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350.Écrire un plaidoyer (à la Zola)…ça en jette !

Un peu à la manière du grand Émile Zola dans sa lettre « J’accuse », nous vous proposons de jouer au jeu du grand orateur dénonciateur qui expose la vérité, cinglante et cristalline.

Plaidoirie-0

(photo issue de : http://lasdelaplaidoirie.blogspot.be/)

CONSTRUCTION :

1.Exorde :

-Captatio benevolentiae : je capte votre attention en étant gentil avec vous afin que vous m’écoutiez jusqu’au bout.

-définir le problème (évoque).

2.Narratio :

-Expose les faits et présente le texte.

3.Confirmatio : thèse qui éclate et on réfute les « mauvais choix »

4.Péroraison.

-Résume l’argumentation

-Conclusion sur une finale visant à émouvoir, à faire appel à un sentiment d’attendrissement.Un truc qui doit sonner dans les oreilles.

 -Il faut que celui qui écrive soit fort impliqué.

-Il écrit en « je » (ou « nous ») afin de convaincre quelqu’un (ici peut être le prof et de façon plus globale l’humanité).Il défend une personne, des valeurs considérés comme victimes.

-On est dans le registre pathétique donc on doit faire appel au sentiments.On vise à être persuasif.

-Faire de longues phrases rythmées.

-On défend un point de vue tenant compte des points de vue contraires.

-Petit effet de theatralisation ( Le choix des temps : Nous sommes il y a 3000 ans/Il y a 3000 ans ; les démonstratifs : cet après-midi, sur cette chaise ; pronom personnels : je et nous/je et vous ).

-Il faut une thèse (idée centrale du texte) qui doit être posée mais devant apparaître progressivement.Elle doit être illustrée par des arguments, s’accompagnant si possible d’exemple.La thèse tient compte des objections.

-Utiliser témoignages, argument d’autorité (exemple : Aristote à dit, tout le monde sait bien que…), argument ad hominem (montrer qu’un argument est faux var il est contradictoire avec l’attitude de son auteur : ex. : « Ce n’est pas à vous de donner des leçons pour baisser les impôts, car vous les avez augmentés ! ») argumenta fortiori (rapprocher deux choses en disant que ce qui est vrai pour l’une l’est encore plus pour l’autre), exemples, références à des personnes ou des valeurs faisant autorité.

-Avoir recours à des descriptions, énumérations, gradations, vocabulaire émotionnel, associations, dissociation (ex. :il y a drogue et drogue), amplification, ironie, antiphrase (ex. : dire « Beau travail ! » à une situation qu’on désapprouve), antithèse (oppose 2 idées), comparaison, métaphores (ex. : le cri de mon âme), litote, hyperbole ( exagère la réalité), paradoxe, images (ex. : vérité = lumière) gradation (ex. : « je parle, je crie, je hurle ! »), anaphore (répéter une phrase, un mot au début d’un paragraphe, d’une phrase), personnification (donner traits humains à quelque chose de non vivant : ex. : « ma riche pauvreté »), exclamation (!)

-Utiliser des questions oratoires : questions dont la réponse est connue de tous.

-Enchaîner les différentes parties du textes:paragraphes, mots ou phrases-liens ou jeu de questions-réponses.

-Répéter dans le texte (ni trop peu ni trop) les idées essentielles pour que le lecteur les comprennent.

-Conclusion résumant le texte et dynamique avec une finale pathétique visant à émouvoir (en forme d’étincelle).

-écrire à l’indicatif présent : on agis ici et maintenant (sauf pour les exemples d’avant).

-être romanesque, donner une impression de mouvement (Zola a dit « La vérité est en marche »), dramatiser (ex. : « 4 minutes pleines d’angoisse »), utiliser l’évocation (faire naître des choses dans notre cerveau), les sensations (plongent dans le sujet).

-être lyrique : laisser aller ses sentiments, partager ses états d’âmes.

-être épique, tel un héros menant son combat (bien vs mal) , donner une dimension symbolique au texte (« l’homme parlant au nom de l’humanité »)

-utiliser un vocabulaire : appréciatif (bonheur, lumière, passion, vérité,…) et/ou dépréciatif (illégalité, diabolique, néfaste,…).


200.Épépiner…oui, mais quel est le sens de ce verbe ?

            ♣  On parle le français de manière courante (ou soutenue pour certains) et pourtant on se surprend encore à ne pas savoir le sens de certains verbes ou de certains mots.

            ♣  Prenons un exemple : épépiner.Ce n’est pas quelque chose que l’on dit tout les jours.Ou même que nous faisons tout les jours.Son sens littéral est « action d’ôter les pépins ».C’est donc un verbe du jargon culinaire couramment utilisé dans les grands restaurants.

            ♣ Autre verbe étrange : médicamenter.Cela signifie « prescrire des médicaments à un patient ».Le docteur en général dira : « je vais vous prescrire des médicaments » et pas « je vais vous médicamenter ».

           ♣  Le verbe « boumer » signifie, quant à lui, « aller bien ».Les jeunes d’aujourd’hui, par exemple, l’emploient fréquemment en se demandant si « ça boume ».Urger signifie être urgent (ça urge ! ).Ester veut dire traduire quelqu’un en justice, intenter un procès.Ces verbes sont des verbes défectifs, car ils ne peuvent s’employer qu’à la 3ème personne du singulier.C’est le cas de bon nombre de verbes adaptés pour la météo : pleuvoir, pleuvoter, pleuvioter, pleuvasser neiger, tonner,…


122.Les rimes.

Qu’est-ce qu’une rime ? 

Il s’agit d’un jeu d’homophonie : la  répétition d’un même son vocalique et de sons-consonnes qui le suivent éventuellement.En poésie, c’est le retour du même son à la fin de chaque vers.

exemple : je déteste me laver

je préfère schlinguer

Qualité de la rime : 

La rime peut être riche si elle a 3 sons communs ou plus (exemple : la rose/l’arrose), suffisante si elle possède 2 sons communs (exemple : fermées/parfumées) ou pauvre si elle ne compte qu’un seul son en commun (exemple : remplit/infini).

Genre de la rime :

La rime est féminine si elle se termine par un « e » ( même si après celui-ci se trouve une marque du pluriel) et masculine dans les autres cas.

Disposition de la rime :

Elle est déterminée par leur succession : soit croisée (1),  embrassée (2) , plates/suivies (3) ou redoublées (4).

explications: 

A et B sont les rimes :

1.

A

B

A

B

Maître Corbeau, sur un arbre perché, (A)

Tenait en son bec un fromage. (B)

Maître Renard, par l’odeur alléché, (A)

Lui tint à peu près ce langage : (B)

(Jean de la Fontaine)

2.

A

B

B

A

Tu n’en reviendras pas toi qui courais les filles (A)

Jeune homme dont j’ai vu battre le cœur à nu (B)

Quand j’ai déchiré ta chemise et toi non plus (B)

Tu n’en reviendras pas vieux joueur de manille (A)

(Louis d’Aragon)

3.

A

A

B

 B 

Dans Sainte-Pélagie, (A)

Sous ce règne élargie, (A)

Où rêveur et pensif, (B)

Je vis captif, (B)

(Gérard de Nerval)

 

4.

A

A

A

En passant par un certain pré,(A)

Rencontra Bergère à son gré,(A)

Il la demande en mariage.

Le père aurait fort souhaité(A)

(Jean de la Fontaine)

 

zoom sur…

la rime intérieure : En poésie, répète  au milieu du vers la rime situé à la fin du vers et résonne donc comme un écho sonore dans le vers.


81.Apprendre l’italien : leçon 1.

Devenir polyglotte ça vous tente ? Comment ?! Vous ne savez pas ce que ce mot signifie ? Pas de problème ! Il désigne simplement les personnes parlant plusieurs langues.Cela ne vous plairait-t-il pas d’aller dans un pays étranger et de pouvoir comprendre la langue de ses habitants ou de parler avec eux ? Si bien sur, c’est évident.Tout le monde en rêve.Notre site va donc tenter de vous guider dans l’apprentissage de votre nouvelle langue.Et comme il faut bien commencer par quelque chose nous vous proposons l’italien.C’est une langue très belle qui a beaucoup de mots ressemblant au français.Bon apprentissage à tous.

 

leçon 1 : la prononciation des mots.

La prononciation est identique au français.Sauf pour : 

le « e » se prononce « è ».

le son « ch » se prononce « k ».

le « u » se prononce « ou ».

le « c » se prononce « tch » (devant i et e).

le « g » se prononce « dj » (devant i et e).

le « gli » se prononce « l ».

le « gn » est identique au français.

le « h » est muet.

le « z » se prononce « ts ».


42.L’argumentation.

Lorsque l’on écrit un texte argumentatif (cherchant à convaincre), il faut retenir deux ou trois petites choses utiles :

→ Il faut toujours un titre.Celui-ci doit être précis et renseigner le lecteur sur ce qu’il va lire.Ensuite, il faut des paragraphes ( commençant à chaque fois avec un alinéa) liés entre eux par des connecteurs logiques* (tels que des prépositions) et contenant chacun des arguments.

→La fonction principale des arguments est de soutenir une thèse (= une idée globale que l’on veut défendre).Afin d’illustrer ces arguments ou d’exprimer explicitement ceux qui sont implicites on aura recours à des exemples.

42.L'argumentation. dans langue francais-258x300

 

*= lorsqu’il y a 3 paragraphes les mots liens ou connecteurs les débutants seront toujours : D’abord-ensuite-enfin.Si il n’y a que 2 paragraphes on utilisera plutôt : d’une part-d’autre part.


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