A crazy world


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54.Dossier planifié.

Le blog « A crazy world » grandit et donc se développent.Nous essayons donc d’être un peu plus présent sur le net et d’innover tout les mois.En novembre, nous vous proposerons donc une nouveauté qui se répétera ensuite tout les mois : un dossier, sur un sujet choisi que l’on développera au maximum.En novembre, nous avons décidé que le dossier n°1 porterai sur Star Wars.Par contre pour le mois de décembre, nous n’avons encore rien choisi.Vous avez donc carte blanche.Envoyez-nous vos commentaires, nous tiendrons compte de tout vos avis.

Bien à vous,

le créateur.


50.Blague du jour.

Une famille anglaise passe des vacances en Allemagne. Au cours d’une promenade, ils remarquent une belle maisonnette qui leur paraît particulièrement adaptée à leurs prochaines vacances. Le propriétaire est un pasteur sympathique et leur propose aussitôt un contrat de location .De retour en Angleterre, la dame s’aperçoit qu’elle n’avait pas vu les W-C au cours de la visite. Elle décide donc d’écrire au pasteur pour lui faire préciser où ils se trouvent
Quand il reçut la lettre, le pasteur ne comprit pas l’abréviation «W-C» et pensa qu’il s’agissait d’une église germano-anglaise appelée «WOLLS-CHAPELS». Voici sa réponse:
«Madame, j’apprécie votre demande et j’ai l’honneur de vous informer que le lieu qui vous intéresse se trouve à 12km de la maison ce qui est gênant pour celui qui s’y rend souvent.
Ce dernier peut emporter son déjeuner avec lui, il faut s’y rendre soit à bicyclette soit en voiture ou alors à pied, mais il est préférable d’arriver à l’heure pour avoir une place assise et pour ne pas déranger les autres. Dans ce local il y a de l’air conditionné très agréable, les enfants s’assoient à côté de leurs parents, et tout le monde chante en chœur. A l’entrée il vous sera donné une feuille de papier. Ceux qui arrivent en retard peuvent se servir des feuilles de leurs voisins, toutes les feuilles doivent être rendues à la fin de façon à être distribué aux pauvres. Le lieu est aménagé d’amplificateurs de son, afin qu’on puisse entendre dehors ce qu’on fait à l’intérieur. On y trouve des vitres spécialisées pour permettre de contempler les fidèles dans leurs diverses positions. Ceci dit, j’espère avoir très clair dans ma description


49.Le jeu du bouton (Richard Matheson).

Début octobre, nous vous parlions du film « the box » qui était tiré d’une oeuvre de l’écrivain américain Richard Matheson.Voici donc la nouvelle qui a inspiré le film.

 

49.Le jeu du bouton (Richard Matheson).

Le paquet était déposé sur le seuil : un cartonnage cubique clos par une  simple bande gommée, portant leur adresse en capitales écrites à la main : Mr. et Mrs. Arthur Lewis, 217E 37ème Rue, New York. Norma le ramassa, tourna la clé dans la serrure et entra. La nuit tombait. 
Quand elle eut mis les côtelettes d’agneau à rôtir, elle se confectionna un martini-vodka et s’assit pour défaire le paquet. 
Elle y trouva une commande à bouton fixée sur une petite boîte en contre-plaqué. Un dôme de verre protégeait le bouton. Norma essaya de l’ôter, mais il était solidement assujetti. Elle renversa la boîte et vit une feuille de papier pliée, collée avec du scotch sur le fond de la caissette. Elle lut ceci : Mr. Stewart se présentera chez vous ce soir à vingt heures. 
Norma plaça la boîte à côté d’elle sur le sofa. Elle savoura son martini et relut en souriant la phrase dactylographiée. 
Peu après, elle regagna la cuisine pour éplucher la salade. 

A huit heures précises, le timbre de la porte retentit. « J’y vais », déclara Norma. Arthur était installé avec un livre dans la salle de séjour. 
Un homme de petite taille se tenait sur le seuil. Il ôta son chapeau. « Mrs. Lewis ? » s’enquit-il poliment. 
« C’est moi. » 
« Je suis Mr. Steward. » 
« Ah ! bien. » Norma réprima un sourire. Le classique représentant, elle en était maintenant certaine. 
« Puis-je entrer ? » 
« J’ai pas mal à faire », s’excusa Norma. « Mais je vais vous rendre votre joujou. » Elle amorça une volte-face. 
« Ne voulez-vous pas savoir de quoi il s’agit ? » 
Norma s’arrêta. Le ton de Mr. Steward avait été plutôt sec. 
« Je ne pense pas que ça nous intéresse », dit-elle. 
« Je pourrais cependant vous prouver sa valeur. » 
« En bons dollars ? » riposta Norma. 
Mr. Steward hocha la tête. « En bons dollars, certes. » 
Norma fronça les sourcils. L’attitude du visiteur ne lui plaisait guère. « Qu’essayez-vous de vendre ? » demanda-t-elle. 
« Absolument rien, madame. » 
Arthur sortit de la salle de séjour. « Une difficulté ? » 
Mr. Steward se présenta. 
« Ah ! oui, le … » Arthur eut un geste en direction du living. Il souriait. « Enfin, de quel genre de truc s’agit-il ? » 
« Ce ne sera pas long à expliquer », dit Mr. Steward. « Puis-je entrer ? » 
« Si c’est pour vendre quelque chose … » 
Mr. Steward  by Giant Savings » href= »http://www.affection.org/appuyez-bouton_74428_NOUVELLE_381776_poeme-type-auteur/# »>fit non de la tête. « Je ne vends rien. » 
Arthur regarda sa femme. « A toi de décider », dit-elle. 
Il hésita puis : « Après tout, pourquoi pas ? » 
Ils entrèrent dans la salle de séjour et Mr. Steward prit place sur la chaise de Norma. Il fouilla dans une de ses poches et présenta une enveloppe cachetée. « Il y a là une clé permettant d’ouvrir le dôme qui protège le bouton », expliqua-t-il. Il posa l’enveloppe à côté de la chaise. « Ce bouton est relié à notre bureau. » 
« Dans quel but ? » demanda Arthur. 
« Si vous pressez le bouton, quelque  by Giant Savings » href= »http://www.affection.org/appuyez-bouton_74428_NOUVELLE_381776_poeme-type-auteur/# »>part dans le monde, en Amérique ou ailleurs, un être humain que vous ne connaissez pas mourra. Moyennant quoi vous recevrez cinquante mille dollars. » 
Norma regarda le petit homme avec des yeux écarquillés. Il souriait toujours. 
« Où voulez-vous en venir ? » exhala Arthur. 
Mr. Steward parut stupéfait. « Mais je viens de vous le dire », susurra-t-il. 
« Si c’est une blague, elle n’est pas de très bon goût ! » 
« Absolument pas. Notre offre est on ne peut plus sérieuse. » 
« Mais ça n’a pas de sens ! » insista Arthur. « Vous voudriez nous faire croire … » 
« Et d’abord, quelle maison représentez-vous ? » intervint Norma. 
Mr. Steward montra quelque embarras. « C’est ce que je regrette de ne pouvoir vous dire », s’excusa-t-il. « Néanmoins, je vous garantis que notre organisation est d’importance mondiale. » 
« Je pense que vous feriez mieux de vider les lieux », signifia Arthur en se levant. 
Mr. Steward l’imita. « Comme il vous plaira. » 
« Et de reprendre votre truc à bouton. » 
« Etes-vous certain de ne pas préférer y réfléchir un jour ou deux ? » 
Arthur pris la boîte et l’enveloppe et les fourra de force entre les mains du visiteur. Puis il traversa le couloir et ouvrit la porte. 
« Je vous laisse ma carte », déclara Mr. Steward. Il déposa le bristol sur le guéridon à côté de la porte. 
Quand il fut sorti, Arthur déchira la carte en deux et jeta les morceaux sur le petit meuble. « Bon Dieu ! » proféra-t-il. 
Norma était restée assise dans le living. « De quel genre de truc s’agissait-il en réalité, à ton avis ? » 
« C’est bien le cade de mes soucis ! » grommela-t-il. 
Elle essaya de sourire, mais sans succès. « Ca ne t’inspire aucune curiosité ? » 
Il secoua la tête. « Aucune. » 
Une fois qu’Arthur eut repris son livre, Norma alla finir la vaisselle. 

« Pourquoi ne veux-tu plus en parler ? » demanda Norma. 
Arthur, qui se brossait les dents, leva les yeux et regarda l’image de sa femme reflétée par le miroir de la salle de bains. 
« Ca ne t’intrigue donc pas ? » insista-t-elle. 
« Dis plutôt que ça ne me plaît pas du tout. » 
« Oui, je sais, mais… » Norma plaça un nouveau rouleau dans ses cheveux. « Ca ne t’intrigue pas quand même ? Tu penses qu’il s’agit d’une plaisanterie ? » poursuivit-elle au moment où ils gagnaient leur chambre. 
« Si c’en est une, elle est plutôt sinistre. » 
Norma s’assit sur son lit et retira ses mules. « C’est peut-être une nouvelle sorte de sondage d’opinion. » 
Arthur haussa les épaules. « Peut-être. » 
« Une idée de millionnaire un peu toqué, pourquoi pas ? » 
« Ca se peut. » 
« Tu n’aimerais pas savoir ? » 
Arthur secoua la tête. 
« Mais pourquoi ? » 
« Parce que c’est immoral », scanda-t-il. 
Norma se glissa entre les draps. « Eh bien, moi je trouve qu’il y a de quoi être intrigué. » 
Arthur éteignit, puis se pencha vers sa femme pour l’embrasser. « Bonne nuit, chérie ». 
« Bonne nuit. » Elle lui tapota le dos. 
Norma ferma les yeux. Cinquante mille dollars, songeait-elle. 

Le lendemain, en quittant l’appartement, elle vit la carte déchirée sur le guéridon. D’un geste irraisonné, elle fourra les morceaux dans son sac. Puis elle ferma la porte à clé et rejoignit Arthur dans l’ascenseur. 
Plus tard, profitant de la pause-café, elle sorti les deux moitiés de bristol et les assembla. Il y avait simplement le nom de Mr. Steward et son numéro de téléphone. 
Après le déjeuner, elle prit encore une fois la carte déchirée et la reconstitua avec du scotch. Pourquoi est-ce que je fais ça ? se demanda-t-elle. 
Peu avant cinq heures, elle composait le numéro. 
« Bonjour », modula la voix de Mr. Steward. 
Norma fut sur le point de raccrocher, mais passa outre. Elle s’éclaircit la voix. « Je suis Mrs. Lewis », dit-elle. 
« Mrs. Lewis, parfaitement. » Mr. Steward semblait fort bien disposé. 
« Je me sens curieuse. » 
« C’est tout naturel », convint Mr. Steward. 
« Notez que je ne crois pas un mot de ce que vous nous avez raconté. » 
« C’est pourtant rigoureusement exact », articula Mr. Steward. 
« Enfin, bref… » Norma déglutit. « Quand vous disiez que quelqu’un sur Terre mourrait, qu’entendiez-vous par là ? » 
« Pas autre chose, Mrs. Lewis. Un être humain, n’importe lequel. Et nous vous garantissons même que vous ne le connaissez pas. Et aussi, bien entendu, que vous n’assisteriez même pas à sa mort. » 
« En échange de cinquante mille dollars », insista Norma. 
« C’est bien cela. » 
Elle eut un petit rire moqueur. « C’est insensé. » 
« Ce n’en est pas moins la proposition que nous faisons. Souhaitez-vous que je vous réexpédie la petite boîte ? » 
Norma se cabra. « Jamais de la vie ! » Elle raccrocha d’un geste rageur. 

Le paquet était là, posé près du seuil. Norma le vit en sortant de l’ascenseur. Quel toupet ! songea-t-elle. Elle lorgna le cartonnage sans aménité et ouvrit la porte. Non, se dit-elle, je ne le prendrai pas. Elle entra et prépara le repas du soir. 
Plus tard, elle alla avec son verre de martini-vodka jusqu’à l’antichambre. Entrebâillant la porte, elle ramassa le paquet et revint dans la cuisine, où elle le posa sur la table. 
Elle s’assit dans le living, buvant son cocktail à petites gorgées, tout en regardant par la fenêtre. Au bout d’un moment, elle regagna la cuisine pour s’occuper des côtelettes. Elle cacha le paquet au fond d’un des placards. Elle se promit de s’en débarrasser dès le lendemain matin. 

« C’est peut-être un millionnaire qui cherche à s’amuser aux dépens des gens », dit-elle. 
Arthur leva les yeux de son assiette. « Je ne te comprends vraiment pas. » 
« Enfin, qu’est-ce que ça peut bien signifier ? » 
« Laisse tomber », conseilla-t-il. 
Norma mangea en silence puis, tout à coup, lâcha sa fourchette. « Et si c’était une offre sérieuse ? » 
Arthur la dévisagea d’un oeil effaré. 
« Oui. Si c’était une offre sérieuse ? » 
« Admettons. Et alors ? » Il ne semblait pas se résoudre à conclure. « Que ferais-tu ? Tu reprendrais cette boîte, tu presserais le bouton ? Tu accepterais d’assassiner quelqu’un ? » 
Norma eut une moue méprisante « Oh ! Assassiner … » 
« Et comment donc appellerais-tu ça, toi ? » 
« Puisqu’on ne connaîtrait même pas la personne ? » insista Norma. 
Arthur montra un visage abasourdi. « Serais-tu en train d’insinuer ce que je crois deviner ? » 
« S’il s’agit d’un vieux paysan chinois à quinze mille kilomètres de nous ? Ou d’un nègre famélique du Congo ? » 
« Et pourquoi pas plutôt un bébé de Pennsylvanie ? » rétorqua Arthur. « Ou une petite fille de l’immeuble voisin ? » 
« Ah ! voilà que tu pousses les choses au noir. » 
« Où je veux en venir, Norma, c’est que peu importe qui serait tué. Un meurtre reste un meurtre. » 
« Et où je veux en venir, moi, c’est que s’il s’agit d’un être que tu n’as jamais vu et que tu ne verras jamais, d’un être dont tu n’aurais même pas à savoir comment il est mort, tu refuserais malgré tout d’appuyer sur le bouton ? » 
Arthur regarda sa femme d’un air horrifié. « Tu veux dire que tu accepterais, toi ? » 
« Cinquante mille dollars, Arthur. » 
« Qu’est-ce que ça vient … » 
« Cinquante mille dollars, Arthur », répéta Norma. « La chance pour nous de faire ce voyage en Europe dont nous avons toujours parlé. » 
« Norma. » 
« La chance pour nous d’avoir notre pavillon en banlieue. » 
« Non, Norma. » Athur pâlissait. « Pour l’amour de Dieu, non ! » 
Elle haussa les épaules. « Allons, calme-toi. Pourquoi t’énerver ? Je ne faisais que supposer. » 
Après le dîner, Arthur gagna le living. Au moment de quitter la table, il dit : « Je préférerais ne plus en discuter, si tu n’y vois pas d’inconvénient. » 
Norma fit un geste insouciant. « Entièrement d’accord. » 

Elle se leva plus tôt que de coutume pour faire des crêpes et des oeufs au bacon à l’intention d’Arthur. 
« En quel honneur ? » demanda-t-il gaiement. 
« En l’honneur de rien. » Norma semblait piquée. « J’ai voulu en faire, rien de plus. » 
« Bravo », apprécia-t-il. « Je suis ravi. » 
Elle lui remplit de nouveau sa tasse. « Je tenais à te prouver que je ne suis pas … » Elle s’interrompit avec un geste désabusé. 
« Pas quoi ? » 
« Egoïste. » 
« Ai-je jamais prétendu ça ? » 
« Ma foi … hier soir … » 
Arthur resta muet. 
« Toute cette discussion à propos du bouton », repris Norma. « Je crois que … bref, que tu ne m’as pas comprise .. » 
« Comment cela ? » Il y avait de la méfiance dans la question d’Arthur. 
« Je crois que tu t’es imaginé … » (nouveau geste vague) « que je ne pensais qu’à moi seule. » 
« Oh ! » 
« Et c’est faux. » 
« Norma, je … » 
« C’est faux, je le répète. Quand j’ai parlé du voyage en Europe, du pavillon … » 
« Norma ! Pourquoi attacher tant d’importance à cette histoire ? » 
« Je n’y attache pas d’importance. » Elle s’interrompit, comme si elle avait du mal à trouver son souffle, puis : « j’essaie simplement de te faire comprendre que … » 
« Que quoi ? » 
« Que si je pense à ce voyage, c’est pour nous deux. Que si je pense à un pavillon, c’est pour nous deux. Que si je pense à un appartement plus confortable, à des meubles plus beaux, à des vêtements de meilleure qualité, c’est pour nous deux. Et que si je pense à un bébé, puisqu’il faut tout dire, c’est pour nous deux toujours ! » 
« Mais tout cela, Norma, nous l’aurons. » 
« Quand ? » 
Il la regarda avec désarroi. « Mais tu … » 
« Quand ? » 
« Alors, tu … » Arthur semblait céder du terrain. « Alors, tu penses vraiment … » 
« Moi ? Je pense que si des gens proposent ça, c’est dans un simple but d’enquête ! Ils veulent établir le pourcentage de ceux qui accepteraient ! Ils prétendent que quelqu’un mourra, mais uniquement pour noter les réactions … culpabilité, inquiétude, que sais-je ! Tu ne crois tout de même pas qu’ils iraient vraiment tuer un être humain, voyons ? » 
Arthur resta muet. Elle vit ses mains trembler. Il y eut un instant de silence, puis il se leva et sortit de la cuisine. 
Quand il fut parti à son travail, Norma était toujours assise, les yeux fixés sur sa tasse vide. Je vais être en retard songea-t-elle. Elle haussa les épaules. Quelle importance, après tout ? La place d’une femme est au foyer, et non dans un bureau. 
Alors qu’elle rangeait la vaisselle, elle abandonna brusquement l’évier, s’essuya les mains et sortit le paquet du placard. L’ayant défait, elle posa la petite boîte sur la table. Elle resta longtemps à la regarder avant d’ouvrir l’enveloppe contenant la clé. Elle ôta le dôme de verre. Le bouton, véritablement, la fascinait. Comme on peut être bête ! songea-t-elle. Tant d’histoire pour un truc qui ne rime à rien. 
Elle avança la main, posa le bout du doigt … et appuya. Pour nous deux, se répéta-t-elle rageusement. 
Elle ne put quand même s’empêcher de frémir. Est-ce que, malgré tout ? … Un frisson glacé la parcourut. 
Un moment plus tard, c’était fini. Elle eut un petit rire ironique. Comme on peut être bête ! Se monter la tête pour des billevesées ! 
Elle jeta la boîte à la poubelle et courut s’habiller pour partir à son travail. 

Elle venait de mettre la viande du soir à griller et de se préparer son habituel martini-vodka quand le téléphone sonna. Elle décrocha. 
« Allô ? » 
« Mrs. Lewis ? » 
« C’est elle-même. » 
« Ici l’hôpital de Lenox Hill. » 
Elle crut vivre un cauchemar à mesure que la voix l’informait de l’accident survenu dans le métro : la cohue sur le quai, son mari bousculé, déséquilibré, précipité sur la voie à l’instant même où une rame arrivait. Elle avait conscience de hocher la tête, mécaniquement, sans pouvoir s’arrêter. 
Elle raccrocha. Alors seulement elle se rappela l’assurance-vie souscrite par Arthur : une prime de 25 000 dollars, avec une clause de double indemnité en cas de … 
« Non ! » Elle eut l’impression que le souffle allait lui manquer. Elle se leva en chancelant, regagna la cuisine. Une couronne de glace lui serrait le crâne quand elle rechercha la petite boîte dans la poubelle. On ne voyait ni clous ni vis. Impossible de comprendre comment les faces étaient assemblées. 
Alors elle fracassa la boîte contre le bord de l’évier. Elle frappa à coups redoublés, de plus en plus fort, jusqu’à ce que le bois eut éclaté. Elle arracha les débris, insensible aux coupures qu’elle se faisait. La caissette ne contenait rien. Aucun transistor, pas de moindre fil. Elle était vide. 

Quand le téléphone sonna, Norma suffoqua comme une personne qui ne noie. Elle vacilla jusqu’au living-room, saisit le récepteur. 
« Mrs. Lewis ? » articula doucement Mr. Steward. 
Etait-ce bien sa voix à elle qui hurlait ainsi ? Non, impossible ! 
« Vous m’aviez dit que je ne connaîtrais pas la personne qui devait mourir ! » 
« Mais, chère madame », objecta Mr. Steward, « croyez-vous vraiment que vous connaissiez votre mari ? ». 


48.Peut-on vraiment mourir après avoir bu trop d’eau ?

Oui, cela est possible.On parle d’intoxication à l’eau.Cela se traduit par divers symptômes : maux de tête, nausées, manque de coordination, perte de connaissance, ballonnements, températures basse ou encore attaques.Ils sont tous liés aux variations de la pression osmotique dans les tissus, car l’eau des fluides rentre à l’intérieur des cellules.Il y a donc 2 conséquences très importantes : une élévation des fluides corporels pouvant provoquer une augmentation de la pression intra-crânienne sur le cerveau et la chute du volume d’hémoglobine pouvant conduire à un choc circulatoire.Tout ceci pouvant conduire à la mort.

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47.Frankenweenie : bande-annonce.

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Le nouveau film de Tim Burton, après le très récent  « Dark Shadows ».


46.Django Unchained : bande-annonce.

Et voici la bande-annonce du prochain film de Tarantino (sortie le 16 janvier 2013).

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45.Les clichés.

    Un cliché est une situation avec des idées reçues à propos de quelque chose (exemple : arabes = voleurs (ce qui est faux évidemment) ).

    Si l’on veut jouer avec le cliché (cas dans les films notamment) on peut : agrandir le cliché jusqu’à l’absurde, opposer deux archétypes ( modèles, stéréotypes, caricatures) que tout sépare, inverser l’un ou l’autre élément dans le but d’inverser les effets, les rôles (le méchant devient le gentil) ou bien encore détourner le cliché de sa situation en allant à l’encontre des idées reçues et en dédramatisant ainsi des fantasmes très largement répandus.


44.Les quatre sans cou-Robert Desnos.

Ils étaient quatre qui n’avaient plus de tête,
Quatre à qui l’on avait coupé le cou,
On les appelait les quatre sans cou.

Quand ils buvaient un verre,
Au café de la place ou du boulevard,
Les garçons n’oubliaient pas d’apporter des entonnoirs.

Quand ils mangeaient, c’était sanglant,
Et tous quatre chantant et sanglotant,
Quand ils aimaient, c’était du sang.

Quand ils couraient, c’était du vent,
Quand ils pleuraient, c’était vivant,
Quand ils dormaient, c’était sans regret.

Quand ils travaillaient, c’était méchant,
Quand ils rodaient, c’était effrayant,
Quand ils jouaient, c’était différent,

Quand ils jouaient, c’était comme tout le monde,
Comme vous et moi, vous et nous et tous les autres,
Quand ils jouaient, c’était étonnant.

Mais quand ils parlaient, c’était d’amour.
Ils auraient pour un baiser
Donné ce qui leur restait de sang.

Leurs mains avaient des lignes sans nombre
Qui se perdraient parmi les ombres
Comme des rails dans la forêt.

Quand ils s’asseyaient, c’était plus majestueux que des rois
Et les idoles se cachaient derrière leur croix
Quand devant elles ils passaient droits.

On leur avait rapporté leur tête
Plus de vingt fois, plus de cent fois,
Les ayant retrouves à la chasse ou dans les fêtes,

Mais jamais ils ne voulurent reprendre
Ces têtes où brillaient leurs yeux,
Où les souvenirs dormaient dans leur cervelle.

Cela ne faisait peut-être pas l’affaire
Des chapeliers et des dentistes.
La gaîté des uns rend les autres tristes.

Les quatre sans cou vivent encore, c’est certain,
J’en connais au moins un
Et peut-être aussi les trois autres,

Le premier, c’est Anatole,
Le second, c’est Croquignole,
Le troisième, c’est Barbemolle,
Le quatrième, c’est encore Anatole.

Je les vois de moins en moins,
Car c’est déprimant, à la fin,
La fréquentation des gens trop malins.


40.H.P.Lovecraft : Histoire et chronologie du Nécronomicon (1927).

Titre original Al Azif — azif étant le mot utilisé par les Arabes pour désigner ce bruit nocturne (fait par les insectes) que l’on suppose être le mugissement de démons.

Composé par Abdul Alhazred, un poète fou de Sanaá, au Yémen, dont on dit qu’il fleurissait à l’époque des califes Omeyyades, vers 700 ap. J.C. Il visita les ruines de Babylone et les souterrains secrets de Memphis, et passa dix ans seul dans le grand désert au sud de l’Arabie — le Rub al-Khali ou « Espace Vide » des anciens arabes — et le désert « Dahna » ou « Cramoisi » des arabes modernes, que l’on croit peuplé d’esprits protecteurs maléfiques et de monstres de mort. Sur ce désert, bien des merveilles étranges et incroyables sont racontées par ceux qui prétendent y avoir pénétré. Dans ses dernières années, Alhazred vécut à Damas, où le Nécronomicon (Al Azif) a été écrit, et sur sa mort définitive ou sa disparition (738 ap. J.C.), bien des choses abominables et contradictoires ont été racontées. Ibn Khallikan (biographe duxiie siècle) dit qu’il fut saisi en plein jour par un monstre invisible et horriblement dévoré devant un grand nombre de témoins glacés d’effroi. Sur sa folie, on raconte beaucoup de choses. Il prétendait avoir vu la fabuleuse Irem, la Cité des Piliers, et avoir trouvé sous les ruines d’une certaine ville sans nom du désert les annales bouleversantes et les secrets d’une race plus vieille que l’humanité. Il fut un musulman peu fervent et vénérait des entités inconnues qu’il appelait Yog-Sothoth et Cthulhu.

En 950 ap. J.C., l’Azif, qui avait atteint une diffusion considérable, bien que clandestine, parmi les philosophes de ce temps, fut traduit secrètement en grec par Théodore Philétas de Constantinople, sous le titre de Nécronomicon. Pendant un siècle, il poussa certains expérimentateurs à d’abominables essais, quand il fut interdit et brulé par le patriarche Michel. Après cela, on n’en entend plus parler que furtivement, mais Olaus Wormius (1228) fit une traduction latine au bas Moyen-Âge, et le texte latin fut imprimé deux fois — auxve siècle en lettres gothiques (à l’évidence en Allemagne), et au xviie siècle (probabl. Espagne) — ces deux éditions étant dépourvues de signes d’identification et n’étant localisées dans le temps et l’espace que par des preuves typographiques internes. L’œuvre, en latin comme en grec, fut interdite par le pape Grégoire IX en 1232, peu après la traduction latine qui attira l’attention sur elle. L’original arabe était perdu dès le temps de Wormius, comme l’indique sa note liminaire ; et nulle apparition de la copie grecque — qui fut imprimée en Italie entre 1500 et 1550 — n’a été signalée depuis l’incendie de la bibliothèque d’un certain homme de Salem en 1692. Une traduction anglaise, faite par le Dr. Dee, ne fut jamais imprimée et n’existe qu’à l’état de fragments récupérés à partir du manuscrit original. Sur les textes latins qui existent aujourd’hui, on sait que l’un (xve siècle) est sous clefs au British Museum, tandis que l’autre (xviie siècle) est à la Bibliothèque Nationale à Paris. Une édition du xviie siècle est à la bibliothèque Widener de Havard, et une à la bibliothèque de l’Université de Miskatonic d’Arkham. Également à la bibliothèque de l’Université de Buenos Aires. Il existe probablement de nombreuses autres copies secrètes et, selon une rumeur persistante, une copie du xve siècle fait partie de la collection d’un célèbre millionnaire américain. Une rumeur encore plus vague accrédite la préservation d’un texte grec du xvie siècle dans la famille Pickman de Salem ; mais s’il a été préservé, il s’est volatilisé avec l’artiste R. U. Pickman qui a disparu au début de l’année 1926. Le livre est rigoureusement interdit par les autorités de la plupart des pays et par toutes les branches ecclésiastiques organisées. Le lire conduit à d’abominables conséquences. C’est de rumeurs sur ce livre (dont relativement peu de personnes ont connaissance dans le grand public) que Robert W. Chambers aurait tiré l’idée de son roman The King in Yellow.

 

Chronologie

• Al Azif écrit vers 730 ap. J.C. à Damas par Abdul Alhazred
• Trad. en grec en 950 ap. J.C. en tant que Nécronomicon par Théodore Philétas
• Brulé par le patriarche Michel en 1050 (i.e. le texte grec). Le texte arabe est perdu
• Olaus traduit du gr. au Latin en 1228
• 1232 : éd. latine (et gr.) interd. par le pape Grégoire IX
• 14… édition imprimée en lettres gothiques (Allemagne)
• 15… texte gr. imprimé en Italie
• 16… réimpression espagnole du texte latinHis

30.Comment réaliser un rapport de laboratoire ?

Lorsque l’on fait une expérience scientifique, il est nécessaire d’en garder une trace écrite où l’on détaillera les manipulations réalisées et les conclusions que l’on a pu en tirer.Ce travail porte de le nom de rapport d’observation (ou de laboratoire).

Voici les différentes étapes que vous devrez impérativement respecter pour en réaliser un :

1.Objectifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J’essaye en une phrase ou deux maximum d’expliquer le but de mon expérience ( ce que je cherche à prouver ) et de poser une ou plusieurs questions auxquelles l’expérience (ou les expériences) m’aideront à répondre.

 

2.Matériel utilisé.

 

Je réalise une liste dans laquelle je retrouverais tout les matériaux et produits utilisés. 

3.Schémas.

 

Je dessine une représentation de l’expérience sur laquelle je peux ajouter des flèches avec le nom des objets ou composants de la solution.

4.Manipulations.

 

Je décris les différentes étapes de l’expérience  (ce que je fais) sans expliquer ce qui se produit.

5.Observations.

 

Je note tout ce que je peux remarquer lorsque je réalise les manipulations (n.b. : les observations et manipulations peuvent parfois être groupés sous la forme d’une seule étape).Je n’essaye pas d’interpréter, de comprendre les résultats des manipulations. 

6.Conclusion.

J’essaye d’être attentif aux résultats et essaye de les interpréter en les expliquant dans répondre aux objectifs de départs (et aux questions que l’on s’est posées).La conclusion clôt le rapport mais peut rester provisoire afin d’être une ouverture à un nouveau questionnement.

 


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