A crazy world


604.J.J. Abrahams réalisera Star Wars épisode IX.

Alors que la sortie du 8e film de la saga Star Wars est attendue en décembre prochain, Disney a annoncé que le cinéaste Collin Trevorrow ne s’occupera plus de l’épisode 9, puisqu’il a été licencié ! L’homme, qui avait été engagé uniquement suite au succès de son Jurassic World en 2015, n’avait pas du tout la même vision de la saga que celle des producteurs, et notamment de Kathleen Kennedy, la présidente de Lucasfilm,…ce qui aurait entraîné de nombreux différents.

La question était donc de savoir qui le remplacerait. Et la réponse n’a pas tardée : il s’agira de J.J.Abrahams, qui avait réalisé Star Wars-épisode VII, en 2015. L’homme est un habitué de la science-fiction (Star Trek, Super 8,…) et aura ainsi la lourde tâche de conclure la trilogie…espérons qu’il se montrera créatif et surprendra les fans de l’univers de George Lucas…


603.Les aventures d’un homme invisible.

Surfant sur la vague de romans de science-fiction de H.G.Wells, et sur Les mémoires d’un homme invisible de Harry F.Saint, le cinéaste John Carpenter, signait en 1992, un film oscillant entre humour et anticipation, loin de ses créations habituelles (ChristineHalloweenFog,…), plus proche du long-métrage d’épouvante et fantastique, exorcisant les peurs de sa société.

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L’histoire tient en quelques lignes (preuve qu’il suffit parfois de peu pour faire un bon scénario) : Nick Halloway (Chevy Chase) est un scientifique assistant à une conférence donnée par un éminent professeur dans le centre de recherche où il travaille…mais alors qu’il va aux toilettes, il ne se rend pas compte qu’une tasse de café renversé par un des responsables provoque un cours circuit, donnant lieu à une explosion, obligeant tout les gens à fuir le bâtiment…mais en réalité, le bâtiment existe toujours : il est juste devenu invisible…mais Nick aussi ! Personne ne peut le voir, pas même lui-même ! Mais il peut se faire entendre ou remarquer si il crée du grabuge…alors que la police arrive sur les lieux, constatant l’étrange phénomène qui se joue sous leur yeux, la C.I.A. et plus particulièrement l’un de ses agents, David Jenkins ( Sam Neill, le professeur Grant de Jurassic Park) se rend compte de sa présence et n’aura de cesse que de le traquer, partout où il ira, ayant l’ambition d’en faire un espion officiant pour le pays et un cobaye pour de nouvelles expériences…désormais, Nick n’est plus en sécurité nul part…

À la différence de ses longs-métrages habituels, John Carpenter réalisait, avec Les aventures d’un homme invisible, une comédie de science-fiction, où son personnage principal, se retrouve, bien malgré lui, complètement invisible. Ce qui donne lieu à des situations plutôt humoristiques, comme lorsqu’il marche dans la rue, devant esquiver chaque passant fonçant sur lui, où encore lorsqu’il doit retirer ses vêtements visibles, quand il est repéré et poursuivi par des agents de la C.I.A.. Il faut également mentionner le moment où Nick veut rentrer chez lui en taxi, et va assommer un homme, le contrôlant en le tirant, le faisant avancer de façon gauche, et le faisant parler en bougeant ses lèvres à l’aide de ses mains…la scène est probablement la plus drôle du long-métrage ! Carpenter a compris qu’il était intéressant que le spectateur voit Nick en chair et en os, dans le film, alors qu’il est invisible pour les autres protagonistes de l’histoire, afin de mieux pouvoir comprendre les situations auxquelles il s’expose. En réalité, Nick Halloway n’avait jamais pris conscience qu’il était totalement invisible au regard de ceux qui le connaissait…en le devenant réellement , il va prendre conscience de sa condition, et devra l’accepter.

Le film offre également une belle romance entre Nick et la jolie Alice Monroe (Daryl Hannah, la sirène de Splash). Cette dernière n’a rencontrée qu’une seule fois Nick lorsqu’il était visible, et va tomber amoureuse de lui, le rendant visible, à ses yeux, offrant un sens à la vie de l’homme, qui, jusque là en était dépourvue. La scène où elle le touche, alors qu’elle ne le voit pas est d’une grande tendresse, un peu comme un aveugle devant imaginer ce que le sens du toucher a à lui offrir.Et celle où la pluie le rend visible, révélant ses traits et les contours de son corps, permettant à Alice de le voir, est d’une grande beauté, les gouttes de pluies s’amoncelant, formant une forme humaine…

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Sam Neill joue également un rôle intéressant (un méchant très réussi), en la personne de David Jenkins, agent de la C.I.A. traquant, avec son équipe, Nick. Son déterminisme et sa ténacité sont sans équivoque, ne laissant pas une seconde de répit au héros, recourant à des pistolets de peinture rouge pour le rendre « visible »,  finissant même par enlever celle qu’ il aime. La scène où Nick lui rend une petite visite dans son bureau, et reste caché, à attendre que David se retrouve seul, avant de lui faire peur, lui braquant un pistolet sur la tempe, prend des allures de comédie burlesque, offrant un grand moment de rire, où Sam Neill se contorsionne dans tout les sens, avec une arme collée à son front, mais qui ne semble rattachée à rien.

Au final, c’est un Carpenter anti-conformiste qui livre une fable intéressante sur le fait que l’on ne fait que passer dans la vie des gens, sans être nécessairement important pour eux, et que, seulement pour une poignée d’êtres humains, notre existence à vraiment de l’importance…de plus les effets visuels passent toujours très bien (notre note : 8/10).

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602.Ça.

Film très attendu en cette rentrée de septembre 2017, Ça est une l’adaptation cinématographique de l’un des plus grands roman (et des plus gros, puisqu’il fait près de 1100 pages !) de l’auteur américain Stephen King . L’écrivain a toujours la côte et voit chacune de ces œuvres transparaître sur le grand écran depuis Carrie…en 1974 ! Ça avait déjà été adaptée en 1990, sous la forme d’un téléfilm de 3h00, avec l’acteur Tim Curry le tout orchestré par Tommy Lee Wallace, et dont nous aurons l’occasion de reparler dans un article ultérieur…cette fois-ci, place à l’argentin Andrés Muschietti, qui s’en sort vraiment très bien et livre un film fort et pleins d’émotions…et Ça ne fait pas très peur (même si il surprend par moment).

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L’histoire démarre, dans la petite ville de Derry, par la disparition du petit Georgie Denbrough, 5 ans. Alors qu’il voulait voir flotter sur l’eau son bateau en papier, un jour de pluie, le petit garçon sorti dans la rue et le posa au milieu de la route. Le bateau se mit a dévaler la rue, atterrissant dans une bouche d’égout…où un clown monstrueux s’y trouvait, prénommé Grippe-Sou. Le clown dupa l’enfant, et l’attira dans son antre, afin de le dévorer…peu de temps après, son frère Bill, 13 ans, s’en voulu terriblement de n’avoir pas assez surveillé son frère ce jour-là et fit dès lors tout ce qu’il pouvait pour le retrouver…en effet, Georgie est porté disparu…pour les rares témoins de la scène, il est tombé dans les égout… or Bill sait que les égout aboutisse dans les friches, un lieu boisé…persuadé que son frère est vivant, il part régulièrement là-bas, avec ses amis,  Eddie, Richie et Stan. Leur petit groupe est surnommé Le club des râtés, car ils sont martyrisés par la bande de Henry Bowers, des gamins plus âgés, en raison du fait que Bill bégaye, que Richie est un enfant aux grosses lunettes noires qui parle trop, que Stan est juif, et que Eddie est un hypocondriaque prenant plein de médicaments,  couvé par une mère autoritaire que toute la ville de Derry connait et considère comme étant dingue. La joyeuse petite bande va toutefois, en essayant d’élucider la disparition de Georgie, et des autres enfants – car beaucoup d’enfant son portés disparus-, se confronter à Ça, une créature maléfique, prenant la forme de ce qui fait le plus peur au gens, mais ayant souvent l’apparence d’un clown, et qui doit se nourrir de la chair humaine, avant de s’endormir, pendant 27 ans.  Le monstre préfère s’attaquer aux enfants, car se sont des proies faciles, et vit dans les égouts de la ville…il semble n’être vu que par ses proies…et se nourrit de leur peur. Grippe-Sou va apparaître à chacun des membre des râtés, leur faisant à chacun très peur…le petit groupe va toutefois s’élargir par la venue de 3 autres enfants : Tout d’abord Ben, surnommé le nouveau, qui n’a pas d’amis et passe ses après-midi à la bibliothèque, car il subit d’incessantes moqueries sur son poids et est le souffre-douleur de Henry Bowers. Ensuite Mike, un afro-américain dont les parents sont morts dans un incendie et qui est aussi martyrisé par la bande de Bowers, en raison de sa couleur de peau. Et enfin Beverly, une jeune fille battue régulièrement par son propre père, qui veut la « protéger » des garçons…ayant mauvaise réputation, toute son école la dénigre, la prenant pour une fille facile. Les 7 enfants, tous confronté à Ça vont devoir s’unir afin de le traquer, dans son repaire, une vieille maison abandonnée débouchant vers les égouts…mais le monstre va tenter de les diviser…car il sait que leur force vient de leur unité, et leur faiblesse de leur solitude et de leur peur…

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Très bonne adaptation du livre de Stephen King, Ça constitue en fait la première partie du livre, celle où les héros sont encore des enfants et affrontent pour la première fois le clown Grippe-Sou. Le film s’intéresse énormément à ses personnages, les développant au maximum, permettant de les connaître et de les apprécier, rappelant parfois le long-métrage Stand by Me (qui était adapté d’une nouvelle de…Stephen King !). 6 garçons et 1 fille, rassemblés par le fait qu’ils sont martyrisés et que Ça va les prendre pour cibles. Chacun sera confronté à ce qu’il l’effraye le plus : Mike au souvenir de ses parents qui ont bu la chair de leur peau fondre lors d’un effroyable incendie qui leur a coûté la vie ; Eddie à un lépreux, maladie contagieuse alors qu’il craint les microbes ; Bill revoyant son petit frère mort ; Stan à une femme affreuse le poursuivant et issue d’un tableau ; Ben poursuivi par une affreuse momie sans tête ; Beverly voyant sa salle de bain devenir un torrent de sang, rappelant les menstruations et le fait qu’elle ait du mal à accepter de devenir une femme, au point de se couper les cheveux et d’arborer une coupe à la garçonne (la scène est d’ailleurs très impressionnante…) ; et Richie qui a peur des clowns…Grippe-Sou va tenter de les diviser, en jouant avec eux, leur faisant très peur, afin de les tuer un par un…

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Les multiples formes de Ça sont très impressionnantes et très réussies, rappelant l’horrible Chose venue d’un autre monde de John Carpenter. La créature est difficile à vaincre, mais pas indestructible…et même si ils perdront la première manche, le deuxième round s’avérera plus concluant pour eux. Grippe-Sou le clown est toutefois la forme dans laquelle il se trouve le plus souvent, tenant des ballons rouges emplis d’hélium, avec imprimé dessus « I love Derry ». C’est un être cruel, diabolique, qui ne fait que le mal et qui est en plus doté d’une grande fourberie, amadouant sa proie, avant de dévoiler ses rangées de dents acérées et de les planter dans la chair de sa victime…l’interprétation du jeune acteur Bill Skarsgard dans le rôle en fera l’un des méchant les plus populaire du cinéma. Mais pour tuer sa proie, il doit lui faire peur…si celle-ci n’a pas peur, cela ne marche pas…les enfants se montreront courageux face à lui, et seront les premiers à le défier…lui qui n’avait jamais ressentie la peur (la mangeant tout cru) va se retrouver à craindre le club des ratés…qui pourraient bien arriver à le vaincre…

La scène où les enfants visionnent de vieilles photos et où le projecteur s’emballe, révélant la présence du clown Grippe-Sou est très réussie…la bête sortant de l’écran ! On prend également conscience de l’âge de Ça, qui semble être là depuis toujours, dans la ville de Derry, mais se réveillant tout les 27 ans, après un cycle d’hibernation…

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L’amitié est un thème très fort dans le film. Le club des ratés est unis, et chacun d’eux aime l’autre. Chacun serait près à donner sa vie pour sauver l’autre. Il faut voir, à la fin du film, alors que le clown Grippe-Sou s’apprête à emporter Bill pour le dévorer, proposant aux autres enfants de partir, le laissant faire sa besogne, en échange de leur laisser la vie sauve, la réaction des enfants, qui vont tout faire pour le sauver. Leur amitié débouchera aussi sur une forme d’altruisme, lorsqu’il vont sauver Mike de la bande de Bowers, alors qu’ils ne le connaissent pas, affrontant les adolescents géants, en leur jetant des pierres, un peu à la manière de David contre Goliath.

Des sentiments amoureux émergent également entre les garçons et la jeune Beverly. Tout les 6 sont fou d’elle, et la trouve très jolie…mais seulement deux tenteront quelque chose : D’une part, Ben, qui lui écrira un poème anonyme, et d’autre part, Bill, qui tentera de l’inviter à la foire. Entre les 2 garçons une concurrence s’installera, une rivalité passive, n’écornant toutefois pas leur amitié…alors que Bill bégayant tente de dire à Beverly qu’elle est jolie, il n’y parvient pas, et Ben, qui s’exprime parfaitement bien, saute sur l’occasion. Beverly, de son côté aime Bill, et croit que le poème vient de lui…mais elle comprendra que ça n’est pas le cas, et que c’est Ben qui en est l’auteur. Chacun des 2 aura droit à un baiser de la fille : Ben lorsqu’il la sauve de l’état de catalepsie dans laquelle Grippe-Sou l’a plongée, et Bill lorsque le moment des adieux se produit.

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Paradoxalement, à la fin du film, après les terribles événements qu’ils ont vécus, les enfants commencent à oublier Grippe-Sou et tout se qui s’est passé, en quittant la ville, un peu comme si ils se réveillaient après avoir fait un effroyable cauchemar (qui aurait toutefois duré un an). C’est un peu le signe du fait de grandir, et de laisser derrière soi ses peurs enfantines, ne cultivant plus sa fertile imagination.

Le film aborde aussi le thème du deuil :  Bill est persuadé que son petit frère Georgie est encore en vie…le spectateur sait dès le début que cela n’est pas vrai, car Grippe-Sou le tue lors de la première scène (il ne faut jamais se fier aux inconnus…surtout si ceux-ci tentent de vous offrir quelque chose). Tout au long du long de leur aventure, il n’a de cesse que de tenter de le retrouver…il à même plus de mal à rentrer chez lui que dans l’horrible demeure ou Ça habite. Les souvenirs sont parfois difficiles à supporter…car les 2 frères s’aimaient vraiment très fort. Le plus dur pour Bill sera d’accepter ce que ses propres parents ont du accepter : son petit frère ne rentrera jamais, et il n’y aura jamais d’au revoir. La vérité sera dure à encaisser, plus dure que toute les visions imaginaires que Grippe-Sou fera apparaître pour duper les enfants…

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Stephen King a été conquis par cette adaptation de son roman. Moi aussi ! C’est un film tendre, drôle, violent et triste à la fois ! L’action, contrairement au roman qui se déroule en 1958, a été déplacée en 1988, permettant de coller avec une époque qui est celle d’un cinéma digne des studios Amblin. Ceux qui s’attendent à un énième film d’horreur, de type survival, où à un jeu de massacre seront déçus, mais ceux qui aiment les films possédant une bonne histoire, avec une âme et dont on sent qu’ils ont été fait avec le cœur, seront conquis… (notre note : 9,8/10).

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601.Little Evil.

Parodiant les plus grands films d’horreurs du cinéma (tels que ShiningPoltergeistLa malédiction ou encore l’Exorciste), Little Evil est une belle comédie horrifique, signée Eli Craig (un habitué du genre puisqu’il a commis Tucker et Dale fightent le mal, en 2004). Le film évite de tomber dans la caricature pure et simple, comme ce fut le cas avec les Scary movies, parvenant à conserver son identité propre.

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L’histoire débute avec Gary (Adam Scott), qui vient tout juste de se marier avec la femme qu’il aime, la jolie Samantha (Evangeline Lilly).Bien décidé à être le beau-père du fils de cette dernière, le petit Lucas, l’homme peine à communiquer…il faut dire que l’enfant de 5 ans est très particulier, ne parlant presque pas, et adoptant un comportement étrange, qui peut effrayer…ainsi, lorsque Gary va le voir, il parle, par l’intermédiaire de sa peluche, une effroyable chèvre, et lui demande de partir ! Ou lors de son anniversaire, le clown destiné à amuser les enfants se met à prendre en feu ! De plus, tout les anciens petits amis de Samantha sont morts dans des circonstances terrifiantes…excepté un. Gary se décide à le rencontrer…celui-ci vit reclus dans un monastère, et à leur rencontre leur hurle de toutes ses forces que Lucas n’est rien d’autre que l’Antéchrist lui-même et que la fin des temps est proche…bien que se refusant à croire cette thèse au départ, de plus en plus de choses, et notamment les tragiques événements survenu lors de son propre mariage avec Samantha, vont l’amener à devoir reconsidérer la chose…

Little Evil constitue donc un film très agréable à regarder, avec de belles surprises sur le plan visuel. Il constitue un hommage aux films d’horreur des années 70-80, tout en restant inventif. Le personnage de Gary, confronté à toutes ces mésaventures, fait preuve d’un courage exemplaire (il faut le voir se faire enterrer par son propre beau-fils, dans le jardin, pour comprendre). Le petit Lucas rappelle, par son look, le personnage de Damien dans La malédiction (d’ailleurs le film est cité) et celui de Danny Torance dans Shining (où l’enfant a un ami imaginaire qui parle à travers lui, le faisant changer de voix). Il passe très bien du petit garçon attendrissant au monstre hargneux ne faisant que le mal…toutefois, le film ne fait pas peur et est même regardable par n’importe quel public. Netflix confirme, à nouveau, sa capacité à réaliser de bons programmes (notre avis : 7,2/10).

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600.Petit best of des articles 500 à 599.

En juillet 2016, nous bouclions le 500e article…près d’un an et 2 mois plus tard, 100 articles de plus ont vu le jour ! Nous vous proposons donc de redécouvrir un petit best of des 10 meilleurs publiés au cours de cette année.

Le créateur.

1.V for Vendetta (analyse du film)

2.Il était une fois une chanson… »Billie Jean » de Michael Jackson.

3.L’histoire complexe du Brexit.

4.Trump Ier…ou le déclin de l’Amérique.

5.Kill Bill-volume 1 (analyse du film).

6.Kill Bill-volume 2 (analyse du film).

7.13 reasons why.

8.Westworld.

9.Méfiez-vous de vos jouets connectés  : vos « toys » vous regardent…

10.Star Wars : une saga de légende : partie 6.


599.Bande-annonce : Un raccourci dans le temps.

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598. Cellulaire.

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C’est la panique générale dans le monde ! Suite à un bug, toutes les personnes qui étaient en train de téléphoner se sont vue victime d’une sorte de virus officiant à travers les ondes qui les ont transformés en zombie. Et ceux qui, suite à cela, ont voulu prévenir les secours ont subis le même sort. Clay Riddell (John Cusack), créateur de bandes-dessinées, devait prendre l’avion lorsque cela s’est produit…non touché par le virus, il tente d’échapper aux gens qui sont devenus de véritables machines à tuer, afin de retrouver son fils et son ex-femme, qui sont peut-être toujours en vie…sur sa route, il fait la connaissance de Tom McCourt (Samuel L.Jackson), qui va l’aider, et d’un petit groupe de survivant…ils vont comprendre que le signal a une origine et qu’il est peut être possible de l’arrêter…

Directement sorti en vidéo, Cellulaire est une adaptation d’un roman de Stephen King.Réalisé par Tod William, c’est un petit « survival » qui mérite d’être découvert car sa réalisation est assez soignée (les zombies sont ds humains contaminant les autres en envoyant des ondes par voie buccale), et que le mythe du zombie trouve ici un fondement différent de celui des histoires « classiques » du genre : les téléphones portables ! Le monde entier les utilise en permanence, sans même penser que cela peut être dangereux pour la santé…peut être Stephen King a-t-il d’ailleurs voulu dans son roman, prévenir du danger des ondes et de l’utilisation massive des téléphones portables ? Ou des cybercriminel réussissant le coup du siècle ? La comparaison peut se faire et est intéressante sur le fond.

On parle de zombie car c’est ce qui s’en rapproche le plus (le film et le roman rendant hommage au maître George A. Romero, brillant réalisateur de films d’horreur mettant en scène des morts-vivants, qui nous a quitté récemment), mais les contaminés sont en fait plus proche de dangereux psychopathes à l’apparence d’être humains (en fait ils ne sont ni mort ni en état de décomposition avancée)… 

Toutefois, il y a quelques défauts qui entachent le film et le rende « mineur » dans les adaptations qui ont été faite du King : l’origine du signal n’est pas révélée et toutes les réponses aux questions que le téléspectateur peut se poser ne trouvent pas réponse. Et surtout la fin est assez complexe à comprendre…il semble que les personnages contaminés sont dans un monde virtuel, sans se rendre compte qu’ils sont les pantins de la société actuelle…qui tire les ficelles ! Toutefois, l’ensemble du film n’est pas désagréable et tient la route.Une bonne série b (notre note : 7/10).


597.Les nouveaux héros.

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Les nouveaux héros racontent les aventures du jeune Hiro, 14 ans, prodige et doué en robotique. Avec son grand frère Tadashi, les 2 jeunes vivent chez leur tante Cassie. Mais en cachette, Hiro fabrique des robots pour participer à des combats de machines (en toute illégalité) afin de gagner de l’argent. Mais alors qu’il est sur le point de battre le champion en titre, ce dernier, mauvais joueur, refuse de lui donner l’argent qu’il lui doit et cela tourne à la bagarre. Heureusement, Tadashi le sauve in extremis et tente de le raisonner en lui faisant visiter l’université où il est étudiant en lui présente ses amis GoGo Tamago, Wasabi, Honey Lemon, tous très intelligents et créatifs, inventant toute sorte de chose, et Fred, la mascotte de l’école. Tadashi montre également à son frère le projet sur lequel il est en train de travailler : un robot prénommé Baymax, destiné à soigner les gens. Hiro est fasciné par tout ce qu’il découvre et souhaite intégrer l’université…d’autant qu’il pourrait avoir cours avec le professeur Callaghan, dont il est un grand admirateur. Mais pour cela, il faut participer à une soirée spéciale à l’Université et présenter une invention en robotique qui impressionnera Callaghan. Hiro met beaucoup de temps à trouver ce qu’il cherche…avant de concevoir les micro-robots. Il s’agit de petites pièces de métal qui s’assemblent pour former ce que le possesseur du casque les contrôlant pense. Ainsi, il est possible de créer n’importe quoi avec les micro-robot, de construire des bâtiments en très peu de temps et de moyens, et bien d’autres créations tout aussi incroyable.La présentation de l’invention par Hiro ébahi le public présent et plus particulièrement Callaghan, qui souhaite le voir intégrer son université. Mais elle attire aussi un effroyable rapace : Alistair Krei, un homme financier qui souhaite commercialiser l’invention. Mais Hiro, avisé, refuse son offre. À la fin de la soirée, alors qu’ils sont dehors, Tadishi et Hiro découvre avec effroi que l’Université est en train de brûler…les gens sont évacués, mais le professeur Callaghan manque à l’appel, prisonnier des flammes. Sans hésiter une seule seconde, Tadashi se précipite à l’intérieur…mais le bâtiment explose, et il meurt sur le coup. Dévasté, Hiro n’ira pas à l’université, mais broiera du noir, chez lui, déclinant les multiples invitations des amis de Tadashi. De l’aide viendra de là où il ne l’attendait pas…puisqu’en réveillant accidentellement Baymax, le robot va se donner pour mission de faire aller mieux le garçon. Et surtout va lui permettre de comprendre qu’une personne présente le soir de l’accident à l’Université a volé ses micro-robots et en a produits des millions…afin de faire des choses abominables. Recrutant les anciens amis de son frère, Hiro et Baymax se lancent dans une aventure incroyable…

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Désormais « classique Disney », Les nouveaux héros est une adaptation de la série de bande dessinée Big Hero 6 des Studios Marvel ! Ils sont beaucoup plus connus aux Japon, où ils sont l’équivalent des Avengers. Le film rend d’ailleurs un petit hommage à Stan Lee, figure de proue de la maison Marvel, puisqu’elle en fait le père de…Fred ! Il y a également quelques autres clins d’œil d’autres personnages Marvel, moins évidents à voir : Black Talon, Grogg, Droom et SleepWalkers. Plus fort encore et moins discernables sont les clins d’oeil à d’autres film Disney : Elastic Girl des IndestructiblesOlaf  de la Reine des neiges, Volt le chien qui se croyait très rapide,…Mais le film permet surtout de découvrir une nouvelle équipe de héros, puisque chacun va avoir son « don » : Baymax customisé en chevalier rouge volant et doté de poings missiles, Gogo capable de générer des boules d’énergies, Wasabi créant des couteaux aux lames acérées, Fred prenant l’apparence de monstres japonais mythologiques crachant du feu, et  Honey Lemon, la reine de guimauve paralysante.

Mais le film serait peu de chose sans le Baymax :  après son visionnage, chacun voudra en avoir un. Incapable de faire le mal, ce robot déborde d’affection envers les gens et ne souhaite qu’une seule chose : que la personne qu’il traite soit satisfaite de ses soins. Il est assez amusant (bien que cela soit plutôt involontaire) et maladroit (les gags sont vraiment très drôles). Mais c’est aussi un grand protecteur, capable de donner sa vie pour les autres. Son apparence est celle d’un immense pouf géant, à la peau très douce et confortable, emballant un squelette de métal. Il va permettre à Hiro de faire le deuil de son frère et de comprendre qu’il reste toujours présent dans son cœur. Il est bien plus qu’un simple robot : c’est un être plein d’amour. Et ce qu’il va faire pour Hiro, parfois, à l’encontre de sa mission, afin que le petit ait mieux le prouvera à plus d’un titre…toutefois, même si le garçon éprouvera de la rage et un sentiment de vengeance tout à fait justifié dans le film, Baymax ne tuera pas. C’est la limite qu’il ne faut pas franchir. Le mal ne peut pas être combattu par le mal.Hiro lui ajoutera de nombreuses fonctionnalités, comme le fait d’être doué en karaté…même si le robot ne voit pas en quoi cela peut aider le gamin à aller mieux.

Lauréat de l’oscar du meilleur film d’animation en 2015, Les nouveaux héros épate aussi par le soin apporté aux dessins, où on fait un pas de plus vers de l’animation de plus en plus précise et proche de la réalité. L’action se passe à San Fransokyo, un mixte entre San Francisco et Tokyo, d’où la série est originaire. Car un tremblement de terre aurait détruit San Francisco et obligé les gens à la reconstruire, avec les techniques des japonais, créant des bâtiments plus résistants aux séismes. D’ailleurs, le personnage principal est…Japonais (et sa coupe de cheveux semble tout droit sortie d’un manga) !

Hiro Hamada, le personnage principal, est un petit génie qui n’a que 14 ans et qui est capable d’accomplir de grandes choses : il a véritablement un don pour les inventions, et même si celles-ci sont parfois bancales au début, il persévère, ne lâchant rien afin d’obtenir le résultat qu’il souhaite. Ses micro-robots, composés de milliers de petites pièces articulées les unes aux autres sont une prouesse technologique encore aujourd’hui inégalée. On a l’impression qu’ils peuvent créer et détruire à l’infini…et sont annonciateur des prouesses technologiques à venir, mais qui pourraient supplanter l’homme.Un dessin animé en or, oscillant entre joie, tristesse et action ! (notre note : 9,3/10).

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596.Righteous Brothers-Unchained Melody.

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    Réalisé par Jerry Zucker, plus habitué aux comédies, puisqu’on lui doit Y a-t-il un pilote dans l’avion ? et Y a-t-il qu’un pour tuer ma femmeGhost raconte l’histoire de Sam Wheat (Patrick Swayze), cadre dans une banque d’affaire new-yorkaise et de Molly Jensen (Demi Moore), sa fiancée, sculptrice. Un jour, après avoir assité à une pièce de théâtre, ils sont attaqués par un truand leur réclamant leur portefeuille…mais les choses tournent mal.Sam est abattu et le bandit s’enfuit.

     Alors que la lumière divine vient pour le chercher, l’âme de Wheat choisi de ne pas la suivre et reste donc – du moins ^pour un long moment- sur Terre. Désormais, il erre tel un fantôme près de Molly qui, de son côté, semble dépérir et ne le voit pas.Un peu plus tard, un homme entre dans l’appartement : c’est son meurtrier et Sam comprend qu’il veut la tuer car elle a été témoin de sa mort…Mais son plan ne fonctionne pas et il est obligé de s’enfuir car Molly se rend compte qu’elle n’est pas seule dans l’appartement…Sam doit la prévenir de la menace qui pèse sur ses épaules et se rend donc chez Oda Mae Brown (Whoopi Goldberg), une extralucide qui fait croire aux gens qu’elle entend les morts alors que ça n’est pas le cas.Pourtant, cette « fausse » médium verra Sam et se découvrira désormais un vrai don.Elle sera obligé, à cause du chantage qu’il lui fait subir, d’aider Sam à prévenir Molly et à savoir qui se cache derrière tous ces événements.

     Film dramatique en puissance, Ghost n’en reste pas moins extrêmement positif : il montre qu’il y a une vie après la mort, que l’âme se détache de son enveloppe corporelle, qui elle est condamnée à se putréfier, pour commencer une nouvelle vie dans ce que toute personne appellerait « le paradis ». Pourtant, ce n’est pas cette dimension qui est traitée dans le long-métrage : car avant de définitivement passer dans l’autre monde, Sam a encore quelque chose à accomplir. Il s’en rend compte : c’est lui même qui fait ce choix. L’homme doit sauver Molly et si il en a l’occasion peut-être, lui dire adieu une toute dernière fois. Mais la chose est plutôt complexe quand on est une sorte de revenant incapable de saisir quoi que ce soit. Heureusement, même une chose impossible peut devenir possible si l’on y croit suffisamment fort et que l’on y met du sien pour l’atteindre. En accomplissant cela, Sam trouve un moyen de manifester sa présence et de protéger Molly.

     Ghost a également des allures de comédies par la présence d’Oda Mae Brown, la fausse médium afro-américaine qui se découvre un don et qui sert de moyen de communication entre Sam et Molly. Whoopi Goldberg, lauréate d’un oscar pour ce rôle, confirmait qu’elle excellait dans la comédie. Elle servira également de moyen physique pour permettre à Sam, en empruntant ses traits et son corps de toucher Molly une toute dernière fois.À noter aussi la scène de la poterie, où Molly façonne un vase à partir de glaise, et où elle est guidée par les mains fantomatiques de Sam sur le très bel air Unchained Melody  des  Righteous Brothers… Un film incroyablement beau (notre note : 9,1/10).

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