A crazy world


592.Everything, Everything.

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Adapté du roman de Nicolas Yoon, Everything, Everything raconte l’histoire de Maddy (Amandla Stenberg), 17 ans, qui est atteinte d’un déficit immunitaire combiné sévère, l’obligeant à devoir rester chez elle en permanence, sans jamais pouvoir sortir, au risque de contracter une pathologie pouvant dégénérer en une maladie beaucoup plus grave, qui la tuerait…Sa mère, docteur, veille constamment à sa protection, au point de virer à la paranoïa. Ce qui à pour conséquence que sa fille n’a jamais rien vu du monde qui l’entoure…ni respirer l’air extérieur.

Mais un jour, une nouvelle famille emménage dans la maison à côté de la sienne.Leur fils, Olly (Nick Robinson), plaît immédiatement à Maddy, qui en tombe amoureuse…Malgré les avertissements de sa mère, le garçon finit par entrer et les 2 jeunes font connaissance. Lui aussi tombe amoureux de la belle. Leur relation devient rapidement très forte, au point qu’ils n’arrivent plus à se quitter…elle qui ignorait tout des choses de la vie et passait son temps à lire et à poster des critiques de ces découvertes sur son blog, découvre que l’existence peut être belle et riche.Hélas, suite à une altercation entre Oly et son père, qui bat sa femme, Maddy sort de chez elle, provoquant une grande inquiétude chez sa mère, qui la ramène illico à l’intérieur…et lui interdira de revoir le jeune homme. Mais dès que sa mère ira à son travail, la jeune fille prendra le risque de sa vie afin de concrétiser son rêve : voir l’océan (à Hawaï), avec Olly…mais y survivra-t-elle ? Doit-elle obéir à un impératif catégorique (ne pas sortir) ou prendre le choix de se fier à ses désirs au risque de courir un terrible danger ?

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Douce romance, Everything, Everything est une belle surprise. Le duo Maddy et Olly fonctionne très bien et semble être un véritable éveil à la vie. Il est intéressant de voir à quel point la jeune fille est créative, imaginant -alors que la plupart de leur conversation ont lieu par sms interposés- qu’elle parle à son amoureux en face-à-face, dans des lieux créés dans son esprit. Il règne un certain romantisme entre les 2 protagonistes, en témoigne tout le soin que Olly prend en ornant la fenêtre de la maison de Maddy avec des photos de l’océan, lieu de liberté et dont les limites semble n’être jamais visibles. La relation entre Maddy et sa mère est aussi longuement exploré : pour cette dernière, sa fille est la dernière chose au monde qu’elle possède, et par conséquent, elle la surprotège en lui interdisant tout simplement de vivre…la mort de son époux l’ayant profondément affecté et l’a rendu paranoïaque. Maddy, quant à elle, aime sa mère, mais souhaite (et c’est naturel), connaître aussi le bonheur…Olly suscitant en elle quelque chose de jusque là tout à fait inconnu pour son être : des sentiments amoureux.En somme, un petit film très agréable sur les relations familiales et l’importance de réaliser ce qui nous plaît tant que cela est possible (notre note : 7,8/10).

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591.Jay & the Americans- Come a little bit closer.

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590.Ed Sheeran-Bibia Be Ye Ye.

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589.Tim Dup-Vers les ours polaires.

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À seulement 22 ans, le jeune Tim Dup est déjà un prodige (peut être le nouveau génie de la langue française ?) : avec une voix douce et fluette, il porte bien les textes de ses chansons, évoquant la vie et ses petits tracas. Il peut écrire sur n’importe quoi et le fait de façon très intelligente, accompagné généralement d’un piano. Ses airs musicaux vous trottent dans la tête…À découvrir !


588.Spielberg dévoile la bande-annonce de Ready Player One, son nouveau film de science-fiction…

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     Le fantastique roman de science-fiction de l’américain Ernest Cline, le très beau Ready Player One, a été adapté par Steven Spielberg, ce qui était presque une évidence, tant l’univers du livre est proche de celui du cinéaste… Situé en 2044 (bien que la bande-annonce parle de 2045…), à une époque où il n’y a plus rien sur la Terre, le récit suit les aventures de Wade, jeune garçon qui passe ses journées dans l’Oasis, univers virtuel aux multiples mondes, principal loisir pour tout le monde, où chaque individu peut se créer un avatar…ce faisant appelé Parzival, il explore les multiples contrées du jeu, va à l’école là-bas, a une vie sociale,…jusqu’au jour où le créateur de l’Oasis, Hallyday, décède, sans successeur, ce dernier lance une quête visant à déterminer qui le remplacera : il faudra, à tout les avatars, beaucoup d’intelligence pour  venir à bout des énigmes qu’il a placé dans le jeu, afin de trouver 3 clés, permettant chacune d’ouvrir un portail, afin de trouver l’Oeuf de Pâques en premier, seul moyen de gagner les 250 milliards promis…sauf que cette quête est complexe, tant il y a de mondes à explorer…des univers évoquant les films des années 80, où l’on croise des DeLorean et des Pac-Man, où l’on parle de Blade Runner et de Indiana Jones…hommage à une époque aujourd’hui fort à la mode, le roman permet de redécouvrir des classiques du cinéma, des jeux vidéos et de la musique…

     La bande-annonce de son adaptation comporte aussi son pesant d’or…il y a beaucoup de personnages cachés en arrière plan qui font leur apparition. Ainsi, on peut voir : Freddy Krueger, la DeLorean de Retour vers le futur, Tomb Raider, Gandalf du Seigneur des Anneaux, le Géant de fer, la Plymouth Fury de Christine, Mad MaxSuicide Squad, Conan le barbare, Chair de poule (l’oeuf vert de l’attaque des oeurs de Mars), le chevalier du jeu Joust,…et beaucoup d’autres…bref, le film devrait être une belle surprise ! (sortie en 2018).


587.Méfiez-vous de vos jouets connectés : « Vos toys vous regardent »…

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En décembre 2016, les magasins Dreamland, Intertoys et le site de vente en ligne Amazon.fr ont retirés de la circulation les jouets « My Friend Cayla » et « I-Que Robot », suite aux informations compromettantes que Test-Achats avait révélées sur ceux-ci.

En effet, ces jouets présentaient la caractéristique d’être des jouets connectés, c’est-à-dire des objets « intelligents », interagissant avec leur environnement et qui, reliés à Internet, peuvent acquérir des qualités supplémentaires tout en échangeant de l’information. Les exemples d’objets connectés ne manquent pas, ces derniers ayant envahi le marché (comme par exemple la douche U by Moen).

Dans le cas d’espèce, les jouets connectés « My Friend Cayla » et « I-Que Robot », produit par la firme Genesis Toys, leader sur le marché de ce type de produit, pouvaient chacun répondre à leur utilisateur lorsque celui-ci leur posait une question, grâce à un système utilisant un logiciel de reconnaissance vocale, des microphones, haut-parleurs, technologie Bluetooth et nécessitant d’installer une application sur un appareil numérique externe (comme une tablette) pour que le tout fonctionne. Lors de l’installation, l’utilisateur était amené à accepter les conditions générales, qui prévoyaient surtout le fait que les conversations de l’enfant et de son jouet étaient enregistrées, téléchargées sur un autre serveur, et envoyées à la société américaine Nuance Communication, qui pouvait utiliser les enregistrements afin « d’améliorer ses produits », partager toutes ses précieuses informations avec des tiers et se réservant la possibilité, sans prévenir, de modifier les conditions générales d’utilisations à tout moment.

Tout ceci portait atteinte à l’article 8 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, consacrant le droit au respect de la vie privée: D’une part, le fait que les paroles de l’enfant, enregistrées, étaient partagées avec l’entreprise américaine Nuance Communication, spécialiste de la reconnaissance vocale, et que cette dernière pouvait les utiliser pour « améliorer ses produits », alors que dans les faits, cette dernière vendait les informations à des agences de renseignements, à la police,…était illégal. En effet, ces informations constituaient des données à caractères personnelles, protégées par la loi du 8 août 1992, c’est-à-dire toute information (en l’occurrence des paroles), relative à une personne physique (ici, les enfants), identifiée (le jouet sait qui est l’enfant) et qui fait l’objet d’un traitement (ici les données sont enregistrées et envoyées). Toutes ces informations étaient confidentielles, et leur traitement contraire aux conditions prévues : certes, le traitement était en apparence légitime (ayant obtenu le consentement de la personne lors de l’acceptation des conditions générales) mais il n’était pas loyal, licite et transparent ( la personne ne savait pas ce qu’on faisait de ses données, le fait « d’améliorer les produits » donne une porte ouverte vers un champ de possibilité trop large pour savoir ce qui est réalisé à partir des données) ni conforme à la finalité poursuivie (le fait d’améliorer les produits n’implique pas que les données doivent être revendues).De plus, les données doivent être gardées pour une période limitée, alors que dans les conditions générales d’utilisations, rien n’est indiqué.

Ensuite, il y a un immense problème de sécurité avec ces jouets, puisque n’importe qui peut en prendre le contrôle avec n’importe quel appareil numérique (comme un téléphone portable) et dès lors entendre ce que dit l’enfant, ou ses parents, et cela, en étant en dehors de la maison de l’enfant. En effet, cela fonctionne comme une oreillette Bluetooth, connectant le jouet à un appareil mobile, sans fil, sur une distance de plusieurs mètres. Que se passerait-il si des personnes mal intentionnées avaient accès à ce genre d’informations ? Où si les informations étaient utilisées à des fins de publicités ciblées pour l’enfant, en fonction de ce qui a pu être entendu ?

Enfin, le fait que ces jouets prononcent des phrases préprogrammées, à des fins publicitaires, destinées à vanter certains produits (comme la poupée Cayla, glorifiant Disneyland) pose également un autre problème. En effet, lorsqu’elle est destinée à des consommateurs (au sens de l’article I.1.2° du C.D.E.), la publicité est une « pratique commerciale » et dans le cas d’espèce, peut constituer une pratique commerciale agressive (au sens de l’article VI.103.5° du C.D.E.), susceptible d’être sanctionnée par le remboursement du prix du bien, sans devoir restituer ce dernier.

Pourtant, doit-on pour autant supprimer de la vente ces jouets connectés ? Nous ne le croyons pas ! Notre société est en plein développement technologique, alors pourquoi les jouets ne pourraient-ils pas non plus évoluer (jouets 2.0) ? Toutefois, des rectifications pourraient être trouvées face à ces jouets, précisément dans chacun des problèmes constatés… Aujourd’hui, la Commission Européenne mène l’enquête afin de savoir si ces jouets ont porté atteintes aux données à caractères personnels des utilisateurs. Elle devrait bien entendu répondre par l’affirmative.

(écrit par Kramvoussanos Georges)

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Sources :

 


586.Vianney & Joyce Jonathan-les filles d’aujourd’hui.

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585.Spiderman 3 : décadence et grandeur d’un héros.

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     Sorti il y a tout juste 10 ans, ce 3e volet des aventures de l’homme-araignée, dernier réalisé par Sam Raimi, constitue également la dernière fois que Tobey Maguire incarnait Peter Parker (avant les innombrables reboots, de Sony et Marvel, quelques années plus tard…).Pour conclure cette trilogie, le réalisateur a vu grand, très grand, en décidant d’opposer Spider-man à 3 méchants : l’homme-sable, Venom, et le bouffon vert (à présent sous les traits de son ami Harry Osborn).

     L’intrigue reprend peu de temps après la fin du second épisode : Mary-Jane sait désormais que Peter est Spider-man, mais qu’importe, elle a décidé de passer sa vie avec lui. Harry, de son côté, à également appris la nouvelle, mais il n’a plus qu’une seule idée en tête : le tuer, car il le croit responsable de la mort de son père, Norman Osborn (qui en fait, s’est tué lui-même accidentellement…).Vêtu de l’une des armures de son père, et chevauchant un planeur, il survole la ville, bien décidé à attraper Peter. Leur confrontation ne se passe cependant pas comme prévu pour Harry, qui fait une chute lui causant une amnésie partielle…il se souvient juste que son père est mort…tout les événements ayant suivi lui sont désormais inconnu…Mary-Jane, désormais actrice, fait l’objet de mauvaises critiques de la part de la presse, et à cause de cette dernière, perd son rôle.Peter ne perçoit pas que cette dernière est triste, et ramène toujours tout à lui…ce qui exaspère sa belle. Après avoir sauvé Gwen Stacy (Bryce Dallas Howard), la fille du capitaine de police, Spider-man est invité à recevoir les clés de la ville.Le moment venu, il fait une entrée fracassante, acclamé par la foule, et embrasse Gwen, ce qui choque Mary-Jane, d’autant que cette fille connait bien Peter avec qui elle est en cours…et que cette dernière l’apprécie beaucoup. La relation entre Mary-Jane et Peter bat donc de l’aile…côté travail, Parker doit faire face à un concurrent, qui prend aussi des photos de Spider-man et qui rêve de lui voler sa place : Eddie Brock (Topher Grace)…d’autant qu’un nouvel ennemi a fait son apparition : l’homme-sable, un ancien détenu prénommé Flint Marko (Thomas Haden Church) qui serait en fait le véritable assassin de Ben Parker, l’oncle de Peter…mais qui suite à une évasion est tombé dans un accélérateur de particule ayant provoqué un changement dans la structure de son ADN, le rendant à présent à 100 % fait de sable, ce qui le rend indestructible et modelable à l’infini.La vengeance ronge Spider-man, décidé, coûte que coûte à lui faire la peau, bien que ce dernier ne souhaite que trouver de l’argent pour soigner sa fille, malade. Comme si cela ne suffisait pas, une substance extraterrestre contenue dans une météorite s’écrase sur la terre et cherche un hôte avec qui se fondre…hôte qui sera Parker.Ce symbiote, donnant une couleur noire à son costume de Spider-man, le rendra plus agressif, dévoilant une face sombre de sa personnalité qu’il ne connaissait pas…

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     Ce dernier volet de la trilogie de Raimi est celui de tout les superlatifs : plus gros budgets (plus de 250 millions), meilleurs effets spéciaux, plus long que les précédents, plus de méchants…le réalisateur a vu les choses en grand (pour ne pas dire en XXL).Les intrigues semblent se démultiplier et les choses deviennent plus complexe : pourtant, le spectacle est toujours au rendez-vous.L’homme sable, près de 10 ans après, est toujours très réussi, surtout lorsqu’il se décompose, partant avec le vent, pour mieux se reformer un peu après…tel une oeuvre d’art qui serait modelée par un sculpteur. Son personnage est le seul des « méchants » qui n’a pas choisi sa condition : c’est en raison d’un accident qu’il est devenu ce qu’il est (à la différence de Norman Osborn, Otto Octavius, Harry Osborn ou Eddie Brock…qui ont « forcé le destin »).D’ailleurs, il ne veut pas faire de mal au gens, sa motivation est plus noble : sauver sa fille qui est atteinte d’une maladie grave…mais pour Spider-man, il est l’assassin de son oncle…et à ce titre, il doit payer.

     La vengeance semble donc est l’un des thèmes prédominant de cet opus : comme le dit la tante May, celle-ci est comme un poison…et cela peut détruire une personne.Peter Parker veut tuer l’homme-sable uniquement car il est responsable de la mort de Ben, Harry veut tuer Spider-man car il croit que ce dernier a tué son père, et Eddie souhaite prendre sa revanche sur Parker pour l’humiliation qu’il lui a faite subir, et pour l’avoir vu traîner avec celle qu’il aime, la jolie Gwen Stacy. La mort de celui qu’on déteste n’est pourtant pas la solution…et le chemin de la rédemption est parfois long avant d’en prendre conscience.D’ailleurs, seulement Harry et Peter y parviendront : le premier, en se sacrifiant pour celui qu’il considère comme son frère, et le second en pardonnant à Flint Marko.

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     Le symbiote, substance noire tombée du ciel, sera l’alter-ego de Parker, sa face sombre.Elle donnera au costume de Spider-man sa couleur noire, exacerbant les forces de son hôte, le rendant plus sur de lui, et plus agressif. Ce parasite, lors de la crise du couple Peter/Mary-Jane, provoquera en lui une crise de jalousie qu’il exacerbera en public, souhaitant rendre jalouse sa belle (dans une scène de danse plutôt amusante), et le fera dénoncer la supercherie des photos truquées d’Eddie Brock, faisant perdre son travail à ce dernier. Ce débarrasser du symbiote ne sera pas chose facile : d’une part, car au début, Parker n’en a pas envie.L’extra-terrestre lui fait ressentir des émotions qu’il adore, et le rend plus « méchant »…de plus, quand il est Spider-man, ses forces sont décuplées et il affronte plus facilement les criminels, tandis que lorsqu’il est Peter, le symbiote le rend plus orgueilleux et plus fier.D’autre part, car cela sera difficile, le symbiote s’accrochant à son être et prenant peu à peu sa place (la scène dans l’église, où il tente de d’arracher la bête, lui collant à la peau, littéralement, est assez explicite)….d’ailleurs si le symbiote s’en va, c’est uniquement car il a trouvé un nouvel hôte, en la personne d’Eddie Brock…mais là où Parker ne commettait que de petites irrévérences à sa personne (car au fond, c’est une bonne personne et qu’il parvient à voir qu’il a dépassé les bornes, en frappant accidentellement Mary-Jane), Eddie sera réellement mauvais, devenant le terrible Venom, monstre aux dents carnassières, et à la langue de serpent.

     À noter que Stan Lee, fait, comme à son habitude un petit caméo, ainsi que Bruce Campbell (la star d’Evil Dead, acteur fétiche de Raimi).La fille du réalisateur joue la petite fille à qui l’odieux J.Jonah Jameson est contraint d’acheter l’appareil photo lors de l’affrontement final de Spider-man contre l’homme-sable et Venom.

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    Sam Raimi a donné plus qu’un visage à l’homme araignée, il lui a donné une âme, une profondeur : Peter Parker est plus que les simples super-héros sans aucune émotions…il éprouve des sentiments, des doutes, des désirs. Dans ce film, il a intégré Spider-man dans sa vie, et en tire même un certains plaisir, se sentant adulé par la population lorsqu’il reçoit les clés de la ville. Mais ici, il doit aussi mettre son ego de côté, et penser un peu à ceux qu’il aime (la belle Mary-Jane, avec qui il ne parvient plus à communiquer) ou à ceux à qui il a fait du tord (son ami Harry, avec qui il a une relation fraternelle).Le film aborde la question du choix, car ce sont ces derniers qui nous déterminent…il faut savoir qu’on a, en principe, toujours le choix, même si on essaye d’échapper au conséquences de ses actes.

     Le film est, malgré les critiques par toujours tendre dont il a fait les frais, une réussite sur le plan visuel et scénaristique (même si l’intrigue est parfois prévisible et toujours moralisatrice), concluant, avec brio une trilogie qui fera date dans l’histoire d’adaptation de comics…(notre note : 8/10).

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584.Bandits : itinéraire des gentlemen braqueurs.

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     Joe (Bruce Willis) et Terry (Billy Bob Thorton) viennent de s’évader de prison et décident, en bons bandits qu’ils sont, de braquer des banques suivant un mode opératoire unique en son genre : ils passent la nuit dans la maison du banquier, dînant avec lui, tout en le menaçant lui et sa famille , et le matin même, braquent la banque, avant son ouverture, en compagnie de ce dernier. Ces opérations constituent de véritables succès, et ils deviennent des bandits avec une certaine notoriété, la presse les appelant les gentlemen braqueurs, car ils ne torturent ni ne tuent personne. Pourtant, un jour, leur route est amenée à croiser celle de Kate (Cate Blanchett), femme désabusée et qui rêve d’une nouvelle vie…elle va intégrer leur équipe, mais également faire chavirer leurs cœurs…et causer leur perte ?

     Joe et Terry sont 2 bandits aux caractères opposés : le premier est impulsif et calculateur, alors que le second est réfléchi et en proie à d’innombrables phobies (notamment celle du mobilier antique) avec lesquelles Joe joue pour l’empêcher d’agir…Comment 2 paumés deviennent les coqueluches de la presse, les élevant au rang de stars pour leur frasques, cela est traité dans le film…au point même que certains banquiers sont heureux de les voir débarquer chez eux, afin de se faire braquer (ce qui est assez humoristique).

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     L’arrivée de Kate dans leur vie coïncide avec le moment pour elle où sa vie tourne au point mort, délaissée par son mari à qui elle a tout consacrée. Elle va ainsi prendre un nouveau départ, découvrant l’excitation ressentie au moment de commettre des actes réputés illégaux par la loi…dépasser ses propres limites, et devenir quelqu’un d’autre, voilà ce dont la jeune femme aura besoin. Mais son cœur va chavirer, d’abord pour Joe, pour qui elle sera sa muse, au point que ce dernier, pourtant volage, deviendra fidèle. Ensuite, pour Terry, qui se montrera sensible, et qui tombera fou amoureux d’elle…mais 2 bons amis peuvent-ils se partager la même femme ? Cela est difficile, mais ils essayeront de composer, pour un temps, un joyeux ménage à trois.

     La musique est importante dans le film, et plus particulièrement celle de Bonnie Tyler, chanteuse rock des années 80, dont Kate est une très grande fan : La chanson Total eclypse of the heart est chantée, par Joe et Kate, symbole de la renaissance de cette dernière après le grand plongeon de son existence dans le vide, et le chagrin ressenti face aux désillusions et à la solitude.C’est un hymne à l’union d’un couple, et à l’amour fusionnel. Ce titre illustre bien le triangle amoureux, qui comme la chanson le rappelle, est celui d’ »une femme amoureuse, peut-être un peu trop rêveuse »…car l’idylle de Kate, Joe et Terry sera une épreuve trop difficile pour eux, les poussant à la jalousie et à l’affrontement…L’autre titre, toujours de Bonnie Tyler, est Holding Out for a Hero, entendue par Kate, qui se prend pour une chanteuse, en faisant la cuisine, dans une danse désopilante (la scène est assez drôle), jouant avec ses casseroles et ses légumes, mais qui est l’autre signe qu’elle est en attente de quelque chose de nouveau, que sa vie actuelle ne lui convient plus, et sentant que le moment de rencontrer son rédempteur est proche….

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     Barry Levinson, réalisateur de Rain ManGood Morning Vietnam ou du récent Rock the Kasbah, concoctait ici, en 2001, un film de braqueur au allures de comédie et de passion sentimentale avec une séduisante Kate Blanchett.Un road-movie, entraînant ses protagonistes d’un endroit à l’autre, de l’Oregon à Los Angeles, très drôle et inventif. (note : 8,4/10).

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583.Moanin’-Lambert, Hendricks & Ross.

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