A crazy world


580.Lord Huron-The Night we met.

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579.13 reasons why : analyse de la nouvelle série phénomène de Netflix.

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   Sorti le 31 mars 2017 en intégralité, les 13 épisodes composant la série 13 reasons why font de celle-ci une oeuvre intelligente et qui interroge tout à chacun.Mais de quoi parle cette nouvelle production Netflix  adaptée du roman 13 raisons de Jay Asher? De Hannah Baker, 17 ans, qui s’est suicidée, mais qui avant de commettre l’irréparable, à enregistré 7 cassettes audio ou elle explique, sur 13 faces, les 13 raisons qui l’ont amenée à vouloir en finir avec la vie…ces 13 raisons correspondent à  quelque chose qu’ont fait des personnes qui ont croisé la route d’Hannah, et chacune d’elle est évoquée sur une face.Pour mieux enfoncer le couteau dans la plaie, elle a chargé une personne de confiance de passer les cassettes à la première personne concernée par le contenu, et de s’assurer qu’une fois qu’il aurait tout écouté, il passerait les autres cassettes aux autres maillons de son effroyable liste.

     Lorsque la série commence, les cassettes arrivent chez Clay Jensen (Dylan Minette), 17 ans également, qui a bien connu Hannah, qui fréquentait le même lycée que lui et avec qui il travaillait, en temps qu’étudiant, au cinéma du coin.Le jeune homme a été attristé plus que tout autre par la mort de la jeune femme, qu’il a toujours aimé, secrètement…sans jamais pouvoir lui avouer ses sentiments.Ce qu’il va entendre sur les cassettes va le chambouler et provoquer en lui à la fois colère, vengeance et tristesse…surtout qu’une face des cassettes le concerne…

Pourquoi est-ce d’actualité ?

Le suicide chez les jeunes (et dans la société, de façon générale) est une chose qui se produit de façon quotidienne (entre 1 et 2 suicides par jour en Wallonie ), sans que l’entourage du disparu comprennent les raisons qui l’ont poussé à passer à l’acte, ou plus simplement, que ce dernier avait de tels problèmes dans sa vie que tout lui était à ce point devenu insupportable pour envisager de s’ôter la vie.C’est exactement ce qui est montré dans 13 reasons why, puisque personne ne comprend, au début, pourquoi Hannah à fait cela…les premiers, à ce titre, sont bien évidemment ses parents : Olivia (joué par Kate Walsh) et Andy Baker. Ils cherchent des réponses à ce geste…pour eux, tout allait bien, et leur fille semblait heureuse…mais c’est là qu’ils se trompaient.

Pourtant, à plusieurs reprises, Hannah à chercher à redonner une chance à la vie…ce qui, hélas, ne marcha pas…elle essaya de se faire aider, en parlant de ses problèmes à une personne qualifiée, mais cette dernière ne parvint pas à l’aider.Le fait est que ce qui l’a amené à la mort est une succession d’événements, tous plus terribles les uns que les autres, provoqués par des personnes de son collège…il faut des années pour se faire une bonne réputation, et puis, en quelques secondes, celle-ci peut être détruite…et tout s’écroule.

Le harcèlement scolaire, la destruction de soi, la solitude, la trahison, la méchanceté gratuite, le viol, ou encore l’impact des technologie de l’informations (avec notamment le cyberharcèlement) sont des thèmes abordés dans cette série.L’information circule tellement vite, à l’heure actuelle, que tout le monde est au courant de tout, et qu’une photo peu avantageuse de soi peut être publiée en ligne, à notre insu, sur Internet, ou partagée entre téléphone, par un simple échanges de messages, ou un simple clic…

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Est-ce que la mort d’Hannah aurait pu être évitée ?

C’est l’une des grandes question à laquelle la série tente de répondre…en réalité, il faudra que chacun se fasse son opinion personnelle sur le sujet, mais pour notre part, nous aimerions dire que oui. Le manque d’attention et l’impression d’être seule au monde ont pesé énormément dans le choix d’Hannah. L’indifférence est le pire des sentiments possible…il est l’antithèse de l’amour, son éternel rival. Si les gens prêtait un peu d’attention à leur voisin, plutôt que d’être préoccupé par leur petite personne, et par ce que l’on pense d’eux, peut-être qu’ils « verraient » ce qui est réellement important. Hannah a subi le regard des autres, leurs pensées, leur moqueries…et en a été persécutée.

Certaines des personnes qui ont écouté les cassettes d’Hannah pensent que le suicide est un geste personnel, et que quoi qu’il en soit, c’est un choix de la personne…comme si le geste, destiné à arriver, devait se produire quoi qu’il en est.La série interroge, le spectateur en venant à se demander, si Hannah, par moment, n’exagère pas dans ce qu’elle dit, n’a pas tendance à dramatiser les actions de ces camarades…celles-ci n’ayant pourtant pas le même degré de gravité…mais il faut comprendre que tout ceci est le cheminement d’une évolution, d’un cercle vicieux où tout conduit irrémédiablement à de la tristesse et à énormément de mélancolie pour elle. La fille a été détruite à petit feu, par couches successives, attaquant son être…tout le monde l’abandonnant peu à peu, et la laissant à son triste sort. Mais, on ne peut s’empêcher de se dire que chacune des 13 personnes évoquées, ont contribué à ce qui est arrivé à la jeune adolescente. Le problème, est, que ces derniers ne s’en sont pas rendu compte…ce qui à l’air paradoxal, mais qui ne l’est pas tant que ça, lorsque l’on pense à la manière dont les gens se comporte…ils ne réfléchissent pas aux conséquences de leurs actes, ni à l’impact de ceux-ci, pourtant parfois destructeur. 

Pourquoi Hannah a-t-elle enregistrée les cassettes ? 

Autre grande question ! Celle-ci ne trouve pas réellement de réponses, les principaux concernés se demandant d’ailleurs se qu’ils doivent en faire, entendant leur part de responsabilité, ainsi que celle des autres…la personne de confiance, qui a remis les cassettes aux autres, en a fait des copies, ne sait pas ce qu’il doit faire une fois que la 13e personne aura écoutée les cassettes : garder tout cela pour lui, ou informer les autorités policière pour que justice soit faite, voir dire la vérité aux parents d’Hannah, qui sont en quête de réponses..

Si l’on y réfléchit, Hannah permet de répondre à la grande questions que l’entourage d’une personne suicidée se pose : pourquoi a-t-elle fait cela ? Elle leur offre ici toutes les réponses à leurs questions, et on pourrait penser que cela aide à faire son deuil, mais ça n’est pas entièrement vrai…la résurgence de la douleur est très forte, et le remord très grand…comme si on était tous fautifs du drame qui s’est joué, d’avoir été aveugle qu’une tragédie allait se tramer.

Quel est l’impact sur les destinataires des cassettes ?

Ceux qui écoutent les cassettes réagissent tous à peu près de la même manière au début, en voulant garder les informations pour eux, comme un effroyable secret qu’il faut cacher…à l’exception de Clay Jensen : il est le seul chez qui les cassettes vont avoir un impact aussi grand, et qui mettra énormément de temps à les écouter, la voix d’Hannah lui étant insupportable à écouter – lui rappelant sans cesse le passé et celle qu’il a aimée-, voulant à plusieurs reprises jeter les ponges et vouloir ne plus jamais voir l’existence de ces cassettes.Elle constitueront une grande épreuve pour lui, qui se sentira de moins en moins bien à mesure qu’il avance dans son écoute…l’amenant lui-même à envisager le suicide (il ne passera toutefois pas à l’acte).Clay éprouvera aussi de la haine envers les « bourreau » d’Hannah, souhaitant se venger, menant des actions concrète l’amenant à son tour à devenir un bourreau…même si il sait que ça n’est pas la meilleure chose à faire, mais ses émotions prenant parfois le dessus.

Les actions de Clay vont toutefois avoir un impact sur les 12 autres personnes concernées par les cassettes, en amenant certains à énormément de souffrance, leur permettant de reconnaître ce qu’ils ont fait, ou ce qu’ils ont subi (l’une des personnes est en effet aussi, en quelque sorte, « victime » des autres) et les amenant, à prendre conscience de leur responsabilité et à la reconnaître.Pourtant, d’autres, ont plus de mal, et reste dans le « déni », absolument pas prêt à assumer la vérité, ou ce qu’ils sont…le poids de cela et de l’image qu’ils doivent renvoyer fait qu’ils n’assument pas. Leur société est celle du paraître, de vouloir rentrer dans le moule, de colporter et d’amplifier les ragots et autres histoires…mais dans quel but ? 

La série est-t-elle choquante à regarder ?

La réponse à cette question est contrastée : étrange, quand on sait de quoi parle la série, et pourtant vrai. Les premiers épisodes se regardent,  et sont même agréables à suivre ! Le spectateur veut savoir ce qui est arrivé à Hannah, et sa curiosité malsaine l’accompagne, tout au long de la série, entre joie, tristesse, dégoût et nostalgie.Mais plus on se rapproche de l’effroyable dénouement, plus le climat et l’ambiance deviennent pesante, correspondant d’ailleurs aux émotions d’Hannah et de Clay, et tout devient beaucoup plus lourd à suivre.La caméra filme d’ailleurs la mort de la jeune femme, scène effroyable et vision cauchemardesque, absolument sans la moindre émotion (ni aucun fond sonore)…et qui est très choquante (peut être l’une des plus effroyable jamais filmée, tant cela paraît réaliste).

Pourtant, de cet exutoire, il y a énormément de beaux moments : la relation entre Clay, maladroit avec les filles (ou plus exactement 1 fille) et Hannah est touchante, malgré le fait qu’elle est aussi une succession d’occasion manquée…les êtres humains devraient faire sortir leur sentiments, les avouer…on a toujours peur de la confrontation à l’autre, de leur réaction…mais au final, ne passent-t-on pas à côté de quelque chose en ne tentant rien ?

Sans avoir la prétention d’endiguer le suicide chez les jeunes, la série fait réfléchir, interroge sur nos rapports avec les autres et sur l’importance des actes et des choix de chacun. Cela ne laisse pas indifférent, en aucun cas, et peut être cela nous incitera à réagir…peut-être…

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578.Tarantino présente…Jackie Brown.

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     Pam Grier fut une actrice connue dans les années 1970 pour un type de film assez particulier :  la Blaxploitation. Il s’agissait de longs-métrages valorisant la communauté afro-américaine, et leur donnant le premier rôle.L’idée était de promouvoir l’image des afro-américain, à une époque où l’on sortait de la ségrégation raciale aux États-Unis. Tous les thèmes ont été abordés, et de nombreuses pastiches de « films connus » ont été refait à la sauce Blaxploitation. Ces films parlaient de liberté (dans ses choix et ses actes), d’afro-américain affrontant les blancs (souvent représentés comme l’archétype du mal), du souhait de la communauté de pouvoir bénéficier des mêmes droits civils et politiques que les autres, de leur quotidien (parfois difficile), renversant ainsi tout les stéréotypes connus (certains film présentait une femme afro-américaine servant au début une famille de blanc, et à la fin, ces derniers étaient devenus ses serviteur à elle).C’est avec ce courant cinématographique que la belle Pam Grier devint une star, avec notamment Black Mama, White Mama, Foxy Brown ou encore Coffy, la panthère noire de Harlem.Avec le temps, le genre disparu progressivement, et Pam Grier quelque peu oubliée…

     Mais c’était sans compter sur Quentin Tarantino, grand amateur des films de Blaxploitation, qui se décida a réaliser un film qui rendrait hommage à ce genre de long-métrage.Adapté du roman Punch créole, d’ Elmore Leonard, Jackie Brown voyait le jour.Il  fit ainsi appel à Pam Grier, relançant sa carrière.

     L’histoire est celle de Jackie Brown, hôtesse de l’air, arrêtée pour avoir passé de l’argent d’un pays à l’autre pour le compte d’un truand, Ordell Robbie (Samuel L. Jackson).L’agent fédéral, Nicolette (Michael Keaton), et le policier, Dagus (Michael Bowen), souhaitent qu’elle coopère avec eux pour le coincer…ce qu’elle se refuse de faire, et comme il y avait de la cocaïne dans sa valise, la dame est envoyée directement en prison. Ordell paye sa caution, et souhaite la tuer, afin d’éviter qu’elle ne parle. Mais la belle, qui a prévu le coup, lui pointe un revolver et conclu un accord avec  lui : elle va faire croire aux autorités qu’elle va leur livrer Ordell, lors du transfert des 500 000 dollars de ce dernier…pour ce plan, ils devront toutefois être assisté de Melanie Ralston     ( Bridget Fonda), une surfeuse accro au sexe, et Louis Gara (Robert De Niro), ex-compagnon de cellule d’Ordell.Mais personne de sait que Jackie a l’intention de garder les 500 000 dollars pour elle, se faisant assister par Max Cherry (Robert Foster, star de séries Z)…

     Avec ce film, Tarantino prouve une nouvelle fois qu’il sait, mieux que personne, raconter une histoire : Jackie Brown impose son héroïne, jouée par Pam Grier, qui parvient à duper tout le monde, tournant la situation à son avantage. Elle ne le fait toutefois pas sans difficultés…elle doit absolument se « faire croire » par les agents de police, par l’horrible truand Ordell et par Max Cherry (qui l’aime et doit savoir si il peut lui faire une confiance aveugle).Chaque personnage joue très gros dans le long-métrage, en mettant toutes leur carte dans le jeu de Jackie…

     Quelque peu à part dans la filmographie du cinéaste, ce film noir dépeint surtout par le fait qu’il est bien moins violent que tout les autres (moins sanglant), avec un rythme beaucoup plus lent (moins percutant)  et des scènes à rallonges (surtout qu’il dure 2h34), faisant la part belle à ses personnages et à leur ressenti. L’homme prend son temps, même lorsqu’il s’agit de tuer un personnage (il faut voir tout ce que le pauvre personnage, joué par De Niro, doit subir, de la jolie Mélanie, avant de se décider à la tuer).Pourtant, il y a quelques codes qui sont cher à Tarantino, émaillant chacun de ses longs-métrages, que l’on retrouve tout de même ici : la division en chapitre, la musique très riches en titres (de chanteurs afro-américains !) très inspirés (Across 110th Street de Bobby Womack, Monte Carlo Nights de Elliot Easton’s Tiki Gods, ou Street Life de Randy Crawford) et dont on en vient à se demander si certaines scènes n’ont pas été tournées pour servir de support à la musique, et le recours aux mêmes collaborateurs (Samuel L. Jackson, après Pulp Fiction, retrouve le réalisateur).

     Samuel L. Jackson incarne le truand Ordell Robbie, cinglé (mais tout en nuance) et vantard qui n’hésite pas à flinguer tout ceux qui l’ont aidé, si la situation risque de devenir dangereuse pour lui. C’est un paranoïaque, un type violent et peu rationnel…mais doté d’un certain sens de l’humour. De Niro est en contraste avec tout ce qu’il avait pu jouer auparavant, en incarnant le rôle du complice de Robbie, un personnage idiot et instinctif, totalement largué.

     En fin cinéphile qu’il est, Tarantino rend hommage au film Le Lauréat de Mike Nichols , sa première séquence étant la copie conforme de celle de ce dernier (celle où l’hotesse de l’air arrive à l’aéroport, sur le tapis roulant…comme Dustin Hoffman).Il tisse d’ailleurs une romance, entre Pam Grier, la belle quadragénaire (qui porte, à un moment du film une robe rouge, la mettant un peu plus en valeur, et rappelant son rôle de Foxy), et Robert Foster, l’homme qui reste calme en toute circonstances, qui atteint son dénouement dans la scène finale, bouclant la boucle et ramenant Jackie à devoir voyager à nouveau.

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    Pour Tarantino, ce film parle aussi d’amitié…ce qui n’est pas la chose la plus évidente à remarquer, au premier abord. Les personnages conversent entre eux, concluent des accords, se jurent fidélité…et pourtant, dans cette équation, si certains des termes sont négatifs ( Mélanie, voulant voler Robbie), il y a une véritable inconnue à découvrir : Jackie Brown.Peut-on se fier à elle ? Peut-on se fier à ses amis ? La question de la confiance est également soulevée…

     L’avant-dernière scène, illustrant le transfert des 500 000 dollars, via un échange de sac, dans un magasin de vêtement, est un véritable tour de force : elle est diffusée à plusieurs reprises, montrant, tour-à-tour, le point de vue individuel de chaque personnages…ce qui est un véritable tour de force…Tarantino est un véritable magicien. Jamais une scène n’aura été aussi présentée sous tout les angles possibles. Il rend toutefois hommage à la Blackploitation (en s’éloignant toutefois du climat des années 70, puisque nous sommes presque à la fin des années 90…il en résulte une forme de nostalgie de ce climat très particulier et utopique), ce cinéma avec lequel il grandi, permettant à Pam -Foxy- Grier de gagner cette victoire (et de renaître en temps qu’actrice, elle qui était une icone), par son intelligence, elle qui ne gagnait pas énormément d’argent et à vivre, enfin, le rêve américain.  (notre note : 8/10).

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577.Le blog a 5 ans !

Le 6 juillet 2012, Acrazyworld, votre dévoué blog, voyait le jour (succédant à Cinéactulivres, qui avait officié de 2008 à 2012).Près de 570 articles plus tard, nous continuons à écrire : la présentation du contenu a quelque peu évolué au cours du temps, le choix des sujets traités également (on s’est un peu éloigné du projet de départ, celui de faire une « encyclopédie » en ligne, pour devenir un véritable blog pour tout cinéphiles qui se respectent).Nous avons d’ailleurs analysé une soixantaine de long-métrages, ainsi que 4 séries télévisées.

Nous vous proposons, en ce 11 juillet, de redécouvrir quelques articles phare du blog :

→Misery, chef d’oeuvre de Stephen King.

→Les robots nous envahissent…ils sont partout !

→Un peu de philo…

→V for Vendetta.

→No country for old men.

→Stranger Things.

→I have a dream- Martin Luther King.

→Simon Gronowski, l’enfant du 20e convoi : pour ne jamais oublier…

→Parlons un peu de Shakespeare…

→Il était une fois une chanson… »Billie Jean » de Michael Jackson.

 


576.Spider-man 2.

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     2 ans après le premier volet, Sam Raimi remettait le couvert, en 2004, pour un nouvel épisode des aventures de l’homme-araignée.Le film reprend quelques temps après la mort de Norman Osborn : Peter Parker ne s’en sort plus financièrement.Ayant pris un petit studio, il peine à trouver l’argent pour payer le loyer et doit cumuler son travail de photographe avec celui de livreur de pizza…tout en étant Spider-man.De plus, il suit des cours à l’université, mais n’arrive plus à être un bon étudiant, arrivant sans arrêt en retard…Sa tante non plus ne s’en sort pas et est contrainte de vendre sa maison…Mary-Jane, de son côté, réalise son rêve de devenir actrice en décrochant le rôle principal d’une pièce de théâtre.Elle a du mal à oublier Parker, mais étant donné que ce dernier ne veut pas sortir avec elle, se réfugie dans les bras de John Jameson, astronaute et fils de J. Jonah Jameson, qu’elle doit bientôt épouser. Afin d’aider Peter pour un devoir, Harry lui présente le docteur Otto Octavius (Alfred Molina), dont les recherches sur la création d’une source d’énergie d’une grande puissance sont fructueuses. Il doit justement en faire une démonstration en public, où il invitera scientifiques et presse.Mais pour manipuler la source, il a l’idée d’utiliser des bras mécaniques, qu’il se greffe sur la colonne vertébrale, doté d’une puce inhibitrice pour que ce soit l’hôte humain qui les contrôle.Mais l’expérience tourne mal,  la boule d’énergie devenant autonome et prenant des proportions gigantesques…Spider-man n’a pas d’autre choix que de mettre un terme à cette catastrophe, Octavius étant au passage électrocuté, détruisant sa puce inhibitrice et tuant sa propre femme accidentellement…à son réveil, il constate que des chirurgiens tentent de lui extraire ses bras mécaniques. Mais à l’aide de ces derniers, il les tue tous, un par un…désemparé, il ne sait que faire…les bras mécaniques, très intelligents, agissent sur son intellectuel, et le pousse à refaire l’expérience…il refait de nouveaux calculs, conscient qu’il avait fait une erreur lors de la tentative précédente.Peter Parker perd de plus en plus confiance en lui et ses pouvoirs disparaissent…il décide alors de jetter son costume de Spider-man à la poubelle et de penser un peu à lui.Il se reprend en main…il tente de reconquérir Mary-Jane, mais pour celle-ci, cela est trop tard, car elle va bientôt se marier…Le nouvel ennemi de l’araignée, que Jameson prénomme le docteur Octopus, cherche du tritium pour pouvoir réaliser à nouveau sa création…Harry Osborn s’engage alors à le lui fournir, à la condition qu’il lui ramène Spider-man vivant…car il veut se venger de l’assassin de son père.

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     En proie au doute, Peter Parker se cherche encore dans ce film : être un super-héros l’empêche de penser à sa vie personnelle et le jeune homme a du renoncer à sa vie affective…cela l’empêche de vivre.Il n’était que Spider-man, l’être derrière le masque étant totalement effacé, telle une ombre. Cette situation étant absolument invivable…tout étant de plus, en train de lui échapper.Il n’a aucun équilibre et finit par craquer, jetant son costume dans une poubelle…où il sera découvert et rapporté à Jameson (qui au passage, jubilera et clamera sa victoire, lui qui calomniait l’homme araignée, et proclamera la suprématie  de la presse, 4e pouvoir au États-Unis). La goutte d’eau qui fait déborder le vase est bien évidemment l’éloignement progressif de Mary-Jane, celle qu’il aime.

     Le docteur Octavius, alias Docteur Octopus, est le nouvel ennemi de Spider-man (historiquement, dans les comics, c’est son premier ennemi, avant le bouffon vert) : c’est un homme que Parker a de nouveau bien connu (comme Norman Osborn) et qui l’appréciait.Mais à cause de l’accident survenu lors de l’échec de son expérience, il est désormais contrôlé par ses 4 bras mécaniques.C’est une sorte de créature de Frankenstein. Visuellement très réussi, les effets spéciaux résident dans la conception de ses membres, tentaculaire et tout en métal, cinglant l’air avec un bruit sourd, s’enfonçant dans les murs, lui permettant de se mouvoir très rapidement et de soulever des objets très lourds (comme lorsqu’il jette des voitures sur Spider-man).Grâce à eux, il est presque indestructible.Pour la petite histoire, il s’agit de véritables bras mécaniques, d’une trentaine de kilos, et mesurant près de 4 mètres chacun.Ils étaient articulés grâce à des techniciens, pièce par pièce (une septantaine par bras).Le film obtint d’ailleurs l’oscar des meilleurs effets visuel en 2005.

     Harry Osborn, désemparé depuis la mort de son père change totalement dans ce film : il est plein de tristesse et de rancœur, décidé à tuer l’homme-araignée (même après que ce dernier lui sauve la vie). Il devient agressif envers Parker, dont il sait que Spider-man lui permet de le photographie, par conséquent le connaît personnellement et qui ne veut pas lui révéler la véritable identité du super-héros.   .

     La scène la plus impressionnante du film est probablement celle où Spider-man doit arrêter, à l’aide de sa seule force et de celle de ses toiles, un train lancé à  pleine vitesse par le docteur Octopus.Il doit mettre toute son énergie dans cette entreprise, tentant de le freiner à mesure qu’il se rapproche du bout des rails, aboutissant dans le vide.Il tisse des toiles sur tout les bâtiments aux alentours, arrachant des murs par la force du moyen de transport.Son costume craque de partout, il se mord les lèvres, il hurle…mais accomplit l’impossible.Pour information, cet acte, pour des étudiants de physique, ayant fait quelques calculs savants, par rapport à la résistance des fils de toiles d’araignée, serait possible !

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     De la même façon que pour le précédent film, plusieurs personnalités font un petit caméo dans Spider-man II : Stan Lee (sauvant une dame des frasques de Octavius, braquant une banque), Bruce Campbell (Star de Evil Dead, acteur fétiche de Raimi, dans le rôle d’un portier au théâtre, empêchant Parker de rentrer voir la pièce de Mary Jane car il a du retard).John Landis joue également un des chirurgiens tentant d’extraire les bras mécaniques d’Octavius, sans succès…

     In fine, avec une histoire bien réfléchie, cette suite reste dans l’esprit du premier film, permettant de découvrir de nouveaux aspects du personnage principal, et qu’il n’est pas que Spider-man : il est aussi Peter Parker. Mais que Spider-man fera toujours partie de sa vie, sans effacer complètement sa personne. (notre note : 8,6/10).


575.Spider-man : quand Sam Raimi donnait vie à l’homme-araignée…

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     En 2002, le cinéaste américain Sam Raimi, mondialement connu pour sa trilogie Evil Dead, décidait d’adapter, pour le grand écran , les aventures de Spider-man. Il y avait eu, auparavant, 2 téléfilms durant les années 1970 (un rebootage de la série télévisée éponyme), mettant en scène le personnage, mais sans grand succès…cette fois-ci, ce sera la bonne : les spectateurs ne trouveront pas grand chose à redire sur le Spider-Man de Raimi…

     L’histoire est celle de Peter Parker (Tobey Maguire), jeune homme timide que personne ne respecte au lycée, vivant avec son oncle Ben et sa tante May (ses parents sont décédés) et secrètement amoureux depuis toujours de la belle Mary-Jane Watson (Kirsten Dunst), sa voisine. Son meilleur (et unique) ami, Harry Osborn (James Franco) est le fils de Norman Osborn (Willem Defoe), riche PDG de la société Oscorp, spécialisé dans les technologies de pointes. Un jour, allant visiter un laboratoire avec sa classe, il est piqué par une araignée génétiquement modifiée qui s’est échappée. Son propre génome s’en retrouve modifié et il se découvre des pouvoirs assez incroyables : plus fort, il sait sauter de très longues distances, grimper aux murs (ses doigts présentent des micro-crochet microscopiques) et de tisser des toiles comme les araignées…Il décide alors de faire quelque chose de ses facultés en remportant un match de catch et sa récompense de 3000 dollars…que l’organisateur refuse à lui donner car il a mis KO trop tôt son adversaire. Un voleur braque ensuite l’organisateur, et Peter le laisse s’enfuir avec l’argent, sans savoir que cet homme sera responsable, quelques instants plus tard, de la mort de son oncle Ben. Après cette tragédie, il retrouve le voleur et, sous le coup de la colère, souhaite le tuer, mais s’y résous…néanmoins, ce dernier meurt accidentellement en vacillant en butant sur un obstacle qu’il n’avait pas vu…Dès lors, il devient Spider-man, l’homme araignée, décidé à traquer tout les bandits de la ville…Il est toutefois prit en grippe par la police, et par J. Jonah Jameson (J.K. Simmons, terrible dans le rôle, sans aucun scrupule…il est impitoyable ! ), directeur du Daily Bugle, journal où Peter officie en temps que photographe de Spider-man, et qui fait de ce dernier une « menace » pour la société.Mais une menace bien plus grande se profile à l’horizon…un homme portant une armure, et totalement cinglé, se faisant appelé le « bouffon vert » sème le chaos autour de lui, à coup de bombes, sur un planeur…

     Avec ce premier volet de ce qui sera une trilogie, Sam Raimi, après la sortie du premier X-Men au cinéma, lance définitivement la mode des adaptations des bandes-dessinées Marvel au cinéma et du film de super-héros (longtemps oubliés, après les années 80 et les 4 Superman). Offrant au passage au créateur de Spider-man, Stan Lee, un caméo (Bruce Campbell, star de Evil Dead, fait aussi une apparition) dans le film (il en fera un dans tous les longs-métrages basé sur une histoire de Marvel), il donne un ton plus dramatique à l’histoire, laissant tombé le côté parfois irrévérencieux des comics. Il développe énormément la personnalité de ses personnages : Peter Parker, sans cesse en proie au doute, et qui ne veut rien tenter avec Mary-Jane, de peur que ses ennemis s’en prennent à elle si ils apprenait son existence.Harry Osborn, qui tente de faire la fierté de son père, sans jamais y arriver, jalousant un peu Peter, que son père considère un peu comme son « fils spirituel », tant ce dernier excelle dans les sciences.Mary-Jane, jeune femme qui ne sait pas encore ce qu’elle va faire de sa vie, rêvant de devenir actrice…sans jamais y parvenir (mais sans jamais laisser tomber ! ), courant d’un homme à l’autre sans savoir ce qu’elle cherche…bien que tout la ramène à Peter Parker…

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     Le méchant du film, le bouffon vert, est très proche de celui de la bande-dessinée : avec un look kitsch et ridicule faisant penser à un jouet, usant de tout les artifices (c’est un maître de supercherie, et pour tromper l’araignée tout est envisageable avec lui, comme lorsqu’il se déguise en vieille dame dans l’immeuble en feu, afin que le super-héros vienne à son secours), l’être est prêt à tout pour coincer Spider-man, qu’il considère comme étant son seul adversaire à sa taille…disposant de tout un armada de bombes en tout genre, il vole, sur son planeur, lâchant ses gadget à tout vent, et ricanant des dégâts provoqués par ses frasques (il possède d’ailleurs un certains sens de l’humour)…en réalité, un homme se cache derrière son masque vert…un homme qui a perdu la raison, et qui ne mesure plus ce qu’il fait…

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     Sadique, le bouffon vert demandera à Spider-man de faire le choix le plus cornélien qui soit : sauver celle qu’il aime, la belle Mary-Jane, ou des enfants en visite scolaire…la scène est spectaculaire, car les 2 tombent en même temps dans le vide…

     Spider-man n’est pas que le super-héros dont les gens raffolent et qui agace la police…il est avant tout un être humain, avec des désirs et des doutes. Cet aspect des choses est bien représenté dans le film, qui ne nous fait jamais oublié l’homme derrière le masque…il n’est pas un symbole (comme dans V for Vendetta), c’est avant tout une personne. D’ailleurs, dans le 2e film, Peter fait le choix, pendant un temps, de ranger son costume au placard…costume qu’il s’est créé lui-même, preuve encore que c’est la personne qui passe avant le héros.

     Il y a toutefois un côté fun au film, lorsque Peter découvre ses pouvoirs et apprend à les contrôler : il réalise toute sorte de prouesse, souvent impressionnante, mais en s’amusant. Le jeune homme ne rejette pas ses pouvoirs, il les adore, les intègre à lui-même.Cela lui permet de s’affranchir de l’adolescent qu’il était et de devenir l’adulte qu’il sera…tel un papillon sortant de sa chrysalide, il prend conscience, comme son oncle lui avait dit, que « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », et que, par conséquent, il convient d’agir de la meilleure façon qui soit, en le mettant au service de l’humanité.Ce qu’il fera.

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     Chez Parker, il y a ce désir de s’effacer, de ne jamais se mettre en avant : il est l’homme « invisible », celui qui ne présente aucun intérêt pour les gens…alors que lorsqu’il est Spider-man, on ne voit que lui, les gens le respecte et le craigne. Les filles le remarquent et sont folles de lui.Sa tante lui reproche d’ailleurs de ne pas assez se dévoiler et de cacher énormément de secrets…Spider-man est précisément cette clé manquante, permettant de lui en lui…

     Voir ou revoir ce Spider-man demeure un plaisir. Le suspens est d’ailleurs souvent au rendez-vous. Cet épisode date de 2002, et fête par conséquent, son 15e anniversaire cette année. Les effets visuels sont toujours réussis (bien qu’ayant un peu vieilli par moment). Le costume va comme un gant à son interprète, et pour la petite histoire, a coûté, près de 100 000 dollars par exemplaire…et comme il est souvent déchiré à cause des combats auxquels l’homme-araignée se livre…le 3e film est l’un des plus cher de l’histoire du cinéma, au regard du nombre de fois où il détruit ! (notre note : 9/10).


574.Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde.

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     Dans ce 3e opus, les temps ont changés : la piraterie en est à son crépuscule…la Compagnie des Indes a décidé d’éliminer tout les forbans, et grâce à Davy Jones, qu’elle contrôle désormais, en ayant son cœur, elle  peut couler tout les navires de pirates. Barbossa, ramené des morts part Tia Dalma, se rend à Singapour avec Elisabeth afin de rencontrer Sao Feng, l’un des 9 pirates membre du Tribunal de la Confrérie des pirates, qu’il a d’ailleurs l’intention de réunir dans son ensemble, afin de lutter contre la Compagnie des Indes. Le seul problème étant que l’un des 9 manque à l’appel : et pour cause, car Jack Sparrow a coulé avec le Pearl, emporté par le terrible kraken. Et ce dernier n’a pas légué sa pièce de Huit avant de mourir…artefact permettant de délivrer la déesse Calypso de son enveloppe charnelle où elle est prisonnière, condamnée par le premier Tribunal de la confrérie, dont Davy Jones était membre. Seule cette dernière saurait, selon Barbossa, reprendre le contrôle des Océans et de détruire la flotte de la Compagnie des Indes. Il faut donc aller chercher le capitaine Jack Sparrow là où il est allé, c’est-à-dire dans l’antre de Davy Jones, par delà le bout du monde….grâce aux cartes de Feng, le petit groupe s’en va, dans l’au-delà…

     Dernier film dirigé par Gore Verbinski, Jusqu’au bout du monde constitue l’opus le plus long de la saga (près de 2h48 !), mais également celui contenant les plus impressionnante batailles entre navire : les canons tirent à tout vent, les combats à l’épée sont omniprésent, la mer se déchaîne et se met à tourbillonner…la tempête n’est pas loin…C’est également la dernière fois que tout le casting original est réunis dans la saga…bons nombres d’intrigues trouvent d’ailleurs leur conclusion au cours de cet épisode.

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     Chow Yun-Fat incarne le capitaine Sao Feng, seigneur des pirates de Singapour. À plusieurs reprises, il hésite sur l’identité du camps qu’il va rejoindre : les pirates ou la Compagnies des Indes…il a d’ailleurs parfois des allures d’agent double, n’oubliant jamais, au passage, de rappeler, qu’il suit avant tout son propre intérêt.C’est un opportuniste.

     La relation entre Will et Elisabeth n’est pas au beau fixe au début de cet épisode : ils s’éloignent l’un de l’autre, lui pensant que sa belle aime Jack Sparrow, et elle croyant qu’il ne l’aime plus, n’ayant en tête que le désir de sauver son père de son destin sur le Hollandais Volant. Leur amour va pourtant renaître, et les 2 vont se retrouver, en se redécouvrant : Will est désormais l’antithèse de lui-même, révélant sa véritable nature, celle d’un pirate ; tandis qu’Elisabeth n’est plus une jeune fille, elle est devenue une femme, capable de se battre et de diriger…elle devient également Seigneur des Pirates au cours de ce film !

     Barbossa, apparu à la toute fin du 2e film, marque son grand retour dans l’aventure : toujours en fin manipulateur, il arrive à tirer avantage de la situation, agissant de façon sournoise. Sa relation avec Sparrow n’a toujours pas changé : rivaux, il faut les voir se disputer pour savoir qui va diriger le Black Pearl, remis à flot…

     Davy Jones, revoit Calypso, dans son enveloppe charnelle, sous les traits de Tia Dalma…l’homme l’aime toujours malgré toute la rancœur qu’il peut ressentir, et souhaite qu’elle l’aide à se libérer de la Compagnie des Indes et qu’elle élimine tout les pirates de la Confrérie…Il n’a plus la même liberté qu’autrefois : il doit obéir au ordre de quelqu’un d’autre, agissant contre son gré.

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     Une personne peut être rapidement considérée comme étant pirate, en fonction des actes qu’elle accomplira…n’importe qui peut le devenir : c’est le cas d’Elisabeth, qui se retrouve, par exemple, à la tête de la confrérie.D’où l’importance de poser de vrai choix…parfois en opposition de la légalité du système étatique établi, mais qui nous paraisse juste. Le pirate rêve de liberté, c’est un peu un résistant au système en place : mais cela n’en fait pas une mauvaise personne.

     Au final, le spectacle est toujours au rendez-vous dans ce film d’aventures où se côtoient pirates, forces surnaturelles, et trahison en tout genre.La musique est toujours bien présente, sous la baguette de Hans Zimmer. Son hymne au pirate, Hoist the Colours est une merveille.À noter, l’apparition de Keith Richards, guitariste des Rollings Stones, qui incarne le père de Jack, et met un point d’honneur à ce que la confrérie respecte le code des pirates…(8,5/10).

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573.Journal d’un étudiant en blocus.

Jour 1

Je ne réalise pas ! Tout s’est déroulé si vite…ce 2e quadri est passé telle une lettre à la poste…mais pourtant c’est la vérité même : je vais devoir commencer à étudier. Encore ! J’ai compté, je devrais le faire durant 40 jours. Et la quantité de matière est dantesque : 12 syllabus, 4 ouvrages, une pile de feuilles d’exercices ainsi que des recueils de textes accompagnant la matière…pas le temps de s’ennuyer avec tout ça.Enfin bref, je ne suis pas du tout motivé…

 

Jour 2

Je me suis rapidement mis au travail ! C’est venu d’un coup, sans explication aucune.Une furieuse envie de bosser, d’étudier toutes ses pages afin de réussir mes 9 examens. C’est quand même une grosse session quand on y pense…même si j’ai beaucoup de « petits cours » à 3 crédits…je met des guillemets car les gens pensent qu’ils ne demandent pas énormément de temps mais je tiens à dire qu’il n’y a pas de petits cours…certains de ces « petits cours » devraient d’ailleurs voir leur nombre de crédits à la hausse, étant donné qu’ils représentent bien plus de travail pour un cours de cette importance…celui que j’étudie d’ailleurs, en ce moment, vaudrait facilement un 7 crédits…

 

Jour 3

 

Aujourd’hui, ça ne vient pas…ça ne rentre pas…je n’ai fait que 7 pages en 4 heures…alors que j’avais prévu d’en étudier 39 ! C’est décidé : j’abandonne définitivement les planning.Ils ne servent à rien, prennent du temps et sont souvent trop idéaliste…

 

Jour 4

 

Avoir été courir un peu dehors m’a fait du bien, j’ai pu ensuite travailler tout l’après-midi sans m’arrêter (un peu comme un robot).J’essaye d’alterner les branches de cours, car étudier toujours la même chose est ennuyeux…on a l’impression de répéter les même choses en boucle, sans aucune place pour la découverte.

 

Jour 7

 

Je ne me sens pas bien…en fait, je suis très triste.J’ai l’impression que je n’y arriverai jamais…j’ai passé la journée à me morfondre sur le lit et à ressasser tout ce foutu quadrimestre, en essayant de me rappeler pourquoi je ne me suis pas mis au travail plus tôt…après avoir manger un petit quelque chose à midi, j’ai essayer de travailler mais j’ai eu un coup de fatigue et me suis assoupi pendant une demi-heure..cette petite sieste m’a permis de me sentir mieux. J’étais vidé, comme à plat…à présent je reprend et entame un nouveau chapitre ! Je suis assez satisfait de cette journée.

 

Jour 10

 

Comment dire ? Je crois que j’ai de sérieuses lacunes dans ce cours…pour faire simple, je ne comprend rien ! Mais absolument rien du tout ! J’aimerai bien envoyer un mail avec mes questions au professeur, mais celui-ci nous a bien dit que passé le dernier cours, il ne répondrait à plus aucune questions. C’est totalement idiot : tout le monde sait bien que le moment où les étudiants ont le plus de questions, c’est lorsqu’ils travaillent leur cours pendant le blocus…avant, on à peine le temps de lire une fois la matière…

 

Jour 13

 

J-2 avant mon premier examen.La tension monte, j’ai d’ailleurs parfois mon rythme cardiaque qui s’accélère…Je crois que ces études me tueront ! Je me suis regardé dans la glace ce matin et je peux vous dire que je suis hideux : une barbe de 10 jours, les même vêtements tout crado depuis le début du blocus, près de 6 kilos en plus sur la balance…bref, je suis un zombie.Je ne sais même plus quel jour on est…Je suis tellement anxieux que tout m’irrite.J’ai été extrêmement désagréable avec mes parents, sans raison…mes émotions sont semblables à une girouette. En un mot, vivement les vacances…si j’en ai bien entendu.Parce qu’il se peut aussi que je rate l’un ou l’autre examen et que je doive les étudier pendant juillet et août…

 

Jour 18

 

Et de 2 examens de passé ! Si le premier a été, impossible de savoir ce que celui-ci a donné.Les questions étaient compliqués, et la côte est une note globale…on appelle ça « appréciation personnelle du professeur »…il regarde si l’ensemble de l’examen a été et si je n’ai pas fait, à ses yeux, d’erreurs impardonnables. Mais tout est impardonnable avec lui, et j’ai beau me justifier, rien ne peut réparer ma boulette…je suis désespéré.

 

Jour 22

 

Je n’ai peut être pas raté cet examen : j’ai compté ma note potentiel avec les réponses dont je suis sur à 100 % dans ma tête, et j’ai 10 sur 20…et comme j’ai répondu à toute les questions, j’aurai surement plus que ça : je me vois bien avec un 13 ou un 14 sur 20.

 

Jour 23

 

Ce que je peux être maladroit ces derniers temps : on dirait qu’il n’y a plus que mes examens dans ma tête…mon père me dit souvent que je ne suis pas qu’un esprit, mais que je suis aussi un corps présent physiquement, dans un environnement. Pourtant, on dirait que je ne m’en rend pas compte : je suis tombé dans les escaliers, j’ai glissé dans la baignoire, et j’ai planté mon ordinateur…la poisse s’acharne sur moi.Et bien entendu, j’en ai marre d’étudier…j’ai l’impression que ça fait une année que je suis en blocus…je compte les jours…la matière avance bien. Je suis rentré dans mes cours.

 

Jour 28

 

J’ai mal à la tête aujourd’hui…j’ai l’impression qu’elle va exploser.Pourtant, j’ai examen demain et je vais donc devoir ne rien lâcher et aller au bout des choses…mais j’ai l’impression qu’on m’enfonce des aiguilles dans le crâne.Mes parents m’ont conseillé de faire une pause…mais je ne peux pas ! Je suis très en retard et je vais sûrement devoir passer une partie de la nuit à étudier…je dormirai dans le train, après mon examen de demain.

 

Jour 30

 

Un mois de blocus…je n’en peux plus ! Je déteste le cours que j’étudie en plus, la matière n’est pas intéressante, le syllabus est rébarbatif…étrange que le professeur ne s’en est pas encore rendu compte ! Je lui enverrai bien un mail pour le lui dire ? Enfin, c’est ce que je ferai si j’avais un peu plus d’énergie….

 

Jour 34

 

Cela fait 3 jours que je ne suis pas sorti…pas le temps.Je reste terré dans mes cahiers, buvant du thé glacé (c’est hyper sucré donc ça me donne énormément d’énergie !!!) par fut (façon de parler). Dommage, surtout qu’il fait super beau dehors…ça m’énerve, on dirait que c’est pareil chaque année ! Il fait toujours chaud quand j’étudie, et après, pendant les vacances, il n’arrête pas de pleuvoir…

 

Jour 35

 

Je m’interroge sérieusement : quel est le sens de la vie ? J’imagine que « étudier » n’est pas la réponse appropriée, pourtant, je ne vois rien d’autre à dire. À quoi ça sert de retenir toutes ces choses qu’on me demande d’apprendre (d’ailleurs beaucoup sont des futilités qui n’ont aucune importance…oh, un pléonasme ! ) ? Actuellement, je ne sais d’ailleurs toujours pas en quoi consistera mon travail plus tard…étudiant est décidément un travail à plein temps.

 

Jour 38

Presque fini ! Cet avant-dernier examen s’est hyper bien passé ! Les questions n’étaient pas trop compliquées (pour ceux qui avaient étudié, bien entendu).J’aime ce genre d’examen : tu étudies, et hop, tu réussis ! Parce que parfois, il y a des professeurs qui te pondent des questions de « réflexions », avec des tournures de phrases alambiquées, employant quelques mots savants qui n’ont pas de sens pour le commun des mortels, et qui te demande des choses impossible à trouver…ils veulent de « faire réfléchir » sur ce que tu as étudier…mouais…Je m’attelle pour ce dernier examen, je n’aurai qu’un seul jour pour l’étudier…et il y a près de 250 pages à « relire » (je l’ai déjà étudié 3 fois, mais passer d’une branche à une autre est toujours aussi compliqué pour moi…il me faut toujours un peu de temps)

 

Jour 40

Enfin ! Je suis libéré ! Il n’empêche, ce dernier examen était super dur…c’était des questions à choix multiples, où si tu te trompes en cochant la réponse, le professeur te retire un point…autant ne pas répondre lorsque tu n’es pas sur (là tu ne perd pas de points…tu perds juste la possibilité d’en avoir).Enfin, on verra…ce qui est fait est fait.Je n’ai plus qu’à attendre les résultats.J’ai trop envie de savoir…mais je dois attendre encore une semaine…pfff…je vais peut être pouvoir aller faire un peu de sport pendant ce temps…je me suis fort empâté (près de 11 kilos de gagné en 40 jours).Je suis un warrior ! Je n’ai rien lâché ! Il n’empêche, je suis heureux d’avoir fini…qui a dit qu’être étudiant était facile ?


572.Pirates des Caraïbes : le secret du coffre maudit.

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  Dans cette suite du premier opus, le mariage de Will et Elisabeth est empêché par l’arrivée de Lord Beckett, dirigeant la Compagnie des Indes avec un mandat d’arrêt pour chacun d’eux ainsi que pour Jack Sparrow. Accusés d’avoir aidé ce dernier, ils sont condamnés à la peine capitale. Turner parvient toutefois à un accord avec Beckett : si il lui remet le compas de Jack, lui et sa dulcinée seront libres. En effet, bien qu’il n’indique pas le nord, le compas de Sparrow indique l’endroit que l’on désire le plus au monde. Ce qui en fait un accessoire utile pour trouver son chemin ou la cachette d’un trésor…pendant ce temps, Jack, à bord de son célèbre Black Pearl, reçoit la visite de Bill Turner, qu’il a d’ailleurs du mal à reconnaître. Ce dernier a le teint verdâtre, est suintant d’eau et a quelques écailles au visage. Bill l’informe de la raison de sa présence : il vient au nom de Davy Jones (Bill Nighy), le capitaine du Hollandais Volant, seigneur des mers, qui a permis à Jack de récupérer le Pearl, il y a 10 ans, en échange d’une vie de servitude à bord de son navire. L’homme lui appose ensuite la marque noire, sorte signe incrusté dans la chair et attirant le léviathan de Jones : le kraken, une pieuvre gigantesque aux innombrables tentacules capable de couler des navires en quelques secondes.Jack se réfugie alors sur la Terre, seul endroit où cette bête ne pourra pas l’arrêter…mais lui et son équipage sont fait prisonnier par les Pelegostos, tribu indigène cannibale. Heureusement, ils sont sauvés par Will Turner, qui lui demande de l’accompagner pour sauver Elisabeth. Comme à son habitude, et dans le seul but de sauver sa peau, Jack le persuade de trouver une clé permettant d’ouvrir un coffre contenant un objet permettant de contrôler Jones et d’échapper ainsi à une vie d’esclavage.Ils se rendent chez Tia Dalma, sorte de sorcière, afin qu’elles les renseignent : celle-ci leur raconte l’histoire de Davy Jones, jeune capitaine fougueux qui tomba un jour amoureux de Calypso, la déesse des mers. Celle-ci lui proposa un marché : si il conduisait les âmes des personnes défuntes à bon port pendant 10 ans, sans fouler une seule fois la terre ferme, elle l’attendrait et il passerait une journée ensemble, cela pour l’éternité…Jones accepta et mena, pendant 10 ans, à bien sa mission.Mais le délai écoulé, il revint et découvrit avec effroi que sa dulcinée ne l’avait pas attendu et avait eu d’autres romances depuis belles lurettes…à ce moment là, l’homme devint fou de tristesse, s’arracha le  coeur afin de ne plus ressentir la douleur et le cacha dans un coffre, gardant la clé en permanence sur lui.N’accompagnant plus âmes dans son antre, son apparence changea : sa tête devint celle d’un poulpe, son corps devint poisseux et tentaculaire,…son équipage connu le même sort que lui.Sparrow envoie alors Will sur le Hollandais Volant où le jeune homme se fait capturer.Sur les « bons conseils » de Jack, il dit à Jones que Sparrow l’envoie régler sa dette.Le terrible capitaine apparaît alors sur le Pearl, concluant un nouvel accord avec son propriétaire : si il lui ramène 100 âmes d’ici 3 jours, il l’acquittera de sa dette, dans le cas inverse, le kraken le traquera et coulera le Pearl…Jack se rend alors sur Tortuga, afin de recruter les « cobayes » de cette entreprise cupide, mais sans le dire aux principaux intéressés…Elisabeth, qui s’est échappée, sera de la partie, décidée à retrouver Wil, ainsi que James Norrington, ancien commodore au service du gouverneur Swann et fou amoureux d’Elisabeth, déchu à cause de Sparrow.À bord du Hollandais Volant, ce dernier retrouve son père, Bill. Souhaitant le libérer de l’emprise de Jones, il vole la clé du coffre, décider à transpercer le coeur du capitaine…de son côté, Jack qui n’a pas trouvé le nombre suffisant de personnes, se rend sur l’île des quatre-vents où le coffre est caché, à l’aide de son compas…la lutte pour le coeur de Jones s’engage alors : Turner, afin de libérer son père; Jack pour échapper à un siècle de servitude ; Norrington pour retrouver sa gloire passée en donnant le coeur à la compagnie des Indes, et Jones pour sauver sa peau…

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   Toujours aux commandes de la saga, Gore Verbinski concocte ici une suite de grande envergure, réunissant tout le casting original : récoltant près de 1, 066 milliards au box-office mondial, il s’agit de l’opus de la franchise qui a remporté le plus de succès. Le réalisateur fait d’une pierre deux coups en filmant les 2e et 3e film en même temps, lors d’un tournage au budget pharaonique.

   Nouvel ennemi de Jack, Davy Jones incarne l’archétype de l’esprit torturé qui a basculé dans le mal (un peu comme un Anakin Skywalker passé du côté obscur). Boitant à cause de sa jambe de bois, l’homme est devenu un monstre, une bête qui n’est plus que l’ombre de lui-même….mais son humanité semble à peine câchée, comme si elle était juste enfouie, près à resurgir. Le spectateur éprouve même de la tristesse pour lui, en venant même à se demander qui est le grand méchant de cette histoire : Jack qui souhaite le tuer ? Calypso qui l’a puni ? Malgré le fait de ne plus avoir de coeur, il porte toujours un pendentif avec la photo de sa dulcinée, celle qui incarne l’océan, et la sienne, l’homme qui vogue et règne sur l’océan…

   La relation entre Will et Elisabeth évolue lors de cet opus : éloigné loin de l’autre, leur sentiments se transforme, ils commencent à être en proie au doute sur leur relation…Will dévoile une facette plus noire de sa personnalité, tandis que sa belle s’affranchi de l’image de lady qui lui collait à la peau pour devenir à son tour, une pirate, se battant et n’ayant peur de rien…

   Les effets spéciaux du long-métrage sont particulièrement bien réussis : l’équipage mi-homme, mi-poisson de Jones est hyper réaliste, et son capitaine est une merveille de technologie. Le kraken, titanesque, ressemble à celui des gravures de la mythologie…l’avant-dernière scène du film le dévoile d’ailleurs dans son entièreté, avec ses rangées de dents dans une bouche semblable à un gouffre sans fin…dire que tout cela est du numérique, que les acteurs ont joués devant un écran bleu, que Bill Nighy était vêtu d’une combinaison équipée de capteur pour prêter ses traits à Jones paraît incroyable…

   L’humour est toujours bien présent dans cet épisode, où pendant près de 2h30, le capitaine Jack nous amuse toujours avec ses pitreries : la scène où il est prisonnier des Pelegostos est d’ailleurs à mourir de rire, comme celle où il recherche son bocal de terre, craignant l’arrivée imminente du kraken…les scènes de combats sont très réussies, notamment celle où Will et Norrigton s’affronte sur une roue de moulin se détachant de la ferme…un grand spectacle, définitivement (9/10).

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571.Les Gardiens de la Galaxie : volume 2.

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3 ans après le premier opus, James Gunn remet le couvert, reprenant les éléments qui ont fait le succès de la saga : son esprit décalé et son humour. Il tisse une histoire de science-fiction impressionnante dans ces effets spéciaux, avec une belle histoire de relation père-fils et qui paradoxalement devra se rattacher à l’univers de Marvel et de ses Avengers pour son 3e épisode (ce qui n’augure pas vraiment de bonnes choses, Les Gardiens de la Galaxie constituant un arc très éloigné des « super-héros classiques », déjà fort nombreux).

Après avoir vaincu l’odieux Ronan, l’équipage du Milano s’embarque vers de nouvelles aventures en tentant d’assurer la protection de batteries d’un monstre tentaculaire prénommé l’Abylisk, pour les Souverains. La mission accomplie, les Gardiens sont récompenser par la remise de Nebula, la soeur de Gamorra, dont la tête à été mise à prix pour une récompense très élevée. Hélas, à peine parti, la joyeuse bande est prise en charge par les vaisseaux des Souverains et de leur prêtresse Ayesha, car Rocket le raton-laveur (mais ne supportant toujours pas sa « condition » de raton-laveur) a dérobé les batteries !  La flotte les prend en chasse et gagne sérieusement du terrain, lorsqu’elle est détruite d’un seul coup…un vaisseau apparaît, ressemblant à un gigantesque dirigeable blanc, et Rocket y voit un homme leur faisant signe. Mais les dégâts que les Souverains ont fait au vaisseau Le Milano oblige Star-Lord a atterrir en catastrophe sur une mystérieuse planète.L’énorme dirigeable refait alors son apparition et son mystérieux occupant également : prénommé Ego (et interprété par Kurt Russel), il affirme être le père de Peter Quill, ayant été contraint de quitter sa mère sur la Terre, et ayant toujours cherché à retrouver son fils, sans jamais y être arrivé. En effet Yondu Udonta, ravageur, qui devait lui remettre l’enfant a préféré le garder pour ses missions, en raison de sa petite taille lui permettant de se faufiler dans les endroits les plus inaccessibles. Il invite les Gardiens à le rejoindre sur sa planète afin de révéler à Peter le secret de ses origines. En effet, Ego est une planète, et il possède de nombreux pouvoirs, le plus important étant celui de créer des choses…et il a transmis ses dons à son fils.Peter, Drake et Gamorra s’en vont alors avec Ego sur sa planète, tandis que Rocket répare le vaisseaux, surveillant au passage l’imprévisible Nebula, furieuse envers sa grande sœur et jurant de la tuer et Baby Groot…Sur la planète d’Ego, le groupe fait la connaissance de Mantis, être extra-terrestre doté du don de sentir les émotions des gens et de pouvoir les adoucir lorsqu’elles sont négatives.Celle-ci est chargée d’endormir Ego, qui ne dort plus depuis qu’il recherche son fils.Pourtant, des choses ne s’explique pas : pourquoi n’y a-t-il aucun habitant sur la planète, pourtant splendeur d’architecture ? Quelles sont les réelles intentions d’Ego ? Et pourquoi Mantis est-elle si inquiète ? Pour Peter, c’est pourtant l’occasion d’avoir enfin une famille…d’autant plus que son couple avec Gamorra bat de l’aile, celle-ci étant en permanence sur la défensive…De l’autre côté de la galaxie, Yondu a été désavoué par les autres ravageurs, en ayant laissé s’enfuir Quill…chargé par les Souverains de retrouver les batteries et de capturer les Gardiens, il se lance sur la piste du Milano….

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Cette suite est dans la continuité du premier film : elle l’honore, complète la saga d’un nouveau chapitre réellement captivant de bout en bout. Cette odyssée spatiale se poursuit avec la quête des origines du héros : Peter retrouve le père qu’il n’a jamais eu, après avoir été arraché à la Terre par Yondu suite à la mort de sa mère…il trouve toutes les réponses aux questions qu’il s’est toujours posé et pourquoi il est à moitié humain. Lui qui s’était inventé un père de substitution en la personne de l’acteur David Hasselhoff (qui fait d’ailleurs un caméo dans le film), star de la série K2000. Les moments qu’ils vont passer ensemble vont les rapprocher. Pourtant, les intentions de son père ne sont pas aussi louables qu’il n’y paraît…sa planète, véritable Eden d’architecture et de verdures cache de sombres secrets…

La musique est toujours au rendez-vous, mais avec une nouvelle playlist (le volume 2 !!!) comprenant les titres du walkman de Quill : My Sweet Lord (George Harrison), Mr. Blue Sky (Eletric Light Orchestra), Brandy (Looking Glass…dont Ego dit qu’elle est la plus belle chanson au monde),…et surtout The Chain (de Fleedwood Mac). Cette soundtrack est distillée au fur et à mesure de l’aventure, donnant un côté fun au long-métrage, surtout lors des scènes de combats.

Les personnages restent fidèles à eux-mêmes : Quill est toujours aussi délirant et extraverti, adorant la danse ; Gamorra, toujours aussi tête brûlée et caractérielle ; Drake, n’ayant aucun second degré évolue en développant un certains sens de l’humour (un peu lourd à supporter pour la plupart des personnes normales) ; Rocket manie toujours la gâchette avec autant de plaisir et s’amuse à énerver les autres (comme lorsqu’il se moque du nom de l’un des Ravageurs); tandis que Groot, devenu un bébé (ce qui donne lieu à des situations très drôles, notamment lorsqu’il tente de récupérer un objet pour Yondu, mais ne lui ramène jamais le bon), apprend tout de la vie et fait des bêtises…désormais la situation est inversée : Rocket veille à la protection de Groot.

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La relation entre Gamorra et Nebula est également explorée dans le film : la dernière en veut à la première d’avoir toujours la préférée de Thanos, et d’avoir toujours été la meilleure dans tout les domaines…Gamorra est « responsable » des nombreuses lésions sur le corps de sa sœur, l’ayant peu à peu rendue comme une machine…pourtant, ce que souhaite Nebula, derrière toute sa rage et sa colère, c’est de pouvoir enfin avoir une sœur.

Sylvester Stallone fait plusieurs apparition dans le film, jouant le chef des Ravageurs. La voix grave, le regard perçant, il reste fidèle à sa légende. Pour compléter le tout, 5 scènes additionnelles suivent le film, donnant quelques indices sur d’éventuelles suites…

Au final, c’est une symphonie visuelle et musicale qui nous est desservie par Gunn, grand fan de vieux films, vieilles séries et chanson rétro. (notre note : 9,3/10)


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