A crazy world


582.Westworld : entre robots et far-west.

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 La chaîne HBO a programmé de nombreuses séries (à succès) ces dernières années : parmi elles, on retrouve bien sur Game of ThronesTrue Detective, Six feet under, Oz, ou encore Les contes de la crypte.Mais en 2016, sous l’impulsion de Jonathan Nolan (et de sa femme Lisa), voyait le jour Westworld. Série de science-fiction avant-gardiste, critique de la société de consommation et mise en garde contre la technologie…celle-ci s’inspirait d’un film de 1973, et intitulé Mondwest (réalisé par l’écrivain américain Michael Crichton, mondialement connu pour avoir imaginé Jurassic Park et mettant en scène l’acteur Yul Brunner).

     L’idée de base est toujours  la même que celle du film éponyme : le parc d’attractions Westworld est d’un genre un peu particulier, puisqu’il recrée le far-west américain, avec ses vastes plaines, ses canyons, ses villes peuplées de cowboys et aux multiples saloons. Les êtres humains visiteurs sont amenés à rentrer dans cet univers où les hôtes sont des robots (ayant l’apparence humaine) mais programmés pour des comportements prédéfinis, destinés à répondre aux multiples scénarios en vue de faire vivre une grande aventure aux touristes. Certains d’entre-eux voudront prendre du beau temps avec les prostituées du coin, affronter des bandits et les tuer lors d’un duel, se faire attaquer par des indiens, ou encore partir à la recherche d’un fabuleux trésor…toutes ces histoires sortent de l’imagination de Robert Ford (Anthony Hopkins), le créateur du parc.

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     Pourtant, que se passe-t-il lorsque un robot prend conscience de sa situation ? Que tout n’est qu’un rêve et que, après avoir été tué par un humain, on se rappelle avoir été réparé, et replacé dans la situation originaire, condamné, pour l’éternité à revivre la même histoire en boucle ? Ou lorsque qu’un être humain tombe amoureux de l’un des hôtes, en oubliant même que ce dernier est un robot ? Des choses impensables se produisent, entre le dysfonctionnement des robots, l’aspiration du conseil d’administration de se débarrasser de Ford, et des souvenirs autres que ceux qui leur ont été implantés, émergeant dans la tête des robots…une mise à jour de leur programme provoquera de nombreux bugs…Pour terminer, qu’arrive-t-il lorsque l’hôte le plus ancien du parc, un androïde prénommé Dolores (Evan Rachel Wood) se met à la recherche d’une ville dont elle pense avoir le souvenir et découvre la vérité, impensable, sur son passé ? Et qui est ce mystérieux homme en noir (Ed Harris), venant depuis 30 ans dans le parc, maltraitant les robots et les exterminant pour son bon plaisir, convaincu de l’existence d’un jeu spécial dans Westworld appelé le labyrinthe, dont les androïdes semblent être la clé, la carte leur étant tatoué dans leur tête ?

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     Série dantesque dans ces intrigues, Westworld possède une pluie de personnages principaux (un peu comme Game of Thrones) : Dolores Abernathy, premier robot du parc, ayant oublié toute son histoire (à force de mise à jour par les programmeurs) et ayant enfouie sa véritable nature…William (Jimmi Simpson), humain en visite avec son futur beau-frère Logan (Ben Barnes) tombera fou amoureux de cette dernière, voulant la protéger à tout prix…il sera scandalisé par l’attitude de Logan, tuant et baisant à tout vent, n’ayant pas peur de considérer les hôtes comme des robots et de le dire devant eux (sans que ces derniers comprennent)…Maeve Milley, robot dirigeant un saloon, se rappelant de souvenirs de ses vies passées et qui se réveillera un jour sur la table de réparation, rendant les 2 techniciens chargés de son fonctionnement complètement coi….Teddy (James Marsden), robot dont la vie semble vouée à protéger Dolores et à mourir inlassablement…

     Anthony Hopkins, trouve une nouvelle fois, un rôle à sa mesure : habillé comme au temps du Far West, tel un riche propriétaire terrien, l’homme a l’air dans l’ombre concernant la gestion du parc, entre son bras droit, Bernard Theresa Cullen s’occupant de la sécurité, et la nomination d’une directrice exécutive, dénommée Charlotte, et destinée à l’évincer…pourtant, c’est bien lui qui tire les ficelles. Se prenant pour Dieu, l’homme est un véritable monstre, pleins de cruauté, et responsable de bien des tourments…il est le créateur des souvenirs qu’on implémente dans la tête des robots, des histoires tortueuses et pleines de souffrances qu’aucun d’entre eux ne pourront jamais s’en débarrasser.

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     En réalité, le parc a pour vocation de révéler la véritable nature des êtres humains…celle qui est enfouie en eux, au plus profond de leu être. Leur identité profonde, qu’ils ne révéleraient pas au grand jour, dans la vie réelle, car ces derniers n’en ont parfois pas conscience…donner autant de liberté à une personne, lui donner l’opportunité d’être le chef et de tirer les ficelles, sans limites ni frontières, de devenir celui qu’ils veulent être…parfois, cela monte à la tête.Et un agneau peut rapidement devenir un loup.Tout les fantasmes de l’humain peuvent trouver écho, exerçant toute leurs envies sur des androïdes (beaucoup d’êtres humains ont des relations sexuelles avec des robots, et parfois cela est très violent).Cela pose des questions sur notre société : peut-elle vraiment fonctionner sans limites ? La réponse semble être non, car une société sans limites débouche inévitablement sur l’anarchie…les désirs de chacun étant trop divergents, voir antinomiques. Parfois, même, nos émotions et sentiments sont changeants, et on se fie à ses instincts, sans rationalisme…

     En même temps, la série fait écho à la société de consommation dans la mesure où les robots rappellent les êtres humains, comme influencé par la société, à vouloir consommer ce qui est prescrit, à avoir ce que les autres ont…sans réellement se démarquer. Nous sommes des moutons de Panurge, soumis au diktat des géants des multinationales…en cela, l’homme semble comme les robots dans Westworld : ils ne sont pas libres (ce qui est assez paradoxal, car si l’on y pense, les humains dans Westworld, sont libres ! ) 

     Visuellement, la série est grandiose : les paysages du parc sont vertigineux, et le soleil crépusculaire n’est jamais très loin. Les effets visuels sont très réussi (la conception des robots est d’ailleurs montrée dans sont intégralité). La musique, signée Ramin Djawadi est jouée de façon mécanique comme c’était le cas dans les saloons (sur des instruments fonctionnant avec des cartes perforées) et reprend, assez régulièrement, des airs connus (pour renforcer l’anachronisme ambiant de la série, mélangeant 2 époques différentes et incluant des robots au temps des cow-boys) (comme Paint in Black ou House of the Rising Sun).

     Le but ultime de la série est de révéler la nature de l’être humain, et particulièrement dans ce qu’elle a de plus sordide (bien qu’on doive reconnaître que cela est aussi montré dans ce qu’elle a de meilleur, a travers ce pouvoir créateur d’un univers riche à partir de rien).L’humanité se sent comme dans un rêve, pensant pouvoir faire se qu’elle veut, sans réfléchir à la portée de ses actes…le mot compassion perd de son sens dans cet univers, ainsi que tout systèmes de valeurs…Grandiose plongée vertigineuse sur ce que c’est que d’être un être humain.

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581.Pirates des Caraïbes : la vengeance de Salazar.

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     Il aura fallu 6 ans aux studios Disney pour concocter un nouvel épisode des aventures de Jack Sparrow, après La fontaine de Jouvence, sorti en 2011, et qui, bien qu’étant un grand succès au box-office, avait été accueilli avec des critiques plutôt mitigées.

     Les erreurs de l’opus précédents ont tout de même été rectifiés, dans ce film, revenant aux fondements de la saga : des pirates, des morts et des légendes issue des océans. Le duo de réalisateur Joachim Ronning et Espen Sandberg ont pris du plaisir à mettre en scène ce 5e opus des Pirates des Caraïbes, et cela se voit : le rire est souvent au rendez-vous, ainsi que le côté décalé cher à Verbinski (qui avait officié sur les 3 premiers épisodes).

    L’histoire reprend 5 ans après La fontaine de Jouvence, mais près de 20 ans après Jusqu’au bout du monde, avec le jeune Henry Turner (Brenton Thwaites), fils de Will Turner, travaillant sur un navire de la Royal Navy.Il souhaite, plus que tout au monde, libérer son père de sa malédiction, et le seul moyen existant résiderait dans le trident de Poséidon, permettant le contrôle des mers et de mettre fin aux malédictions planant sur les océans. Pour cela, il doit retrouver le pirate Jack Sparrow, qui devrait pouvoir l’aider à le trouver.Malheureusement, le navire se dirige vers le triangle du diable, un lieu maudit et où règne la mort…Henry, qui a bien étudié les légendes maritimes, tente, par la force de persuader le capitaine de ne pas s’y diriger, car cela les mèneraient à leur perte, mais il est accusé de trahison et fait prisonnier. Effectivement, le navire, dans ces eaux noires au brouillard épais, se fait attaquer par ce qui ressemble à une épave, mais qui est en fait le vaisseau du capitaine Salazar (Javier Bardem) et de son équipage…fantômes pourtant tangibles, ils sont indestructibles et il est impossible de les tuer…tout l’équipage est ainsi décimée, et entendant du bruit, le terrible capitaine mort-vivant descend dans les cellules, tombant sur Henry…il ne l’épargne que lorsqu’il voit que ce dernier détient un avis de recherche de Jack Sparrow. Ce dernier est en fait responsable du terrible sort de Salazar, et de son équipage, et du fait qu’ils ne peuvent pas quitter le triangle du diable…la clé de leur sortie est liée au compas de Sparrow…il faut que ce dernier s’en débarrasse.Henry est ainsi libéré et Salazar lui demande de dire à Sparrow qu’il se vengera…Henry est sauvé par un navire, mais on l’emprisonne après avoir vu que ses manches avaient été déchirées…accusé de trahison, il est condamné à mort…Il croise, sur le lit où il est ligoté, Carina Smith (Kaya Scodelario), jeune fille accusée de sorcellerie, en cavale, et munie d’un mystérieux livre, qu’elle tient de son père, et qui pourrait l’aider à trouver le trident de Poséidon. La dame, qui a entendu parler d’Henry, souhaite le libérer, y parvient mais est capturée à son tour…et condamnée à la potence ! De son côté, Sparrow n’est plus vraiment le grand pirate qu’il a été…il passe ses journées à boire et à prendre l’argent de son équipage.Il n’a d’ailleurs plus de bateau, le Black Pearl étant toujours dans sa bouteille…mais cette fois-ci, la coupe est pleine : après la tentative ratée du cambriolage du coffre d’une banque, par la faute de Sparrow, ses hommes le laisse tomber…sans un sous, il finit par échanger son précieux compas contre une bouteille de rhum, libérant ainsi le capitaine Salazar du triangle du diable.Arrêté, Jack est aussi condamné à mort…lui et Carina vont ainsi avoir la chance d’être exécuté le même jour…du moins, le pensent-ils…car Henry a payé les hommes de Sparrow pour leur sauver la vie…une fois fait, Henry annonce à Sparrow que le capitaine Salazar veut se venger de lui, et qu’il y parviendra, sauf si ils trouvent le trident de Poséidon, dont le chemin à suivre se retrouve dans le carnet de Carina. Jack accepte, et ils se mettent en route…Pendant ce temps, Salazar sème la terreur sur les océans, détruisant tout les navires sur son passage…il s’attaque même à la flotte de Barbossa, désormais à la tête du Queen Anne’s Revenge, depuis la mort de Barbe-noire. Ce dernier, parvient à son sauver une partie de ses hommes, moyennant la promesse d’aider l’effroyable capitaine à retrouver Sparrow…

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     Visuellement époustouflant, cette Vengeance de Salazar contient un nombre de scènes d’actions vraiment spectaculaire : la scène du pillage de la banque, où les pirates, voulant voler le coffre, traîne avec eux le bâtiment même, sur plusieurs centaines de mètres, est vraiment très réussie. Les pirates fantômes de Salazar, sont dignes de ceux des précédents opus (les morts-vivants du 1e, les hommes-poissons des 2e et 3e, et les zombies du 4e), et la créativité dont ont fait preuve les concepteurs pour leur apparence est très grande (certains d’entre-eux ont des parties du corps manquantes, mais le tout flotte dans l’air).Les requins fantômes de Salazar renvoient ceux de Spielberg et de ses Dents de la mer (pourtant très réussis) à de simples jouets. Clin d’oeil spécial au film, les dix commandements, lorsque l’océan se sépare en 2, permettant aux personnages de fouler le sol abyssal…

    Offrant un caméo spécial à Paul McCarthney, dans le rôle de l’oncle de Jack, le film permet à Javier Bardem de camper un rôle de méchant à sa mesure : le capitaine Salzar, surnommé El matador del mar (le boucher des mers), espagnol officiant, à l’origine, pour la Royal Navy, et qui souhaitait couler tout les navires de Pirates…sans pitié, il ne faisait aucun survivant…sa rencontre, unique de son vivant, avec Sparrow, le mena à sa perte…Il est à l’origine, d’ailleurs, du surnom Sparrow, de Jack…scène assez comique.Son bateau, à l’allure d’épave, cache en effet un terrible léviathan, se redressant et écartant sa coque, et tel un mille-pattes géant,  capable de détruire les navires de ses opposants…

    Toutefois, la traduction française du titre du film enlève toute la subtilité de son appellation originaire : Dead man tell no tales, signifiant Les morts ne racontent pas d’histoires, et faisant écho à une phrase longuement prononcée dans le 1e film de la sage (notamment par le perroquet de Cotton).Ce dernier aurait été un bien meilleur choix…ensuite, le film promettait le retour d’Orlando Bloom et de Keira Knightley…malheureusement, le premier n’a droit qu’à une seule « vraie scène » et la dernière ne fait qu’un simple caméo…

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     À l’heure actuelle, difficile de savoir si il y aura un 6e opus (d’autant que la scène post-générique annonce des événements vraiment intriguant pour uné éventuelle suite)….le succès est toujours au rendez-vous ( même si moins élevé par rapport aux précédents épisodes), l’humour et les pitreries de Jack également. Carina Smith est un personnage intéressant, et sa relation avec le jeune Henry l’est également (ce dernier a beaucoup de ressemblance avec son père, et est à ce titre, assez instinctif). Mais si c’était le dernier film de la franchise, le navire tiendrait encore la barre ! (notre note : 8/10).

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580.Lord Huron-The Night we met.

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579.13 reasons why : analyse de la nouvelle série phénomène de Netflix.

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   Sorti le 31 mars 2017 en intégralité, les 13 épisodes composant la série 13 reasons why font de celle-ci une oeuvre intelligente et qui interroge tout à chacun.Mais de quoi parle cette nouvelle production Netflix  adaptée du roman 13 raisons de Jay Asher? De Hannah Baker, 17 ans, qui s’est suicidée, mais qui avant de commettre l’irréparable, à enregistré 7 cassettes audio ou elle explique, sur 13 faces, les 13 raisons qui l’ont amenée à vouloir en finir avec la vie…ces 13 raisons correspondent à  quelque chose qu’ont fait des personnes qui ont croisé la route d’Hannah, et chacune d’elle est évoquée sur une face.Pour mieux enfoncer le couteau dans la plaie, elle a chargé une personne de confiance de passer les cassettes à la première personne concernée par le contenu, et de s’assurer qu’une fois qu’il aurait tout écouté, il passerait les autres cassettes aux autres maillons de son effroyable liste.

     Lorsque la série commence, les cassettes arrivent chez Clay Jensen (Dylan Minette), 17 ans également, qui a bien connu Hannah, qui fréquentait le même lycée que lui et avec qui il travaillait, en temps qu’étudiant, au cinéma du coin.Le jeune homme a été attristé plus que tout autre par la mort de la jeune femme, qu’il a toujours aimé, secrètement…sans jamais pouvoir lui avouer ses sentiments.Ce qu’il va entendre sur les cassettes va le chambouler et provoquer en lui à la fois colère, vengeance et tristesse…surtout qu’une face des cassettes le concerne…

Pourquoi est-ce d’actualité ?

Le suicide chez les jeunes (et dans la société, de façon générale) est une chose qui se produit de façon quotidienne (entre 1 et 2 suicides par jour en Wallonie ), sans que l’entourage du disparu comprennent les raisons qui l’ont poussé à passer à l’acte, ou plus simplement, que ce dernier avait de tels problèmes dans sa vie que tout lui était à ce point devenu insupportable pour envisager de s’ôter la vie.C’est exactement ce qui est montré dans 13 reasons why, puisque personne ne comprend, au début, pourquoi Hannah à fait cela…les premiers, à ce titre, sont bien évidemment ses parents : Olivia (joué par Kate Walsh) et Andy Baker. Ils cherchent des réponses à ce geste…pour eux, tout allait bien, et leur fille semblait heureuse…mais c’est là qu’ils se trompaient.

Pourtant, à plusieurs reprises, Hannah à chercher à redonner une chance à la vie…ce qui, hélas, ne marcha pas…elle essaya de se faire aider, en parlant de ses problèmes à une personne qualifiée, mais cette dernière ne parvint pas à l’aider.Le fait est que ce qui l’a amené à la mort est une succession d’événements, tous plus terribles les uns que les autres, provoqués par des personnes de son collège…il faut des années pour se faire une bonne réputation, et puis, en quelques secondes, celle-ci peut être détruite…et tout s’écroule.

Le harcèlement scolaire, la destruction de soi, la solitude, la trahison, la méchanceté gratuite, le viol, ou encore l’impact des technologie de l’informations (avec notamment le cyberharcèlement) sont des thèmes abordés dans cette série.L’information circule tellement vite, à l’heure actuelle, que tout le monde est au courant de tout, et qu’une photo peu avantageuse de soi peut être publiée en ligne, à notre insu, sur Internet, ou partagée entre téléphone, par un simple échanges de messages, ou un simple clic…

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Est-ce que la mort d’Hannah aurait pu être évitée ?

C’est l’une des grandes question à laquelle la série tente de répondre…en réalité, il faudra que chacun se fasse son opinion personnelle sur le sujet, mais pour notre part, nous aimerions dire que oui. Le manque d’attention et l’impression d’être seule au monde ont pesé énormément dans le choix d’Hannah. L’indifférence est le pire des sentiments possible…il est l’antithèse de l’amour, son éternel rival. Si les gens prêtait un peu d’attention à leur voisin, plutôt que d’être préoccupé par leur petite personne, et par ce que l’on pense d’eux, peut-être qu’ils « verraient » ce qui est réellement important. Hannah a subi le regard des autres, leurs pensées, leur moqueries…et en a été persécutée.

Certaines des personnes qui ont écouté les cassettes d’Hannah pensent que le suicide est un geste personnel, et que quoi qu’il en soit, c’est un choix de la personne…comme si le geste, destiné à arriver, devait se produire quoi qu’il en est.La série interroge, le spectateur en venant à se demander, si Hannah, par moment, n’exagère pas dans ce qu’elle dit, n’a pas tendance à dramatiser les actions de ces camarades…celles-ci n’ayant pourtant pas le même degré de gravité…mais il faut comprendre que tout ceci est le cheminement d’une évolution, d’un cercle vicieux où tout conduit irrémédiablement à de la tristesse et à énormément de mélancolie pour elle. La fille a été détruite à petit feu, par couches successives, attaquant son être…tout le monde l’abandonnant peu à peu, et la laissant à son triste sort. Mais, on ne peut s’empêcher de se dire que chacune des 13 personnes évoquées, ont contribué à ce qui est arrivé à la jeune adolescente. Le problème, est, que ces derniers ne s’en sont pas rendu compte…ce qui à l’air paradoxal, mais qui ne l’est pas tant que ça, lorsque l’on pense à la manière dont les gens se comporte…ils ne réfléchissent pas aux conséquences de leurs actes, ni à l’impact de ceux-ci, pourtant parfois destructeur. 

Pourquoi Hannah a-t-elle enregistrée les cassettes ? 

Autre grande question ! Celle-ci ne trouve pas réellement de réponses, les principaux concernés se demandant d’ailleurs se qu’ils doivent en faire, entendant leur part de responsabilité, ainsi que celle des autres…la personne de confiance, qui a remis les cassettes aux autres, en a fait des copies, ne sait pas ce qu’il doit faire une fois que la 13e personne aura écoutée les cassettes : garder tout cela pour lui, ou informer les autorités policière pour que justice soit faite, voir dire la vérité aux parents d’Hannah, qui sont en quête de réponses..

Si l’on y réfléchit, Hannah permet de répondre à la grande questions que l’entourage d’une personne suicidée se pose : pourquoi a-t-elle fait cela ? Elle leur offre ici toutes les réponses à leurs questions, et on pourrait penser que cela aide à faire son deuil, mais ça n’est pas entièrement vrai…la résurgence de la douleur est très forte, et le remord très grand…comme si on était tous fautifs du drame qui s’est joué, d’avoir été aveugle qu’une tragédie allait se tramer.

Quel est l’impact sur les destinataires des cassettes ?

Ceux qui écoutent les cassettes réagissent tous à peu près de la même manière au début, en voulant garder les informations pour eux, comme un effroyable secret qu’il faut cacher…à l’exception de Clay Jensen : il est le seul chez qui les cassettes vont avoir un impact aussi grand, et qui mettra énormément de temps à les écouter, la voix d’Hannah lui étant insupportable à écouter – lui rappelant sans cesse le passé et celle qu’il a aimée-, voulant à plusieurs reprises jeter les ponges et vouloir ne plus jamais voir l’existence de ces cassettes.Elle constitueront une grande épreuve pour lui, qui se sentira de moins en moins bien à mesure qu’il avance dans son écoute…l’amenant lui-même à envisager le suicide (il ne passera toutefois pas à l’acte).Clay éprouvera aussi de la haine envers les « bourreau » d’Hannah, souhaitant se venger, menant des actions concrète l’amenant à son tour à devenir un bourreau…même si il sait que ça n’est pas la meilleure chose à faire, mais ses émotions prenant parfois le dessus.

Les actions de Clay vont toutefois avoir un impact sur les 12 autres personnes concernées par les cassettes, en amenant certains à énormément de souffrance, leur permettant de reconnaître ce qu’ils ont fait, ou ce qu’ils ont subi (l’une des personnes est en effet aussi, en quelque sorte, « victime » des autres) et les amenant, à prendre conscience de leur responsabilité et à la reconnaître.Pourtant, d’autres, ont plus de mal, et reste dans le « déni », absolument pas prêt à assumer la vérité, ou ce qu’ils sont…le poids de cela et de l’image qu’ils doivent renvoyer fait qu’ils n’assument pas. Leur société est celle du paraître, de vouloir rentrer dans le moule, de colporter et d’amplifier les ragots et autres histoires…mais dans quel but ? 

La série est-t-elle choquante à regarder ?

La réponse à cette question est contrastée : étrange, quand on sait de quoi parle la série, et pourtant vrai. Les premiers épisodes se regardent,  et sont même agréables à suivre ! Le spectateur veut savoir ce qui est arrivé à Hannah, et sa curiosité malsaine l’accompagne, tout au long de la série, entre joie, tristesse, dégoût et nostalgie.Mais plus on se rapproche de l’effroyable dénouement, plus le climat et l’ambiance deviennent pesante, correspondant d’ailleurs aux émotions d’Hannah et de Clay, et tout devient beaucoup plus lourd à suivre.La caméra filme d’ailleurs la mort de la jeune femme, scène effroyable et vision cauchemardesque, absolument sans la moindre émotion (ni aucun fond sonore)…et qui est très choquante (peut être l’une des plus effroyable jamais filmée, tant cela paraît réaliste).

Pourtant, de cet exutoire, il y a énormément de beaux moments : la relation entre Clay, maladroit avec les filles (ou plus exactement 1 fille) et Hannah est touchante, malgré le fait qu’elle est aussi une succession d’occasion manquée…les êtres humains devraient faire sortir leur sentiments, les avouer…on a toujours peur de la confrontation à l’autre, de leur réaction…mais au final, ne passent-t-on pas à côté de quelque chose en ne tentant rien ?

Sans avoir la prétention d’endiguer le suicide chez les jeunes, la série fait réfléchir, interroge sur nos rapports avec les autres et sur l’importance des actes et des choix de chacun. Cela ne laisse pas indifférent, en aucun cas, et peut être cela nous incitera à réagir…peut-être…

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578.Tarantino présente…Jackie Brown.

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     Pam Grier fut une actrice connue dans les années 1970 pour un type de film assez particulier :  la Blaxploitation. Il s’agissait de longs-métrages valorisant la communauté afro-américaine, et leur donnant le premier rôle.L’idée était de promouvoir l’image des afro-américain, à une époque où l’on sortait de la ségrégation raciale aux États-Unis. Tous les thèmes ont été abordés, et de nombreuses pastiches de « films connus » ont été refait à la sauce Blaxploitation. Ces films parlaient de liberté (dans ses choix et ses actes), d’afro-américain affrontant les blancs (souvent représentés comme l’archétype du mal), du souhait de la communauté de pouvoir bénéficier des mêmes droits civils et politiques que les autres, de leur quotidien (parfois difficile), renversant ainsi tout les stéréotypes connus (certains film présentait une femme afro-américaine servant au début une famille de blanc, et à la fin, ces derniers étaient devenus ses serviteur à elle).C’est avec ce courant cinématographique que la belle Pam Grier devint une star, avec notamment Black Mama, White Mama, Foxy Brown ou encore Coffy, la panthère noire de Harlem.Avec le temps, le genre disparu progressivement, et Pam Grier quelque peu oubliée…

     Mais c’était sans compter sur Quentin Tarantino, grand amateur des films de Blaxploitation, qui se décida a réaliser un film qui rendrait hommage à ce genre de long-métrage.Adapté du roman Punch créole, d’ Elmore Leonard, Jackie Brown voyait le jour.Il  fit ainsi appel à Pam Grier, relançant sa carrière.

     L’histoire est celle de Jackie Brown, hôtesse de l’air, arrêtée pour avoir passé de l’argent d’un pays à l’autre pour le compte d’un truand, Ordell Robbie (Samuel L. Jackson).L’agent fédéral, Nicolette (Michael Keaton), et le policier, Dagus (Michael Bowen), souhaitent qu’elle coopère avec eux pour le coincer…ce qu’elle se refuse de faire, et comme il y avait de la cocaïne dans sa valise, la dame est envoyée directement en prison. Ordell paye sa caution, et souhaite la tuer, afin d’éviter qu’elle ne parle. Mais la belle, qui a prévu le coup, lui pointe un revolver et conclu un accord avec  lui : elle va faire croire aux autorités qu’elle va leur livrer Ordell, lors du transfert des 500 000 dollars de ce dernier…pour ce plan, ils devront toutefois être assisté de Melanie Ralston     ( Bridget Fonda), une surfeuse accro au sexe, et Louis Gara (Robert De Niro), ex-compagnon de cellule d’Ordell.Mais personne de sait que Jackie a l’intention de garder les 500 000 dollars pour elle, se faisant assister par Max Cherry (Robert Foster, star de séries Z)…

     Avec ce film, Tarantino prouve une nouvelle fois qu’il sait, mieux que personne, raconter une histoire : Jackie Brown impose son héroïne, jouée par Pam Grier, qui parvient à duper tout le monde, tournant la situation à son avantage. Elle ne le fait toutefois pas sans difficultés…elle doit absolument se « faire croire » par les agents de police, par l’horrible truand Ordell et par Max Cherry (qui l’aime et doit savoir si il peut lui faire une confiance aveugle).Chaque personnage joue très gros dans le long-métrage, en mettant toutes leur carte dans le jeu de Jackie…

     Quelque peu à part dans la filmographie du cinéaste, ce film noir dépeint surtout par le fait qu’il est bien moins violent que tout les autres (moins sanglant), avec un rythme beaucoup plus lent (moins percutant)  et des scènes à rallonges (surtout qu’il dure 2h34), faisant la part belle à ses personnages et à leur ressenti. L’homme prend son temps, même lorsqu’il s’agit de tuer un personnage (il faut voir tout ce que le pauvre personnage, joué par De Niro, doit subir, de la jolie Mélanie, avant de se décider à la tuer).Pourtant, il y a quelques codes qui sont cher à Tarantino, émaillant chacun de ses longs-métrages, que l’on retrouve tout de même ici : la division en chapitre, la musique très riches en titres (de chanteurs afro-américains !) très inspirés (Across 110th Street de Bobby Womack, Monte Carlo Nights de Elliot Easton’s Tiki Gods, ou Street Life de Randy Crawford) et dont on en vient à se demander si certaines scènes n’ont pas été tournées pour servir de support à la musique, et le recours aux mêmes collaborateurs (Samuel L. Jackson, après Pulp Fiction, retrouve le réalisateur).

     Samuel L. Jackson incarne le truand Ordell Robbie, cinglé (mais tout en nuance) et vantard qui n’hésite pas à flinguer tout ceux qui l’ont aidé, si la situation risque de devenir dangereuse pour lui. C’est un paranoïaque, un type violent et peu rationnel…mais doté d’un certain sens de l’humour. De Niro est en contraste avec tout ce qu’il avait pu jouer auparavant, en incarnant le rôle du complice de Robbie, un personnage idiot et instinctif, totalement largué.

     En fin cinéphile qu’il est, Tarantino rend hommage au film Le Lauréat de Mike Nichols , sa première séquence étant la copie conforme de celle de ce dernier (celle où l’hotesse de l’air arrive à l’aéroport, sur le tapis roulant…comme Dustin Hoffman).Il tisse d’ailleurs une romance, entre Pam Grier, la belle quadragénaire (qui porte, à un moment du film une robe rouge, la mettant un peu plus en valeur, et rappelant son rôle de Foxy), et Robert Foster, l’homme qui reste calme en toute circonstances, qui atteint son dénouement dans la scène finale, bouclant la boucle et ramenant Jackie à devoir voyager à nouveau.

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    Pour Tarantino, ce film parle aussi d’amitié…ce qui n’est pas la chose la plus évidente à remarquer, au premier abord. Les personnages conversent entre eux, concluent des accords, se jurent fidélité…et pourtant, dans cette équation, si certains des termes sont négatifs ( Mélanie, voulant voler Robbie), il y a une véritable inconnue à découvrir : Jackie Brown.Peut-on se fier à elle ? Peut-on se fier à ses amis ? La question de la confiance est également soulevée…

     L’avant-dernière scène, illustrant le transfert des 500 000 dollars, via un échange de sac, dans un magasin de vêtement, est un véritable tour de force : elle est diffusée à plusieurs reprises, montrant, tour-à-tour, le point de vue individuel de chaque personnages…ce qui est un véritable tour de force…Tarantino est un véritable magicien. Jamais une scène n’aura été aussi présentée sous tout les angles possibles. Il rend toutefois hommage à la Blackploitation (en s’éloignant toutefois du climat des années 70, puisque nous sommes presque à la fin des années 90…il en résulte une forme de nostalgie de ce climat très particulier et utopique), ce cinéma avec lequel il grandi, permettant à Pam -Foxy- Grier de gagner cette victoire (et de renaître en temps qu’actrice, elle qui était une icone), par son intelligence, elle qui ne gagnait pas énormément d’argent et à vivre, enfin, le rêve américain.  (notre note : 8/10).

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577.Le blog a 5 ans !

Le 6 juillet 2012, Acrazyworld, votre dévoué blog, voyait le jour (succédant à Cinéactulivres, qui avait officié de 2008 à 2012).Près de 570 articles plus tard, nous continuons à écrire : la présentation du contenu a quelque peu évolué au cours du temps, le choix des sujets traités également (on s’est un peu éloigné du projet de départ, celui de faire une « encyclopédie » en ligne, pour devenir un véritable blog pour tout cinéphiles qui se respectent).Nous avons d’ailleurs analysé une soixantaine de long-métrages, ainsi que 4 séries télévisées.

Nous vous proposons, en ce 11 juillet, de redécouvrir quelques articles phare du blog :

→Misery, chef d’oeuvre de Stephen King.

→Les robots nous envahissent…ils sont partout !

→Un peu de philo…

→V for Vendetta.

→No country for old men.

→Stranger Things.

→I have a dream- Martin Luther King.

→Simon Gronowski, l’enfant du 20e convoi : pour ne jamais oublier…

→Parlons un peu de Shakespeare…

→Il était une fois une chanson… »Billie Jean » de Michael Jackson.

 


576.Spider-man 2.

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     2 ans après le premier volet, Sam Raimi remettait le couvert, en 2004, pour un nouvel épisode des aventures de l’homme-araignée.Le film reprend quelques temps après la mort de Norman Osborn : Peter Parker ne s’en sort plus financièrement.Ayant pris un petit studio, il peine à trouver l’argent pour payer le loyer et doit cumuler son travail de photographe avec celui de livreur de pizza…tout en étant Spider-man.De plus, il suit des cours à l’université, mais n’arrive plus à être un bon étudiant, arrivant sans arrêt en retard…Sa tante non plus ne s’en sort pas et est contrainte de vendre sa maison…Mary-Jane, de son côté, réalise son rêve de devenir actrice en décrochant le rôle principal d’une pièce de théâtre.Elle a du mal à oublier Parker, mais étant donné que ce dernier ne veut pas sortir avec elle, se réfugie dans les bras de John Jameson, astronaute et fils de J. Jonah Jameson, qu’elle doit bientôt épouser. Afin d’aider Peter pour un devoir, Harry lui présente le docteur Otto Octavius (Alfred Molina), dont les recherches sur la création d’une source d’énergie d’une grande puissance sont fructueuses. Il doit justement en faire une démonstration en public, où il invitera scientifiques et presse.Mais pour manipuler la source, il a l’idée d’utiliser des bras mécaniques, qu’il se greffe sur la colonne vertébrale, doté d’une puce inhibitrice pour que ce soit l’hôte humain qui les contrôle.Mais l’expérience tourne mal,  la boule d’énergie devenant autonome et prenant des proportions gigantesques…Spider-man n’a pas d’autre choix que de mettre un terme à cette catastrophe, Octavius étant au passage électrocuté, détruisant sa puce inhibitrice et tuant sa propre femme accidentellement…à son réveil, il constate que des chirurgiens tentent de lui extraire ses bras mécaniques. Mais à l’aide de ces derniers, il les tue tous, un par un…désemparé, il ne sait que faire…les bras mécaniques, très intelligents, agissent sur son intellectuel, et le pousse à refaire l’expérience…il refait de nouveaux calculs, conscient qu’il avait fait une erreur lors de la tentative précédente.Peter Parker perd de plus en plus confiance en lui et ses pouvoirs disparaissent…il décide alors de jetter son costume de Spider-man à la poubelle et de penser un peu à lui.Il se reprend en main…il tente de reconquérir Mary-Jane, mais pour celle-ci, cela est trop tard, car elle va bientôt se marier…Le nouvel ennemi de l’araignée, que Jameson prénomme le docteur Octopus, cherche du tritium pour pouvoir réaliser à nouveau sa création…Harry Osborn s’engage alors à le lui fournir, à la condition qu’il lui ramène Spider-man vivant…car il veut se venger de l’assassin de son père.

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     En proie au doute, Peter Parker se cherche encore dans ce film : être un super-héros l’empêche de penser à sa vie personnelle et le jeune homme a du renoncer à sa vie affective…cela l’empêche de vivre.Il n’était que Spider-man, l’être derrière le masque étant totalement effacé, telle une ombre. Cette situation étant absolument invivable…tout étant de plus, en train de lui échapper.Il n’a aucun équilibre et finit par craquer, jetant son costume dans une poubelle…où il sera découvert et rapporté à Jameson (qui au passage, jubilera et clamera sa victoire, lui qui calomniait l’homme araignée, et proclamera la suprématie  de la presse, 4e pouvoir au États-Unis). La goutte d’eau qui fait déborder le vase est bien évidemment l’éloignement progressif de Mary-Jane, celle qu’il aime.

     Le docteur Octavius, alias Docteur Octopus, est le nouvel ennemi de Spider-man (historiquement, dans les comics, c’est son premier ennemi, avant le bouffon vert) : c’est un homme que Parker a de nouveau bien connu (comme Norman Osborn) et qui l’appréciait.Mais à cause de l’accident survenu lors de l’échec de son expérience, il est désormais contrôlé par ses 4 bras mécaniques.C’est une sorte de créature de Frankenstein. Visuellement très réussi, les effets spéciaux résident dans la conception de ses membres, tentaculaire et tout en métal, cinglant l’air avec un bruit sourd, s’enfonçant dans les murs, lui permettant de se mouvoir très rapidement et de soulever des objets très lourds (comme lorsqu’il jette des voitures sur Spider-man).Grâce à eux, il est presque indestructible.Pour la petite histoire, il s’agit de véritables bras mécaniques, d’une trentaine de kilos, et mesurant près de 4 mètres chacun.Ils étaient articulés grâce à des techniciens, pièce par pièce (une septantaine par bras).Le film obtint d’ailleurs l’oscar des meilleurs effets visuel en 2005.

     Harry Osborn, désemparé depuis la mort de son père change totalement dans ce film : il est plein de tristesse et de rancœur, décidé à tuer l’homme-araignée (même après que ce dernier lui sauve la vie). Il devient agressif envers Parker, dont il sait que Spider-man lui permet de le photographie, par conséquent le connaît personnellement et qui ne veut pas lui révéler la véritable identité du super-héros.   .

     La scène la plus impressionnante du film est probablement celle où Spider-man doit arrêter, à l’aide de sa seule force et de celle de ses toiles, un train lancé à  pleine vitesse par le docteur Octopus.Il doit mettre toute son énergie dans cette entreprise, tentant de le freiner à mesure qu’il se rapproche du bout des rails, aboutissant dans le vide.Il tisse des toiles sur tout les bâtiments aux alentours, arrachant des murs par la force du moyen de transport.Son costume craque de partout, il se mord les lèvres, il hurle…mais accomplit l’impossible.Pour information, cet acte, pour des étudiants de physique, ayant fait quelques calculs savants, par rapport à la résistance des fils de toiles d’araignée, serait possible !

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     De la même façon que pour le précédent film, plusieurs personnalités font un petit caméo dans Spider-man II : Stan Lee (sauvant une dame des frasques de Octavius, braquant une banque), Bruce Campbell (Star de Evil Dead, acteur fétiche de Raimi, dans le rôle d’un portier au théâtre, empêchant Parker de rentrer voir la pièce de Mary Jane car il a du retard).John Landis joue également un des chirurgiens tentant d’extraire les bras mécaniques d’Octavius, sans succès…

     In fine, avec une histoire bien réfléchie, cette suite reste dans l’esprit du premier film, permettant de découvrir de nouveaux aspects du personnage principal, et qu’il n’est pas que Spider-man : il est aussi Peter Parker. Mais que Spider-man fera toujours partie de sa vie, sans effacer complètement sa personne. (notre note : 8,6/10).


575.Spider-man : quand Sam Raimi donnait vie à l’homme-araignée…

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     En 2002, le cinéaste américain Sam Raimi, mondialement connu pour sa trilogie Evil Dead, décidait d’adapter, pour le grand écran , les aventures de Spider-man. Il y avait eu, auparavant, 2 téléfilms durant les années 1970 (un rebootage de la série télévisée éponyme), mettant en scène le personnage, mais sans grand succès…cette fois-ci, ce sera la bonne : les spectateurs ne trouveront pas grand chose à redire sur le Spider-Man de Raimi…

     L’histoire est celle de Peter Parker (Tobey Maguire), jeune homme timide que personne ne respecte au lycée, vivant avec son oncle Ben et sa tante May (ses parents sont décédés) et secrètement amoureux depuis toujours de la belle Mary-Jane Watson (Kirsten Dunst), sa voisine. Son meilleur (et unique) ami, Harry Osborn (James Franco) est le fils de Norman Osborn (Willem Defoe), riche PDG de la société Oscorp, spécialisé dans les technologies de pointes. Un jour, allant visiter un laboratoire avec sa classe, il est piqué par une araignée génétiquement modifiée qui s’est échappée. Son propre génome s’en retrouve modifié et il se découvre des pouvoirs assez incroyables : plus fort, il sait sauter de très longues distances, grimper aux murs (ses doigts présentent des micro-crochet microscopiques) et de tisser des toiles comme les araignées…Il décide alors de faire quelque chose de ses facultés en remportant un match de catch et sa récompense de 3000 dollars…que l’organisateur refuse à lui donner car il a mis KO trop tôt son adversaire. Un voleur braque ensuite l’organisateur, et Peter le laisse s’enfuir avec l’argent, sans savoir que cet homme sera responsable, quelques instants plus tard, de la mort de son oncle Ben. Après cette tragédie, il retrouve le voleur et, sous le coup de la colère, souhaite le tuer, mais s’y résous…néanmoins, ce dernier meurt accidentellement en vacillant en butant sur un obstacle qu’il n’avait pas vu…Dès lors, il devient Spider-man, l’homme araignée, décidé à traquer tout les bandits de la ville…Il est toutefois prit en grippe par la police, et par J. Jonah Jameson (J.K. Simmons, terrible dans le rôle, sans aucun scrupule…il est impitoyable ! ), directeur du Daily Bugle, journal où Peter officie en temps que photographe de Spider-man, et qui fait de ce dernier une « menace » pour la société.Mais une menace bien plus grande se profile à l’horizon…un homme portant une armure, et totalement cinglé, se faisant appelé le « bouffon vert » sème le chaos autour de lui, à coup de bombes, sur un planeur…

     Avec ce premier volet de ce qui sera une trilogie, Sam Raimi, après la sortie du premier X-Men au cinéma, lance définitivement la mode des adaptations des bandes-dessinées Marvel au cinéma et du film de super-héros (longtemps oubliés, après les années 80 et les 4 Superman). Offrant au passage au créateur de Spider-man, Stan Lee, un caméo (Bruce Campbell, star de Evil Dead, fait aussi une apparition) dans le film (il en fera un dans tous les longs-métrages basé sur une histoire de Marvel), il donne un ton plus dramatique à l’histoire, laissant tombé le côté parfois irrévérencieux des comics. Il développe énormément la personnalité de ses personnages : Peter Parker, sans cesse en proie au doute, et qui ne veut rien tenter avec Mary-Jane, de peur que ses ennemis s’en prennent à elle si ils apprenait son existence.Harry Osborn, qui tente de faire la fierté de son père, sans jamais y arriver, jalousant un peu Peter, que son père considère un peu comme son « fils spirituel », tant ce dernier excelle dans les sciences.Mary-Jane, jeune femme qui ne sait pas encore ce qu’elle va faire de sa vie, rêvant de devenir actrice…sans jamais y parvenir (mais sans jamais laisser tomber ! ), courant d’un homme à l’autre sans savoir ce qu’elle cherche…bien que tout la ramène à Peter Parker…

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     Le méchant du film, le bouffon vert, est très proche de celui de la bande-dessinée : avec un look kitsch et ridicule faisant penser à un jouet, usant de tout les artifices (c’est un maître de supercherie, et pour tromper l’araignée tout est envisageable avec lui, comme lorsqu’il se déguise en vieille dame dans l’immeuble en feu, afin que le super-héros vienne à son secours), l’être est prêt à tout pour coincer Spider-man, qu’il considère comme étant son seul adversaire à sa taille…disposant de tout un armada de bombes en tout genre, il vole, sur son planeur, lâchant ses gadget à tout vent, et ricanant des dégâts provoqués par ses frasques (il possède d’ailleurs un certains sens de l’humour)…en réalité, un homme se cache derrière son masque vert…un homme qui a perdu la raison, et qui ne mesure plus ce qu’il fait…

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     Sadique, le bouffon vert demandera à Spider-man de faire le choix le plus cornélien qui soit : sauver celle qu’il aime, la belle Mary-Jane, ou des enfants en visite scolaire…la scène est spectaculaire, car les 2 tombent en même temps dans le vide…

     Spider-man n’est pas que le super-héros dont les gens raffolent et qui agace la police…il est avant tout un être humain, avec des désirs et des doutes. Cet aspect des choses est bien représenté dans le film, qui ne nous fait jamais oublié l’homme derrière le masque…il n’est pas un symbole (comme dans V for Vendetta), c’est avant tout une personne. D’ailleurs, dans le 2e film, Peter fait le choix, pendant un temps, de ranger son costume au placard…costume qu’il s’est créé lui-même, preuve encore que c’est la personne qui passe avant le héros.

     Il y a toutefois un côté fun au film, lorsque Peter découvre ses pouvoirs et apprend à les contrôler : il réalise toute sorte de prouesse, souvent impressionnante, mais en s’amusant. Le jeune homme ne rejette pas ses pouvoirs, il les adore, les intègre à lui-même.Cela lui permet de s’affranchir de l’adolescent qu’il était et de devenir l’adulte qu’il sera…tel un papillon sortant de sa chrysalide, il prend conscience, comme son oncle lui avait dit, que « un grand pouvoir implique de grandes responsabilités », et que, par conséquent, il convient d’agir de la meilleure façon qui soit, en le mettant au service de l’humanité.Ce qu’il fera.

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     Chez Parker, il y a ce désir de s’effacer, de ne jamais se mettre en avant : il est l’homme « invisible », celui qui ne présente aucun intérêt pour les gens…alors que lorsqu’il est Spider-man, on ne voit que lui, les gens le respecte et le craigne. Les filles le remarquent et sont folles de lui.Sa tante lui reproche d’ailleurs de ne pas assez se dévoiler et de cacher énormément de secrets…Spider-man est précisément cette clé manquante, permettant de lui en lui…

     Voir ou revoir ce Spider-man demeure un plaisir. Le suspens est d’ailleurs souvent au rendez-vous. Cet épisode date de 2002, et fête par conséquent, son 15e anniversaire cette année. Les effets visuels sont toujours réussis (bien qu’ayant un peu vieilli par moment). Le costume va comme un gant à son interprète, et pour la petite histoire, a coûté, près de 100 000 dollars par exemplaire…et comme il est souvent déchiré à cause des combats auxquels l’homme-araignée se livre…le 3e film est l’un des plus cher de l’histoire du cinéma, au regard du nombre de fois où il détruit ! (notre note : 9/10).


574.Pirates des Caraïbes : Jusqu’au bout du monde.

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     Dans ce 3e opus, les temps ont changés : la piraterie en est à son crépuscule…la Compagnie des Indes a décidé d’éliminer tout les forbans, et grâce à Davy Jones, qu’elle contrôle désormais, en ayant son cœur, elle  peut couler tout les navires de pirates. Barbossa, ramené des morts part Tia Dalma, se rend à Singapour avec Elisabeth afin de rencontrer Sao Feng, l’un des 9 pirates membre du Tribunal de la Confrérie des pirates, qu’il a d’ailleurs l’intention de réunir dans son ensemble, afin de lutter contre la Compagnie des Indes. Le seul problème étant que l’un des 9 manque à l’appel : et pour cause, car Jack Sparrow a coulé avec le Pearl, emporté par le terrible kraken. Et ce dernier n’a pas légué sa pièce de Huit avant de mourir…artefact permettant de délivrer la déesse Calypso de son enveloppe charnelle où elle est prisonnière, condamnée par le premier Tribunal de la confrérie, dont Davy Jones était membre. Seule cette dernière saurait, selon Barbossa, reprendre le contrôle des Océans et de détruire la flotte de la Compagnie des Indes. Il faut donc aller chercher le capitaine Jack Sparrow là où il est allé, c’est-à-dire dans l’antre de Davy Jones, par delà le bout du monde….grâce aux cartes de Feng, le petit groupe s’en va, dans l’au-delà…

     Dernier film dirigé par Gore Verbinski, Jusqu’au bout du monde constitue l’opus le plus long de la saga (près de 2h48 !), mais également celui contenant les plus impressionnante batailles entre navire : les canons tirent à tout vent, les combats à l’épée sont omniprésent, la mer se déchaîne et se met à tourbillonner…la tempête n’est pas loin…C’est également la dernière fois que tout le casting original est réunis dans la saga…bons nombres d’intrigues trouvent d’ailleurs leur conclusion au cours de cet épisode.

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     Chow Yun-Fat incarne le capitaine Sao Feng, seigneur des pirates de Singapour. À plusieurs reprises, il hésite sur l’identité du camps qu’il va rejoindre : les pirates ou la Compagnies des Indes…il a d’ailleurs parfois des allures d’agent double, n’oubliant jamais, au passage, de rappeler, qu’il suit avant tout son propre intérêt.C’est un opportuniste.

     La relation entre Will et Elisabeth n’est pas au beau fixe au début de cet épisode : ils s’éloignent l’un de l’autre, lui pensant que sa belle aime Jack Sparrow, et elle croyant qu’il ne l’aime plus, n’ayant en tête que le désir de sauver son père de son destin sur le Hollandais Volant. Leur amour va pourtant renaître, et les 2 vont se retrouver, en se redécouvrant : Will est désormais l’antithèse de lui-même, révélant sa véritable nature, celle d’un pirate ; tandis qu’Elisabeth n’est plus une jeune fille, elle est devenue une femme, capable de se battre et de diriger…elle devient également Seigneur des Pirates au cours de ce film !

     Barbossa, apparu à la toute fin du 2e film, marque son grand retour dans l’aventure : toujours en fin manipulateur, il arrive à tirer avantage de la situation, agissant de façon sournoise. Sa relation avec Sparrow n’a toujours pas changé : rivaux, il faut les voir se disputer pour savoir qui va diriger le Black Pearl, remis à flot…

     Davy Jones, revoit Calypso, dans son enveloppe charnelle, sous les traits de Tia Dalma…l’homme l’aime toujours malgré toute la rancœur qu’il peut ressentir, et souhaite qu’elle l’aide à se libérer de la Compagnie des Indes et qu’elle élimine tout les pirates de la Confrérie…Il n’a plus la même liberté qu’autrefois : il doit obéir au ordre de quelqu’un d’autre, agissant contre son gré.

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     Une personne peut être rapidement considérée comme étant pirate, en fonction des actes qu’elle accomplira…n’importe qui peut le devenir : c’est le cas d’Elisabeth, qui se retrouve, par exemple, à la tête de la confrérie.D’où l’importance de poser de vrai choix…parfois en opposition de la légalité du système étatique établi, mais qui nous paraisse juste. Le pirate rêve de liberté, c’est un peu un résistant au système en place : mais cela n’en fait pas une mauvaise personne.

     Au final, le spectacle est toujours au rendez-vous dans ce film d’aventures où se côtoient pirates, forces surnaturelles, et trahison en tout genre.La musique est toujours bien présente, sous la baguette de Hans Zimmer. Son hymne au pirate, Hoist the Colours est une merveille.À noter, l’apparition de Keith Richards, guitariste des Rollings Stones, qui incarne le père de Jack, et met un point d’honneur à ce que la confrérie respecte le code des pirates…(8,5/10).

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573.Journal d’un étudiant en blocus.

Jour 1

Je ne réalise pas ! Tout s’est déroulé si vite…ce 2e quadri est passé telle une lettre à la poste…mais pourtant c’est la vérité même : je vais devoir commencer à étudier. Encore ! J’ai compté, je devrais le faire durant 40 jours. Et la quantité de matière est dantesque : 12 syllabus, 4 ouvrages, une pile de feuilles d’exercices ainsi que des recueils de textes accompagnant la matière…pas le temps de s’ennuyer avec tout ça.Enfin bref, je ne suis pas du tout motivé…

 

Jour 2

Je me suis rapidement mis au travail ! C’est venu d’un coup, sans explication aucune.Une furieuse envie de bosser, d’étudier toutes ses pages afin de réussir mes 9 examens. C’est quand même une grosse session quand on y pense…même si j’ai beaucoup de « petits cours » à 3 crédits…je met des guillemets car les gens pensent qu’ils ne demandent pas énormément de temps mais je tiens à dire qu’il n’y a pas de petits cours…certains de ces « petits cours » devraient d’ailleurs voir leur nombre de crédits à la hausse, étant donné qu’ils représentent bien plus de travail pour un cours de cette importance…celui que j’étudie d’ailleurs, en ce moment, vaudrait facilement un 7 crédits…

 

Jour 3

 

Aujourd’hui, ça ne vient pas…ça ne rentre pas…je n’ai fait que 7 pages en 4 heures…alors que j’avais prévu d’en étudier 39 ! C’est décidé : j’abandonne définitivement les planning.Ils ne servent à rien, prennent du temps et sont souvent trop idéaliste…

 

Jour 4

 

Avoir été courir un peu dehors m’a fait du bien, j’ai pu ensuite travailler tout l’après-midi sans m’arrêter (un peu comme un robot).J’essaye d’alterner les branches de cours, car étudier toujours la même chose est ennuyeux…on a l’impression de répéter les même choses en boucle, sans aucune place pour la découverte.

 

Jour 7

 

Je ne me sens pas bien…en fait, je suis très triste.J’ai l’impression que je n’y arriverai jamais…j’ai passé la journée à me morfondre sur le lit et à ressasser tout ce foutu quadrimestre, en essayant de me rappeler pourquoi je ne me suis pas mis au travail plus tôt…après avoir manger un petit quelque chose à midi, j’ai essayer de travailler mais j’ai eu un coup de fatigue et me suis assoupi pendant une demi-heure..cette petite sieste m’a permis de me sentir mieux. J’étais vidé, comme à plat…à présent je reprend et entame un nouveau chapitre ! Je suis assez satisfait de cette journée.

 

Jour 10

 

Comment dire ? Je crois que j’ai de sérieuses lacunes dans ce cours…pour faire simple, je ne comprend rien ! Mais absolument rien du tout ! J’aimerai bien envoyer un mail avec mes questions au professeur, mais celui-ci nous a bien dit que passé le dernier cours, il ne répondrait à plus aucune questions. C’est totalement idiot : tout le monde sait bien que le moment où les étudiants ont le plus de questions, c’est lorsqu’ils travaillent leur cours pendant le blocus…avant, on à peine le temps de lire une fois la matière…

 

Jour 13

 

J-2 avant mon premier examen.La tension monte, j’ai d’ailleurs parfois mon rythme cardiaque qui s’accélère…Je crois que ces études me tueront ! Je me suis regardé dans la glace ce matin et je peux vous dire que je suis hideux : une barbe de 10 jours, les même vêtements tout crado depuis le début du blocus, près de 6 kilos en plus sur la balance…bref, je suis un zombie.Je ne sais même plus quel jour on est…Je suis tellement anxieux que tout m’irrite.J’ai été extrêmement désagréable avec mes parents, sans raison…mes émotions sont semblables à une girouette. En un mot, vivement les vacances…si j’en ai bien entendu.Parce qu’il se peut aussi que je rate l’un ou l’autre examen et que je doive les étudier pendant juillet et août…

 

Jour 18

 

Et de 2 examens de passé ! Si le premier a été, impossible de savoir ce que celui-ci a donné.Les questions étaient compliqués, et la côte est une note globale…on appelle ça « appréciation personnelle du professeur »…il regarde si l’ensemble de l’examen a été et si je n’ai pas fait, à ses yeux, d’erreurs impardonnables. Mais tout est impardonnable avec lui, et j’ai beau me justifier, rien ne peut réparer ma boulette…je suis désespéré.

 

Jour 22

 

Je n’ai peut être pas raté cet examen : j’ai compté ma note potentiel avec les réponses dont je suis sur à 100 % dans ma tête, et j’ai 10 sur 20…et comme j’ai répondu à toute les questions, j’aurai surement plus que ça : je me vois bien avec un 13 ou un 14 sur 20.

 

Jour 23

 

Ce que je peux être maladroit ces derniers temps : on dirait qu’il n’y a plus que mes examens dans ma tête…mon père me dit souvent que je ne suis pas qu’un esprit, mais que je suis aussi un corps présent physiquement, dans un environnement. Pourtant, on dirait que je ne m’en rend pas compte : je suis tombé dans les escaliers, j’ai glissé dans la baignoire, et j’ai planté mon ordinateur…la poisse s’acharne sur moi.Et bien entendu, j’en ai marre d’étudier…j’ai l’impression que ça fait une année que je suis en blocus…je compte les jours…la matière avance bien. Je suis rentré dans mes cours.

 

Jour 28

 

J’ai mal à la tête aujourd’hui…j’ai l’impression qu’elle va exploser.Pourtant, j’ai examen demain et je vais donc devoir ne rien lâcher et aller au bout des choses…mais j’ai l’impression qu’on m’enfonce des aiguilles dans le crâne.Mes parents m’ont conseillé de faire une pause…mais je ne peux pas ! Je suis très en retard et je vais sûrement devoir passer une partie de la nuit à étudier…je dormirai dans le train, après mon examen de demain.

 

Jour 30

 

Un mois de blocus…je n’en peux plus ! Je déteste le cours que j’étudie en plus, la matière n’est pas intéressante, le syllabus est rébarbatif…étrange que le professeur ne s’en est pas encore rendu compte ! Je lui enverrai bien un mail pour le lui dire ? Enfin, c’est ce que je ferai si j’avais un peu plus d’énergie….

 

Jour 34

 

Cela fait 3 jours que je ne suis pas sorti…pas le temps.Je reste terré dans mes cahiers, buvant du thé glacé (c’est hyper sucré donc ça me donne énormément d’énergie !!!) par fut (façon de parler). Dommage, surtout qu’il fait super beau dehors…ça m’énerve, on dirait que c’est pareil chaque année ! Il fait toujours chaud quand j’étudie, et après, pendant les vacances, il n’arrête pas de pleuvoir…

 

Jour 35

 

Je m’interroge sérieusement : quel est le sens de la vie ? J’imagine que « étudier » n’est pas la réponse appropriée, pourtant, je ne vois rien d’autre à dire. À quoi ça sert de retenir toutes ces choses qu’on me demande d’apprendre (d’ailleurs beaucoup sont des futilités qui n’ont aucune importance…oh, un pléonasme ! ) ? Actuellement, je ne sais d’ailleurs toujours pas en quoi consistera mon travail plus tard…étudiant est décidément un travail à plein temps.

 

Jour 38

Presque fini ! Cet avant-dernier examen s’est hyper bien passé ! Les questions n’étaient pas trop compliquées (pour ceux qui avaient étudié, bien entendu).J’aime ce genre d’examen : tu étudies, et hop, tu réussis ! Parce que parfois, il y a des professeurs qui te pondent des questions de « réflexions », avec des tournures de phrases alambiquées, employant quelques mots savants qui n’ont pas de sens pour le commun des mortels, et qui te demande des choses impossible à trouver…ils veulent de « faire réfléchir » sur ce que tu as étudier…mouais…Je m’attelle pour ce dernier examen, je n’aurai qu’un seul jour pour l’étudier…et il y a près de 250 pages à « relire » (je l’ai déjà étudié 3 fois, mais passer d’une branche à une autre est toujours aussi compliqué pour moi…il me faut toujours un peu de temps)

 

Jour 40

Enfin ! Je suis libéré ! Il n’empêche, ce dernier examen était super dur…c’était des questions à choix multiples, où si tu te trompes en cochant la réponse, le professeur te retire un point…autant ne pas répondre lorsque tu n’es pas sur (là tu ne perd pas de points…tu perds juste la possibilité d’en avoir).Enfin, on verra…ce qui est fait est fait.Je n’ai plus qu’à attendre les résultats.J’ai trop envie de savoir…mais je dois attendre encore une semaine…pfff…je vais peut être pouvoir aller faire un peu de sport pendant ce temps…je me suis fort empâté (près de 11 kilos de gagné en 40 jours).Je suis un warrior ! Je n’ai rien lâché ! Il n’empêche, je suis heureux d’avoir fini…qui a dit qu’être étudiant était facile ?


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