A crazy world


553.Les animaux fantastiques : fable magique pleine de surprises !

     J.K.Rowling est de retour aux affaires de sorcellerie : elle remet le couvert en étendant l’univers d’Harry Potter grâce à une histoire dont elle a signé le scénario, et qui devrait connaître de multiples suites !

ab

      En 1926, à New York, le sorcier Norbert Dragonneau (Eddie Redmayne), une valise pleines d’animaux magique à la main et sa baguette dans l’autre, est distrait et perd son niffleur, petite créature avide d’argent et dérobant tout ce qui peut avoir de la valeur…l’homme est obligé de poursuivre la bête et le récupère dans le coffre d’une banque ! Mais Jacob (Dan Fogler), un Moldu (non-sorcier) avec une valise à la main pour une demande de crédit (il souhaite ouvrir une pâtisserie), le remarque et n’en croit pas ses yeux…de plus, Porpentina Goldstein (Katherine Waterson), ex-Auror, est au trousse de Norbert, et l’emmène au MACUSA, sorte d’organe de justice pour la magie aux USA, car il a commis énormément d’infractions, en risquant de révéler le monde des sorciers à un non-Mage (ou Moldu).Devant oublieter Jacob, Nobert échoue, recevant un coup à la figure et voyant le premier s’enfuir, une valise à la main…sauf qu’il s’agit de la valise de Dragonneau, et non de Jacob !!! Dragonneau est emmené par Porpentina, devant ses supérieurs au MACUSA, mais personne ne la croit lorsqu’elle accuse Norbert d’élever de façon clandestine des animaux étant donné qu’elle n’a pas la bonne valise…de son côté, Jacob ouvre la valise et laisse s’échapper plusieurs des créatures qu’elle contient. Dragonneau finit par le retrouver et l’emmène avec lui à la recherche de ses animaux…ce qui se révélera être une tâche à la fois périlleuse, complexe et pleine émotions.Jacob rencontre également la soeur de Porpentina, la délicieuse Queenie (Alison Sudol)  capable de lire dans les pensées des personnes, et des sentiments se nouent entre eux.

c

     Dans cette histoire qui a tout d’un vaudeville, David Yates (déjà aux manettes des 4 derniers volets de Harry Potter) livre une incursion dynamique et pétillante dans le monde des sorciers.Les animaux du film se révèlent être d’une grande beauté (et dire que tout cela est réalisé en numérique est incroyable, même si les acteurs ont tout de même, dans un soucis de réalisme pu jouer avec des marionnettes).Fascinant et dangereux à la fois, il y a même une certaine grâce à les voir se mouvoir. Chacun d’eux possède des capacités étonnantes.On peut ainsi citer, par exemple, l’oiseau-tonnerre, sorte de phénix gigantesque et doré,  le démonzémerveille, créature d’apparence minuscule capable de se transformer en véritable rapace prédateur, ou encore la démiguise, sorte de singe argenté, capable de se rendre invisible.Mais la coqueluche du film, c’est définitivement le Picket, le petit botruc toujours attaché à Nobert, semblable à une minuscule plante à pattes vertes.

m

     Et pourtant, derrière les réjouissances de cette histoire en apparence amusante  et colorée (les costumes  le prouvent), se cache pourtant une trame beaucoup plus sombre (vers laquelle on bascule durant la deuxième moitié du film) : en effet, à cette époque, est recherché le sorcier Gellert Grindelwald ! Le même que celui mentionné dans Harry Potter et les reliques de la mort, ancien ami de Dumbledore, dont il est en partie responsable de la mort de la soeur de ce dernier.Terrible mage noir, son personnage a en réalité, dans cette histoire, une importance capitale…Par ailleurs, d’étranges événements se produisent : des Moldus se font assassiner, par une sorte de force invisible, qui tel un ouragan détruit tout sur son passage et menace de mettre en péril le secret de l’existence du monde des sorciers.Percival Graves (Colin Farell) mène l’enquête sur ces faits, mais il semble en réalité jouer un double jeu et recherche un jeune enfant qui pourrait être un sorcier, dans un orphelinat…

 Initialement, Les animaux fantastiques, c’est un livre de 2001, écrit par J.K. Rowling, pour une oeuvre de charité.Il s’agit d’une sorte de bestiaire, parlant des créatures magiques. Un manuel destiné aux élèves de Poudlard.C’est donc, une bel et bien une nouvelle oeuvre que Rowling a concocté pour le film.

   Avec cette nouvelle histoire, même les non-habitués de l’univers d’Harry Potter auront l’occasion de découvrir une oeuvre nouvelle, dont il ne faut pas être habitués aux codes de la série mère pour comprendre.Quand au fan éternel, il sera plus que servi : à la fois original et avec quelques clins d’œils à l’univers d’Harry Potter, Les animaux fantastiques se regarde avec des yeux emplis de magie et de joie intense.Une pure merveille, de bout en bout ! (notre note : 8,5/10).

bu


552.Down in the Mexico-The Coasters.

Image de prévisualisation YouTube

551.Manchester by the Sea.

 

b 

  Joe Chandler (Kyle Chandler) est mort d’une crise cardiaque.Son frère, Lee (Casey Affleck, lauréat d’un oscar, pour le rôle), exilé dans une ville lointaine, retourne alors dans sa ville natale, Manchester-sur-Mer, afin de s’occuper de l’enterrement.Il apprend également que Joe l’a choisi pour être le tuteur légal de son fils Patrick (Lucas Hedges).Lee pourrait reprendre l’affaire de bateau familial, entreprise florissante, mais quelque chose l’en empêche…le souvenir d’un événement traumatisant qui l’a anéanti, plusieurs années auparavant, le conduisant dans une sorte d’état semi-passif, comme détaché des événements, incapable d’exprimer la moindre émotion.S’occupant de Patrick durant quelques temps, Lee n’aspire qu’à une seule chose : revenir à sa petite vie calme et monotone…pourtant, durant ses quelques mois, sa vie va prendre une autre direction…

   Drame léger et pourtant tout en puissance, Manchester by the sea dépeint le parcours d’un homme triste et seul, en proie à ses démons.Un homme qui n’a plus vraiment de but dans la vie, avachi dans un quotidien terne et répétitif…mais un homme qui boit et qui devient violent quand il est soûl, croyant que les gens se moquent de lui.Lee a fui sa vie passée, car trop de souvenirs la lui rappelait, et s’est exilé…loin des siens et à enfoui en lui une part de son existence.

   Sa relation avec son neveu est assez en accord avec le personnage : il veille sur lui, mais ne parvient pas totalement à le soutenir où à se considérer comme son père.La première chose que Joe fait est d’essayer de lui trouver une autre famille, et ce, afin d’échapper à son rôle de père de substitution.

   Lee est devenu incapable de pleurer, il a vécu l’impensable des années auparavant, et il ne s’en est jamais relevé.La mort de son frère ne l’affecte pas tant que ça, il se contente de régler la paperasse administrative et d’annoncer la nouvelle à Patrick, mais toujours de manière détachée et dans un calme presque religieux.Il refuse néanmoins que la mère biologique de Parick, alcoolique dépressive, en assume la garde…d’ailleurs cette dernière y renoncera.

   Et puis, vient la rencontre qu’il voulait absolument éviter : celle avec son ex-femme, Randi (Michelle Williams), qui lui annonce être enceinte.Et là, c’est la déchirure…tout les souvenirs remontent à la surface, et Lee libère une part de son chagrin.Elle souhaite reprendre contact avec lui, mais il en est incapable…les souvenirs le hante et il ne s’en défait pas…Il souhaite rentrer chez lui, mais Patrick aimerait rester : c’est un jeune homme heureux, jouant au hockey, fréquentant 2 jeunes femmes, jouant avec ses amis dans leur groupe de rock,…sa vie est là.

   Au final, l’histoire étant cyclique, Lee rentre chez lui, laissant la garde de Patrick à des amis de la famille, permettant au jeune garçon de pouvoir rester.Mais pour héros, rien n’a changé…même si il a du se confronter à son passé, et s’occuper de son neveu un moment de son existence…

La mer est importante dans le récit, illustrant cet inconnu où l’on ne peut pas voir plus loin que la ligne d’horizon, sorte de trait qui délimite notre champs de vision.Elle est calme tout au long du film, et illustre bien la taille de la souffrance de Lee…incommensurable et sans limites, mais en même temps, contenue et enfouie…

notre note : 8/10.

un film de Kenneth Lonergan.

 

ab

 

(ne pas lire les lignes qui suivent afin de ne pas dévoiler des contenus de l’intrigue)

 

 

 Manchester by the Sea est un film très triste, dépeignant le parcours d’un homme torturé et marqué à vie…se sentant responsable de quelque chose d’impensable…il est entrecoupé de flash-back, et tel un puzzle, les pièces s’assemblent une à une…Lee buvait toujours un peu trop, et un soir, trouvant qu’il ne faisait pas assez chaud, à remis des bûches dans le feu, sans s’assurer qu’il avait bien remis la protection sur le chauffage…mais une fois sorti acheté de la bière, il n’a pu constater avec horreur que sa maison avait brûlé, ses 3 enfants étant décédés…et sa femme sauvée mais hurlant de tristesse…le couple ne survivra pas à cette épreuve, Lee sera perçu comme un « assassin » pour les gens de la ville, et finira par « s’exiler »…devenant une sorte d’ombre à lui-même, sans personne pour l’accompagner sur ce long chemin qu’on appelle la vie. Et lorsqu’il rentre dans sa ville natale, il n’est en fait qu’un étranger pour lui-même, les gens le percevant toujours comme une personne du coin, mais lui, ne faisant rien pour faciliter sa réintégration…et ayant ce besoin de s’isoler.Lee est définitivement un homme brisé.


550.The Outfield-Your love.

Image de prévisualisation YouTube

549.Trump Ier…où le déclin de l’Amérique.

ac

(source image : http://www.rollingstone.com/politics/features/the-violence-of-donald-trump-w444012 )

   Depuis le 20 janvier les USA ont un nouveau président, Donald Trump.On le savait depuis quelques temps déjà…et on craignait le pire pour les Américains.Et depuis son investiture, Trump est en train de détricoter tout ce qui a été battis par Barack Obama, son prédécesseur.Aujourd’hui, le peuple réclame sa destitution.Ils le prennent pour un dictateur, un misogyne et un raciste.La comparaison avec Hitler n’est pas loin.

   On a pu penser que Trump n’était qu’un personnage dans sa campagne, une sorte de clown cinglant l’air en faisant du show à l’américaine, dont les paroles dépasseraient les actions qu’ils réaliseraient…il semblerait que Trump soit bien celui qu’il semble toujours avoir été.Un type qui entent réaliser ce qu’il a promis à son peuple…du moins à ceux qui ont voté pour lui.

   Beaucoup de décrets-lois (7 !!! ) ont été signés par Trump ces derniers jours, conférant à la fonction présidentielle une puissance jusque-là peut soupçonnée, mais ce qui semble avoir été la goutte faisant déborder le vase est la mesure par laquelle, il interdit aux immigrés en situation irrégulières (il s’agit d’immigrés issus de 7 pays islamiques)  de séjourner temporairement (90 jours) aux USA.Certains tribunaux refusent d’appliquer le fameux décret.Ce décret, émanant du pouvoir exécutif est contraire à la Constitution Américaine.Les USA  forment une démocratie, avec 3 pouvoirs et un système de check-and-balances (le pouvoir arrête le pouvoir) : le Congrès peut donc s’opposer aux décisions de Trump. Sauf que, pour l’instant, ils ont décidés de le laisser un peu gérer comme il veut, lui, qui a été élu démocratiquement par le peuple lui-même…

   Le premier jour, Donald s’est empressé de supprimer l’Obamacare, qui instaurait une sécurité sociale à tout les américains ! Ensuite, il a empêché que de nouveaux fonctionnaires soient engagés au niveau fédéral et confirmer ses positions anti-avortement en arrêtant de financer des ONG qui défendaient l’avortement.Sa politique d’urbanisme semble être locale, préférant chercher l’acier dans son pays.

   On reproche aussi au magnat de l’immobilier d’avoir pondu un acte par lequel il se retire du traité de libre-échange transpacifique. Pour l’instant, pas de chute du dollars, d’augmentation drastique du chômage,…statut quo en somme.

   Ce soir, Trump va dévoiler du juge qu’il a choisi pour siéger à la Cour Suprême des États-Unis, juridiction suprême tranchant les conflits en matière de droits civils et politiques (les droits essentiels du citoyen américain).Autant dire que son identité risque de tomber comme un coup de massue…les choix de Trump pour nommer les membres de son administration ayant été déconcertants jusqu’à présent.Toutefois, le Sénat a la possibilité de refuser le candidat proposé par le président.Mais le fera-t-il ?

   Il y a décidément quelque chose de pourris au pays de l’oncle Sam.


548.Jimmy Cliff-Vietnam.

Image de prévisualisation YouTube

Single du premier album de Jimmy Cliff, « Vietnam » est une chanson qui a impressionné Bob Dylan a sa sortie ! Belle protestation à l’égard d’une guerre qui a été un véritable fiasco pour les États-Unis, le chanteur appelle à une cessation des hostilités, qui n’ont fait qu’engendrer malheurs et souffrances.


547.Star Wars : épisode VIII s’intitulera…

C’est officiel ! Le titre et le logo du prochain film de la franchise Star Wars, attendu pour décembre 2017, ont été dévoilé ! Suite directe du « Réveil de la force », ce nouvel opus s’intitulera donc :  le dernier jedi.Depuis cette annonce, les fans de la saga spécule toutes sortes de théories toutes plus folles les unes que les autres.Le logo est également différent…exit les lettres jaunes et place à des lettres rouges ! Peut-être est-ce là une manifestation que le côté obscur occupera une place très importante dans ce film, voir que les méchants triompheront ?

v

 

(source : http://www.starwars.com/news/the-official-title-for-star-wars-episode-viii-revealed )


546.Vianney-Je m’en vais.

Image de prévisualisation YouTube

545.Kill Bill-volume 1.

b

   En 2003, le génial réalisateur Quentin Tarantino mettait fin à 6 ans de silence en sortant son dyptique Kill Bill.Hommage aux films d’arts martiaux, histoire de vengeance et ode au japon des samouraïs, ces 1 films devrait entrer dans légende du cinéma.Mettant en scène Uma Thurman, sa compagne de l’époque, et servi par un casting 3 étoiles, il ressortait des oubliettes David Carradine, acteur emblématique de la série Kung Fu (où il jouait « Petit Scarabée »).

   Mais qu’en est-t-il de l’histoire ? On suit les aventures d’une femme dont on ignore le nom mais que l’on prénommera « la Mariée », se réveillant après 4 ans de coma, suite à la tuerie qui a eu lieue le jour de son mariage et coûté la vie à son mari, son bébé (elle était enceinte), et ses amis, causée par un dénommé Bill, chef de la confrérie des Vipères assassines, une bande de 4 tueurs à gages professionnel, dont elle avait jadis fait partie.Ivre de rage, la Mariée n’aura qu’une seule idée en tête : se venger.Désirant avoir l’arme appropriée pour cette entreprise, elle se rendra au Japon, demandant à Hattori Hanzõ, de lui forger un katana.Ensuite, elle dressera sa liste des 5 morts: O-Ren Ishii (Lucy Liu), Vernita Green (Vivica A.Fox), Budd (Michael Madsen), Elle Driver (Darryl Hannah) et Bill.

elle

   Le premier film s’intéresse à sa confrontation avec O-Ren Ishii et Vernita Green.O-Ren est la reine de la pègre au Japon.Orpheline suite au meurtre de ses parents, la jeune dame s’est rapidement vengée avant de devenir une tueuse professionnelle, travaillant avec Bill et la confrérie des Vipères Assassines.Protégée par une « armée » de 88 fous et de sa fidèle Gogo Yubari, O-Ren domine la pègre japonaise et est difficile à éliminer.Pourtant, la Mariée, anciennement appelée Black Mamba, va les affronter…Vernita, quand à elle, est une mère au foyer qui s’est retirée depuis longtemps de la confrérie et mène une vie paisible dans une petite banlieue, avec son mari, un docteur, et leur petite fille de 4 ans.Le combat sera également très brutal…

   Ce qui est impressionnant, avec Kill Bill, c’est la détermination du personnage principal, dont l’identité réelle n’est pas connue (son nom véritable n’est révélé que dans le second opus).Lorsqu’elle sort du coma, la belle est à l’hôpital, face à un infirmier peu catholique et ne sachant plus marcher…il faut voir l’incroyable détermination dont elle va user pour se sortir de ce mauvais pas.Tout de jaune vêtue (hommage à Bruce Lee, lors du film Le jeu de la mort) ,La Mariée se montre insensible, acharnée et d’une vigueur sans faille au cours du film…elle fait littéralement corps avec son katana, véritable objet de culte et d’une beauté renversante.Son arme fend l’air et pulvérise ses ennemis, sur une véritable symphonie musicale.

ze

 

(Bruce Lee, dans Le jeu de la mort).

n

 

ven

   Les origines du scénario semblent remonter à Pulp Fiction (le 2e film de Tarantino) et serait en fait l’idée de Uma Thurman.Le film est au carrefours de différents genres : film de sabre japonais (chambara), animé (il y a une belle séquence dévoilant les origines d’O-Rei, digne d’un manga), gore (le sang gicle à flot), western (les personnages s’affrontent dans des duels dignes des films de Sergio Leone, les décors de l’ouest américain…davantage dans le second film),  et kung-fu (Tarantino a beaucoup du regarder les films de Bruce Lee…).Le film semble aussi s’inspirer de Lady Snowblood  (où une fille voit ses parents assassiné et ne cherche qu’à se venger).

  La musique du film est très importante : les thèmes dont quelques un sont d’Ennio Moriccone et de R.Z.A., apportent au long-métrage une force et une aura épique nous emmenant au sommet des cieux.Du Twisted Nerve siffloté par Elle Driver au merveilleux et très doux The Lonely Shepherd, en passant par le puissant Battle of honour and humanity, les bande-originale de Kill Bill est une tuerie ! Il y a un thème pour chacun des personnages et un air particulier que l’on entend à chaque fois que la Mariée recroise un de ses bourreaux (une musique qui évoque une alarme d’incendie).

   Image de prévisualisation YouTube

   La Confrérie des Vipères Assassines compte 5 membres : 4 d’entre eux ont un nom de code évoquant un serpent et le dernier, Bill, est surnommé « charmeur de serpent », étant donné qu’il en est le chef, et que c’est un être qui parvient toujours à ses fins et à rallier ceux qui peuvent l’y emmener à sa cause .Chacun est une véritable machine à tuer, expert en combat et cruel.Le visage de Bill n’est d’ailleurs pas dévoilé dans ce premier film.On ne voit que ces mains.

   Vivrant hommage au kung-fu et aux arts martiaux, ce premier film insiste beaucoup sur les katana, ces longs sabres dont se servaient les samouraïs japonais lors de leurs combats.Mieux, il les glorifie.Armes majestueuses, la lame brillante et polie une fois en dehors de son fourreau, le film semble leurs conférer un statut presque sacré.Ils sont créé spour être ceux de celui qui va s’en servir.Il y a un lien presque fusionnel.

   L’esthétique globale du film est remarquable : un soin immense a été apportée tant aux costumes des personnages qu’au décors naturels (en témoigne le petit jardin enneigé où la Mariée affronte O-Ren à la fin du film).Le long-métrage est divisé en chapitrages (ce qui une caractéristique propre à chaque film de Tarantino), permettant de s’y retrouver dans l’histoire, et d’avancer comme si l’on était dans un roman.Le premier film est composé de  :

Chapitre 1 : 2

Chapitre 2 : La mariée était en sang.

Chapitre 3 : Les origines d’O-Rei

Chapitre 4 : L’homme d’Okinawa

Chapitre 5 : Bataille rangée à la villa bleue

   Kill Bill multiplie les références et les hommages à d’autres films et série télévisée (il faut dire que Tarantino est un véritable cinéphile) : le Frelon vert, les films de James Bond (le fait qu’on ne voit que la main du méchant Bill), Pulsion,…

   La femme, de façon globale chez Tarantino est une véritable force de la nature.Elle mène la danse, elle dirige (en témoigne le Jackie Brown  de Tarantino).Dans Kill Bill, la Mariée, O-Ren ou encore Elle Driver sont de véritables machines de guerre, dominant  tout ceux qui se mettent sur leur route…elle n’ont d’ailleurs pas peur des hommes et les affrontent sans sourcillier.Le fait que le nom de la Mariée ne soit pas révélé dans ce premier film pourrait s’expliquer par le fait qu’ici, l’héroïne est surtout perçue comme une machine à tuer, sans état d’âme, et qui n’aurait plus d’identité propre…comme si elle était noyée par le poid de la vengeance…

   Certes, pour les plus rigides d’entre nous, Kill Bill pourra paraître comme une sorte d’ovni, film dont les ressorts scénaristiques des combats semblent surréaliste et où l’impression que Uma Thurman vole par moment n’est jamais loin, où le sang jaillit comme un torrent à en friser l’exagération, mais c’est pourtant cela qui apporte au film un côté décalé.Véritable chef-d’oeuvre, cette première partie captive de bout en bout, avec un vieux proverbe klingon en guise d’introduction (qui illustre le film Star Trek 2 : la colère de Khan) :) (notre avis : 10/10).


544.Tracy Chapman-Give me a reason.

Image de prévisualisation YouTube

12345...57

Jean-Michel, jour après jour. |
Emmawatsonning |
Videopassion07 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | la vie est belle !
| Freddyvsjason
| Ilmiocinema