pacifistes même si il considère que l’ Église est « obscure ».

 

Les modernes mettront ensuite les principes du Christ dans une perspective plus humaniste, sans aucune filiation avec la religion mais bien avec la raison.Pour eux c’est un message rationnel qui s’exprimait à travers la foi, pas autre chose.C’est le début de la laïcité.Les valeurs que véhiculaient Jésus se retrouvent dès lors dans les lois et constitutions de pays tout entiers, entraînant une libération de la société : abolition de l’esclavage, égalité des citoyens, divisions des pouvoirs,…des textes fondateurs sont rédigés (Bill of Rights,…).Un vent de démocratie à soufflé et rien ne saura plus l’arrêter.

 


309.L’abbé Pierre : un modèle pour notre société aujourd’hui.

« TOI QUI SOUFFRES, QUI QUE TU SOIS,

ENTRE, DORS, MANGE, REPREND ESPOIR, ICI ON T’AIME »

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Il y a 7 ans mourrait Henry Grouès plus connu son le nom de l’abbé Pierre.L’homme était âgé, 94 ans.Saviez-vous qu’il a failli être Jésuite ? Ce moine capucin a été l’instigateur d’un véritable élan de charité chrétienne en 1954 , en France, lors d’un hiver très dur (jusqu’à -17°C ! ).Il faut dire que la seconde guerre mondiale a laissé quelques dommages dans la population et beaucoup de gens sont sans-abris à cet époque (vous me direz sans doute qu’il y en a encore aujourd’hui et je vous accorderai raison).L’abbé Pierre, ne pouvant pas tolérer une telle situation, surtout au vue des circonstances climatiques lance un appel, à l’antenne de ce qui sera aujourd’hui Radio RTL : « Mes amis, au secours… Une femme vient de mourir gelée, cette nuit à trois heures, sur le trottoir du boulevard Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel, avant hier, on l’avait expulsée… Chaque nuit, ils sont plus de 2000 recroquevillés sous le gel, sans toit, sans pain, plus d’un presque nu [...] Écoutez-moi : en trois heures, deux premiers centres de dépannage viennent de se créer [...] Ils regorgent déjà, il faut en ouvrir partout[...] Tant que dure l’hiver, que ces centres subsistent, devant leurs frères mourant de misère, une seule opinion doit exister entre hommes : la volonté de rendre impossible que cela dure.Je vous prie, aimons-nous assez tout de suite pour faire cela. Que tant de douleur nous ait rendu cette chose merveilleuse : l’âme commune de la France. Merci ! »

Après cet appel, énormément de français ont donnés des biens, des vêtements, de la nourriture et de l’argent (500 millions de francs ce qui pour l’époque était une somme importante).Et l’humanité s’est soulevée afin d’aider les plus démunis et le cœur des hommes s’est emplis d’amour envers leurs frères. Beaucoup de journalistes ont qualifié cet événement comme étant « l’insurrection de la bonté ».Et ils ont eu raison de le faire. Il y a eu une part de Jésus dans l’abbé Pierre, comme il y en a eu une pour chaque personne qui a voulu aider tout ses pauvres gens ce jour là.C’est un moteur de solidarité, un homme qui a comprit que le bonheur se fait avec les autres, qu’il faut toujours porté l’attention aux plus petits. Pour l’abbé Pierre et pour tous les gens sur terre trouver LA raison de vivre devrait d’être « aimer, se donner de la peine pour que d’autres aient moins de peine ».Quels conséquences cet incident a eu par la suite ? Et bien la loi Besson tout d’abord, visant à donner un logement aux personnes les plus démunies et tout faire pour qu’ils puissent le conserver. Ensuite, les nombreuses communautés d’ Emmaüs, dérivant de l’association que l’abbé  a créé en référence à ces deux disciples de Jésus, tristes et anéantis par sa mort et qui auraient retrouvés espoir le soir de Pâques en le voyant ressuscité. Et enfin, un élargissement de cette association dans le monde entier…ils sont aujourd’hui 337 associations à travers 37 pays différents ! Imaginer tout les sans-abris, exclus, malades,…qu’ils peuvent aider. Et cerise sur le gâteau, quoi de mieux pour une personne prise en charges et dont la situation s’améliore que d’aider, à son tour, en essayant de le faire dans la gratuité la plus totale.

La mission de l’abbé Pierre avait en fait commencer beaucoup plus tôt que 1954, puisque quelques années auparavant, en 1949, il vient en aide à un homme, Georges qui veut se suicider.Au lieu de l’aider, il lui propose de le faire travailler.Pour lui, puisque de toute façon il n’a plus rien à perdre.Ainsi, il devient le premier compagnon d’Emmaüs. Celui qui se sent « de trop », exclu…on a rien à lui donner dit l’abbé Pierre, à part notre amitié, notre appel à partager nos efforts pour en sauver d’autres.Ainsi, pour l’abbé et pour beaucoup d’autres, travailler à Emmaüs, c’est trouver « la » raison de vivre : aimer, se donner de la peine pour que d’autres aient moins de peine.Et tout ceci est un choix, personne n’est obligé de le faire…mais ils le font.Il faut relier ceux qui connaisse la misère à ceux qui ne la connaisse pas (ou que grâce à des statistiques).Et il faut pour cela, afin de faire entendre les opprimés, pour reprendre l’abbé Pierre : « le prophétisme, la voix ».Il y a de la compassion, du don et de l’amour en chacun de nous.Étrange que l’on en a pas encore fait un saint, un modèle pour notre société…

(un article de Kramvoussanos Georges).

 

 


308.À propos de Gandhi.

Moi je me considère comme un soldat.Un soldat de la paix.-Gandhi dans son discours « le pouvoir de dire non »

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Mohandas Karamchand Gandhi était avocat.Après avoir exercé durant 2 décennies en Afrique où sa défense pour les Indiens contre les discriminations locales a fait grand bruit, il revint chez lui, dans sa terre natale, en Inde, en 1915 pour démarrer un nouveau combat : celui de l’indépendance de l’Inde (qui rappelons le était sous la tutelle des Britanniques depuis la seconde moitié du XIXe siècle ).Mais pas par le sang.Gandhi est un partisan de la non-violence et entend fonder son combat pour la liberté sur cette base.Pour lui, c’est le meilleur moyen d’arriver à ses fins.Comme Jésus, il ne se défendra pas, prêt à se sacrifier pour une cause qui le dépasse et parlera d’ailleurs du Christ en ces termes : «  Un homme qui était complètement innocent, il s’est offert lui-même comme sacrifice pour le bien des autres, ses ennemis inclus, et devint la rançon du monde. Ce fut un acte parfait. » Gandhi a également lancé une autre mode : celle de la non-coopération, de ne pas appliquer une loi qui ne semble pas être juste et égalitaire.

 

C’est donc pendant près de 30 ans (jusqu’à sa mort où il est assassiné par un nationaliste hindou en 1948) que Gandhi va mener son combat, son « chemin de croix ».Ses seuls moyens de pressions étant le jeûne et le boycott (mettre fin volontairement aux échanges).Après un effroyable événement se terminant dans le sang (plusieurs policiers sont tués), Gandhi choisi de mettre fin à son mouvements car continuer dans ces conditions serait à l’encontre de ses valeurs.Envoyé en prison puis finalement relâcher, l’homme reprend son combat en 1930 avec la célèbre marche du sel où suite au refus des britanniques d’accorder à l’Inde son statut d’ancienne colonie indépendante (un dominion), il propose aux Indiens de ramasser le sel (de l’eau de mer) par leurs propres moyens et de ne plus se faire avoir à l’acheter aux Anglais qui leur font payer excessivement cher.Après quelques séjours en prisons, des tables rondes et autres projets de réformes électorales , Gandhi démarre un jeûne, une grève de la faim.Le 15 août 1947, L’indépendance de l’Inde est proclamée mais est désormais divisée en deux états correspondant à 2 cultures différentes ( musulmane (le Pakistan) et hindoue).Pour Gandhi, il s’agit évidemment d’un échec.

 

L’homme que l’on a fini par appelé le Mahatma en raison de sa grande âme (comme un « saint ») a essayé de faire comprendre aux gens qu’ils sont libres et que leur vie doit être faite de choix où répondre par l’affirmative est du à l’envie et non à l’obligation.Gandhi sait pertinemment que la non-violence est un stade difficile à toucher mais pense qu’on peut l’acquérir en dressant la violence, en la muselant et ce…par l’amour ! On ne doit pas prendre part à des actions qui pourrait faire du mal à d’autres.Mais utiliser l’amour qui telle une force surgissant du plus profond de l’être vaincra le mal qui nous enserre le cœur.Il faut néanmoins que la majorité encaisse cette règle.

 

http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Mohandas_Karamchand_Gandhi/120779, consulté le 01/05/14.

 

http://www.moustique.be/actu-societe/18923/les-grands-discours-gandhi-le-pouvoir-de-dire-non, consulté le 01/05/2014 (également en article sur papier)

 

http://jecoutemaconscience.one-voice.fr/gandhi-ou-l%E2%80%99apotre-de-la-non-violence/, consulté le 01/05/2014.

 

http://www.croixsens.net/jesus/citationsurjesus.php, consulté le 01/05/14.

 

(un article de Kramvoussanos Georges).


300.Aung San Suu Kyi : the lady.

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Bien qu’étant bouddhiste, il se détache de l’opposante birmane Aung San Suu Kyi (née en 1945) un certain parallèle avec les pensées du Christ.La dame compte poursuivre les activités de son parti, la LDL (ligue nationale pour la démocratie) et « dans un mouvement comme le nôtre, une fois que vous y êtes, c’est jusqu’à la victoire ou jusqu’à la mort ».La dame serait donc prête à donner sa vie pour une cause qui la dépasse (la démocratie en Birmanie (quoiqu’il soit plus correct aujourd’hui de dire Myanmar) ).D’ailleurs l’ancienne prisonnière politique, libérée depuis 2010, n’a jamais laissé tombé sa « mission » et ce même alors que son mari, en 1999 allait mourir et qu’elle avait l’occasion de quitter la Birmanie.Elle savait que si elle quittait sa patrie, jamais on ne l’autoriserait à y retourner et à y dénoncer et combattre le régime politique en place.Et pour la Dame (son surnom), c’était impensable d’abandonner les Birmans.

 

Je sais que ça fait mal

Comme ton coeur se brise

Tu n’en peux plus

Avance, avance

Laisse ça derrière

Tu dois laisser ça derrière

Tout ce que tu veux

Tout ce que tu fais

Tout ce que tu construis

Tout ce que tu brises

Tout ce que tu mesures

Tout ce que tu voles

Tout ce que tu peux laisser derrière

Tout ce que tu penses

Tout ce que tu ressens

Tout ce que tu dis

Tout ce que tu portes

Tout ce que tu arranges…

 

(extrait de la chanson  »Walk On  » du groupe U2 en 2000).

à voir également : →The Lady (film de Luc Besson,2011).

(article de K.G.,13/05/14).


244.Nelson Mandela : la fin d’un homme, le début d’une légende.

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La nouvelle s’est répandue telle une traînée de poudre tant elle fut marquante : Nelson Mandela est décédé.C’est le père d’une nation qui s’éteint et l’une des dernières grandes figures de notre monde.Il a milité presque toute sa vie, son combat  contre l’apartheid  faisant  bouger les choses : politique de discrimination positive ( mieux traiter une catégorie donnée de la population, estimée être systématiquement lésée de par certaines de ses caractéristiques propres), la lutte contre le sida, des logements pour les pauvres et surtout la fin de l’apartheid. Prisonnier durant 27 ans à Robben Island pour oser défendre ses idées, l’homme pardonnera même à ses bourreaux.Les journées sont longues en prison où Mandela lira chaque jour Invictus , un poème de William Ernest Henley qui l’aidera à surmonter cette étape difficile :

Dans les ténèbres qui m’enserrent,
Noires comme un puits où l’on se noie,
Je rends grâce aux dieux quels qu’ils soient,
Pour mon âme invincible et fière,

Dans de cruelles circonstances,
Je n’ai ni gémi ni pleuré,
Meurtri par cette existence,
Je suis debout bien que blessé,

En ce lieu de colère et de pleurs,
Se profile l’ombre de la mort,
Et je ne sais ce que me réserve le sort,
Mais je suis et je resterai sans peur,

Aussi étroit soit le chemin,
Nombreux les châtiments infâmes,
Je suis le maître de mon destin,
Je suis le capitaine de mon âme.

Mandela est aussi un exemple pour le monde, un être de non-violence (dans la plupart des cas) se préoccupant d’abord du sort des autres avant le sien.Son départ a profondément ému l’Afrique (et l’ensemble du monde) qui perd son leader, son héros.Mais sa disparition doit être perçue comme une délivrance, l’homme, devenu vieux et malade a accueilli la mort comme une vieille amie.Avé Madiba !!!!!!!!!


235.Famine en Éthiopie : pour ne jamais oublier…

En 1984, il y a de cela pratiquement 30 ans eu lieu une des plus grandes famines de l’histoire de l’humanité : celle de l’Ethiopie.Celle ci dura 1an et connu deux phases.MSF tenta d’intervenir pour solutionner ce problème grave où se mobiliseront des personnalités de la chanson (We are the World).MSF, voudra intervenir contre le gouvernement du pays qui déporte (délocalise) la population vers des « oasis » dont elle soupçonne de n’être que des leurres.MSF devra quitter le pays pour cette position de non-neutralité.

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Toujours est-il que cet épisode demeure un traumatisme pour de nombreuses personnes et notamment pour les médecins qui ont du faire des choix cruciaux : sauver tel enfant plutôt qu’un autre,…

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