A crazy world


659.Projet pour le blog…

Le mois de juin touchant à sa fin, il est temps de parler de la période estivale de juillet et août. Votre blog, va cet été, rendre hommage au cinéaste Tim Burton, qui va fêter ses 60 ans le 25 août prochain. L’occasion pour nous de revenir sur ses films les plus célèbres, de Pee-Wee Big Adventure à Dark Shadows en passant par Batman ou encore Frankenweenie. On abordera les grands thèmes de son oeuvre, l’humour qui la caractérise, ses personnages emblématiques et le réalisateur en temps que tel, avec ses collaborateurs récurrents.

Signalons aussi, que son prochain film, Dumbo, a enfin sa bande-annonce (que nous vous reproduisons ci-dessus). Il y adapte le dessin-animé éponyme des studios Disney.

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658.The Thing : film culte.

Nous sommes en 1982, et le cinéaste John Carpenter est l’un des plus prolifiques de sa génération : Il a marqué les esprits avec Halloween, et vient de finir Fog et New York 1997. Adulant Howard Hawks depuis toujours, il décide de faire un remake de l’un de ses films : ce sera La Chose d’un autre monde. Le film date de 1951, et a littéralement effrayé Carpenter, à sa première vision, quand il était enfant. Officiellement, Hawks n’a pourtant pas réalisé le film, attribué à Christian Niby, mais l’a produit. Dans les faits, il semble que son rôle a été plus important…

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La Chose, version John Carpenter, s’ouvre donc en Arctique, pendant l’hiver 1982, où une équipe de chercheurs vient à la rescousse de la précédente expédition. À leur arrivée, seul subsiste quelques survivants, dans un hélicoptère, occupé à pourchassé un chien, un husky.  Tandis qu’un accident détruit l’engin, le dernier des Norvégiens tire dans tout les sens, et blesse un des américains, qui n’ont pas d’autres choix que de le tuer… Ils recueillent le chien, essayant de comprendre ce qui était arrivé à l’équipe précédente. Ils trouvent de nombreux cadavres, tous brûlés. L’un d’eux semble être les restes d’un humain à 2 visages…Blair, scientifique en chef pratique une autopsie, dont il ne remarque rien d’anormal, si ce n’est la double face…Peu après, le husky est placé avec les autres chiens des neiges. Ceux-ci le voient alors se transformer, et révéler sa véritable nature : celle d’un alien protéiforme, créature  tentaculaire et dantesque, qui va tenter de les tuer, pour ensuite les manger et prendre leur apparence.

Alerté par les aboiements, les hommes de la station accourent et sont témoins d’un spectacle horrible : la Chose est en train d’absorber l’un des chiens. Ils tentent de la brûler au lance-flamme, mais une partie d’elle-même parvient à s’échapper par le plafond. Ils comprennent alors que les scientifiques de l’expédition précédente ont creusés dans la glace et y ont déterré une créature enfouie depuis des millénaires. Ils trouvent d’ailleurs le vaisseau qui l’a amenée sur la Terre et dont elle semble s’être éjectée. La Chose est un extra-terrestre doté de la faculté de mimétisme, c’est-à-dire qu’elle est capable l’apparence de ce qu’elle veut, tant physiquement qu’à travers le verbal et les mimiques de l’être. Les Américains comprennent alors qu’elle cherche à les tuer, un-à-un, afin de les remplacer. Et que un ou plusieurs d’entre-eux pourraient par conséquent être devenu…la Chose. 

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Reprenant la trame de fond du film original (ainsi que le logo), Carpenter s’en éloigne quelque peu, afin d’être plus fidèle à la nouvelle à la base de John W. Campbell, auteur de science-fiction. Il offre le rôle principal à son acteur fétiche, Kurt Russel, dont il s’agit de leur troisième collaboration, après Le Roman d’Elvis et New York 1997. À l’origine, Clitn Eastwood avait été envisagé !  Il y incarne R.J. MacReady, pilote. Son personnage apporte beaucoup au film, dont on a l’impression qu’il est le seul dont on soit sur que la Chose n’a pas pris son apparence. Tête brûlée, homme d’action, il n’hésite pas à tirer si sa vie est en danger, même si il doit sacrifier une vie humaine. Calme, MacReady prend le temps de réfléchir avant d’agir : en témoigne, la scène du test, où il prélève un échantillon de sang de chacun de ses comparses, et y place une tige enflammée. Le sang humain ne réagi pas, mais le sang de la chose oui, car il est vivant.

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Les effets visuels du film (manuels) sont ceux de Rob Bottin, qui a officié sur Legend et Seven. L’esthétique de la chose est très réussie, donnant lieu à un résultat crédible et qui a bien vieilli, malgré les années (si cela avait été fait en numérique, l’effet n’aurait pas été le même). La Chose est créée avec une liberté totale, et Bottin recourt à des maquettes, de la mousse, des marionnettes, du latex, et même des produits alimentaires (comme du chewing-gum ou de la mayonnaise). Le résultat est saisissant ! La manière de la filmer également : stop-motion, ne montrer que certains plans de celle-ci, la prendre dans la pénombre…mais à la différence du film Alien, où la créature n’était montrer qu’à la toute fin, La Chose est dévoilée dans toute sa splendeur. Le fait de pouvoir l’incorporer à des êtres humains et à montrer des scènes de transformations effroyables contribue à cela. Bottin a mis tant d’énergie et de passion à s’occuper du visuel, qu’il devra être hospitalisé à la fin du tournage, épuisé.

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Mais la Chose n’est pas que cela: c’est un habile huis-clôt (tout ce passe dans la base en Arctique), pleins de suspens. On se prend à joue au jeux du chat et de la souris en tentant de deviner de qui la Chose à pris l’apparence et les mimiques. Les personnages frisent la paranoïa, ont le regard habité par la folie, chacun ses suspectant, mais devant pourtant se faire confiance, car la Chose ne peut pas se combattre seul. La musique, d’Ennio Morricone (bien loin des symphonies épiques des westerns de Sergio Leone), contribue à créer cette ambiance pesante et malsaine. Les décors, dans la glace et le froid polaire, également. Encerclé par les ténèbres. Quentin Tarantino, avec Les 8 Salopards, rendra un hommage à La Chose, avec la présence de Kurt Russel et la musique d’Ennio Morriconne, mais également par le climat de terreur et de folie régnant entre les personnages. L’homme est un loup pour l’homme semble nous dire Carpenter.

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Un prélude au film a également vu le jour, en 2011, s’intéressant à la découverte du vaisseau extra-terrestre. Intitulé The Thing, il n’apporte pas grand chose à l’histoire.

En somme, rien ne vaut The Thing, de John Carpenter (dont c’est d’ailleurs le préféré) : un film de science-fiction horrifique, aux scènes sanglantes (bien que parfois le sang ne soit gelé et forme des stalactites), où tout est amené lentement, jusqu’à un grand final, incendiaire, avec l’Arctique embrasé. Du grand art, mais complètement ignoré à sa sortie, éclipsé par le succès d’un gentil extra-terrestre nommé E.T…à voir absolument (notre note : 9/10) !

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657.Coeur de pirate-Prémonition.

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656.La disparition de Sidney Hall.

Sidney (Logan Lerman) aime écrire : il écrit des dissertassions en classe, des articles pour le journal de son école, et des histoires. Il tient également un journal intime. Son style, percutant, et les sujets qu’il aborde, ne plaise pas à sa professeure de français, trop puriste pour apprécier son travail…pourtant il deviendra écrivain. Ses relations avec sa famille son chaotiques : son père est déficient mental, et sa mère est trop possessive, s’immisçant dans ses affaires, ses relations, allant jusqu’à ne plus lui laisser aucune part d’intimité…une fille envoie une lettre : elle dit s’appeler Melody, adorer ce qu’il écrit, le connaître depuis toujours et lui avoue ses sentiments…mais il ne se souvient pas d’elle…même si tout cela l’intrigue et le pousse à la chercher.

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The Vanishing of Sidney Hall est un film puzzle, mélangeant trois moments de la vie de son héros : Premièrement, lorsqu’il était au lycée, écrivain en herbe, qui tombait amoureux de Melody (Elle Fanning), et rendait un service à Brett, un « ami ». Ensuite, lorsqu’il fut promu au rang de star écrivain, candidat sérieux pour le Prix Pulitzer, marié avec Melody, mais ne se rendant pas compte que son égo avait gonflé. Et enfin, après le succès, lorsqu’il décide de disparaître, sans laisser de trace, lassé par la vie, devenant un ivrogne, souhaitant brûler ses deux livres…pourtant toujours en tête des ventes.

Cet itinéraire d’un jeune homme est aussi tragique qu’intense : Logan Lerman (qui semble avoir pris un tournant dans sa carrière, loin de Peter Jackson, depuis Le monde de CharlieFury et Indignation, en choisissant méticuleusement ses films, ne se vendant plus pour des succès commerciaux, mais préférant des rôles plus profonds) incarne la jeunesse qui se fait happé par un succès qu’il ne semblait pas avoir prévu….des gens désirent toute leur vie avoir la reconnaissance de leur pairs, et d’autres s’en fichent…la vive au contraire comme un poids. Le premier de ses livres est un succès démentiel, le roman du siècle, mais s’inspire d’une tragédie qu’il a vécue, lorsque son ami Brett lui a demandé d’enterrer une vieille boîte en métal lorsqu’ils étaient petits, avant de lui demander de l’aider à la déterrer bien des années plus tard…

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Sa relation avec Melody commencera comme un rêve : cette fille prude et distante, avec ce garçon calme et réservé fonctionnera dès le début. Mais une histoire à ses hauts et ses bas, et on ne finit par retenir que ce qu’il l’a gâchée…Elle demandait un peu d’attention, et lui se voyait être le nombril du monde. Pourtant, il l’aimait, et elle aussi…

Savoir que ce qu’on écrit imprègne les gens, est un étrange sentiment : un jeune homme se suicidera après avoir lu le livre de Sidney. Ce dernier ne pourra pas s’empêcher d’avoir une part de responsabilité…le film évoque le fait que nous sommes façonnés par la succession d’événements jalonnant notre vie, qui lui donne son ton, et qui nous affecte totalement. Hallucinant, Sidney fait la terrible expérience d’être hanté par ses démons : les gens qu’il n’a pas pu aider, où qu’il a fait souffrir. En vérité, le film raconte l’histoire de l’humanité : celle des hommes qui se font happés par le tourbillon de la vie, et qui finissent par disparaître, irrémédiablement. Son choix, de disparaître, est un choix radical : celui de dire non à la vie, de ne plus lutter, de se faire oublier. Un choix qui s’explique par ce qui lui est arrivé…Un film complexe mais interpellant (notre note : 8,3/10).

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655.Mortal Engines : un film de science-fiction très attendu…

La bande-annonce de Mortal Engines, adaptation dantesque du premier tome de la saga littéraire Tom et Hester de l’auteur anglais Philip Reeve, a enfin été dévoilée. L’histoire est celle d’un monde ravagé après un holocauste nucléaire, qui a vu l’émergence de villes mécaniques, montées sur roues, se déplaçant, telle des milles-pattes, prêtes à pourchasser tout contrevenant : des cités prédatrices. Une jeune fille, Hester Shaw, n’a qu’un seul but : venger le meurtre de sa mère , assassinée car elle avait découvert un terrible secret (dont le coupable semble être le personnage joué par Hugo Weaving). Elle sera rejoint par Tom, dans un Londres qui n’a plus grand chose à voir avec la ville actuelle…les effets-spéciaux ont l’air spectaculaire et le film impressionnant.

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Mortal Engines appartient à un sous-genre dans la science-fiction : le Steampunk, une réécriture de l’histoire, dans un futur qui rappellerait le climat de la révolution industrielle, dans l’urbanisme, la civilisation et surtout par l’usage des machines à vapeur. L’exemple le plus parlant est le film Le château ambulant, de Hayao Miyazaki.

Le film est réalisé par Christian Rivers, dont c’est la première réalisation. Il a été épaulé par Peter Jackson, en tant que producteur du film et qui s’est occupé du scénario. L’homme derrière Le Seigneur des anneaux et King Kong, signe son grand retour après Le Hobbit.

La sortie est fixée au 12 décembre prochain. Si le succès est au rendez-vous, les trois tomes suivant pourraient également être adaptés…espérons que le tout sera réussi et ne rejoindra pas les ratés de Eragon, Divergente, ou encore Stormbreaker


654.Juice Newton- Angel of the morning.

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653.Ready Player One : l’Oasis de Spielberg est pleine de surprises…

Adapter le roman de Ernest Cline, personne n’aurait pu le faire aussi bien, tant le projet semblait difficile, de par la richesse de l’univers et le scénario décalé. Mais Steven Spielberg l’a fait, et nous a offert, enfin, près de 13 ans après La Guerre des mondes, son retour à la science-fiction. Il a ainsi rendu un hommage vibrant à la pop culture et à son propre cinéma également…

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L’Oasis.

 

Ready Player One nous emmène en 2045, sur les traces de Wade Watts (Tye Sheridan), jeune lycéen qui, comme tout les citoyens du monde, s’évade de la réalité marquée par la guerre, la pauvreté, et la pollution, en mettant un casque de réalité virtuelle, afin de se connecter à l’Oasis, un monde composé de milliers d’univers où tout est possible, où l’on peut croiser des dragons, où se promener dans l’univers de Minecraft. Autrefois, c’était un jeux de rôle. Aujourd’hui, c’est un exutoire, où tout le monde se réfugie et peut être qui il veut. Ainsi, Wade a un avatar prénommé Parzival, à la chevelure argentée et qui est un véritable casse-cou.

Il va sans dire que le concepteur de l’Oasis, James Halliday (Mark Rylance) est l’homme le plus riche du monde. Mais un jour, il meurt et transmet un message aux utilisateurs de l’Oasis, par l’intermédiaire de son avatar, le magicien Anorak : il a caché, quelque part, dans son univers virtuel un œuf de pâques (un easter egg). Celui qui le retrouvera en premier héritera de l’Oasis et de sa fortune, élevée à 500 milliards de dollars. Pour y arriver, il faudra trouver 3 clés,  permettant d’ouvrir 3 portails successifs, menant à l’œuf. Suite à cette annonce, tout les utilisateurs de l’Oasis sont devenu des « chassoeufs », mais malheureusement sans succès…personne n’a trouvé la moindre clé jusqu’à présent. Pas même, la société Innovative Online Industries, concurrent direct de Halliday, dont le directeur, l’effroyable Nolan Sorrento, a déniché les plus grands spécialistes de Halliday, afin de trouver les précieuses clés.

La première épreuve consiste en une course de véhicule, aux multiples dangers, dont aucun concurrents n’est parvenu encore à atteindre la ligne d’arrivée. Il faut dire que King Kong veille à réduire tout candidat en bouillie…pourtant Wade y arrivera.

Film Review Ready Player One

 

Staying Alive

 

Wade fera connaissance avec une candidate chevronnée, Art3mis, qui le talonne dans les épreuves. Il tombera peut-à-peu amoureux d’elle, ou plutôt de son avatar, et souhaitera la rencontrer en vrai. Mais cette dernière refuse obstinément toutes ses avances. Pourtant le duo sera amené à collaborer ensemble, à plusieurs reprises, ensemble, et s’offrira une petite danse sur la musique de Stayin’ Alive, des Bee Gees.

Dans l’Oasis, Wade n’est pas seul : il a un « ami virtuel », qu’il retrouve régulièrement : Aech. Celui-ci est un bricoleur, fabriquant des machines incroyables et des armes de pointes. Il est de bon conseil pour le jeune homme, et lui conseille de ne pas s’éprendre d’Art3mis, car cela pourrait être dangereux…

 

L’Overlook

 

L’une des épreuves consiste à rentrer dans le film Shining de Stanley Kubrick,  et de revivre plusieurs moment du film culte. Spielberg se fait littéralement plaisir, rejouant la scène où Jack Torrance poursuit Danny dans le labyrinthe foulant la neige, ou celle où il entre dans la chambre 637. Il ne se prive pas non plus de la séquence des ascenseurs s’ouvrant pour déverser des litres de sang. L’épreuve finale est celle de la scène du bal, et offre une touche de romantisme…

En réalité, Spielberg a toujours admiré Kubrick, qui était d’ailleurs un de ses amis. Il a d’ailleurs repris, à titre posthume, son projet d’adapter la nouvelle « Les Supertoys durent tout l’été« … cela sous le titre bien connu de AI : Intelligence Artificielle. Certes il s’est éloigné du roman (ou Cline situait l’action dans le film Wargames).

 

Love Kira

 

Mais le film est l’occasion d’une double histoire d’amour : celle, bien entendu, entre Art3mis et Parzival, mais surtout celle qu’aurait pu vivre David Halliday. Une histoire d’amour faite d’acte manqué, de ne pas osé avouer ce que l’on ressent vraiment. Halliday aimait Kira, une jeune femme, qui finira par épouser son meilleur ami (et cofondateur de l’Oasis), Ogden Morrow (Simon Peggs).

Mais Halliday n’oubliera jamais Kira, et cet amour pour elle va l’influencer grandement dans sa conception de l’Oasis.

En choisissant Mark Rylance pour incarner Halliday, Spielberg lui offre l’un de ses meilleurs rôles (il lui en avait déjà donné un dans Le pont des espions et Le Bon Gros Géant) : un personnage vulnérable et délicat, inadapté dans le monde et qui pense comme un enfant. C’est un peu l’esprit de Spielberg que l’on retrouve dans ce seul personnage : l’innocence propre à l’enfance, face à la dure réalité des choses.

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J’irai bien refaire un tour du côté de chez Amblin et chez les autres

 

Ready Player One est l’occasion pour Spielberg de faire une myriade de clins d’oeil à la pop culture et à son propre cinéma : on peut ainsi voir apparaître, le temps d’un instant, Beetlejuice, Tomb Raider, un Gremlins, La Plymouth Fury de ChristineFreddy Krueger, le T-Rex de Jurassic Park, R2D2Emmet Brown…Toutes les citer serait bien entendu trop long tant elles sont légions ! Il y a aussi des logos de films (Star Trek,…), des armes utilisées dans des longs-métrages, des véhicules (la deLorean de Retour vers le futur). Wade  essaye la veste de Michael Jackson dans le clip Thriller, avant de porter le costume du héros de Buckaroo Banzaï.

Le Géant de fer (personnage du film éponyme) a un plus grand rôle et se retrouve dans plusieurs scènes, et surtout celle de la bataille finale. Il parodie également le T-800 de Terminator.

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 De façon globale, les personnages du film s’évadent en redécouvrant la culture des années 1980. Encore un moyen de s’évader d’un monde difficile à supporter, se remémorant, pleins de nostalgie, une époque où les divertissements sympathiques étaient légions.

Le matériel de base : le roman

 

Spielberg a pris quelque liberté par rapport au livre de Cline, tout en conservant l’esprit de l’oeuvre (d’ailleurs l’auteur a approuvé tout les choix du réalisateur, dont il semble être fan depuis toujours). Les épreuves ne sont pas les mêmes. On a déjà parlé de la course de véhicules avec obstacles…dans le livre, il faut jouer à Donjons et dragons. Il n’y a que 3 épreuves dans le film, contre 6 dans le livres. Les défis pour accéder aux portails ont été supprimé. C’est normal, car le film dure déjà 2h20…

Wade ne vole pas avec un X-Wing (vaisseau de Luke Skywalker) dans le film, mais avec la deLorean de Retour vers le futur.

Dans le livre, Wade et Artemis ne se rencontre pas réellement avant la fin de l’histoire…ils tombent amoureux chacun de leur avatar respectif. Dans le film, ils se rencontrent avant, en chair et en os.

 

La bataille finale

 

Sorrento est le méchant de l’histoire : il est prêt à tout pour prendre le contrôle de l’Oasis, y compris à tuer des gens. Par exemple, lorsqu’il découvre le véritable nom de Parzival, il tue tout ceux qui s’appelle « Wade Watts », à l’aide de petits drones larguant des bombes.

Il a travaillé autrefois avec Halliday, mais était toujours dans l’ombre de celui-ci, cherchant à le convaincre de faire de l’Oasis une entreprise économique, ce que ce dernier a toujours refusé. Halliday était avant tout quelqu’un qui voulait jouer, et partager ce plaisir qu’il avait lui même dans une partie…c’est aussi pour cela qu’il organise la chasse à l’œuf. 

Lors de la dernière épreuve, les héros s’affrontent sur le jeu vidéo Doom (dans le roman, c’est le jeu Tempest), près d’un château qui rappelle celui de Dark Vador, sur la planète volcanique Mufasar. Une grande bataille entre tout les chassoeufs et les sbires de Sorrento est lancée. La scène est dantesque, à l’image du Mechagodzilla, dinosaure géant en fer que pilote Sorrento.

Ready Player One est un excellent film de science-fiction, un divertissement prenant (à voir, si possible, en 4D), qui fait rêver : la majeure partie du film se passe dans l’Oasis et nous fait littéralement voyager (le visuel est très important dans le long-métrage)…dur de revenir à la réalité après cela, même si cela se révèle indispensable (notre note : 9/10).

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652.Apparences.

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Norman (Harrison Ford), scientifique, emménage avec sa femme Claire (Michelle Pfeiffer) dans une nouvelle maison, au moment où leur fille, Caitlin, part à l’université. Claire se retrouve souvent seule, d’autant que son mari est souvent en voyage d’affaire. Remise d’un terrible accident de voiture un an auparavant, elle souffre toujours de pertes partielles de mémoire. Décidant de rencontrer ses nouveaux voisins, Claire fait connaissance avec Mary (Miranda Otto), qui est triste et effrayée…et cela est d’autant plus étrange car la femme disparaît ensuite ! Et tout porte à croire à Claire que c’est le mari de cette dernière, Warren, qui l’aurait tuée ! Ensuite des phénomènes étranges se produisent dans la maison : des cadres se renversent, du bruit se fait entendre, la porte d’entrée s’ouvre toute seule, et Claire se met à voir dans l’eau de la baignoire, à côté de son reflet, celui d’une femme…ces apparitions sont celle d’un fantôme. Elle croit d’abord que c’est celui de Mary, d’autant que Warren ne répond pas clairement aux questions de Claire quand elle lui demande où est sa femme…mais à une soirée mondaine, Mary refait surface, obligeant dès lors notre héroïne à se demander si elle est devenue folle ! D’autant que des phénomènes inexplicables se produisent dans sa maison…

Hommage à Hitchcock

En 2000, en réalisant Apparences, le cinéaste Robert Zemeckis (qui sortait aussi cette année là Seul au monde) offrait à sa filmographie un genre qu’il n’avait pas encore exploité : le thriller. Et quoi de mieux pour cela que de rendre un petit hommage au « maître du suspense », que fut Alfred Hitchcock, notamment à travers plusieurs scènes évoquant son film Fenêtre sur cour. On peut ainsi voir le personnage de Michelle Pfeiffer épier son voisin de sa fenêtre, aidée d’une paire de jumelle, le tout filmé en champ-contrechamp, c’est-à-dire en utilisant une technique par laquelle on montre le personnage qui regarde, puis on voit ce qu’il voit, et puis on le filme en montrant sa réaction, nous déplaçant ainsi à 180°, créant un effet de surprise.

De façon globale, Zemeckis distille le suspense dans son film, nous faisant sursauter là où on ne l’attend pas. Il filme en contre-plongée (de bas en haut), insiste sur de petits leitmotivs (la porte qui s’ouvre toute seule, à plusieurs reprise, à chaque fois que Claire s’apprête à mettre la clé dans la serrure, par exemple).

La scène où Michelle Pfeiffer, toujours bonne comédienne, est couchée dans la baignoire, paralysée, et là voit se remplir, sans rien pouvoir faire, est glaçante et probablement l’une des plus réussie. Le moment est oppressant et filmé de manière brute.

Esprit, es-tu là ?

Le film a aussi pour thème le mystère et le paranormal : en effet, Claire ne rêve pas, il y a bel et bien un esprit dans sa maison…ses intentions sont un peu troubles au début, d’autant que Claire est effrayée par ce qu’elle voit. Au cours d’une séance chez le psychologue, celui-ci lui conseille de ne pas fuir ces manifestations, mais de se confronter à elles, d’essayer de comprendre ce que cette entité lui veut.

Claire tente d’abord d’entrer en communication avec son fantôme, à travers un ouija, planche munie d’une goutte pour parler avec les esprits…puis se procure un ouvrage de « sorcelleries », et se met à potasser le sujet. Zemeckis joue avec les superstitions et les multiples objets qui les nourrissent pour leur donner corps.

Claire va peu-à-peu identifier cet esprit, qui lui dit qu’elle sait ce qu’elle veut, lui donnant corps et découvrant son histoire…intimement liée à la sienne. La femme va prêter son corps à ce fantôme, le temps d’une scène, incroyable, où le personnage d’Harrison Ford, a des rapports avec une femme qui de toute évidence n’est pas sa fragile épouse…

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Le twist final

Apparences nous entraîne vers de multiples pistes : est-ce que Claire imagine tout ça ou est-ce réel ? On comprend finalement qu’il est question d’un esprit qui veut obtenir vengeance, à cause d’un terrible secret enfoui et qu’on a tout fait pour oublier. La violence, le crime et l’implacable vérité seront au rendez-vous. Méfiez-vous donc, les apparences ne sont pas ce qu’elles semblent être, et la fin vous surprendra sans doute (notre note : 8/10).


651.Bye Bye, Maurane.

Chanteuse Belge à la voix de velours, femme au caractère bien trempé, interprète virtuose à l’oreille absolue, Maurane est décédée, inopinément et à la surprise générale, ce 7 mai 2018, à l’âge de 57 ans. Surprise, car elle préparait son retour (avec un album hommage à Jacques Brel, qui ne verra donc jamais le jour), elle qui n’avait plus chanté depuis 2 ans (suite à un problème de cordes vocales).

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Elle s’était encore produite à la fête de l’Iris, le 6 mai dernier, en duo avec Typh Barrow, pour reprendre une chanson de Brel (« La chanson des vieux amants »), bouclant la boucle d’une carrière de plus de 40 ans…en effet, la chanteuse a commencé à chanter à l’âge de 14 ans ! Elle n’a pas vendu des millions de disques (bien que sa discographie compte 12 album), mais a marqué avec des titres comme « Toutes les mamas« , « Sur un prélude de Bach«   ou le magnifique « Tu es mon autre » (en duo avec son amie Lara Fabian). Maurane avait une voix pleine de jazz et de nostalgie, reconnaissable entre milles, capable de reprendre les plus grands standards de la chanson française : si on lui donnait un bon titre, elle était capable d’en faire une merveille.

Active, elle a aussi fait partie de la troupe des Enfoirés, et a été juré dans l’émission Nouvelle Star. En 1994, Maurane fut également lauréate aux Victoires de la musique. Femme de caractère, elle savait ce qu’elle voulait et disait ce qu’elle pensait, la rendant authentique.Ce qui est caractéristique, c’est qu’elle était connue de tous et appréciée, vivant à Schaerbeek (où les gens du quartier la connaissait bien), dans son pays natal, la Belgique, dans une demeure qui était loin d’être un château…Maurane a su rester simple et modeste.


650.Paco de Lucia-Entre Dos Aguas.

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